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 Féministes contre les mères à la maison

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Hélène
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MessageSujet: Féministes contre les mères à la maison   Féministes contre les mères à la maison Icon_minitimeLun 13 Nov 2006 - 14:08

Citation :
Le lundi 13 nov 2006

Au travail, toutes!
Louise Leduc

En janvier 2005, un sondage CROP révélait que si c'était possible, 70% des Québécoises balanceraient tout et se feraient mères au foyer. À l'heure où un mariage sur deux se termine par un divorce et où les unions de fait ne sont pas plus solides, une telle aspiration est non seulement dangereuse pour la femme d'un point de vue économique, mais néfaste pour la société, argue une Américaine dans un manifeste tout chaud.

Un manifeste féministe met en garde les femmes contre la tentation de rentrer dans leurs terres. La garderie, c'est mauvais pour les enfants de moins de deux ans, selon le Dr Jean-François Chicoine. Mais devenir mère au foyer, est-ce bon pour la femme?

Si la vie entre les quatre murs de sa maison était si attrayante et le travail, une telle tyrannie, ne pensez-vous pas que les hommes auraient réclamé leur dû depuis longtemps?, demande Linda Hirshman aux femmes au foyer.

Cette Américaine, professeure de philosophie, vient de lancer un manifeste comme il ne s'en fait plus: un livre intitulé Get to work! Avec une couverture rouge feu et une dédicace à Betty Friedan, mère spirituelle des féministes.

Pour Hirshman, une femme à la maison, c'est du gaspillage, surtout si elle est diplômée universitaire. «Ce n'est bon ni pour la société, ni pour la femme.»

«Je signe!», lance spontanément la sociologue québécoise Francine Descarries.

Non pas qu'il y ait au Québec un retour massif aux fourneaux. Les journalistes en mal de sujets originaux pondent articles après articles sur le sujet, mais dans les faits, note Mme Descarries, «la seule tendance dans ce domaine est de décréter qu'il existe une telle tendance!»

Qu'on en juge: selon Statistique Canada, 78% des femmes ayant des enfants de moins de six ans travaillent. Depuis les années 1970, cette proportion n'a cessé de croître. Ici, le retour au foyer demeure donc en grande partie l'exception et... un fantasme de super-mère essoufflée. Qu'on ne fasse qu'en rêver ou que l'on se fasse mère au foyer, le manifeste de Linda Hirshman a une résonance certaine.

Le coût de la gardce des enfants

«Le réflexe est d'imputer le coût de la garde d'enfants au seul salaire de la femme. Si une femme gagne 50 000$ et que la gardienne coûte 30 000$ par année, le couple calcule qu'après impôts, il lui reste tout juste assez d'argent pour payer la gardienne. Aussi bien rester à la maison, dans ces conditions. (...) Pourtant, si la femme fait 50 000$ et l'homme, 100 000$, il faudrait plutôt calculer que leur revenu total est 150 000$, qu'ils ramènent ensemble 90 000$ à la maison (après impôt) et qu'après le salaire de la gardienne, il leur reste 60 000$.»

Les raisonnements de Mme Hirshman lui ont valu la 77e position d'un palmarès conservateur des «100 personnes qui bousillent l'Amérique».

Un médecin, dont l'épouse est elle aussi médecin et travaille à temps partiel pour s'occuper des enfants, lui a par ailleurs écrit une lettre incendiaire. Peut-on vraiment le blâmer, demandait-il en substance, de consacrer tant d'heures à son noble travail de chercheur en oncologie pédiatrique? «Eh bien voilà, écrit Mme Hirshman sans se laisser démonter. Ce serait étonnant, mais peut-être cet homme sera-t-il celui qui trouvera le grand remède contre le cancer. Sa femme? Aucune chance.» Pour sa part, la sociologue Francine Descarries note qu'en se retirant du marché du travail, «les femmes prêtent flanc à la théorie voulant que ça coûte donc cher, d'éduquer une fille!» Mais ces premiers pas que l'on rate? Ce premier «maman»? Ce premier sourire? «Vous savez quoi? Après le premier pas, il y en a toujours un deuxième, qui sera le premier pour celle qui le voit pour la première fois», lance Mme Descarries.Pour elle, il est tout à fait faux de prétendre que l'on s'occupe moins que jamais de nos enfants. «Personnellement, j'ai été pensionnaire pendant onze ans. Pensez-vous que je les voyais beaucoup, mes parents?»

Assurer ses arrières

Plus de 30 ans après le très médiatisé accord pré-nuptial entre Jacqueline Kennedy et Aristote Onassis, les femmes sont malheureusement toujours gênées d'assurer leurs arrières, se désole Ruth Rose, professeure associée d'économie à l'UQAM.

«La loi protège les femmes mariées, qui ont droit à la moitié du patrimoine familial, mais les conjointes de fait n'ont d'emblée aucune protection», rappelle Mme Rose.

Dès qu'une relation s'annonce pour durer, «il faut donc passer chez le notaire et signer un contrat d'union de fait par lequel on aura droit à la moitié des actifs familiaux, y compris la moitié des régimes de retraite.»

Quand la femme s'occupe des enfants à la maison, il lui faut s'assurer que l'homme contribue à la moitié de son REER.

«Le couple doit aussi réaliser que celle qui reste au foyer s'appauvrit, rappelle Nathalie Lacharité, conseillère en sécurité financière. Il est donc souhaitable que chaque semaine, la femme reçoive une enveloppe discrétionnaire.»

«Je choisis mon choix!»

Charlotte, la conformiste dans Sex and the City, lança ce cri du coeur à ses amies qui la regardaient de travers parce qu'elle abandonnait sa carrière pour devenir femme au foyer.

Un choix personnel: tel est l'argument de celles qui se font femmes au foyer. N'est-ce pas tout à fait dans le sens du féminisme que de choisir son mode de vie? Pour Linda Hirshman, cette liberté est illusoire. Car, dès lors qu'on devient «dépendante de la productivité et de la bonne volonté de l'homme que l'on a épousé», on n'est plus en mesure de prendre ses propres décisions.

Plus encore, Mme Hirshman ne croit pas qu'on abandonne de gaîté de coeur une carrière que l'on a préparée par de longues études. On abandonne plutôt son travail de guerre lasse, après avoir fait le constat d'une impossible conciliation travail-famille. La faute de l'employeur? Trop facile. «Le véritable plafond de verre, il est à la maison», dit-elle. À la maison, où trop d'hommes refusent toujours de faire la moitié des tâches. selon elle. Au pays, Statistique Canada a établi en juillet que, pendant une semaine, les femmes de 25 à 54 ans font en moyenne 12,8 heures de travail non rémunéré de plus que les hommes, ce qui inclut les soins aux enfants, les travaux ménagers, les courses, etc.
Source : Cyberpresse.ca

Que dire ? Shocked

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MessageSujet: Trouvé sur le blog de Bob...   Féministes contre les mères à la maison Icon_minitimeMar 28 Nov 2006 - 11:12

.


Dernière édition par le bon Seb le Lun 16 Mai 2011 - 14:02, édité 1 fois
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Hélène
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MessageSujet: Re: Féministes contre les mères à la maison   Féministes contre les mères à la maison Icon_minitimeMar 28 Nov 2006 - 11:30

Génial... :thumleft:

Mon Dieu que c'est vrai ! Travaillant seulement 28 heures par semaine à l'extérieur du foyer (ce qui est déjà trop...), je n'aurais pas de problème à rester à la maison à temps plein si l'état nous aidait à boucler les fins de mois, ne serait-ce que par une allocation minimale... mais c'est impossible avec le salaire maigrichon de mon époux... on me réplique souvent que je devrais travailler à temps plein comme tout le monde parce que les enfants ne s'en portent pas plus mal...

Il faut alors, non seulement être disponible et présente 24 hres/24, 7 jours/7, mais être des superwomen... et essuyer des critiques si on ne fait pas carrière mais qu'on veut seulement travailler un peu pour boucler les fins de mois. C'est le monde à l'envers...

Ici, c'est seulement depuis quelques années (environ 6 ou 7 ans) que les femmes ont droit à un congé de maternité d'un an à 57% du salaire... Je n'en ai pas bénéficié (et c'était pire pour la génération précédente...à peine 3 mois !). Encore à allaiter le petit à 5 mois et demi, j'ai dû retourner au travail à temps plein. Mais après quelques semaines, j'ai pris la décision de trouver un travail à temps partiel... j'ai fait rire de moi, ma patronne me disant que je ne trouverais jamais rien. Je suis partie deux semaines plus tard. Comme quoi, lorsque nos désirs rejoingent ceux de la famille, le Seigneur se charge de tout. Nous avons fait le choix d'être plus pauvres mais d'être là...autant que possible.

J'ai un amie qui a fait le choix d'abandonner une carrière de chanteuse soprano pour rester à la maison avec ses 4 enfants... le mari ne trouvant pas de travail ici pour subvenir aux besoins de sa famille avec un salaire décent, ils ont dû s'exiler en Suisse !

Cordialement,
Hélène

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MessageSujet: Si travailler était aussi exaltant   Féministes contre les mères à la maison Icon_minitimeMer 29 Nov 2006 - 1:58

Les milliardaires travailleraient.

Or, ils restent à la maison ou vont à la chasse. S'ils travaillent, c'est quelques heures par semaine entourés de collaborateurs pour gérer leurs biens, ce qui n'est presque pas du travail.

Les reines ne demandent pas non plus à travailler. Si elles font du bénévolat auprès des pauvres, ce n'est plus pareil.

Quant à l'argument de dire que si c'était si bien, les hommes n'auraient pas manqué de rester à la maison pour s'occuper de leurs intérieurs. C'est comme dire que les hommes n'auraient pas manqué d'allaiter leurs enfants après les avoir portés neuf mois. C'est nier l'évidence de la différence des sexes qui se retrouve jusque chez les animaux supérieurs, notamment la plupart des mamifères (même chez l'ours blanc, ce monstre, qui s'en prend à ses petits que la femelle est obligée de protéger)

L'idéal, ce serait que le salaire de l'homme suffise à faire vivre la famille. Que, d'autre part, la femme soit assurée de partager les économies du couple pour la rémunérer de ses peines et soins (sytème du régime matrimonial de communauté) ainsi que la pension de retraite de son mari. Car en un sens , si elle a été fidèle à ses devoirs, elle a permis aussi à son compagnon d'acquérir la pension de retraite.

Un prélat (à moins que ce ne soit le pape lui-même) disait récemment que dans les couples HABITUELLEMENT, c'était la femme qui était victime des désordres. Il disait bien habituellement, car il existe des exceptions : l'homme peut, parfois, mais plus rarement, être lui aussi victime de la femme.

Je suis assez d'accord pour voir que la femme est souvent victime, mais si l'on en conclut à un complot des hommes contre les femmes, je ne suis plus d'accord. Cela supposerait un complot des fils contre leurs mères, des maris contre leurs femmes et moi qui suis un homme, je vous assure que je n'ai jamais entendu parler de complot lorsque j'ai une conversation avec un homme.

Je crains bien plutôt les jalousies entre femmes, les mères de garçons qui deviennent des belles-mères abusives etc.
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MessageSujet: Re: Féministes contre les mères à la maison   Féministes contre les mères à la maison Icon_minitimeLun 8 Jan 2007 - 20:19

personnellement je travaille depuis 5 ans sans interruption,depuis l'âge de 22 ans.pendant mes études je n'ai jamais travaillé,pour ne pas perturber mes études.
je pense que je suis encore jeune pour décider d'être au foyer,car je ne me vois pas maman encore.mais plus tard,je pense que c'est bien aussi bien pour l'enfant et la maman,d'être ensemble le plus possible.
ma mère m'a élevée jusqu'à l'âge de 8 ans.ensuite elle a travaillé à plein temps.ce fut un choc pour moi,mais heureusement ma soeur ainée de 15 ans à l'époque a pris le relais.si elle n'avait pas été là,j'aurais encore plus mal vécu la séparation.

pour moi la famille est hyper importante,et laisser un nouvé né pour aller travailler...eh bien je le conçois car ça fait partie aussi de l'équilibre de la femme,mais passer à côté des jeunes années de son enfant....c'est dur.

et puis je pense que le terme "au foyer" ne convient pas car on imagine une femme encabanée toute la journée.alors que ne pas avoir un emploi,ça peut dire avoir mille activités.

je verrai bien quel choix je ferai plus tard.mais le facteur argent est souvent l'élément qu'on prend en compte,car de nos jour 2 salaires c'est essentiel.
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MessageSujet: Re: Féministes contre les mères à la maison   Féministes contre les mères à la maison Icon_minitimeLun 8 Jan 2007 - 21:20

rachel a écrit:
et puis je pense que le terme "au foyer" ne convient pas car on imagine une femme encabanée toute la journée.alors que ne pas avoir un emploi,ça peut dire avoir mille activités.
Je crois qu'il faut se réserver une petite sphère personnelle... quand même. Avoir un activité extérieure (par exemple du bénévolat ou un loisir peu importe), sinon, elle risque de se sentir dévalorisée...c'est ce que la société tend à faire. J'ai une amie qui a 4 enfants... elle a abandonné une brillante carrière en musique (elle est chanteuse soprano...vraiment incroyablement talentueuse) pour rester à la maison. C'est un choix qu'elle et son époux ont fait. Par ailleurs, pour ne pas sombrer dans les "gougous gagas", elle se réserve des temps pour chanter à l'Église, être directrice de la chorale, s'impliquer...bon, c'est pas l'opéra de Montréal mais c'est un service à l'Église qui la comble.

Citation :
je verrai bien quel choix je ferai plus tard.mais le facteur argent est souvent l'élément qu'on prend en compte,car de nos jour 2 salaires c'est essentiel.
Il y a toujours l'option "temps partiel". C'est ce que j'ai fait. Le salaire de mon époux n'étant pas suffisant pour subvenir aux besoins de notre famille. Après notre deuxième enfant, réalisant que le rythme temps plein devenait trop contraignant et ne voulant pas faire éduquer nos enfants par la garderie, j'ai demandé à mon employeur pour réduire mes heures à 21 par semaine... à ma grande surprise, il a accepté ! Depuis, j'ai changé de boulot 3 fois et j'ai toujours obtenu un poste à temps partiel, avec d'excellentes conditions salariales et bénéfices... il faut croire que lorsque le Seigneur s'en mêle et que c'est sa volonté, il pourvoit à nos besoins. Dans notre cas, c'est visiblement saint Joseph qui a agit... I love you Évidemment, il faut être prêt à faire de concession, choisir un peu plus la pauvreté mais...la qualité de vie familiale pour nos enfants.

Cordialement,
Hélène

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MessageSujet: Re: Féministes contre les mères à la maison   Féministes contre les mères à la maison Icon_minitimeLun 8 Jan 2007 - 23:00

Je trouve que si on veut, on peut. Quand on décide que rester à la maison est une priorité, pis le reste passe après, on est capable de ben des choses.

Moi, je suis à la maison. J'ai travaillé certains années, d'autres, non. J'ai travaillé à temps partiel des petites jobines, peut-être pas préstigieuses, mais au moins je n'avais pas à m'habiller (ça coûte cher!) achetez des cadeaux, acheter des lunches, etc. Quand on tient compte de toutes les dépenses associées avec le travail à temps plein (incluant la gardienne), on est aussi ben de travailler à $8-$10 de l'heure à temps partiel, pis ça fait pareil. Des fois, tout ce qui te manque, c'est deux-trois cents piasses par mois. Pourquoi travailler à temps plein pour ça?

Il faut penser que bien des femmes travaillent parce qu'elles se sentent obligées de travailler--parce qu'elles sentent que rester à la maison, c'est une gaspille de leurs talents.

Surtout à l'époque de l'internet, c'est tellement pas vrai. Je fais de l'activisme pro-vie par internet. D'autres ont des petites entreprises-- des sidelines, il faut comprendre, mais quand-même, ça fait quelques dollars.
Encore d'autres font du bénévolat.

Quand on est créatif, on peut utiliser ses talents ailleurs que dans le monde du travail. Même, d'une certaine façon, c'est plus valorisant, parce qu'on le fait pour soi-même, et non pas à la poursuite de la piasse, pour que quelqu'un d'autre devient riche sur ton dos.

Quand on a cherché des maisons à Ottawa, on a viser les maisons les moins chères pour les critères qu'on voulait. On a pincé les cennes, m'a dire une chose. On vérifiait les dépenses d'épicerie. C'était un peu rough, mais faisable. Surtout la première qu'on a acheté la maison-- pas de luxes, pas de voyages (pour nous-autres, un voyage à Montréal, c'est un voyage).

Mais il s'agit d'être content avec ce qu'on a. À peu près tous nos meubles sont usagés, pis on manque de décor, pis ça manque une couche de peinture, mais dans le fond, on s'en fait pas trop, parce qu'il y a d'autres choses dans la vie.

Mais les gens ont la mentalité que s'ils n'ont pas des beaux meubles, ou la grosse télé ou toutes les gadgets, leur vie est ratée. C'est ça qui donne l'impression que les femmes doivent travailler. Je dirais qu'une fois qu'elles ont accouché, au moins trois quarts des femmes savent que la meilleure chose c'est de rester à la maison. C'est rare des gens qui creuvent de faim à cause la femme ne travaille pas (ou peu). Mais il y a tellement de gens qui sont poignés dans un cycle de dette à cause des achats frivoles (ou encore des noces dispendieux-- ça ne coûte pas $10 000 pour se marier).

Tout ça pour dire que: si tu te prépares à rester à la maison, tu dépenses en fonction de ça, tu ramasses un peu d'argent (comme mettons $5000), t'es ben. Un bébé, ce n'est pas si chèr que ça la première année. Tu y mettes des pyjamas pour les premier 6 mois, ou tu le laisses promener en couche, tu l'allaites à temps plein, pis t'achètes l'essentiel. Les jouets, la parenté en donne. Ou ça s'achète au Dollarama. D'ailleurs c'est bon pour 6 mois, pis c'est fini.

Anyway, je vais m'arrêter là.
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MessageSujet: Re: Féministes contre les mères à la maison   Féministes contre les mères à la maison Icon_minitimeMar 9 Jan 2007 - 8:24

je suis tou à fait d'accord avec toi avemaria.on s'en fait trop pour le superflu...alors qu'on rate les plus belles années des enfants,et la vie de couple.
j'ai travaillé un peu en garderie,et dans certaines eh bien ça me donne pas envie de laisser mon enfant là bas..ils les laissent sales,le nez sale etc...
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MessageSujet: Re: Féministes contre les mères à la maison   Féministes contre les mères à la maison Icon_minitimeMar 9 Jan 2007 - 15:41

Bonsoir à vous,

Evidemment, pour moi le problème d'être mère au foyer ne se pose pas, mais je voudrais vous apporter le témoignage de mes parents.
Mes parents sont tous les deux instituteurs, pas de gros salaires, dès avant leur mariage, pendant les fiançailles, ils avaient décidé que quand les enfants naîtraient ma maman arrêteraient de travailler. C'est ce qu'ils ont fait, et elle n'a jamais repris le boulot, car Mère à la maison, surtout engagée comme elle est, c'est vraiment pas passer les journées à rien faire! Bien sûr, cinq enfants, c'est une charge aussi financière, il a fallu faire des sacrifices, et il faut encore, mais je leur suis très reconnaissant d'avoir fait ce choix, car je vois là une vraie preuve d'amour pour nous. J'admets que parfois, pour vivre décemment, il faut vraiment que la femme travaille un peu; par-contre, cela impose aussi de choisir entre les loisirs et les vacances faciles ou la vie de famille.

Aujourd'hui, ce sont mes grands-parents qui sont à la maison, et après s'être occupés de nous, elle s'occpue de ses parents et de la petite dernière.

Voilà, juste un petit témoignage.
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MessageSujet: le feminisme   Féministes contre les mères à la maison Icon_minitimeJeu 1 Fév 2007 - 17:45

je ne veux pas etre misogyne ,mais la pseudo liberation de la femme a fait un mal fou depuis les années 70 , mal dont on n' a pas fini de mesurer les dégats .
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MessageSujet: Re: Féministes contre les mères à la maison   Féministes contre les mères à la maison Icon_minitimeJeu 1 Fév 2007 - 18:46

T'es pas misogyne du tout!!! Voyons, tu exprimes la simple vérité.
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MessageSujet: Re: Féministes contre les mères à la maison   Féministes contre les mères à la maison Icon_minitimeSam 3 Fév 2007 - 20:26

giorgino a écrit:
je ne veux pas etre misogyne ,mais la pseudo liberation de la femme a fait un mal fou depuis les années 70 , mal dont on n' a pas fini de mesurer les dégats .

pourrais tu expliquer un peu ton point de vue.
j'ai 27 ans,et je ne connais pas bien le "travail" des féministes de cette époque.qu'ont-elles fait au juste?
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MessageSujet: feminisme   Féministes contre les mères à la maison Icon_minitimeDim 4 Fév 2007 - 17:26

Ce que je peux constater est que le feminisme a detruit toute feminité en france et surement dans les pays de l' europe de l' ouest . Aussi bien du coté de la femme en tant que femme mais aussi en tant que mère . Le conte de fée , avant était qu 'une jeune femme trouve l' amour , de nos jours c 'est de trouver du boulot . Cette perte de la féminité est sensible dans les pays industrialisés , c 'est beaucoup mons vrai , par ex dans l' europe de l' est qui n' a pas connu ce phénomène . Ce mouvement est né du woman Lib venant des EU dans les années 70 . A mon avis il a fait un mal dont on ne mesure pas les conséquences . En europe de l' est , par ex le comportement des jeunes femmes n 'est pas du tout le meme . Pourquoi ? parceque a cette époque des années 70 , a l' est ils étaient sous un régime communiste , coupés de l' ouest et donc de ce fait exempts de cette influence.
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MessageSujet: Re: Féministes contre les mères à la maison   Féministes contre les mères à la maison Icon_minitimeDim 4 Fév 2007 - 18:34

oui,mais je ne partage pas du tout votre point de vue.une femme a le droit de vouloir s'épanouir professionnellement,surtout si elle a étudié un sujet qu'elle aime,et souhaite exercer une profession qu'elle aime aussi.

par contre,quand il s'agit de faire une job plate juste pour gagner de l'argent,eh bien,là si la quête d'argent n'est pas primordiale,alors on peut ne pas travailler.
mais là encore,il faut nuancer,car le travail,l'indépendance financière,le contact avec les gens sont autant essentiels à la vie d'un homme qu'à celle d'une femme.
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Hélène
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MessageSujet: Re: Féministes contre les mères à la maison   Féministes contre les mères à la maison Icon_minitimeLun 5 Fév 2007 - 19:40

Ce qui est embêtant c'est qu'une femme qui choisit de rester au foyer soit considérée comme "pas libérée".

En revanche, qu'une femme choisisse de travailler à l'extérieur ne devrait pas faire l'objet de jugements. Car les femmes peuvent apporter beaucoup dans toutes les sphères de la société...dans la mesure où elles restent elles-mêmes et ne cherchent pas à devenir des hommes ! Par exemple, une femme au pouvoir politique qui agit comme un homme dans ses décisions et ses fonctions n'aiderait aucunement la société à devenir meilleure par ce qu'elle est dans son essence féminine (sa douceur et son instinct maternel, sa compassion, sa capacité d'accueil, etc.).

J'aime beaucoup cette lettre de Jean-Paul II adressée aux femmes lors de la Journée Internationale de la Femme :

Jean-Paul II a écrit:
Le merci adressé au Seigneur pour son dessein sur la vocation et la mission de la femme dans le monde devient aussi un merci concret et direct aux femmes, à chacune des femmes, pour ce qu'elles représentent dans la vie de l'humanité.

Merci à toi, femme-mère, qui accueilles en ton sein l'être humain dans la joie et dans la peine d'une expérience unique par laquelle tu deviens sourire de Dieu pour l'enfant qui vient au monde, tu deviens le guide de ses premiers pas, le soutien de sa croissance, puis le point de repère sur le chemin de sa vie.

Merci à toi, femme-épouse, qui unis d'une façon irrévocable ton destin à celui d'un homme, dans une relation de don réciproque, au service de la communion et de la vie.

Merci à toi, femme-fille et femme-sœur, qui apportes au foyer familial puis dans le complexe de la vie sociale les richesses de ta sensibilité, de ton intuition, de ta générosité et de ta constance.

Merci à toi, femme-au-travail, engagée dans tous les secteurs de la vie sociale, économique, culturelle, artistique, politique, pour ta contribution irremplaçable à l'élaboration d'une culture qui puisse allier la raison et le sentiment, à une conception de la vie toujours ouverte au sens du « mystère », à l'édification de structures économiques et politiques humainement plus riches.

Merci à toi, femme-consacrée, qui, à la suite de la plus grande des femmes, la Mère du Christ, Verbe incarné, t'ouvres en toute docilité et fidélité à l'amour de Dieu, aidant ainsi l'Église et l'humanité entière à donner à Dieu une réponse « sponsale » qui exprime merveilleusement la communion qu'il veut établir avec sa créature.

Merci à toi, femme, pour le seul fait d'être femme ! Par la perception propre à ta féminité, tu enrichis la compréhension du monde et tu contribues à la pleine vérité des relations humaines.

Jean-Paul II
queen

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MessageSujet: Re: Féministes contre les mères à la maison   Féministes contre les mères à la maison Icon_minitimeDim 11 Fév 2007 - 17:03

Citation :
Le féminisme et la maternité : publication
« Repenser la maternité »
, par Yvonne Knibiehler

ROME, Dimanche 11 février 2007 (ZENIT.org) – La féministe Yvonne Knibiehler publie un livre intitulé « Repenser la maternité » : une lecture de « Gènéthique », la synthèse de presse de la Fondation Jérôme Lejeune (www.genethique.org).

Selon l’auteur, le féminisme a en effet longtemps ignoré la maternité qui, pourtant, reste « un enjeu central de l'identité féminine ». « Le féminisme doit repenser la maternité : tout le reste lui sera donné par surcroît ».

« Je n'ai pas trouvé beau d'être enceinte ni d'accoucher. Ce que j'ai trouvé en revanche miraculeux, c'est la rencontre avec ce petit être qui, dès les premières heures de sa vie, exprime combien il est humain », témoigne-t-elle. C'est en cela qu'Yvonne Knibiehler dit avoir longtemps été en désaccord avec Simone de Beauvoir pour qui la maternité était « un obstacle à la vocation humaine de transcendance ».

Pour Yvonne Knibiehler, s'il est essentiel que la liberté de donner ou non naissance à un enfant soit reconnue légalement, il faut aussi que cette liberté soit doublée d'une liberté psychologique. Elle cite l'exemple des Pays-Bas qui, tout en ayant une des lois les plus permissives sur l'avortement, affiche le taux d'avortement le plus bas du monde. A contrario, la France comptabilise un nombre d'avortements « anormalement élevé ». Selon Yvonne Knibiehler, cette tendance s'explique par le fait que l'on n'avertisse pas suffisamment les femmes qu'avorter est « une épreuve physique et morale ».

« Tant que l'IVG restera pour les femmes un symbole de libération, elles la subiront sans protester, si désagréable soit-elle. Et il en va de même pour la contraception. Les produits dont les femmes ont besoin pour maîtriser leur fécondité sont fabriqués par des multinationales dirigées par des hommes, lesquels se soucient beaucoup plus des profits de ces fabrications que de la libération des femmes ».

Yvonne Knibiehler ajoute que le nouveau féminisme devra aussi aider les femmes à être mères quand elles le souhaitent. « Le féminisme, c'est l'autre face trop longtemps cachée de l'humanisme, doctrine qui prône l'épanouissement de la personne humaine. Car il se trouve que la personne humaine est sexuée ».

Source : Le Monde (Catherine Vincent) 09/02/07
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MessageSujet: Re: Féministes contre les mères à la maison   Féministes contre les mères à la maison Icon_minitimeVen 2 Mar 2007 - 5:25

Hélène a écrit:


Il faut alors, non seulement être disponible et présente 24 hres/24, 7 jours/7, mais être des superwomen... et essuyer des critiques si on ne fait pas carrière mais qu'on veut seulement travailler un peu pour boucler les fins de mois. C'est le monde à l'envers...

Hé oui Hélène tu as tout compris !!! (après on dira que c'est nous le sexe faible hein? ;) Laughing )

Moi je suis du genre speedée donc ça va (la plupart du temps), mais je sais que pas mal de familles souffrent de cet état de choses.

Perso je fais des compromis assez larges... sur le ménage...

Je ne repasse qu'un minimum de linge (je passe les vêtements au sèche linge et je les remet en forme de façons à ce qu'il n'y ait pas de plis), je ne nettoye la maison qu'une fois par semaine, parfois c'est Zhom qui passe l'aspirateur et il y a de la poussière qui traîne parfois mais tant pis !!!
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MessageSujet: Re: Féministes contre les mères à la maison   Féministes contre les mères à la maison Icon_minitimeVen 2 Mar 2007 - 22:43

une chance que ma fiancée veut rester à la maison quand bous aurons des enfants.
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MessageSujet: Re: Féministes contre les mères à la maison   Féministes contre les mères à la maison Icon_minitimeVen 2 Mar 2007 - 22:49

car elle trouve important la présence maternelle dans la maison. Elle et moi avons été élevés dans un monde dans lequel nos mères étaient présentes. Chaque jour, je remercie le Seigneur, car grâce à Lui, j'ai vraiment trouvé une femme qui tient à rester au foyer.

Je trouve que ceci est miportant, car la femme ne peut être bonne dans tout. Je crois que la femme est le pillier central de la famille, il ne faut pas que ce pillier s'écroule. Je crois que la source du mal est l'effondrement de ce pillier.
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MessageSujet: Re: Féministes contre les mères à la maison   Féministes contre les mères à la maison Icon_minitimeLun 23 Juil 2007 - 10:05

Citation :
Le lundi 23 juil 2007

Les enfants, c'est emmerdant!
Silvia Galipeau

Déchirez votre carte postale. Les enfants, ça n'est pas toujours souriant. Et ça ne fait pas toujours sourire non plus. Ça chiale, ça se lève tôt, ça coûte cher et ça vous empêche de vous réaliser pleinement, professionnellement.

Un livre choc, qui nous vient tout droit de la France, par ailleurs championne de la natalité en Europe, révèle 40 raisons de ne pas se reproduire. Femmes enceintes s'abstenir.

«Les enfants sont une nuisance épouvantable». «Une seule solution: la contraception». «Bonjour névroses, coucou psychoses». Disons que les propos que tient Corinne Maier sur la famille détonnent.

L'auteur n'en est pas à son premier coup de gueule. Avec Bonjour paresse, son manifeste contre le travail, elle a perdu son emploi. Son dernier né, No Kid, pourrait bien lui valoir le reniement de ses deux adolescents.

Pourtant non. Très zen, détachée, elle affirme même qu'ils n'ont toujours pas lu son pamphlet, sorti en librairie en Europe le mois dernier, et sujet de l'heure de l'autre côté de l'océan. «Je comprends très bien que ça ne les intéresse pas. Moi, je ne m'intéresse pas à ce qu'ils lisent non plus. C'est comme si vous demandiez au fils d'un boucher ce qu'il pense de la charcuterie de son père», dit-elle, visiblement blasée par la question.

Selon elle, le fait d'être mère rend son propos d'autant plus légitime. «Je sais de quoi je parle, des enfants, j'en ai; il y a des choses dont seule une mère de famille peut parler, à condition d'avoir le courage de faire son coming out. Si je signais ce livre sans avoir eu d'enfants, tout le monde me soupçonnerait d'être une vieille fille aigrie et envieuse. Là, on va peut-être m'accuser d'être une mère indigne. J'assume», écrit-elle en guise d'introduction.

Pourquoi avoir énuméré ainsi les motifs qui devraient freiner tous les aspirants parents? «Pour trois raisons: parce que je voulais égratigner la vision très carte postale de l'enfant dans laquelle on est submergé, répond-elle au bout du fil. Deuxièmement: je voulais m'amuser. Et troisièmement: je voulais réfléchir à la place de l'enfant, pourquoi il est si important d'en avoir, et ce que la société attend de nous», énumère l'auteure, également psychanalyste à ses heures.

C'est ainsi qu'elle souligne que l'arrivé des enfants signe la fin des loisirs (exit les grasses matinées, le ciné à l'improviste, ou les sorties passé minuit, bonjour le «métro-boulot-marmot»), le «tue le désir» et le «glas du couple». Un enfant coûte cher (gobant 20 à 30% de votre revenu, dit-elle), vous astreint à un horaire marathon, et vous soumet aux pires corvées (de l'Eurodysney à Marineland, en passant par les parcs pour enfants «pouilleux», McDo et Noël).

L'auteure, dotée d'une plume assez incisive merci, en rajoute: mesdames, préparez-vous à vous transformer en «biberon ambulant». Vous rêvez de joyeux soupers en famille? Déchantez. «Le dialogue parents-enfants, c'est le dîner de cons tous les jours.» Vous pouvez aussi oublier aussi les joyeux Noël sous la neige, et vous préparer aux «engueulades sous le sapin».

Si les sorties en famille sont un tel enfer, la corvée des devoirs une torture, et la routine une prison, pourquoi diable a-t-elle eu des enfants? «On a des enfants pour des raisons égoïstes, répond-elle. Cela a été mon cas. Je n'ai pas de parent, ni frère ni soeur. J'ai fait des enfants pour me sentir moins seule.»

Vous vous demandez quel genre de mère une telle cynique peut faire? Comme la plupart des femmes, elle s'est transformée en une vraie "merdeuf", mère de famille dans toute son horreur, «bonne femme scotchée à son devoir», répond-elle. «J'ai pas été à Eurodysney mais j'ai fait Marineland, et j'ai aussi été au zoo, hélas. Pourquoi hélas? Parce que je trouve ça dénué de tout intérêt. Voir une bestiole en cage, c'est le degré zéro de mon intérêt.»

Malgré un ton volontairement provocateur, des exemples archi caricaturaux, bref, une lecture à prendre toujours au deuxième degré («mes soeurs et mes frères d'armes, restons désunis, sceptiques et, si possible, sans descendance»), quelques points méritent d'être médités: «avoir un enfant, c'est un sacré obstacle, conclut l'auteure en entrevue. Il y a beaucoup de trucs à surmonter, des difficultés constantes de garde et d'organisation pour les femmes, car ce sont elles qui font toujours 80% des tâches ménagères en France. C'est très lourd. On dit peut-être pas assez aux jeunes femmes qui n'ont pas d'enfant qu'elles doivent choisir entre la carrière et la famille. On vit dans l'illusion, comme si tout était possible. Mais c'est peu réaliste.»

Un des derniers motifs pour ne pas faire d'enfant s'intitule d'ailleurs comme suit: «materner ou réussir, il faut choisir».

_________________________
Corinne Maier, No Kid, Quarante raisons de ne pas avoir d'enfant, Éditions Michalon, 2007.


Ils ont dit...

Anne Marie Lecomte
Journaliste à Radio-Canada International

Chroniqueuse pour le magazine Châtelaine et auteure du recueil Sainte famille, publié chez Flammarion.
Mère de deux enfants

«40 raisons. Moi je pourrais en trouver 400. Mais si je dis ça, les gens vont me dire: alors pourquoi tu as fais des enfants? Je dis ça en rigolant, mais est-ce qu'on peut convenir que c'est la tâche la plus formidable qui soit, élever des enfants, et qu'il y a donc bien des raisons de trouver ça dur? (...) Si je refaisais ma vie, je la referais telle quelle. Mais ça ne m'empêche pas de dire à haute voix: oui c'est difficile, oui je suis souvent dépassée. Si je n'avais pas eu d'enfant, j'aurais fait mon métier en voyageant davantage, j'aurais écrit plus, essayé plus de choses. Oui, avoir des enfants, c'est un renoncement.»

Émilie Devienne
Journaliste française, auteure d'Être femme sans être mère, le choix de ne pas avoir d'enfant, publié chez Robert Laffont.
Sans enfant

«Je suis belle-mère à quasi temps plein, et je suis confortée dans mon idée que c'est très bien de ne pas faire d'enfant. C'est encore un sujet tabou, notamment en France, parce que nous sommes une société très conservatrice. Dans les archaïsmes traditionnels, les femmes sont là pour faire des enfants. Qu'accessoirement on travaille, ou on prenne plaisir pendant l'amour, bon, mais on est surtout là pour faire des enfants.»

Germain Dulac
Sociologue de la famille.
Sans enfant

«J'ai interviewé une centaine de gars récemment, et tous m'ont dit combien ils trouvaient ça l'fun d'avoir un enfant, que ça avait changé leur vie: ils trippent, avec leur gang, ils ont du plaisir. On est beaucoup plus dans le mode plaisir, que dans le mode de la complainte. Mais il est vrai qu'en Europe, la répartition des tâches est bien différente d'ici. Les femmes font tout. C'est sûr qu'à un moment donné, les gens remettent en question leurs choix. Au Québec, même s'il y a encore bien du progrès à faire, les gars ont beaucoup évolué.»

Renée-Claude Brazeau
Auteure de la télésérie La Galère, diffusée à Radio-Canada.
Mère de trois enfants

«40 raisons de na pas avoir d'enfant, de la part d'une femme qui a des enfants, je suis catastrophée. (...) Chose certaine, même les bons parents ont des moments d'impatience, des moments où ils ont juste envie de partir une semaine en vacances, sans les enfants. (...) Mais c'est normal, tout ce qu'on fait finit par nous taper sur les nerfs. C'est normal, tant qu'on les aime. Notre carrière, veut veut pas, elle ralentit. Nous, les femmes, on est condamné dans nos carrières, c'est comme ça. (...) Depuis La Galère, tout le monde autour de moi en parle ouvertement. Oui, c'est plate, mais on n'a pas le choix. Ou on l'accepte, ou on l'accepte pas, et on est frustré constamment.»

Note: Aucune des personnes interviewées n'avait lu le livre intégralement. Toutes ont été mises au fait du propos du livre par la journaliste de La Presse.
Source : cyberpresse.ca

Shocked :boulet: No Sad Twisted Evil

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MessageSujet: Re: Féministes contre les mères à la maison   Féministes contre les mères à la maison Icon_minitimeLun 23 Juil 2007 - 10:09

Je préfère en rire sinon j'aurai tendance à me mettre en colère. Déjà rien que la phrase "Les enfants, c'est emmerdant!" c'est juste une incitation à râler. No

Ces gens qui veulent bien des enfants, mais faut surtout pas que ça dérange leur petite vie. :boulet:
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MessageSujet: Re: Féministes contre les mères à la maison   Féministes contre les mères à la maison Icon_minitimeLun 23 Juil 2007 - 10:12

C'est surtout très gentil pour ses propres enfants : vous m'emmerdez ! Quelle blessure de savoir que nous ne sommes pas voulu pour soi-même mais pour un trip égocentrique, pour s'accomplir, tout sauf pour être aimé. Si du moins elle n'avait pas d'enfant, ce serait excusable...

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MessageSujet: Féministes contre les mères à la maison   Féministes contre les mères à la maison Icon_minitimeLun 23 Juil 2007 - 11:00

Bonjour à tous

Je ne peux croire qu'une mère puisse parler ainsi.

Comme elle regrettera un jour d'avoir ecrit ce livre, car elle vieillira comme tout le monde et ses enfants se souviendront de ses paroles..... injustes et indignes d'une mère. J'ai de la peine pour eux, car ce sont des enfants mal-aimés.

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MessageSujet: Re: Féministes contre les mères à la maison   Féministes contre les mères à la maison Icon_minitimeMer 25 Juil 2007 - 2:14

C'est encore pire quand on a un enfant autiste comme le mien.

Mais voyons: c'est quoi les sacrifices devant l'amour?
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MessageSujet: Re: Féministes contre les mères à la maison   Féministes contre les mères à la maison Icon_minitimeMer 25 Juil 2007 - 23:17

Les remarques des parents à notre égard lorsque nous sommes enfants restent ancrés dans nos mémoires en tant qu'adultes et ce pour le reste de notre existence. Personnellement, comme dit Charles Aznavour "Non, je n'ai rien oublié" mais par contre j'ai appris à pardonner. Ma mère m'a déjà fait mention qu'avoir un enfant est une vie de misère et de privation. Mon père qui, lui, affichait des problèmes d'ordre psychiatrique m'a déjà fait la remarque que ma présence leur faisait faire une vie misérable, ce que m'a mère a réfuté. Je n'aurais jamais voulu que mon enfant entendre une telle chose

J'ai voulu des enfants lorsque je me suis mariée il y a de cela 32 ans demain, le 26 juillet 1975 ; la vie en a décidé autrement. J'aurais préconisé demeurer à la maison si j'avais eue un enfant mais monétairement parlant, il m'aurait fallu aller sur le marché du travail et à temps plein à part cela.

Ma mère, femme dont la mentalité faisait qu'étant mariée elle devait demeurer à la maison, enfant ou pas, n'a jamais été sur le marché du travail. J'étais fille unique et pourtant, malgré qu'elle était constamment malade, elle n'arrêtait jamais. Un jour, une amie à elle lui a fait la remarque que de demeurer à la maison n'était pas sain, ne favorisait pas l'évolution et l'émancipation. Son amie, ne comprenait pas ce que ma mère pouvait bien faire de ses grandes journées. Ma mère m'a fait cette réflexion "Si un jour tu dois demeurer à la maison, peu importe les raisons, et que quelqu'un te demande ce que tu fais de tes grandes journées, et bien dis-toi bien que si elle te pose cette question c'est qu'elle ne sait pas tenir maison".

Je suis à la maison depuis avril 1996 en tant qu'aidant naturel mais si je devais perdre mon mari, je ne crois pas retourner sur le marché du travail ; si c'était le cas ce serait à temps partiel, soir et fin de semaine seulement.
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