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 Esprit et véritéVoir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
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maranatha
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MessageSujet: Esprit et vérité   Dim 11 Mai 2008 - 12:48

L' apotre jean a écrit: " Le Père cherche des adorateurs en esprit et en vérité."
Alors qu'est-ce que adorer en esprit et en vérité??
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MessageSujet: Re: Esprit et vérité   Dim 11 Mai 2008 - 16:47

maranatha a écrit:
L' apotre jean a écrit: " Le Père cherche des adorateurs en esprit et en vérité."
Alors qu'est-ce que adorer en esprit et en vérité??


Ce sont des adorateurs qui prient le Père dans le Saint Esprit, par le Fils

Le père Marie Dominique PHILIPPE nous a souvent parlé de ces spiration de l'Esprit-saint qui nous entrainent (nous aspirent) du Fils vers le Père. C'est donc une prière unitive (dans laquelle l'âme est devenue complètement unie à Dieu et trinitaire.

Cette "spiration" n'est pas une simple image mais une grâce vécue réellement.

Saint Jean de la Croix en parle. Je cherche le passage et je reviens.
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MessageSujet: Re: Esprit et vérité   Dim 11 Mai 2008 - 17:03

LE CANTIQUE SPIRITUEL
III. LA PLÉNITUDE DE L'UNION TRANSFORMANTE
SAINT JEAN DE LA CROIX


Trente-huitième strophe

Citation:
L'aspiration de l'air
le chant de la douce philomèle,
le bocage et sa grâce,
parmi la nuit sereine,
la flamme qui consume et plus ne peine.


Cette strophe donne à Jean de la Croix l'occasion de parler de l'union à Dieu sous deux angles. Il l'évoque d'abord comme participation au mouvement d'amour de la Trinité et la présente ensuite comme une connaissance incluant l'univers entier, enraciné dans le Dieu qui lui donne son être. Ces deux opérations s'effectuent dans le cadre d'une nuit tranquille : celle de la contemplation obscure, et d'une ardeur suave : celle de l'amour parfait.

[b]L'aspiration de l'air


Cette aspiration, explique Jean de la Croix, est une touche et un sentiment d'amour très délicats que l'âme sent en la communication de l'Esprit Saint. Car, dit-il, il n'y aurait pas de véritable transformation si l'âme, unie aux deux autres personnes divines, ne s'unissait pas aussi à l'Esprit Saint. "Celui-ci élève hautement l'âme et l'informe afin qu'elle respire en Dieu le même souffle d'amour que le Père respire dans le Fils et le Fils dans le Père. C'est ce que St Paul a voulu signifier lorsqu'il a dit : "Parce que vous êtes enfants de Dieu, Dieu a envoyé l'Esprit de son Fils en vos cœurs, criant : Abba, Père."[/b]

Et il n'y a pas de quoi s'émerveiller que l'âme puisse une chose si haute, car supposé que Dieu lui fasse cette grâce que d'arriver à être déiforme et unie à la très sainte Trinité en laquelle elle devient Dieu par participation, pourquoi serait-il incroyable qu'elle opère son œuvre d'entendement, de connaissance et d'amour en la Trinité, avec la Trinité, comme la Trinité même, de manière participée, Dieu opérant cela en elle ?

Comment cela se fait, il n'y a point de sagesse ni de pouvoir pour le déclarer, si ce n'est en montrant comment le Fils de Dieu nous a obtenu ce haut état et mérité cette situation sublime de pouvoir être fils de Dieu... D'où vient que les âmes possèdent les mêmes biens par participation que lui par nature. C'est pourquoi elles sont véritablement Dieu par participation, les égaux et les compagnons de Dieu.

... Être compagnons de la nature divine, c'est pour l'âme participer à Dieu en opérant en lui en sa compagnie l'œuvre de la sainte Trinité, de la manière que nous avons dite, à cause de l'union substantielle entre l'âme et Dieu.

Ô âmes crées pour ces grandeurs et qui y êtes conviées, que faites-vous ? A quoi vous amusez-vous ! Vos prétentions sont des bassesses et vos possessions des misères. O déplorable aveuglement des yeux de votre âme, puisqu'ils ne voient goutte entourés d'une si grande lumière et que vous êtes sourds à ces hauts cris, ne voyant pas que tant que vous cherchez les grandeurs et la gloire du monde vous demeurez misérables et abjects, ignorants de si grands biens et indignes d'eux.
Citation:

le chant de la douce philomèle,


Ce qui naît en l'âme de ce souffle, c'est le chant de la douce philomèle. Parce que comme le chant du rossignol, s'entend au printemps après les froids et les pluies de l'hiver, contente l'ouïe et l'esprit, ainsi, en cette actuelle communication et transformation d'amour, l'épouse, désormais garantie de tous les troubles et de toutes les variations temporelles, dénuée et purgée des imperfections, peines et nuages naturels, sent un nouveau printemps en son esprit où elle entend la douce voix de l'époux qui est son rossignol, et cette voix rafraîchit et renouvelle la substance de son âme.

En ce rafraîchissement, cette protection et ce sentiment savoureux, elle donne aussi sa voix de doux rossignol avec un nouveau chant à Dieu, conjointement avec lui qui le suscite en elle.
Citation:

le bocage et sa grâce,


Par le bocage elle entend ici Dieu avec toutes les créatures qui sont en lui. Parce que comme tous les arbres et les plantes tiennent leur vie et leur racine dans le bois, de même toutes les créatures célestes et terrestres ont en Dieu leur racine et leur vie. L'âme dit donc que là on lui montrera Dieu, en tant qu'il est la vie et l'être de toutes les créatures.

L'âme désire aussi grandement voir la grâce du bocage, c'est-à-dire non seulement la grâce, la sagesse et la beauté que chaque créature tient de Dieu, mais encore celles qui découlent de la correspondance sage et ordonnée qu'il y a entre elles, ce qui est connaître les créatures par voie contemplative, chose grandement délectable, parce que c'est les connaître dans leur relation à Dieu.
Citation:

parmi la nuit sereine,


Cette nuit en laquelle l'âme désire de voir ces choses, c'est la contemplation : parce que la contemplation est obscure, c'est pourquoi on l'appelle théologie mystique - ce qui veut dire sagesse de Dieu cachée et secrète - en laquelle sans bruit de paroles et sans le service ni l'aide d'aucun sens corporel ni spirituel, comme dans le silence et la quiétude de la nuit et à l'insu de tous les sens et de tout ce qui est naturel, Dieu enseigne à la dérobée et très secrètement l'âme, sans qu'elle sache comment.
Citation:

la flamme qui consume et plus ne peine.


Cette flamme est l'amour de Dieu désormais parfait en l'âme ; lequel, pour être parfait, doit posséder deux propriétés, à savoir qu'il consume et transforme l'âme en Dieu et que l'embrasement transformant de cette flamme ne cause plus de peine à l'âme.

Et ainsi cette flamme est un amour suave, parce qu'en transformant l'âme en elle-même, il crée la conformité et satiété des deux parties ; et partant, il ne cause point de peine en variant par augmentation ou défaut, comme il faisait auparavant lorsque l'âme était incapable de parfait amour. Car, en étant devenue capable, l'âme est alors transformée en Dieu et conforme à lui, comme le charbon allumé est semblable au feu et transformé en lui, sans fumer ni crépiter comme il faisait auparavant."

http://pagesperso-orange.fr/famille.delaye/Jean/presentation.html
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MessageSujet: Re: Esprit et vérité   Dim 11 Mai 2008 - 17:09

Pour aimer Dieu parfaitement

XXXIXe couplet

Citation:

Et c'est le souffle de l'air,
Le rossignol dans la douceur de son chant,
Le bocage avec ses charmes
Au sein de la nuit sereine,
Dans la flamme qui consume et plus ne peine.



EXPOSITION


" Nous avons dit au Cantique précédent que l'Épouse demandait deux choses, l'une ce à quoi son âme prétendait, et l'autre ce qu'Il lui avait donné l'autre jour. De cette seconde, nous n'avons plus rien à dire, l'ayant déjà expliqué. Mais ce à quoi elle prétendait en la première, elle le déclare maintenant en ce couplet, car ce n'est pas seulement le parfait amour que nous avons dit là, mais aussi, comme nous avons remarqué en ce lieu, tout ce qui est contenu en ce couplet, qui est l'amour même, et ce qui est communiqué à l'âme par ce moyen.

" Elle met donc ici cinq choses qui sont tout ce à quoi elle a voulu donner à entendre là qu'elle prétendait. La première est le souffle de l'air, qui est l'amour que nous avons dit et qui constitue sa principale prétention. La seconde est le chant du rossignol, qui est la jubilation en louange de Dieu. La troisième est le bocage et ses charmes qui est la connaissance des créatures et l'ordre qui y est. La quatrième est une pure et sublime contemplation. La cinquième, c'est la flamme qui consume et plus ne peine, laquelle est presque contenue en la première, parce que c'est une flamme de suave transformation d'amour en la possession de toutes ces choses.
Citation:

Et c'est le souffle de l'air


" Cette habileté du Saint-Esprit que l'âme demande pour aimer Dieu parfaitement s'appelle ici souffle de l'air, parce que c'est un attouchement et un sentiment d'amour très délicat que l'âme sent ordinairement en ce temps en la communication du Saint-Esprit. Lequel, par une manière d'aspirer par cette sienne aspiration divine, élève hautement l'âme et l'informe afin qu'elle aspire à Dieu la même aspiration d'amour que le Père aspire au Fils et le Fils au Père, qui est le Saint-Esprit même. Lequel Ils aspirent en elle en ladite transformation. Car ce ne serait pas une véritable transformation, si l'âme ne s'unissait et ne se transformait aussi au Saint-Esprit, comme aux deux autres Personnes divines (bien que non pas en un degré manifeste et évident, à cause de la bassesse et de la condition de cette vie). Ce qui est à l'âme une si grande gloire et une délectation si profonde et si élevée qu'il n'y a point de langue mortelle qui le puisse déclarer, ni d'entendement humain en tant que tel qui en puisse comprendre chose quelconque. Mais l'âme unie et transformée en Dieu aspire en Dieu, à Dieu, la même aspiration divine que Dieu, étant en elle, aspire en Soi-même à elle.

" Ce que saint Paul (cf. Galates, IV, 6), selon que je le comprends, a voulu signifier lorsqu'il a dit :
Citation:
Or, pour autant que vous êtes enfants de Dieu, Dieu a envoyé l'Esprit de son Fils en vos cœurs, criant au Père, en sa prière [Abba, Père !]
- ce qui arrive en les personnes parfaites de la manière susdite.

" Et il n'y a pas de quoi s'émerveiller que l'âme puisse une chose si haute, car supposé que Dieu lui fasse cette grâce, que d'arriver à être déiforme [espagnol : deiforme] et unie en la très sainte Trinité en laquelle elle devient Dieu par participation ["por modo participado"]. Pourquoi est-il incroyable qu'elle opère son œuvre d'entendement, de connaissance et d'amour [espagnol : su obra de entendimiento, noticia y amor] en la Trinité conjointement avec la Trinité, comme la Trinité même, toutefois par une manière participée, Dieu opérant cela en elle.

" Or, comment cela se fait, il n'y a point de sagesse ni de pouvoir pour le déclarer, si ce n'est en montrant comment le Fils de Dieu nous a obtenu ce haut état et mérité cette situation sublime (comme dit saint Jean) de pouvoir être fils de Dieu (cf. S. Jean, I, 12), et Il le demanda au Père dans le même saint Jean (Id., XVII, 24) quand Il a dit :
Citation:
Mon Père, ceux que vous m'avez donnés, je veux qu'où je suis, ils soient avec moi, pour qu'ils voient la gloire que vous m'avez donnée
, c'est à savoir, faisant en Nous par participation ["participación"] la même œuvre que moi je fais par nature, qui est d'aspirer l'Esprit Saint. En outre Il dit (Id., XVII, 20-23) :
Citation:
Or je ne prie pas seulement, Père, pour ceux qui sont ici présents, mais aussi pour ceux qui doivent croire en moi pour leur doctrine ; qu'ils soient tous une même chose, de la façon que vous, mon Père, êtes en moi et moi en vous ; qu'ils soient aussi une même chose en nous. Et moi je leur ai donné la clarté que vous m'avez donnée, afin qu'ils soient une même chose, comme nous la sommes, moi en eux et vous en moi, afin qu'ils soient parfaits en un, et que le monde connaisse que vous m'avez envoyé et que vous les avez aimés
["dilexisti eos", 2e pers. du parfait, et non : "je les ai aimés", en lat. "dilexi eos", - ce qui est quand même important, car il ne s'agit pas de la même personne : Jésus nous renvoie toujours à l'amour de son Père pour nous, comme il nous renvoie constamment à son Père (voir, par ex., son " Notre Père ", notre oraison quotidienne)] comme vous m'avez aimé ", ce qui est : en leur communiquant le même amour qu'Il communique au Fils, encore que ce ne soit pas naturellement comme à son Fils, mais (comme nous avons dit) par unité et transformation d'amour ; comme non plus il ne s'entend pas ici que le Fils dise à son Père que les saints soient une seule chose essentiellement et naturellement comme le Père et le Fils le sont ; mais Il veut seulement qu'ils le soient par union d'amour comme le Père et le Fils sont en unité d'amour.

" C'est pourquoi elles sont véritablement Dieu par participation ["por participación"], les égaux et les compagnons de Dieu. Ainsi saint Pierre a-t-il dit (cf. II S. Pierre, I, 2-4) :
Citation:
La grâce et la paix vous soient accomplies et parfaites en la connaissance de Dieu et de Notre Seigneur Jésus-Christ ; de la manière que nous ont été donnés tous les biens de sa vertu divine qui concernent la vie et la piété, par la connaissance de Celui qui nous a appelés par sa propre gloire et vertu, par Lequel Il nous a donné des promesses très grandes et très précieuses, afin que par elles nous soyons faits compagnons de la nature divine
, ce qui est pour l'âme participer à Dieu en opérant en Lui et en sa compagnie l'œuvre de la Sainte Trinité, en la façon que nous avons dite, à cause de l'union substantielle entre l'âme et Dieu.

" Or bien que cela ne s'accomplisse parfaitement qu'en l'autre vie, néanmoins en celle-ci, quand on est parvenu à l'état des parfaits, on en obtient un grand vestige et un avant-goût à la manière que nous disons, quoique la chose (comme nous l'avons dit) soit totalement ineffable.

" O âmes créées pour ces grandeurs et qui y êtes conviées, que faites-vous ? A quoi vous amusez-vous ! Vos prétentions sont des bassesses et vos possessions des misères. O déplorable aveuglement des yeux de votre âme, puisqu'ils ne voient goutte, entourés d'une si grande lumière et que vous êtes sourds à ces hauts cris, ne voyant pas que tant que vous cherchez les grandeurs et la gloire du monde vous demeurez misérables et abjects, ignorants de si grands biens et indignes d'eux !

" Suit la deuxième chose que l'âme demande, c'est à savoir :
Citation:

Le rossignol dans la douceur de son chant,


" Ce qui naît en l'âme de cette aspiration de l'air, c'est le chant de la douce Philomèle [le nom du rossignol, selon la légende athénienne : la fille de Pandion, Philomèle, métamorphosée en rossignol]. Parce que comme le chant de la Philomèle s'entend au printemps après les froids et les pluies de l'hiver, contente l'ouïe et recrée l'esprit, ainsi en cette actuelle communication et transformation d'amour, l'Épouse, désormais garantie de tous les troubles et de toutes les variations temporelles, dénuée et purgée des imperfections, pénalités et nuages naturels, sent un nouveau printemps en son esprit où elle entend la douce voix de l'Époux [le Verbe de Dieu] qui est son doux rossignol, laquelle voix rafraîchit et renouvelle la substance de l'âme [...].

Citation:
Le bocage avec ses charmes


" La troisième chose que l'âme dit qu'on lui doit montrer là, par le moyen de l'amour, c'est le bocage et ses charmes. Par le bocage elle entend ici Dieu avec toutes les créatures qui sont en Lui. Parce que comme tous les arbres et les plantes tiennent leur vie et leur racine dans le bois, de même toutes les créatures célestes et terrestres ont en Dieu leur racine et leur vie [et c'est cela qui est à réaliser spirituellement - et c'est autre chose qu'une formule ou un symbole mathématique]. L'âme dit donc que là on lui montera que Dieu, en tant qu'il est la vie et l'être pour toutes les créatures [cf. Actes, XVII, 28 ; S. Jean, I, 4 ; Colossiens, I, 17] connaissant leur principe et leur durée et elles-mêmes en Lui [...].

Citation:
Au sein de la nuit sereine


" Cette nuit en laquelle l'âme désire de voir ces choses, c'est la contemplation : parce que la contemplation est obscure, c'est pourquoi on l'appelle d'un autre nom, Théologie mystique - qui veut dire Sagesse de Dieu cachée et secrète - en laquelle, sans bruit de paroles et sans le service ni l'aide d'aucun sens corporel ni spirituel, comme dans le silence et la quiétude de la nuit et à l'insu de tous les sens, à l'obscur de tout le sensitif et le naturel [a oscuras de todo lo sensitivo y natural], Dieu enseigne à la dérobée et très secrètement l'âme, sans qu'elle sache comment - ce que certains spirituels appellent : entendre, n'entendant pas. Parce que l'entendement actif ne fait pas cela - en termes de philosophie - lequel opère sur les formes et images et représentations des choses - mais cela se fait en l'entendement en tant que possible et passif - lequel ne reçoit point de telles formes et images, mais reçoit passivement une intelligence substantielle qui lui est donnée sans qu'il y apporte aucune industrie active, ni aucune opération. [...]

Citation:
Dans la flamme qui consume et plus ne peine.

" Toutes les choses susdites, l'âme dit ici en ce vers que l'Époux les lui donne dans la flamme qui consume et plus ne peine. Cette flamme est l'amour de Dieu désormais parfait en l'âme ; lequel, pour être parfait, doit posséder deux propriétés, à savoir qu'il consume et transforme l'âme en Dieu et que l'inflammation et la transformation de cette flamme ne causent plus de peine à l'âme. [...] ... mais transformée en flamme douce qui la consume en tout cela et la change en Dieu, en qui ses mouvements et actions sont désormais divins. [...]
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MessageSujet: Re: Esprit et vérité   Dim 11 Mai 2008 - 17:13

P.S. Des deux extraits ci-dessus, je ne saisplus quel est le cantique I et le cantique II Embarassed
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