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 Saint du jour

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ami de la Miséricorde
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MessageSujet: 4 janvier : L'Epiphanie   Dim 4 Jan 2009 - 9:41

Extrait de l’Homélie 10 de SAINT GREGOIRE le GRAND
Prononcée devant le peuple
dans la basilique de saint Pierre, apôtre,
le jour de l’Epiphanie

6 janvier 591
L’adoration des mages

[...]6. Les mages offrent de l’or, de l’encens et de la myrrhe. L’or convenait bien à un roi; l’encens était présenté à Dieu en sacrifice; et c’est avec la myrrhe qu’on embaume les corps des défunts. Les mages proclament donc, par leurs présents symboliques, qui est celui qu’ils adorent. Voici l’or : c’est un roi; voici l’encens : c’est un Dieu; voici la myrrhe : c’est un mortel. Il y a des hérétiques qui croient en sa divinité sans croire que son règne s’étende partout. Ils lui offrent bien l’encens, mais ne veulent pas lui offrir également l’or. Il en est d’autres qui reconnaissent sa royauté, mais nient sa divinité. Ceux-ci lui offrent l’or, mais refusent de lui offrir l’encens. D’autres enfin confessent à la fois sa divinité et sa royauté, mais nient qu’il ait assumé une chair mortelle. Ceux-là lui offrent l’or et l’encens, mais ne veulent pas lui offrir la myrrhe, symbole de la condition mortelle qu’il a assumée. Pour nous, offrons l’or au Seigneur qui vient de naître, en confessant qu’il règne en tout lieu; offrons-lui l’encens, en reconnaissant que celui qui a paru dans le temps était Dieu avant tous les temps; offrons-lui la myrrhe, en reconnaissant que celui que nous croyons impassible en sa divinité s’est également rendu mortel en assumant notre chair.
Mais on peut aussi comprendre différemment l’or, l’encens et la myrrhe. L’or symbolise la sagesse, comme l’atteste Salomon : «Un trésor désirable repose dans la bouche du sage.» (Pr 21, 20, d’après les Septante). L’encens brûlé en l’honneur de Dieu désigne la puissance de la prière, ainsi qu’en témoigne le psalmiste : «Que ma prière s’élève devant ta face comme l’encens.» (Ps 141, 2). Quant à la myrrhe, elle figure la mortification de notre chair; aussi la sainte Eglise dit-elle, à propos de ses serviteurs combattant pour Dieu jusqu’à la mort : «Mes mains ont distillé la myrrhe.» (Ct 5, 5). Au roi qui vient de naître, nous offrons donc l’or si nous resplendissons devant lui de l’éclat de la sagesse d’en haut. Nous offrons l’encens si, dans la sainte ardeur de notre prière, nous consumons nos pensées charnelles sur l’autel de notre cœur, permettant ainsi à nos désirs du Ciel de répandre pour Dieu leur agréable odeur. Nous offrons la myrrhe si nous mortifions les vices de la chair par l’abstinence. Car la myrrhe, nous l’avons dit, empêche la chair morte de pourrir. Or asservir ce corps mortel à la débauche luxurieuse, c’est laisser pourrir une chair morte, comme le prophète l’affirme au sujet de certains hommes : «Les bêtes de somme ont pourri dans leur fumier.» (Jl 1, 17). Que les bêtes de somme pourrissent dans leur fumier, cela signifie que les hommes charnels achèvent leur vie dans la puanteur de la luxure. Nous offrons donc à Dieu la myrrhe quand, par les aromates de notre continence, nous empêchons la luxure de faire pourrir ce corps mortel.
7. Les mages nous donnent encore une leçon très importante en revenant dans leur pays par un autre chemin. En effet, ce qu’ils font sur l’avertissement qu’ils ont reçu nous indique ce que nous devons faire. Notre pays, c’est le paradis, et une fois que nous connaissons Jésus, il nous est interdit d’y retourner par le chemin que nous avons suivi en venant. Car nous nous sommes éloignés de notre pays par l’orgueil, la désobéissance, la poursuite des biens visibles et l’avidité à goûter les nourritures défendues. Mais pour y revenir, il faut les larmes, l’obéissance, le mépris des biens visibles et la maîtrise des appétits de la chair. C’est donc bien par un autre chemin que nous retournons dans notre pays, puisque nous étant éloignés des joies du paradis par les plaisirs, nous y sommes ramenés par les lamentations.
Aussi faut-il, frères très chers, que demeurant toujours dans la crainte et toujours dans l’expectative, nous ayons devant les yeux du cœur, d’une part nos actions coupables, et de l’autre l’extrême rigueur du jugement. Considérons que le Juge si rigoureux va venir; il nous menace du jugement, mais il demeure caché. Il frappe d’épouvante les pécheurs, et néanmoins, il patiente encore. S’il diffère de venir, c’est pour en trouver moins à condamner. Expions nos fautes dans les larmes, et selon le mot du psalmiste, «hâtons-nous de nous présenter devant lui par la confession» (Ps 95, 2). Ne nous laissons prendre à aucune des tromperies de la volupté ou des séductions de la vaine joie. Bien proche, en effet, est le Juge qui affirmait : «Malheur à vous qui riez maintenant, parce que vous vous affligerez et vous pleurerez.» (Lc 6, 25). Salomon a dit également : «Le rire se mêlera à la douleur, et la joie se terminera dans le deuil.» (Pr 14, 13). Et aussi : «J’ai tenu le rire pour une erreur, et j’ai dit à la joie : pourquoi te laisses-tu prendre au piège?» (Qo 2, 2). Et encore : «Le cœur des sages est dans le lieu de la tristesse, et le cœur des insensés dans le lieu de la joie.» (Qo 7, 4)
Ayons donc grande crainte des commandements de Dieu, afin de célébrer dans la vérité sa fête solennelle. Car le sacrifice agréable à Dieu est la douleur qu’inspire le péché. Le psalmiste l’atteste : «Le sacrifice en l’honneur de Dieu, c’est un esprit contrit.» (Ps 51, 19). Nos péchés passés ont été lavés par le baptême; mais depuis, nous en avons commis beaucoup d’autres, et nous ne pouvons plus être lavés par l’eau baptismale. Puisque même après le baptême, nous avons souillé notre vie, baptisons notre conscience par nos larmes. Ainsi, nous regagnerons notre pays par un autre chemin. Les biens nous en ont éloignés par leur attrait; que les maux nous y ramènent par leur amertume, avec l’aide de Notre-Seigneur…

Source : jesusmarie.free.fr
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Hélène
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MessageSujet: Re: Saint du jour   Dim 4 Jan 2009 - 18:12



Merci pour cette magnifique homélie de saint Grégoire Le Grand ami de la miséricorde... I love you En voici une autre pour poursuivre la méditation de cette belle fête pour notre salut :

Citation :
Homélie

Les récits de l’enfance sont bien plus qu’une introduction aux évangiles de Luc ou de Matthieu, destinés à satisfaire notre curiosité sur ce que Jésus a vécu avant d’entrer dans sa vie publique. Ces quelques chapitres du premier et du troisième évangile nous parlent certes des ultimes préparatifs de l’incarnation du Verbe, de sa naissance et des premières années de sa vie parmi nous, mais leur but n’est pas anecdotique : Matthieu et Luc relisent la petite enfance du Sauveur à la lumière de Pâques, et nous font découvrir comment l’incarnation du Fils de Dieu est dès les origines orientée vers le mystère de notre Rédemption. Les titres de « Sauveur, Messie, Seigneur » que lui attribuent les Anges lors de l’annonciation aux bergers, sont des titres christologiques que la jeune Eglise attribuera au Ressuscité du matin de Pâques. C’est en relisant la vie de leur maître exalté à la droite du Père, à partir du témoignage de « ceux qui, dès le début, furent témoins oculaires et sont devenus les serviteurs de la Parole » (Lc 1, 2), que Luc et Matthieu ont composé leur évangile de l’enfance, dans lequel ils nous révèlent que celui qui sera un jour humilié sur la croix, avant d’être glorifié à la droite du Père, s’est fait d’abord petit enfant, afin d’épouser intégralement notre condition humaine. « Tout cela s’est fait ainsi, nous explique saint Athanase, pour que le Verbe, en assumant notre nature et en l’offrant en sacrifice, la fasse totalement sienne. Il a voulu nous revêtir ensuite de sa propre nature, ce qui permet à saint Paul de dire : “Il faut que cet être corruptible revête l’incorruptibilité, que cet être mortel revête l’immortalité”».
L’annonce des Anges aux bergers dans la nuit de Noël préfigure l’annonce de la Résurrection aux saintes femmes à l’aube de Pâques ; la fuite en Égypte - symbole biblique de la mort - et le meurtre des saints Innocents préfigurent la Passion et la mort de Jésus ; le retour d’Égypte, qui suit le parcours de l’Exode, annonce le retour à la vie du vainqueur de la mort. Quant à l’adoration des rois mages, elle anticipe la fin des temps, si merveilleusement décrite dans les derniers chapitres du prophète Isaïe dont nous avons entendu un extrait en première lecture. Les mages ne s’y sont pas trompés : le petit enfant qu’ils adorent est bien le Roi de gloire, le mystérieux personnage triomphant attendu pour la Parousie, et qui viendra établir pour toujours le règne de Dieu parmi les hommes. Ce jour-là, « la gloire du Seigneur brillera » sur toutes les nations, qui sortiront de « l’obscurité qui recouvre la terre » et s’avanceront vers « la clarté de son aurore » (1ère lect.).
« Les nations marcheront à la lumière de la Cité sainte, et les rois de la terre viendront lui porter leurs trésors. La cité n’a pas besoin de la lumière du soleil ni de la lune, car la gloire de Dieu l’illumine, et sa source de lumière, c’est l’Agneau » (Ap 21, 24.23). Lorsqu’on se souvient que le terme araméen « talja » signifie à la fois « enfant » ou « agneau », la page d’évangile de ce jour prend un relief tout particulier. L’étoile que ces princes « venus d’Orient ont vu se lever » est l’étoile radieuse du matin, le Christ ressuscité, qui illumine tout homme venant en ce monde, afin de le conduire aux sources vives du salut. Il est le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs ; à lui seul revient l’or, symbole de la royauté suprême ; il est le grand prêtre, symbolisé par l’encens ; lui seul est digne d’offrir le sacrifice qui nous réconcilie avec Dieu son Père - le sacrifice de sa propre vie offerte par amour, et symbolisé par la myrrhe, baume de grand prix réservé à la sépulture des rois.
Le « mystère du Christ » dont parle Saint Paul dans la seconde lecture, est le mystère de l’amour triomphant de toutes nos divisions, nos antagonismes ; de l’amour vainqueur de la haine faisant tomber tous nos murs de séparation ; de l’amour qui rassemble tous les enfants de Dieu dispersés : « Ce mystère, c’est que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Évangile » (Ibid.).
L’épiphanie est la fête de l’espérance, parce qu’elle annonce le grand rassemblement de tous les enfants de Dieu sous la bannière de son Christ. Le jour viendra où le combat de la lumière et des ténèbres, de la vérité et du mensonge, de la vie et de la mort cessera. Ce jour-là « la gloire du Seigneur brillera » sur toutes les nations qui sortiront de « l’obscurité qui recouvre la terre » et s’avanceront vers « la clarté de son aurore » (1ère lect.).
Encore faut-il que la flamme de l’espérance ne vacille pas au grand vent de la culture de la mort qui étend de plus en plus ses tentacules, cherchant à étouffer les aspirations à la vie, à la paix qui animent les hommes de bonne volonté. A nous chrétiens, incombe la responsabilité de ranimer cette flamme en nos cœurs, afin qu’elle devienne communicative et relance la quête de ceux qui cherchent Dieu sincèrement. Le parcours des mages trace en effet celui de tout pèlerin de l’Absolu. Au départ de toute conversion, il y a toujours un événement, joyeux ou douloureux, qui nous arrache à notre torpeur spirituelle et réveille en nous la nostalgie d’un monde réconcilié ; d’une humanité vivant en harmonie et en paix sous le regard d’un Dieu bienveillant qui désire le bonheur de ses enfants. Mais qui nous sauvera de notre malice, de notre égoïsme, de notre impuissance à aimer ? Où le trouver ?
« En entrant dans la maison, les mages virent l’Enfant avec Marie sa mère ». Cette « maison » représente l’Église. C’est vers elle que nous pousse l’Esprit, car c’est là que nous attend celui que nous cherchons ; c’est là que nous pouvons enfin rencontrer, dans sa Parole et dans ses sacrements, celui dont nous pressentions la présence, celui qui est la source et le terme de notre espérance. « Et tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui » : « tel est le sommet de tout l’itinéraire : la rencontre se fait adoration, s’épanouit en un acte de foi et d’amour qui reconnaît en Jésus, né de Marie, le Fils de Dieu fait homme » (Benoît XVI, Cologne 2005).
La démarche n’a pas dû être facile pour les mages - comme pour chacun de nous d’ailleurs. Car ce n’est pas devant un roi glorieux selon notre conception mondaine qu’ils sont invités à se prosterner, mais devant un petit enfant de condition modeste. Ici commence pour eux comme pour nous, un cheminement intérieur qui est sans cesse à reprendre : il nous faut découvrir au fil de l’Évangile que la puissance de ce Roi n’est pas de ce monde ; qu’elle ne se manifeste pas dans un déploiement de force, mais dans la vulnérabilité de sa vie livrée par amour. Sa gloire se révèlera dans l’humiliation d’une mort honteuse, librement consentie ; son pouvoir, dans sa miséricorde qui nous réconcilie avec le Père et nous donne part à sa propre vie dans l’Esprit. L’Évangile opère une véritable révolution de notre manière spontanée de nous représenter Dieu. Avant de nous prosterner devant l’Enfant divin, il nous faut consentir à une profonde conversion, disons : à un chamboulement de nos valeurs. Ce n’est qu’au prix d’un changement radical de notre regard sur les situations, les événements, les personnes, que nous pourrons reconnaître en cet Enfant le don de Dieu qui surpasse toutes nos espérances, l’Agneau doux et humble de cœur qui nous ouvre le chemin de la vraie vie.
« Ils regagnèrent leur pays par un autre chemin » : ils étaient venus en suivant l’étoile des prophéties de la première Alliance qui les a conduits jusqu’à l’Enfant. Mais au retour, ils n’ont plus besoin de cette étoile : désormais la Parole vivante, le Christ, était en eux, la lumière de son Esprit était leur flambeau, « la gloire du Seigneur s’est levée sur eux » (1ère lect.). Ou pour le dire avec les paroles de Saint Paul (dans la seconde lecture) : la « grâce que Dieu leur a donnée, c’est de leur faire connaître, par la révélation de l’Esprit, le mystère du Christ ».
Souvenons-nous frères et sœurs, que tous nous avons reçu cette connaissance, c’est-à-dire cette configuration au Christ qui nous le fait connaître en participant à sa vie dans l’Esprit. Demandons au Seigneur de nous renouveler dans ce don ineffable, et offrons-lui en retour « l’or de notre liberté, l’encens de notre prière ardente, et la myrrhe de notre affection la plus profonde » (Jean-Paul II).

« Aujourd’hui Seigneur, tu as révélé ton Fils unique aux nations, grâce à l’étoile qui les guidait ; daigne nous accorder, à nous qui te connaissons déjà par la foi, d’être conduits jusqu’à la claire vision de ta splendeur. Par Jésus le Christ notre Seigneur » (Or. d’ouv.).

Père Joseph-Marie
Source : www.homelies.fr

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Guy
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MessageSujet: Re: Saint du jour   Dim 4 Jan 2009 - 21:21

....Et merci pour cette magnifique représentation de l'Adoration des mages de Giotto. À remarquer que l'astre dans le ciel qu'a peint Giotto n'est nul autre que la fameuse comète de Halley, visible dans le ciel de l'Europe au moment où il a peint ce tableau en 1301.
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Hélène
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MessageSujet: Re: Saint du jour   Dim 4 Jan 2009 - 21:33

Sapin a écrit:
À remarquer que l'astre dans le ciel qu'a peint Giotto n'est nul autre que la fameuse comète de Halley, visible dans le ciel de l'Europe au moment où il a peint ce tableau en 1301.
Intéressant détail. Merci ! J'aime beaucoup Giotto...

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MessageSujet: 11 janvier Baptême du Seigneur   Dim 11 Jan 2009 - 11:19

HOMÉLIE SUR LE BAPTÊME DE NOTRE-SEIGNEUR ET L'ÉPIPHANIE
De SAINT JEAN CHRYSOSTOME

[…] 4. Quelle justice y a-t-il à être baptisé, direz-vous? Obéir aux prophètes était justice. Et de même que Notre-Seigneur fut circoncis, qu'il offrit le sacrifice, qu'il observa le sabbat, et célébra les fêtes des Juifs, ainsi ajouta-t-il ici ce qui restait à accomplir en se soumettant au prophète qui baptisait. C'était si bien la volonté de Dieu que tous reçussent le baptême, que Jean nous dit : Celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau (Jean, I, 3), et que le Christ lui-même s'exprime ainsi : Le peuple et les publicains sont entrés dans le dessein de Dieu en, recevant le baptême de Jean, mais les Pharisiens et les Scribes ont méprisé le conseil de Dieu sur eux, n'ayant point reçu le baptême de Jean. (Luc, VII, 29.) Si donc c'est justice d'obéir à Dieu et si Dieu a envoyé Jean pour baptiser le peuple, Notre-Seigneur a accompli ce point de la loi avec tous les autres. Comparez, si vous le voulez, les commandements de la loi à deux cents deniers : il fallait que le genre humain payât cette dette. Nous ne l'avions pas payée et la mort nous saisissait sous le poids de ces prévarications. Le Sauveur étant venu et nous ayant trouvés liés, paya notre dette, acquitta ce que nous devions et délivra ceux qui n'avaient pas de quoi solder. C'est pourquoi il ne dit pas : Il convient que nous fassions ceci ou cela, mais bien que nous accomplissions toute justice. C'est comme s'il disait : Il convient que moi le Maître je paie pour ceux qui n'ont rien. Telle est l'occasion de son baptême, la nécessité de paraître accomplir toute justice et cette cause est à ajouter à celle qui a été donnée plus haut. C'est pourquoi l'Esprit-Saint descendit sous la forme de la colombe qui est le symbole de la réconciliation avec Dieu. — C'est ainsi qu'au temps de l'arche de Noé, la colombe portant dans son bec un rameau (188) d'olivier revint annoncer la Miséricorde Divine et la fin du déluge. Maintenant encore, c'est sous la forme d'une colombe (remarquez que je dis forme et non pas corps), que l'Esprit de Dieu vient annoncer le pardon au monde, et présager en même temps que l'homme spirituel devra être innocent et simple et éloigné du mal, selon cette parole du Christ : Si vous ne vous convertissez et ne devenez semblables aux petits enfants, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux. (Matth. XVIII, 3.) La première arche est restée sur la terre après le cataclysme, mais la nouvelle arche divine, Notre-Seigneur est retourné au ciel quand le courroux divin a été apaisé et maintenant son corps innocent et pur est à la droite du Père.

Mais puisque nous venons de parler du corps de Notre-Seigneur, nous devons vous en entretenir un instant, avant de terminer. Je sais qu'un grand nombre d'entre nous s'approchent avec empressement de la table sainte, par habitude, à cause de la solennité. Il faudrait, comme je vous l'ai dit souvent, que l'on considérât autre chose que le temps pour communier, c'est la pureté de la conscience, et non la solennité de tel ou tel jour qui donne le droit de participer à l'hostie sacrée. Car celui qui est coupable et souillé ne doit pas, même aux jours de fête, participer à cette chair sainte et adorable; mais celui qui est pur et qui a lavé ses fautes par une pénitence rigoureuse est digne aux jours de fête, comme en tout autre temps, de participer aux divins mystères et de jouir des dons de Dieu. Cependant, comme quelques-uns, je ne sais pourquoi, ne font nulle attention à cela et que beaucoup, malgré la multitude des crimes dont ils sont souillés, lorsqu'ils voient arriver une fête, sont comme entraînés à participer aux saints mystères que leur état de péché ne leur permettrait pas même de contempler des yeux, nous écarterons impitoyablement ceux que nous saurons indignes, laissant au jugement de Dieu, qui connaît les secrets des cœurs, ceux qui ne nous seront pas connus.[…]


Traduit par M. l'abbé GAGEY, curé de Millery .

Source :abbaye-saint-benoit.ch
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MessageSujet: 13 janvier : Saint Hilaire de Poitiers   Mar 13 Jan 2009 - 17:16

Extrait du commentaire du psaume 149
De Saint Hilaire


Alléluia.
Chantez au Seigneur un Cantique nouveau, sa louange dans l’assemblée des saints.
Qu’Israël se réjouisse en son Créateur et que les fils de Sion exultent en leur Roi.
Qu’ils louent son Nom par la danse, qu’ils chantent des psaumes avec le tambourin et la harpe (à dix cordes).
Car le Seigneur se complaît dans son peuple ; Il relèvera les doux pour leur salut.
Les saints se réjouissent dans la gloire ; ils exultent dans leur repos (sur leur couches).
À pleine gorge, ils magnifient Dieu ; ils ont en main le glaive à deux tranchants pour exercer la vengeance parmi les nations, les châtiments parmi les peuples. Pour lier leurs rois avec des chaînes, et leurs princes avec des entraves de fer, pour exécuter contre eux le jugement qui est consigné par écrit : telle est la gloire de tous les saints.


4. Le privilège des saints. Guttur (la gorge) : ce que signifie ce mot. Et le glaive ? Du glaive aiguisé des deux côtés, à l’usage des saints.
[.. .] Mais, après la gloire des saints, il nous faut comprendre ce qui conduit à la plénitude du Cantique nouveau : "Ils (les saints) exulteront sur leurs couches (dans leur repos). À pleine gorge, ils magnifient Dieu ; ils ont à la main le glaive à deux tranchants" (vv. 5-6). Déjà, la garniture de lit n’est plus inondée de larmes, et le lit des nuits solitaires de "ceux qui passent leur vie dans ce corps de mort" (cf. Ro 7, 24) à cause de la nécessité imposée par le péché et de la souffrance qui en résulte, n’est plus lavé de larmes. Sur leurs couches, désormais, les saints se réjouissent dans la gloire ; et, de ce fait, les cris d’exultation adressés à Dieu sont toujours dans leur gorge. Pour ce qui est de la gorge, le mouvement affectif de la conscience profonde en atteste la signification. Mais ce n’est pas seulement l’exultation de Dieu qui monte de leur gorge ; c’est encore, à la vérité, qu’ils sont armés dans leur main du glaive à deux tranchants. Cette connaissance du Roi montre combien sont entourés de complaisance les fils de Sion pour qu’il leur soit remis dans la danse, les tambourins et le chant des psaumes, le salut, la gloire et la joie, l’exultation et la souveraineté. En effet, la souveraineté est désignée (symboliquement) par le glaive, alors que de plusieurs côtés nous sommes exhortés à nous joindre à eux. Pourquoi, en effet, des glaives à deux tranchants se trouvent-ils dans leurs mains. Le Prophète aussitôt nous en instruit en disant : "Pour exercer la vengeance parmi les nations, des châtiments parmi les peuples, pour lier leurs rois avec des chaînes et mettre des entraves de fer à leurs princes, pour exercer contre eux le jugement prescrit, comme il est écrit : telle est la gloire de tous les saints" (Ps 149, 7-9).
Voici donc le Cantique nouveau chanté pendant que les humbles de la terre sont établis rois pour les rois alors qu’ils ont été considérés, eux la lumière du monde et les vengeurs des nations, comme étant l’ordure du monde et les avortons des païens (cf. 1 Co 4, 13). En effet, les glaives à deux tranchants sont dans leurs mains car pour le célèbre Saint de l’Apocalypse (le Verbe de Dieu ; cf. Ap 19, 15), un glaive acéré des deux côtés sort de sa bouche, exerçant partout le jugement de souveraineté. Le Seigneur vient, en effet, jeter le glaive sur la terre (Mt 10, 34), et les saints, selon l’Apôtre, jugeront le monde, le monde sera jugé relativement à eux (cf. 1 Co 6, 2). Il est dit en effet, "ne savez-vous pas que vous jugerez les anges" (de Satan ; ibid. v.3) ? Que s’exerce donc par eux la vengeance parmi les nations ; car Dieu, parmi nous, est "le Dieu des vengeances" (cf. Ps 93, 1). Ensuite, le blâme sera dévoilé parmi les peuples. Il est en effet fidèle Celui qui a dit : "Je te reprendrai et je placerai tes fautes devant toi" (Ps 49, 21). Mais cela ressort de la démonstration que les rois des nations et les princes ont été vaincus, menottes aux mains et entraves aux pieds. Selon l’Évangile, vaincus pieds et mains liés, ils sont jetés dans les ténèbres extérieures (cf. Mt 22, 13). Et parce que là seront les pleurs et les grincements de dents, là sera rendu le jugement porté par écrit, que précisément la Loi avait écrit, que les Prophètes avaient annoncé, que toute parole divine avait attesté. De ce jugement, la foi, la ferveur religieuse, la continence, la confession (de louange et du péché) en possède le mérite ; par ce jugement, l’indifférence vis-à-vis des affaires du siècle prend en charge le fait de devenir roi de rois, eux dont les haines à cause du nom du Christ furent soutenues par ruse ; des princes sont réprimés, eux dont les liens et les prisons nous contraignirent. Le jugement a été mis par écrit à leur intention, eux dont les glaives et la puissance souveraine ont sévi avec violence. Ainsi, l’hymne du Cantique nouveau est parfaitement accompli quand, après l’opprobre des nations païennes et les tortures provoquées par les rois, ils (les sanctifiés) infligent le jugement consigné par écrit aux païens et aux rois, eux pour qui le Seigneur Jésus Christ, l’Unique Engendré, est Dieu, Seigneur et Roi, Lui qui est béni dans les siècles des siècles. Amen.

Source : patristique.org

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MessageSujet: 21 janvier : Sainte Agnès   Mer 21 Jan 2009 - 11:21

Hymne des Laudes et Vêpres
(S. Ambroise de Milan, † 397; PL 17, 1210)

Agnes beátæ vírginis
natális est, quo spíritum
cælo refúdit débitum,
pio sacráta sánguine.

C’est l’anniversaire du jour
où Agnès, vierge bienheureuse,
consacrée par son sang très pur,
voulut au ciel rendre son âme.

Matúra martyrio fuit
matúra nondum núptiis;
prodíre quis nuptum putet,
sic læta vultu dúcitur.

Elle était mûre pour mourir
sans être mûre pour les noces;
on croirait, à son air joyeux,
qu’elle est conduite au mariage.

Aras nefándi núminis
adolére tædis cógitur;
respóndet: «Haud tales faces
sumpsére Christi vírgines.

Sommée de saisir un flambeau,
d’embraser l’autel des idoles,
elle dit: «Les vierges du Christ
ne prennent pas de telles torches.

Hic ignis extínguit fidem,
hæc flamma lumen éripit;
hic, hic feríte, ut prófluo
cruóre restínguam focos» .

«Car un tel feu éteint la foi,
sa flamme chasse la lumière;
frappez ici pour qu’à grands flots
mon sang éteigne ces brasiers.»

Percússa quam pompam tulit!
Nam veste se totam tegens,
terram genu flexo petit
lapsu verecúndo cadens.

Sous les coups, quel noble maintien!
En se recouvrant de sa robe,
elle ploie le genou au sol,
et sa chute encore est pudique.

Iesu, tibi sit glória,
qui natus es de Vírgine,
cum Patre et almo Spíritu,
in sempitérna sǽcula. Amen.

Toute gloire à toi, ô Jésus,
qui est né d’une Vierge,
même gloire au Père, à l’Esprit,
travers les siècles sans fin!

Source : leforumcatholique.org

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MessageSujet: 22 janvier Saint Vincent Pallotti   Jeu 22 Jan 2009 - 17:06

PRIÈRE POUR LES VOCATIONS

V. Seigneur Jésus-Christ, Toi qui fus obéissant jusqu'à la mort pour le salut des âmes, Toi qui as dit à Tes apôtres:
"Priez le Maître de la moisson d'envoyer des ouvriers à sa moisson",
Aide-nous, nous T'en supplions, à réciter cette prière avec les sentiments que Tu avais quand Tu t'adressas à Ton Père:
V. Christ, Sauveur des hommes
R. Envoie des ouvriers à ta moisson
V. Christ, Espoir et salut de tous les hommes
R. Envoie des ouvriers à ta moisson.
V. Christ, Seigneur et Maître de tous les hommes
R. Envoie des ouvriers à ta moisson
V. Christ, Voie et Vérité de tous les hommes
R. Envoie des ouvriers à ta moisson
V. Christ, Messager de l'Evangile au monde entier
R. Envoie des ouvriers à ta moisson
V. Christ, qui de tes Apôtres, as fait des pêcheurs d'hommes
R. Envoie des ouvriers à ta moisson
V. Christ, qui a voulu que tes disciples soient la lumière du monde,
R. Envoie des ouvriers à ta moisson
V. Christ, qui a envoyé dans tes vignes les ouvriers de la onzième heure,
R. Envoie des ouvriers à ta moisson
V. Christ, qui envoyait tes disciples où Tu devais te rendre
R. Envoie des ouvriers à ta moisson
V. Christ, qui les as envoyés annoncer l'Evangile au monde entier
R. Envoie des ouvriers à ta moisson
V. Christ qui fit de ta Mère Immaculée la Reine des Apôtres
R. Envoie des ouvriers à ta moisson
V. Christ, par le mystère sacré de la rédemption du monde, et par l'intercession de la Vierge Marie et de tous les Saints,
Nous T'en supplions: donne le salut à tes serviteurs, et fais connaître Ton nom dans le monde entier.
R. Amen.
Saint Vincent Pallotti

Source : © Pères Pallottins, Apostolat de la Miséricorde,

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MessageSujet: 24 janvier : Saint François de Sales   Sam 24 Jan 2009 - 12:03

LITANIES DE SAINT FRANCOIS DE SALES

Seigneur, ayez pitié de nous. (bis)

Jésus-Christ, ayez pitié de nous. (bis)

Seigneur, ayez pitié de nous. (bis)

Jésus-Christ, écoutez-nous. (bis)

Jésus-Christ, exaucez-nous. (bis)

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Saint François de Sales, très digne pontife chéri de Dieu et des hommes, priez pour nous.

Saint François de Sales, fidèle disciple et imitateur de Jésus-Christ, priez pour nous.

Saint François de Sales, enfant bien-aimé de Marie, priez pour nous.

Saint François de Sales, qui avez miraculeusement recouvré la paix et l'espérance par l'intercession de la Mère de Dieu, priez pour nous.

Saint François de Sales, guide et modèle de la vraie piété, priez pour nous.

Saint François de Sales, parfait exemple de prudence et de charité, dans la conduite des âmes, priez pour nous.

Saint François de Sales, qui avez eu la science pour enseigner les hommes, et l'onction pour les toucher, priez pour nous.

Saint François de Sales, qui avez su joindre la force pour corriger les vices et la douceur pour gagner les cœurs, priez pour nous.

Saint François de Sales, pasteur charitable qui avez exposé votre vie pour le salut de vos ouailles, priez pour nous.

Saint François de Sales, qui étiez le soutien de la veuve et le père de l'orphelin, priez pour nous.

Saint François de Sales, qui étiez le protecteur des pauvres et des opprimés, priez pour nous.

Saint François de Sales, dont l'extérieur bon et affable, grave et modeste, rappelait Jésus-Christ conversant parmi les hommes, priez pour nous.

Saint François de Sales, tout embrasé d'amour pour la croix du Sauveur, priez pour nous.

Saint François de Sales, vrai miroir de douceur et d'humilité, priez pour nous.

Saint François de Sales, qui, par votre zèle et votre douceur, avez gagné à l'Eglise plus de soixante-dix mille hérétiques, priez pour nous.

Saint François de Sales, dont la patience et la sérénité n'ont jamais été altérées par les injures, les calomnies et les contradictions, priez pour nous.

Saint François de Sales, qui voyiez en toutes choses le bon plaisir de Dieu, et qui mettiez votre bonheur à vous y conformer avec amour, priez pour nous.

Saint François de Sales, qui avez pour principe de ne rien demander et de ne rien refuser, priez pour nous.

Saint François de Sales, qui vous reposiez dans le sein de la divine Providence, comme un enfant dans les bras de sa mère, priez pour nous.

Saint François de Sales, qui aviez pris pour devise ou mourir ou aimer, parce que la vie sans amour de Dieu vous semblait pire que la mort, priez pour nous.

Saint François de Sales, dont la vie, au milieu des plus grand travaux, était une oraison continuelle, priez pour nous.

Saint François de Sales, imitateur de la pureté des anges, priez pour nous.

Saint François de Sales, le plus dévot et le plus aimable des saints, priez pour nous.

Saint François de Sales, fondateur d'une congrégation des vierges destinée à répandre en tous lieux la bonne odeur de Jésus-Christ, priez pour nous.



Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.



V. Priez pour nous, saint François de Sales.

R. Afin que nous travaillions comme vous à imiter Jésus doux et humble de cœur.

Prions.

Mon Dieu, qui pour l'édification et le salut des âmes, nous avez présenté dans saint François de Sales le modèle le plus parfait de la douceur et de la piété, mettez dans nos âmes toute l'onction de sa religieuse amabilité, toute l'ardeur de sa charité et toute la profondeur de son humilité, afin que nous puissions partager un jour sa gloire dans le Ciel, et vous aimer avec lui dans tous les siècles. Amen.

Source : salve-regina.com

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MessageSujet: 28 janvier : Saint Thomas d'Aquin   Mer 28 Jan 2009 - 18:41

PRIÈRE FERVENTE POUR LA RÉMISSION DES PÉCHÉS

A vous fontaine de Miséricorde, ô Dieu, voici que je viens, moi pécheur ; daignez donc me laver, moi impur.
O soleil de justice, illuminez un aveugle. O médecin éternel, guérissez un blessé.
O Roi des rois, revêtez un dépouillé. O médiateur de Dieu et des hommes, réconciliez un coupable.
O bon Pasteur, ramenez un errant.
Accordez, ô Dieu, la Miséricorde à un misérable, l'indulgence à un criminel, la vie à un mort,
La justification à un impie, l'onction de la grâce à un endurci.
O très clément, rappelez-moi quand je fuis, attire-moi quand je résiste,
Relevez-moi quand je tombe, soutenez-moi quand je marche.
Ne n'oubliez pas quand je vous oublie, ne m'abandonnez pas quand je vous abandonne,
Ne me méprisez pas quand je pèche. Car en péchant, je vous ai offensé, mon Dieu,
J'ai lésé mon prochain, je ne me suis pas épargné moi-même.
J'ai péché, mon Dieu, par fragilité contre vous, Père tout-puissant,
Par ignorance contre vous, Fils très sage,
Par malice contre vous, Esprit-Saint clément ;
En tout cela je vous ai offensé, Trinité sublime.
Ah ! Malheureux, combien nombreuses et grandes, combien diverses ont été mes fautes !
Je vous ai abandonné, Seigneur, et devant votre bonté je le déplore,
Par un amour mauvais, par une mauvaise crainte,
Et je préférai vous perdre que manquer de ce que j'aimais ou affronter ce que je craignais.
O mon Dieu, que j'ai fait de mal en parole et en action, péchant secrètement, ouvertement et opiniâtrement !
Je vous supplie donc, eu égard à ma fragilité, de ne pas regarder à mon iniquité,
Mais à votre immense bonté, et de remettre avec clémence ce que j'ai fait,
Me donnant la douleur du passé et une efficace vigilance pour l'avenir.
Ainsi soit-il.
ST THOMAS D'AQUIN
Source : missel.free.fr/Sanctoral

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MessageSujet: 4 février Sainte Véronique   Mer 4 Fév 2009 - 17:23

Chapitre XXVIII
Véronique et le Suaire
Extrait des visions d’A.C Emmerich


[...] De tous les côtés, les gens en fête se rendaient au Temple ; les uns s’écartaient du cortège par crainte pharisaïque de se souiller, d’autres témoignaient quelque compassion. Simon avait à peine fait deux cents pas en portant la croix, lorsqu’une femme de haute taille et d’un air distingué, tenant une jeune fille par la main, sortit d’une grande maison située à gauche de la rue, et se précipita au devant du cortège. C’était Séraphia, femme de Sirach, membre du Sanhédrin, celle qui depuis, reçut le nom de Véronique, de « vera icon » (vrai portrait), par suite de l’acte qu’elle accomplit en ce jour.
Séraphia avait préparé chez elle un vin exquis et aromatisé, dans le pieux dessin de soulager le Seigneur sur son chemin de douleur. Elle était voilée, et un linge pendait de ses épaules. La petite fille qui la suivait était âgée de neuf ans ; tandis que le cortège approchait, elle tenait le vase rempli de vin caché sous son manteau.

Ceux qui marchaient en tête du cortège essayèrent en vain de la repousser. Entraîné par l’amour et la compassion, elle se fraya, avec l’enfant qui la tenait par sa robe, un passage à travers la populace, les soldats et les archers, arriva auprès de Jésus, se jeta à genoux et lui présenta le linge en lui disant : « Permettez-moi d’essuyer la face de mon Seigneur. » Jésus prit le linge de la main gauche et l’appliqua contre son visage ensanglanté ; puis, entre cette main et la droite qui soutenait le bras de la croix, il le pressa un peu, et le rendit à Séraphia en la remerciant. Celle-ci baisa le suaire, le mit sous son manteau contre son cœur et se releva. Alors la jeune fille leva timidement le vase de vin vers Jésus, mais les soldats et les archers l’empêchèrent avec des injures de recevoir ce soulagement. Ce ne fut que grâce à sa grande hardiesse et à la foule qui avait pendant quelques instants arrêté le cortège, que Séraphia parvint à présenter le suaire. Les pharisiens et les archers exaspérés de cette halte, et surtout de l’hommage public rendu au Seigneur, se mirent à le pousser et à le frapper tandis que Véronique se retirait en toute hâte dans sa maison.
A peine rentrée dans sa chambre, elle déposa le suaire sur une table et s’évanouit : la petite fille tomba à genoux à côté d’elle, pleura à chaudes larmes. Un ami de la maison les trouva ainsi, auprès du linge déployé, où s’était empreinte l’image merveilleusement ressemblante du visage ensanglanté de Jésus. Effrayé à cette vue, il fit revenir à elle Véronique, et lui montra le portait du Seigneur. Elle s’agenouilla en s’écriant : « Maintenant je veux tout quitter ; car le Seigneur m’a honorée d’un souvenir. » Ce linge était de laine fine, trois fois plus long que large. On mettait habituellement de pareils suaires autour du cou, et c’était l’usage d’en porter aussi au-devant des gens fatigués, affligés ou malades, et de leur en essuyer le visage pour leur témoigner qu’on prenait part à leur peine et à leur douleur. Véronique garda toujours ce linge suspendu au chevet de son lit ; après sa mort il fut remis à la Sainte Vierge, puis à l’Eglise par les apôtres.
Séraphia était parente de Jean-Baptiste : son père et Zacharie étaient cousins germains. Elle avait au moins cinq ans de plus que la Sainte Vierge, et assista à son mariage avec Saint Joseph. Elle était aussi parente du vieux Siméon, et liée dès l’enfance avec ses fils. Ceux-ci tenaient de leur père un vif désir de la venue du Messie, et Séraphia le partageait avec eux. Lorsque Jésus, à l‘âge de douze ans, enseigna dans le temple de Jérusalem, Séraphia qui n’était pas encore mariée, lui envoyait sa nourriture dans une maison d’Esséniens, située à un quart de lieue de la ville ; car c’était là qu’il se retirait lorsqu’il n’était pas dans le temple.
Séraphia s’était mariée tard avec Sirach, qui descendait de la chaste Suzanne. Il était membre du grand conseil, et fut d’abord très opposé à Jésus : Séraphia eut beaucoup à souffrir de lui à cause de l’attachement qu’il portait au Sauveur. Joseph d’Arimathie et Nicodème le ramenèrent à de meilleurs sentiments, et il permit à sa femme de suivre les enseignements de Jésus. Il se déclara pour lui avec Joseph et Nicodème lors du jugement prononcé par Caïphe, et se sépara comme eux du grand conseil. Séraphia était belle encore, malgré ses cinquante ans. Lors de l’entrée triomphante de Seigneur à Jérusalem, je l’avais vu, tenant une jeune enfant dans ses bras, détacher son voile et l’étendre sous les pas de Jésus. C’est ce même voile qu’elle présenta au Seigneur, afin d’effacer les traces de ses souffrances, dans cette autre marche triomphale, triste, mais plus glorieuse encore que la première. C’est ce même voile que l’Eglise a conservé, et qui est encore aujourd’hui l’objet de la vénération des fidèles.[...]

Livre des Visions de la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich
aux Editions Pierre Téqui 1995

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MessageSujet: 10 février : Sainte Scholastique   Mar 10 Fév 2009 - 8:42

HYMNE

Heureuse épouse du Christ, Scholastique, colombe des Vierges, les habitants du Ciel te comblent de louanges ; nos cœurs te saluent en faisant monter vers toi l'hommage d'un joyeux concert.

Tu foulas aux pieds les honneurs du monde et ses couronnes ; dirigée par les enseignements de ton frère et les préceptes de sa Règle sainte, attirée par l'odeur des grâces célestes, tu appris de bonne heure à prendre le chemin de la patrie.

O force invincible de l'amour ! O victoire à jamais glorieuse, en ce jour où par la force de tes larmes tu fais descendre les pluies du ciel, et contrains le Patriarche de Nursie à continuer ses entretiens célestes.

Aujourd'hui tu brilles, au plus haut des Cieux, de l'éclat de cette lumière vers laquelle tu soupirais ; les feux de la charité, les splendeurs de la grâce embellissent ton front; unie à l'Epoux, tu reposes au sein de la gloire.

Daigne donc maintenant écarter du cœur des fidèles les nuages d'ici-bas, afin que le Soleil éternel, versant sur nous sa splendeur sereine, nous comble des joies de la lumière sans fin.

Chantons gloire au Père et gloire au Fils unique; hommage égal au Paraclet divin ; honneur éternel à celui qui créa les siècles et qui les gouverne.
Amen.
Source : abbaye-saint-benoit.ch

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MessageSujet: 11 février : Notre-Dame de Lourdes   Mer 11 Fév 2009 - 11:49

Prière à Notre-Dame de Lourdes

Marie, tu t’es montrée à Bernadette dans le creux du rocher. Dans le froid et l’ombre de l’hiver, Tu apportais la chaleur d’une présence, La lumière et la beauté.

Dans le creux de nos vies souvent obscures, au creux du monde où le Mal est puissant, apporte l’espérance, redonne la confiance !

Toi qui es l’Immaculée Conception, viens en aide aux pécheurs que nous sommes. Donne-nous l’humilité de la conversion, le courage de la pénitence. Apprends-nous à prier pour tous les hommes.

Guide-nous vers les sources de la vraie vie. Fais de nous des pèlerins en marche au sein de ton Eglise. Aiguise en nous la faim de l’eucharistie, le pain de la route, le pain de vie.

En toi, Marie, l’Esprit Saint accomplit des merveilles : par sa puissance, il t’a placée auprès du Père, dans la gloire de ton Fils, à jamais vivant. Regarde avec tendresse les misères de nos corps et de nos coeurs. Brille pour tous, comme une douce lumière, au passage de la mort.

Avec Bernadette, nous te prions, Marie, dans la simplicité des enfants. Fais-nous entrer, comme elle, dans l’esprit des Béatitudes. Alors, nous pourrons, dès ici-bas, commencer à connaître la joie du Royaume et chanter, avec toi : Magnificat !

Gloire à toi, Vierge Marie, heureuse servante du Seigneur, Mère de Dieu, demeure de l’Esprit Saint !

Amen

Source : farebene.free.fr

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MessageSujet: 21 février Saint Pierre Damien   Sam 21 Fév 2009 - 8:17

MARIE NOUS A PREPARE LA CHAIR IMMACULEE QUI NOURRIT LES ÂMES

Ici, mes bien-aimés frères, pesez, je vous en conjure, combien nous sommes obligés à la bienheureuse Mère de Dieu, et quelles actions de grâces nous lui devons rendre après Dieu pour un si grand bienfait.
Car ce Corps du Christ qu'elle a engendré et porté dans son sein, qu'elle a enveloppé de langes, qu'elle a nourri de son lait avec une si maternelle sollicitude, c'est ce même Corps que nous recevons de l'autel; c'est son Sang que nous buvons au sacrement de notre rédemption.
Voilà ce que tient la foi catholique, et ce que la sainte Eglise enseigne.
Non, il n'est pas de parole humaine qui soit capable de louer dignement celle de qui le Médiateur de Dieu et des hommes a pris sa chair.
Quelque honneur que nous lui puissions donner, il est au-dessous de ses mérites, puisque c'est elle qui nous a préparé de ses chastes entrailles la chair immaculée qui nourrit les âmes...
Saint Pierre Damien

Source : mariedenazareth.com

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MessageSujet: 25 février : Mercredi des Cendres   Mer 25 Fév 2009 - 16:22

Extrait d'un sermon du saint curé d'Ars pour le Mercredi des Cendres (Tome I)

[...]Nous craignons de faire pénitence. Mais voyez, M. F., la manière dont on se conduisait envers les pécheurs dans les commencements de l'Église. Ceux qui voulaient se réconcilier avec le bon Dieu se rendaient le mercredi des Cendres à la porte de l'église avec des habits sales et déchirés. Étant entrés dans l'église, on leur couvrait la tête de cendres, on leur donnait un cilice qu'ils devaient porter autant de temps que devait durer leur pénitence. Après cela on leur commandait de se prosterner contre terre, et pendant ce temps-là on chantait les sept psaumes de la pénitence pour implorer sur eux la Miséricorde de Dieu ; ensuite on leur faisait une exhortation pour les engager à se livrer à la pénitence avec autant de zèle qu'ils pourraient, espérant que peut-être le bon Dieu se laisserait toucher.
Après tout cela, on les avertissait qu'on allait les chasser de l'église avec confusion, comme Dieu chassa Adam du paradis terrestre après son péché. A peine les laissait-on sortir qu'on leur fermait dessus la porte de l'église. Mais si vous désirez savoir comment ils passaient ce temps-là, combien durait cette pénitence, le voici : d'abord, ils étaient ordinairement obligés à vivre dans la retraite ou bien à s'occuper des travaux les plus pénibles ; ils avaient tant de jours par semaine pendant lesquels ils devaient jeûner au pain et à l'eau, selon le nombre et la grandeur de leurs péchés ; ils avaient de longues prières pendant la nuit prosternés la face contre terre ; ils couchaient sur des planches ; ils se levaient plusieurs fois la nuit, pour pleurer leurs péchés. On les faisait passer par différents degrés de pénitence ; les dimanches, ils paraissaient à la porte de l'église vêtus d'un cilice, la tête couverte de cendre, restant dehors exposés au mauvais temps ; ils se prosternaient devant les fidèles qui entraient à l'église, en les conjurant, avec larmes, de prier pour eux. Au bout d'un certain temps, ils avaient la permission d'entendre la parole de Dieu, mais aussitôt que l'instruction était faite, on les chassait de l'église ; plusieurs n'étaient admis à la grâce de l'absolution qu'à l'heure de la mort. Encore regardaient-ils cela comme une grande grâce que l'Église leur faisait après avoir passé dix ans, vingt ans, parfois plus longtemps encore dans les larmes et la pénitence. Voilà, M. F., comment l'Église se conduisait autrefois pour les pécheurs qui voulaient se convertir tout de bon.
Si maintenant, M. F., vous désirez savoir ceux qui se soumettaient à toutes ces pénitences : je vous dirai tous, depuis les bergers jusqu'aux empereurs. Si vous en voulez un exemple, en voici un que nous avons dans la personne de l'empereur Théodose. Ayant péché plutôt par surprise que par malice, saint Ambroise lui écrivit en lui disant : « J'ai vu cette nuit dans une vision où le bon Dieu m'a fait voir que vous veniez à l'église, il m'a commandé de vous défendre d'entrer ». L'empereur, en lisant cette lettre, pleura amèrement ; cependant il alla se prosterner à la porte de l'église comme à l'ordinaire, avec espérance que ses larmes et son repentir toucheraient le saint évêque. Quand saint Ambroise le vit venir, il lui dit : « Arrêtez, empereur, vous êtes indigne d'entrer dans la maison du Seigneur ». L'empereur lui dit : « Il est vrai, mais David avait bien péché, et le Seigneur l'a pardonné ».- « Eh bien ! Lui dit saint Ambroise, puisque vous l'avez imité dans son péché, suivez-le dans sa pénitence. » L'empereur, à ces mots, se retire sans rien dire dans son palais, quitte ses ornements impériaux, se prosterne la face contre terre, s'abandonne à toute la douleur dont son cœur était capable. Il resta huit mois sans mettre les pieds à l'église. Lorsqu'il voyait que ses domestiques y allaient, tandis que lui-même en était privé, on l'entendait pousser des cris capables de toucher les cœurs les plus endurcis. Quand on lui permettait d'assister aux prières publiques, il se tenait, non comme les autres, debout ou à genoux, mais le visage prosterné contre terre de la manière la plus touchante, se frappant la poitrine, s'arrachant les cheveux et pleurant amèrement. Il conserva toute sa vie le souvenir de son péché ; il ne pouvait y penser sans verser des larmes. Eh bien ! M. F., voilà ce que fit un empereur qui ne voulait pas perdre son âme.
Que devons-nous conclure, M. F. ? Le voici : c'est que, puisqu'il faut nécessairement pleurer nos péchés, en faire pénitence ou dans ce monde ou dans l'autre, choisissons la moins rigoureuse et la moins longue. Quel regret, M. F., d'arriver à la mort sans avoir rien fait pour satisfaire à la justice de Dieu ! Quel malheur d'avoir perdu tant de moyens que nous avions de souffrir quelques misères qui, si nous les avions bien prises pour le bon Dieu, nous auraient mérité notre pardon ! Quel malheur d'avoir vécu dans le péché, espérant toujours que nous le quitterions, et de mourir sans l'avoir fait ! Mais prenons, M. F. une autre route qui nous consolera davantage dans ce moment ; cessons de faire le mal ; commençons à pleurer nos pêchés et souffrons tout ce que le bon Dieu voudra nous envoyer. Que notre vie ne soit qu'une vie de regrets, de repentir de nos péchés et d'amour de Dieu, afin que nous ayons le bonheur d'aller nous unir au bon Dieu pendant l'éternité. C'est ce que je vous souhaite.

Source : livresmystiques.com

Saint Carême à tous !

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MessageSujet: 8 mars : Saint Jean de Dieu   Dim 8 Mar 2009 - 17:26

Lettre de Saint Jean de Dieu à Louis-Baptiste


Au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ et de Notre-Dame la Vierge Marie, toujours pure. Dieu avant tout et par-dessus tout ce qui est au monde!

Dieu vous garde, mon frère en Jésus-Christ et fils bien aimé, Louis-Baptiste!
J'ai reçu votre lettre adressée de Jaen; elle m'a causé une grande joie et beaucoup de plaisir. Toutefois, vos maux de dents m'ont bien peiné; car toute douleur qui vous atteint m'attriste et votre bien-être, au contraire, me réjouit.
Vous n'avez trouvé là-bas, me dites-vous, aucune des commodités que vous étiez aller y chercher. Par ailleurs, vous me faites part de votre désir de vous rendre à Valence, j'ignore en quel endroit. Que vous répondre en cette lettre, écrite à l'improviste, pour vous être expédiée aussitôt- Je ne le sais. Telle est ma hâte que je n'ai presque pas le temps de prier Dieu de m'éclairer sur cette affaire. Il serait pourtant nécessaire de la recommander beaucoup à Notre-Seigneur Jésus-Christ et, pour cela, de disposer de plus de temps que j'en ai.
A vous voir souvent si faible, en particulier en ce qui regarde la chasteté, je ne sais que vous dire pour vous faire venir ici. Du reste, Pierre n'est pas parti et j'ignore quand il s'en ira. Il dit bien qu'il veut s'en aller, mais je ne sais au juste quand aura lieu son départ.

Si j'étais sûr que votre présence en cette maison dût être profitable à votre âme et au bien spirituel du prochain, je vous ordonnerais de venir tout de suite; mais je crains qu'il n'en soit autrement. Mieux vaudrait pour vous, ce me semble, passer encore quelque temps dans l'épreuve, jusqu'à ce que vous soyez très bien disposé, accoutumé à souffrir et à faire beaucoup de bien, malgré les contrariétés des plus mauvais jours; .mais, d'un autre côté, c'est aussi mon sentiment que si vous couriez risque de vous perdre, vous feriez bien mieux de venir. En ceci, Dieu sait ce qui est préférable, il connaît la vérité.
C'est pourquoi, à mon avis, avant de quitter cette ville où vous êtes, il vaudrait mieux recommander beaucoup cette affaire à Notre-Seigneur Jésus-Christ. De mon côté, j'en ferai de même ici. Vous devriez aussi m'écrire plus souvent et vous informer, par là, auprès des gens qui voyagent de côté et d'autre. Ils vous diraient ce qu'est ce pays de Valence. Si vous vous y rendez, vous verrez le vénérable corps de saint Vincent Ferrier.

Vous errez çà et là, ce me semble, comme une barque sans rames; souvent, de mon côté, je suis sujet au doute comme un homme sans jugement. Nous sommes donc deux, vous et moi, àne savoir que faire, mais Dieu, qui connaît tout, peut venir à notre aide. Qu'il nous fasse la grâce de nous éclairer et de nous conseiller tous deux!

Vous me paraissez être encore comme la pierre qui roule. Il serait bon, cependant, de vous mettre un peu à mortifier votre chair, à endurer les misères de la vie: faim, soif, déshonneurs, opprobres, chagrins, peines et ennuis, le tout pour Dieu; car si vous veniez ici, il vous faudrait endurer tout cela pour son amour.

Pour tout ce qui vous arrive en bien ou en mal, vous devez rendre grâce à Dieu. Souvenez-vous de Notre-Seigneur Jésus-Christ et de sa sainte Passion. Il a rendu le bien pour le mal et ainsi devez-vous faire, mon fils Baptiste, afin que, quand vous viendrez en cette maison de Dieu, vous sachiez discerner le bien et le mal.

Si vous étiez absolument certain que ce voyage à Valence dût vous perdre, mieux vaudrait venir ici, ou vous rendre à Séville, bref, là où Notre-Seigneur voudra vous diriger.

Venant ici, vous devriez obéir et travailler beaucoup plus que vous ne l'avez fait, être tout entier aux choses de Dieu, enfin, vous dépenser sans cesse au service des pauvres.

La maison vous est ouverte. J'aimerais vous voir devenir de plus en plus vertueux, vous qui êtes pour moi comme un fils et un frère.
Vous trouverez ma lettre bien négligée, car je suis très pressé. Je ne puis non plus vous en dire bien long; j'ignore, en effet, s'il plaît au Seigneur que vous retourniez en cette maison si tôt, ou s'il désire que vous fassiez pénitence là où vous êtes.

Souvenez-vous cependant que, si vous venez, il faut le faire résolument et vous garder beaucoup des femmes, comme du diable.
Déjà s'approche le moment où vous devez prendre un état. Décidé à vous rendre ici, il vous faudrait travailler avec fruit pour Dieu et faire bon marché de " votre peau " et de vos forces. Rappelezvous saint Barthélemy: écorché vif, il emporta sa peau sur les épaules. Ne venez donc pas ici dans le dessein de mener une vie tranquille, mais pour travailler; car les travaux les plus pénibles sont le partage de l'enfant le plus aimé.

Venez, si vous pensez que c'est là ce que vous avez de mieux à faire et si Dieu vous l'inspire. Si, au contraire, il vous semble bon de courir encore le monde et de chercher quelque situation où vous puissiez mieux servir Dieu, agissez en tout comme il vous plaira, à l'exemple de ceux qui vont aux Indes chercher fortune. Faites en sorte de m'écrire en quelque lieu que vous soyez.

Tous les jours de votre vie, ayez le regard fixé sur Dieu et entendez la messe toujours en entier. Confessez-vous souvent; et, si possible, ne vous endormez jamais, le soir, en conscience de péché mortel. Aimez Notre-Seigneur Jésus-Christ par-dessus tout ce qui est au monde; parce que, quel que soit votre amour pour lui, il vous aime bien davantage. Ayez toujours la charité; car là où il n'y a pas de charité, Dieu n'est pas, bien qu'il soit en tout lieu.

Quand je pourrai, je transmettrai vos compliments à Lébrija. Votre lettre, je l'ai remise à Baptiste dans la prison; il en a ressenti une grande joie. Je lui ai dit aussi de préparer une réponse tout de suite, pour pouvoir vous l'expédier. A l'instant, je vais voir si elle est prête.

Votre commission est faite, j'ai salué tout le monde de votre part, les ,grands et les petits, Ortiza et Michel. Pierre m'a dit que si vous venez, vous serez avec lui, jusqu'à son départ, et à son retour aussi, s'il revient.

Je n'ai plus rien à vous dire, sinon à vous souhaiter que Dieu vous garde, vous sauve et vous mette ainsi que tout le monde sur la voie de son saint service.
Je termine, mais ne cesse de prier Dieu pour vous et tous les hommes. Le rosaire, je puis vous l'affirmer, m'a toujours fait grand bien; j'espère que Dieu me fera la grâce de le réciter aussi souvent que je le pourrai et qu'Il le désirera.

Tenez-le-vous pour dit: si vous pensez courir le risque vous perdre, en ce voyage, décidez-vous pour ce qui vous paraîtra le mieux.

Avant de quitter la ville où vous êtes, faites dire quelques messes à l'Esprit Saint et en l'honneur des Rois Mages, vous le pouvez; autrement, la bonne volonté de le faire fira ou, du moins, si elle ne suffisait pas, la grâce de Dieu irait !.

Frère Jean de Dieu, le plus petit de tous, prêt à mourir, Dieu le veut, mais qui attend en silence, espère en Dieu désire servir Notre-Seigneur Jésus-Christ dont il est l'esclave. Amen Jésus!

Moins bon esclave que les autres hommes, je suis, bien des fois, fourbe et traître; je m'en repens, sans doute, beaucoup mais je devrais m'en repentir bien davantage. Que Dieu daigne me pardonner et sauver tout le monde!

Ecrivez-moi tout ce qui se passe là-bas. Je vous envoie ci-incluse une lettre qu'on m'a remise, pour vous la faire parvenir. Par délicatesse, je n'ai pas voulu l'ouvrir et j'ignore si elle est pour vous, ou pour Baptiste de la prison. Lisez-la et, au cas où elle serait pour lui, renvoyez-la-moi, afin que je la lui remette.
Si Baptiste a écrit sa lettre, elle partira avec ces deux-ci.

Maintenant, tenez-vous près de Dieu et marchez en sa présence.

Source : saintjeandedieu.org

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MessageSujet: 9 mars Saint Grégoire de Nysse   Lun 9 Mar 2009 - 17:26

Tristesse du monde et tristesse selon Dieu.


Voilà ce que notre esprit nous a dit au nom des défunts, en empruntant autant que possible leur voix pour nous répondre. Quant à nous, concluons par la parole du grand Paul nos conseils aux personnes accablées par le deuil : “Je ne veux pas, frères, que vous soyez dans l'ignorance au sujet de ceux qui se sont endormis dans la mort, afin que vous ne soyez pas attristés comme les autres, qui n'ont pas d'espérance” (1 Thes. 4,13)[43].
Donc, si nous avons reçu un enseignement digne d'intérêt sur les morts, par les développements philosophiques que notre discours a fournis à leur sujet[44], n'acceptons plus cette tristesse-là, qui est basse et servile, [67] mais s'il faut être attristés, choisissons cette tristesse qui est louable et vertueuse. Car de même que le plaisir est tantôt bestial et irrationnel, tantôt pur et immatériel, de même l'opposé du plaisir se divise en vice et en vertu. Il existe donc aussi une forme de deuil que l'on peut considérer comme heureux (cf. Mat. 5,4) et qu'il ne faut pas rejeter si l'on veut acquérir (cf. 1 Tim. 4,4) la vertu; c'est le contraire de cet abattement qui est irrationnel et servile. En effet, celui qui a connu ce dernier se reprochera par la suite avec regret d'avoir été entraîné au-delà de ce qu'il convient [45], dès lors que la passion eut sur lui le dessus; au contraire, le deuil dit heureux (cf. Mat. 5,4) revêt un air sombre qui ne contient ni regret (cf. 2 Cor. 7,10) ni honte pour ceux qui, grâce à lui, accomplissent une vie vertueuse. Car on est vraiment en deuil lorsque l'on perçoit ces biens que l'on a perdus par sa chute, et que l'on compare cette vie périssable et souillée à cette béatitude intacte dont on jouissait librement avant que l'on fasse de la liberté mauvais usage, en voyant que plus le deuil pèse pour une vie telle que celle-ci, plus vite on acquiert les biens que l'on désire. De fait, la perception de la perte de la beauté suscite un zèle ardent pour les biens désirés.
Puisqu'il existe aussi un deuil salutaire, ainsi que notre discours l'a offert en exemple, comprenez donc, vous qui êtes facilement portés à la passion de la tristesse, que nous ne condamnons pas la tristesse, mais que nous vous conseillons celle qui est bonne, plutôt que celle que nous blâmons. Ne vous attristez donc pas de “la tristesse du monde, qui produit la mort” (2 Cor. 7,10), comme le dit l'Apôtre, mais de “la tristesse selon Dieu” (2 Cor. 7,10), dont la fin est le salut de l'âme [46]. Car les larmes versées au hasard et en vain sur les morts peuvent même entraîner la condamnation de [68] celui qui gère mal ce qui est utile. De fait, si "Celui qui a fait l'univers avec sagesse" (Ps. 103,24) a fixé dans notre nature cette disposition à la tristesse, afin qu'elle nous purifie du péché qui nous dominait auparavant et soit un viatique qui permette d'avoir part aux biens espérés, peut-être celui qui pleure en vain et inutilement sera-t-il accusé par son propre Maître comme, dans l'Évangile (cf. Luc 16,1sq), le mauvais intendant qui a dilapidé inutilement la richesse qui lui avait été confiée; car tout ce qui est utilisé en vue du bien est une richesse qui est comptée parmi les plus précieux des trésors.

Source : gregoiredenysse.com

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MessageSujet: 17 mars : Saint Patrick   Mar 17 Mar 2009 - 17:19

CANON (lorica) de SAINT PATRICK

Je me lève aujourd’hui,
Par une force puissante,
L’invocation à la Trinité,
La croyance à la Trinité,
La confession de l’unité du Créateur du monde.

Je me lève aujourd’hui,
Par la force de la naissance du Christ et de Son Baptême,
La force de Sa Crucifixion et de Sa mise au tombeau,
La force de Sa Résurrection et de Son Ascension,
La force de Sa Venue au jour du jugement.

Je me lève aujourd’hui,
Par la force des ordres des Chérubins,
Dans l’obéissance des Anges,
Dans le service des Archanges,
Dans l’espoir de la Résurrection,
Dans les prières des Patriarches,
Dans les prédictions des Prophètes,
Dans les prédications des Apôtres,
Dans les fidélités des Confesseurs,
Dans l’innocence des Vierges saintes,
Dans les actions des Hommes justes.

Je me lève aujourd’hui,
Par la force du Ciel,
Lumière du Ciel,
Lumière du Soleil,
Éclat de la Lune,
Splendeur du Feu,
Vitesse de l’Eclair,
Rapidité du Vent,
Profondeur de la Mer,
Stabilité de la Terre,
Solidité de la Pierre.

Je me lève aujourd’hui,
Par la force de Dieu pour me guider,
Puissance de Dieu pour me soutenir,
Intelligence de Dieu pour me conduire,
Oeil de Dieu pour regarder devant moi,
Oreille de Dieu pour m’entendre,
Parole de Dieu pour parler pour moi,
Main de Dieu pour me garder,
Chemin de Dieu pour me précéder,
Bouclier de Dieu pour me protéger,
Armée de Dieu pour me sauver :
Des filets des démons,
Des séductions des vices,
Des inclinations de la nature,
De tous les hommes qui me désirent du mal,
De loin et de près,
Dans la solitude et dans une multitude.

J’appelle aujourd’hui toutes ces forces
Entre moi et le mal,
Contre toute force cruelle impitoyable
Qui attaque mon corps et mon âme,
Contre les incantations des faux prophètes,
Contre les lois noires du paganisme,

Contre les lois fausses des hérétiques,
Contre la puissance de l’idolâtrie,
Contre les charmes des sorciers,
Contre toute science qui souille le corps et l’âme de l’homme.

Que le Christ me protège aujourd’hui :
Contre le poison, contre le feu,
Contre la noyade, contre la blessure,
Pour qu’il me vienne une foule de récompenses.

Le Christ avec moi,
Le Christ devant moi,
Le Christ derrière moi,
Le Christ en moi,
Le Christ au-dessus de moi,
Le Christ au-dessous de moi,
Le Christ à ma droite,
Le Christ à ma gauche,
Le Christ en largeur,
Le Christ en longueur,
Le Christ en hauteur,
Le Christ dans le coeur de tout homme qui pense à moi,
Le Christ dans tout oeil qui me voit,
Le Christ dans toute oreille qui m’écoute.
Je me lève aujourd’hui,
Par une force puissante,
L’invocation à la Trinité,
La croyance à la Trinité,
La confession de l’unité du Créateur du monde.

Au Seigneur est le Salut,
Au Christ est le Salut,
Que Ton Salut Seigneur soit toujours avec nous.

Amen ! Amen ! Amen !

Source : catholiquedu.free.fr

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MessageSujet: 18 mars : Saint Cyrille de Jérusalem   Mer 18 Mar 2009 - 19:43

Qui mange ma chair et boit mon sang

C’est donc avec pleine assurance que nous participons au Corps et au Sang du Christ. Car sous forme de pain, c’est le Corps qui t’est donné, et sous forme de vin, c’est le Sang qui t’est donné, pour que tu deviennes, en prenant part au Corps et au Sang du Christ, un seul corps et un seul sang avec le Christ.
De cette manière, nous devenons porteurs du Christ, son Corps et son Sang se diffusant dans nos membres. Et ainsi selon Saint Pierre, nous devenons participants de la nature divine (2 P 1,4).
Ne t’arrête donc pas au pain et au vin comme s’il s’agissait d’eux seuls, car selon l’affirmation du Maître, il s’agit de corps et de sang. Quoi que te suggère la perception des sens, que la foi te rassure. Ne juge pas la réalité d’après le goût mais d’après la foi...
Ce que tu as appris te donne cette certitude : ce qui paraît du pain n’est pas du pain, bien qu’il en ait le goût, mais le Corps du Christ ; et ce qui paraît du vin n’est pas du vin, bien que le goût le veuille, mais le Sang du Christ.
David a dit autrefois dans un psaume : Le pain fortifie le cœur de l’homme pour que l’huile de la joie rayonne sur son visage (Ps 103,15). Fortifie donc ton cœur en prenant ce pain spirituel et réjouis le visage de ton âme.
Et puisses-tu, à visage découvert et en pureté de conscience, refléter comme un miroir la gloire du Seigneur.

Saint Cyrille de Jérusalem

Source : mariedenazareth.com

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MessageSujet: 19 mars : Saint Joseph   Mer 18 Mar 2009 - 21:09

PRIERE A SAINT JOSEPH

Nous recourons à vous
dans notre tribulation,
bienheureux Joseph, et,
après avoir imploré le secours
de votre très sainte Épouse,
nous sollicitons aussi
avec confiance votre patronage.
Par l'affection qui vous a unie
avec la Vierge Immaculée,
Mère de Dieu,
par l'amour paternel
dont vous avez entouré l'Enfant Jésus,
nous vous supplions
de regarder avec bonté
l'héritage que Jésus-Christ
a conquis de son sang,
et de nous assister
de votre puissance
et de votre secours dans nos besoins.

Protégez, ô très sage Gardien
de la divine famille,
la race élue de Jésus-Christ:
préservez-nous, ô Père très aimant,
de toute souillure d'erreur
et de corruption;
soyez-nous propice et assistez-nous,
du haut du ciel,
ô notre très puissant Libérateur,
dans le combat que nous livrons
à la puissance des ténèbres;
et de même que vous avez arraché
autrefois l'Enfant Jésus
au péril de la mort,
défendez aujourd'hui
la sainte Église de Dieu
des embûches de l'ennemi
et de toute adversité.
Accordez-nous votre perpétuelle protection,
afin que, soutenus par votre exemple
et votre secours, nous puissions
vivre saintement et obtenir
la béatitude éternelle du Ciel.

Ainsi soit-il.

AVE, JOSEPH.

Je vous salue,
Joseph, Fils de David,
époux de la bienheureuse Vierge Marie,
de laquelle est né Jésus.

Saint Joseph,
père nourricier de Jésus,
priez pour nous, pécheurs,
maintenant et à l'heure de notre mort.

Ainsi soit-il.

Source : catholicdoors.com

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MessageSujet: 25 mars l'Annonciation du Seigneur   Mer 25 Mar 2009 - 9:16

HYMNE

Quand le genre humain aveuglé
ne croyait qu’à de vaines fables,
il adorait comme son Dieu
le bois et l’airain et la pierre.

En suivant ces chemins d’erreur,
il tomba au pouvoir du diable;
au fond du cachot ténébreux,
il menait une vie d’esclave.

Mais le Christ ne put tolérer
ce désastre où sombraient les hommes;
il refusa que fût détruit
l’ouvrage de son propre Père.

Il revêtit un corps mortel
afin que ce corps ressuscite,
brisant les chaînes de la mort
et portant l’homme jusqu’au Père.

Voici l’anniversaire, ô Christ,
du jour où Dieu, l’auteur du monde,
d’un souffle t’unit au limon,
liant la chair avec le Verbe.

Oh! quelle joie pour l’univers
se prépare au sein de la Vierge,
d’où vont naître les temps nouveaux,
un âge d’or et de lumière!

Toute gloire à toi, ô Jésus,
à toi, qui es né de la Vierge;
même gloire au Père, à l’Esprit,
à travers l’infini des siècles!

Prudence († vers 405)

HYMNE A LAUDES

Tu annonces le salut,
ô jour où l’ange informe la Vierge
de l’accomplissement des promesses
et de la joie qui comblera la terre.

Le Fils éternel,
qui naît du sein éternel du Père,
se soumet au temps
et se choisit une mère en ce monde.

Victime venue expier nos péchés,
il se réduit à la mesure de notre corps,
afin que son sang innocent
lave le crime des coupables.

Vérité incarnée
sous le voile d’un sein virginal
pour te révéler aux âmes pures,
emplis-nous de ta lumière.

Et toi qui, dans ta modestie,
te déclares la servante de Dieu,
maintenant que tu règnes sur les cieux,
sois la patronne des fidèles.

Toute gloire à toi, ô Jésus,
à toi qui es né de la Vierge;
même gloire au Père, à l’Esprit,
à travers l’infini des siècles!

Auteur inconnu

Source : leforumcatholique.org

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MessageSujet: Re: Saint du jour   Mer 25 Mar 2009 - 19:56

:monstran: : sunny

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MessageSujet: 5 avril : Dimanche des Rameaux   Dim 5 Avr 2009 - 7:31

Dimanche des Rameaux le 21 mars 1937,
De Sainte Faustine

21. III.1937. Dimanche des Rameaux. Durant la sainte messe, mon âme a été plongée dans l’amertume et les souffrances de Jésus. Jésus m’a fait connaître combien Il a souffert durant ce cortège triomphal. En écho à l’Hosanna, résonnait dans le Cœur de Jésus- crucifie-Le. Jésus m’a fait ressentir cela de façon particulière.
Le médecin ne m’a pas permis de me rendre à la chapelle pour la Passion malgré mon très grand désir ; cependant j’ai pu prier dans ma chambre. Soudain j’ai entendu la sonnette de la chambre voisine et je suis rentrée, et j’ai rendu service à un grand malade. De retour dans ma chambre, j’ai aperçu tout à coup le Seigneur Jésus qui me dit : Ma fille, le service que tu viens de me rendre, m’a causé une plus grande joie que si tu avais longuement prié. J’ai répondu : Mais ce n’est pas à Toi, ô Jésus, mais à ce malade que j’ai rendu service. Le Seigneur m’a répondu : Oui, ma fille, quoi que tu fasses pour ton prochain- c’est à moi que tu le fais.
+ Ô mon Jésus, donne-moi la sagesse, donne-moi une raison grande et éclairée par Ta lumière, et cela uniquement dans le but de mieux Te connaître, ô Seigneur, car plus je Te connaîtrai, plus ardemment je T’aimerai, unique objet de mon amour. En Toi sombre mon âme, en Toi se fond mon cœur ; je ne sais pas aimer à moitié, mais de toute la force de mon âme et de toute l’ardeur de mon cœur. Tu as Toi-même, ô Seigneur embrasé mon amour pour Toi, en Toi mon cœur a sombré pour l’éternité.

"Petit Journal" de Sainte Faustine Copyright © Missionnaires Pallottins, Editions du Dialogue 1997

BONNE SEMAINE SAINTE!

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MessageSujet: 10 avril : Vendredi Saint   Jeu 9 Avr 2009 - 21:37

Chers amis,

Le 10 avril 2009, Vendredi Saint

Début de la Neuvaine à la Miséricorde Divine.
http://michel.loctin.club.fr/cariboost1/crbst_12.html

Extrait du PETIT JOURNAL de SAINTE FAUSTINE
26. III. 1937
Vendredi Saint

[...] A.trois heures, j'ai prié les bras en croix pour le monde entier. Jésus terminait déjà Sa vie mortelle, j'ai entendu Ses sept paroles, puis Il me regarda et dit : Bien-aimée fille de mon cœur, tu m'es un soulagement parmi de terribles supplices.
Jésus m'ordonne de faire une neuvaine avant la fête de la Miséricorde et je dois la commencer aujourd'hui pour la conversion du monde entier et la connaissance de la Miséricorde Divine. –Pour que chaque âme glorifie ma bonté. Je désire la confiance de mes créatures, exhorte les âmes à une grande confiance en mon insondable
Miséricorde. Que l'âme faible et pécheresse ne craigne pas de s'approcher de moi, car même si elle compte plus de péchés qu'il n'y a de grains de sable sur terre, tout sombrera dans l'abîme de ma Miséricorde.[...]

"Petit Journal" de Sainte Faustine Copyright © Missionnaires Pallottins, Editions du Dialogue 1997

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MessageSujet: 12 avril : Pâques   Dim 12 Avr 2009 - 10:30

Homélie 21
Prononcée devant le peuple
dans la basilique de la bienheureuse Vierge Marie,
le saint jour de Pâques
15 avril 591

La résurrection
Saint Grégoire innove en cette Homélie : pour la première fois, il improvise sans texte préalablement dicté. Pensant que sa parole directe aura plus d’impact sur la foule, il se lance avec confiance, malgré son peu de force physique, car il sait que Dieu l’aidera. Son plan est simple, et il le reprendra très souvent dans le cycle pascal. Il commente d’abord le texte de l’évangile du jour, en soulignant son sens allégorique, puis il s’attache à la méditation du mystère célébré.
I- (1-5) Le prédicateur insiste sur la joie pascale, marquée par le vêtement blanc de l’Ange qui apparaît aux saintes femmes. Notre fête est aussi la fête des Anges : en nous ramenant au Ciel, elle a complété leur nombre. N’ayez pas peur, dit l’Ange : si Dieu est effrayant pour les pécheurs, il est doux pour les justes. Les femmes venues au tombeau sont envoyées prévenir Pierre, et Grégoire donne la raison de cette mention expresse de Pierre. Les Apôtres reverront Jésus en Galilée : ce nom de lieu est riche d’indications spirituelles, que le pape souligne.
II- (6-7) Il parle ensuite du mystère de la résurrection de la chair, que le Seigneur a voulu nous révéler en sa Résurrection. L’orateur explique pourquoi il nous est désormais impossible de douter, et montre comment Samson, qui s’échappa de Gaza avec les portes de la ville sur son dos, est une figure très parlante du Christ ressuscitant. Aimons donc cette fête qui nous ouvre l’accès du Ciel, conclut le saint, et hâtons-nous vers la Patrie.

Mc 16, 1-7
En ce temps-là, Marie-Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates afin d’aller embaumer Jésus. Et le premier jour de la semaine, de grand matin, elles vinrent au tombeau, le soleil étant déjà levé. Elles se disaient entre elles : «Qui nous roulera la pierre qui ferme la porte du tombeau?» Et levant les yeux, elles aperçurent que la pierre avait été roulée de côté. Or elle était fort grande. Entrant alors dans le tombeau, elles virent un jeune homme assis à droite, vêtu d’une robe blanche, et elles en furent saisies de frayeur. Il leur dit : «Ne vous effrayez pas. Vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié; il est ressuscité, il n’est pas ici. Voici le lieu où on l’avait mis. Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu’il vous précède en Galilée. C’est là que vous le verrez, comme il vous l’a dit.»
Dans nombre de mes commentaires d’Evangile, frères très chers, j’ai pris l’habitude de vous parler à l’aide d’un texte dicté [à l’avance]; mais quand le piètre état de mon estomac m’empêche de lire moi-même ce que j’ai dicté, j’en vois certains d’entre vous qui écoutent moins volontiers. Je veux donc me forcer à déroger à cette habitude, et vous commenter le passage du Saint Evangile lu au cours de la messe en m’entretenant directement avec vous au lieu de passer par un texte dicté. Puisse notre parole être reçue comme elle vient, car le ton d’un entretien direct réveille mieux les cœurs assoupis que celui d’un sermon lu : il les secoue, pour ainsi dire, d’une main pleine de sollicitude, afin de les tirer du sommeil.
Il est vrai que je vois mal comment je vais pouvoir suffire à cette tâche; mais si mes forces me trahissent du fait de mon incapacité physique, ma charité leur portera secours. En effet, je sais qui a dit : «Ouvre ta bouche, et je la remplirai.» (Ps 81, 11). Appliquons-nous donc à vouloir cette bonne œuvre, et l’aide de Dieu saura la mener à son achèvement. L’importance même de cette solennité de la Résurrection du Seigneur nous donne l’audace de parler, car il serait vraiment indigne que le jour même où la chair de son Créateur a ressuscité, notre langue de chair taise les louanges qu’elle doit rendre.
2. Vous l’avez entendu, frères très chers : les saintes femmes qui avaient suivi le Seigneur sont venues au tombeau avec des aromates, et entraînées par leur dévouement, elles continuent à servir, même après sa mort, celui qu’elles ont aimé pendant sa vie. Leur conduite n’est-elle pas le signe de ce qui doit s’accomplir dans la sainte Eglise? Car nous devons écouter le récit de leurs actions en méditant sur ce qu’il nous faut faire, à notre tour, pour les imiter. Nous aussi, donc, qui croyons en celui qui est mort, si nous sommes remplis d’un parfum de vertus et que nous cherchions le Seigneur accompagnés d’une réputation de bonnes œuvres, c’est comme si nous nous rendions à son tombeau avec des aromates.
Ces femmes venues avec leurs aromates voient des Anges, car les âmes qui, mues par de saints désirs, marchent vers le Seigneur avec les parfums de leurs vertus voient les habitants de la cité d’en haut. Il nous faut remarquer ce que signifie le fait qu’elles voient l’Ange assis à droite. Que symbolise la gauche, sinon la vie présente, et la droite, sinon la vie éternelle? C’est pourquoi il est écrit dans le Cantique des Cantiques : «Son bras gauche est sous ma tête, et sa droite m’étreint.» (Ct 2, 6). Puisque notre Rédempteur s’était affranchi de la corruption de la vie présente, il était normal que l’Ange venu annoncer sa vie éternelle fût assis à droite. Il est apparu vêtu d’une robe blanche, parce qu’il annonçait les joies de notre fête. L’éclat de son vêtement est le signe de la splendeur de notre solennité. Devons-nous l’appeler notre solennité ou la sienne? Mais pour parler plus exactement, appelons-la à la fois la sienne et la nôtre. La Résurrection de notre Rédempteur fut bien notre fête, parce qu’elle nous a ramenés à l’immortalité; elle fut aussi la fête des Anges, puisqu’en nous faisant revenir au Ciel, elle a complété leur nombre. Un Ange est donc apparu en vêtements blancs en ce jour qui est en même temps sa fête et notre fête, car tandis que la Résurrection du Seigneur nous ramène au Ciel, elle répare les pertes subies par la patrie céleste.
3. Ecoutons ce que l’Ange dit aux femmes quand elles arrivent : «Ne vous effrayez pas.» C’est comme s’il disait clairement : «Ils peuvent bien craindre, ceux qui n’aiment pas la venue des habitants de la cité d’en haut; ils peuvent bien trembler, ceux qu’étouffent les désirs de la chair et qui désespèrent d’arriver à se joindre à leur société. Mais vous, pourquoi trembler? Vous voyez là ceux qui habitent la même cité que vous.»
C’est pourquoi Matthieu décrit ainsi l’apparition de l’Ange : «Son aspect ressemblait à l’éclair, et ses vêtements étaient blancs comme la neige.» (Mt 28, 3). L’éclair évoque l’effroi et la crainte, mais la blancheur de la neige, une douceur caressante. Or le Dieu tout-puissant est à la fois effrayant pour les pécheurs et doux pour les justes; c’est donc bien à propos que l’Ange, témoin de la Résurrection, s’est montré avec un visage pareil à l’éclair et un habit tout blanc, afin que son apparence même terrifiât les réprouvés et rassurât les saints. La même raison explique que le peuple marchant dans le désert ait été précédé la nuit par une colonne de feu, et le jour par une colonne de nuée (cf. Ex 13, 21-22). Car le feu provoque l’effroi, mais la nuée est douce à regarder. Le jour, c’est la vie du juste; la nuit, la vie du pécheur. Aussi Paul déclare-t-il à des pécheurs convertis : «Vous étiez autrefois ténèbres, mais vous êtes à présent lumière dans le Seigneur.» La colonne s’est donc manifestée le jour sous forme de nuée, et la nuit sous forme de feu, parce que le Dieu tout-puissant apparaît à la fois doux pour les justes et effrayant pour les méchants; lorsqu’il vient pour juger, il rassure les premiers par la douceur de sa mansuétude, tandis qu’il terrifie les seconds par la rigueur de sa justice.
Source : jesusmarie.free.fr

Sainte Fête de Pâques à tous

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