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 Evangéliser les évangéliques : Un beau témoignage...

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Gilles
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MessageSujet: Evangéliser les évangéliques : Un beau témoignage...   Dim 10 Oct 2010 - 13:49



Voici le témoignage de Richard Borgman, ancien pasteur évangélique converti au catholicisme, publié dans Dieu est de retour au chapitre Proposer la foi catholique aux autres religions. Suite à la polémique initiée sur le portail évangélique Topchrétien.com (lire ici Richard Borgman), nous le publions dans son intégralité.


Né en 1947 aux Etats-Unis, Richard Borgman est adopté par une famille méthodiste. Il rencontre le Seigneur en 1972 à la faveur de la guérison et de la conversion de sa femme Danelle. Tous deux intègrent une communauté protestante et, en 1976, ils s’installent en Afrique où Dieu les appelés ; ils témoignent pendant quinze années par la compassion et la proclamation de la Parole. En 1998, Richard découvre l’amour maternel de Marie, qui le guérit de la blessure d’abandon qui le poursuivait. Il devient catholique, ainsi que Danelle. Sa conversion au catholicisme bouleverse sa vie, mais une chose ne change pas : toute sa vie est dédiée à l’évangélisation. Cependant, il ne peut plus être missionnaire de la même manière, et il se met à chercher à comment être un missionnaire catholique. C’est alors qu’il découvre, providentiellement, le message de Paray-le-Monial : « voici ce cœur qui a tant aimé les hommes et qui n’a reçu en retour qu’indifférence ». Il comprend qu’il touche au but. Ce qui caractérise l’évangélisation catholique, selon lui, c’est la Miséricorde. Faire connaître la Miséricorde de Dieu aux hommes d’aujourd’hui est pour lui le premier défi de l’évangélisation.

Comment un pasteur évangélique est devenu catholique
Voici comment Richard Borgman explique sa conversion au catholicisme : « en un mot, la compréhension de la Communion des Saints m’a amené après 25 ans de vie de pasteur à la plénitude de la révélation dans l’Eglise Catholique. Les livres écrits depuis – Le Royaume Equilibré de Dieu, Je t’aime Comme Ca, La Genèse de Ton Avenir, Le Coup de Grâce, À la Recherche Jardin Perdu, et Une Vie Conduite par la Miséricorde expliquent bien mon cheminement. »

L’Eglise, c’est la communion des saints
« L’Eglise équivaut pour moi à la Communion des saints, une communion entre l’Eglise des apôtres et l’Eglise glorifiée. L’Eglise est surtout la famille par excellence que le cœur de l’homme recherche. Pendant mes 25 ans de vie comme pasteur et missionnaire évangélique, j’ai toujours ressenti que malgré le fait que j’avais rencontré Jésus pour le Salut, il me manquait encore profondément quelque chose. Avec Jésus nous avons tout, n’est-ce pas ? Mais quand Jésus m’a présenté à Sa Mère, je me suis rendu compte que dans un certain sens, Jésus seul ne suffit pas ! »

La profonde recherche du cœur de l’homme
Pour Richard, « le cœur de l’homme cherche profondément Jésus, Marie et une Famille – qui est l’Eglise. En réalité, mon cœur n’a été réellement comblé que le jour où j’ai trouvé l’Eglise catholique. Il y a de très bonnes choses chez les évangéliques, mais malgré tous les défauts et les imperfections de la Famille, elle tient debout depuis 2000 ans . »

Pourquoi les catholiques devraient-ils évangéliser les évangéliques s’ils connaissent eux aussi le Christ et qu’ils ont tous en commun le kérygme ?
« Comme une de mes élèves me l’a dit un jour, raconte Richard, la plupart des évangéliques aime Jésus… « mal ». Car Jésus n’est pas Jésus sans son Corps. Voilà l’importance de la Communion des Saints. Bien sûr, le Christ est une personne divine que l’on peut connaître et aimer. C’est pourquoi il ne faut pas évangéliser les évangéliques pour leur faire aimer Jésus comme la tête de l’Eglise. Il faut les évangéliser pour leur faire aimer le Corps du Christ. Ce corps du Christ, c’est l’Eglise, car elle est son épouse vivante. Si l’on dit parfois que catholiques et les évangéliques ont en commun le kérygme, pour moi, le kérygme des évangéliques et le kérygme des catholiques sont différents de forme et de fond. Une évangélisation qui n’inclut pas une conversion au niveau de la compréhension profonde de ce qu’est la Communion des saints se trouve biaisée. Pour prendre une métaphore, ce serait comme soutenir que la tête d’une personne serait la personne toute entière. »

Etre « kérygmatiquement corrects »
« Ainsi, poursuit Richard, j’ai assisté à un certain nombre de rassemblements catholiques qui n’étaient pas « kérymatiquement corrects » : ils reflétaient plutôt un protestantisme pur, habillé en tenue catholique. Nous ne pouvons pas oublier que l’Eglise est l’épouse vivante du Christ vivant, que Jésus est présent dans l’Eucharistie, etc. Ma conversion au Christ dans sa plénitude s’est passée au moment de la compréhension profonde de la Communion des Saints, il y a dix ans. C’est donc la clef de mon retour au Jardin Perdu et cela peut l’être pour d’autres évangéliques. »

Ce qu’on peut apprendre des évangéliques et que leur apporter
« Si nous vivons ce que le catéchisme de l’Eglise catholique nous enseigne, nous n’avons rien à apprendre des évangéliques, y compris en ce qui concerne la lecture régulière de la Bible ! Nous avons en revanche à les aimer et leur présenter la vérité que l’Eglise catholique enseigne depuis 2000 ans. Le seul problème réside dans le fait qu’un petit nombre de catholiques ne connaissent pas ou ne vivent pas ce que l’Eglise a toujours enseigné. Personnellement, j’ai tourné en rond dans mon monde évangélique jusqu’au moment où le Christ crucifié m’a présenté à Sa Mère et le reste de la Famille catholique. Tourner en rond, cela peut aussi nous arriver, d’une certaine façon, à nous catholiques, quand nous refusons la totalité du message. »

Message adressé aux frères évangéliques
A la question « Si vous aviez un message à adresser à nos frères évangéliques, lequel serait-il ? », Richard répond : « Je vous aime et s’il vous semble que je m’explique avec une sévérité missionnaire, c’est parce que vous êtes lents à comprendre que Jésus le Chemin veut vous amener au Père et à la Famille qui est là depuis 2000 ans. Rentrez à la Maison. »

Evangéliser les évangéliques en vivant la plénitude de la Révélation
« Pour évangéliser les évangéliques, poursuit Richard, il nous faut être de vrais catholiques, en public comme en privé. Arrêtons d’être trop polis et trop discrets car c’est au prix de l’amour tenace de la Croix. N’invitons des pasteurs dans nos diocèses ou dans nos rassemblements catholiques que s’ils sont assez ouverts pour venir comme des chercheurs de vérité. Savez-vous combien il est facile de devenir pasteur évangélique ? Essayez de devenir prêtre avec un ou deux ans d’études, même si vous avez un charisme extraordinaire. Ce n’est pas pour critiquer, mais l’enseignement pluriséculaire de l’Eglise, son Magistère, les encycliques… sont des trésors pour notre foi et c’est tellement vrai qu’il faut longtemps pour s’en imprégner. Je pense que les catholiques qui deviennent évangéliques sont rarement vraiment catholiques. En effet, il me semble impossible de goûter vraiment à la richesse et à la beauté de Jésus tête et Corps pour ensuite s’en débarrasser. Bien sûr, chacun bénéficie d’une volonté plus ou moins libre mais mon expérience dans cette évangélisation est que tous ceux qui quittent l’Eglise catholique ne vivent pas la plénitude de la Révélation qu’annonce l’Eglise. »

Catholiques et évangéliques ensemble pour évangéliser ?
« Dans notre ministère aux Etats-Unis auprès des plus pauvres, des personnes de toutes confessions viennent pour apprendre comment pratiquer une évangélisation par la Miséricorde avec le porte-à-porte. J’évangélise alors en compagnie de n’importe quelle personne, à la seule condition que cette personne accepte que le message de l’Evangile qu’elle va m’entendre partager est une conversion à aimer la Trinité, Marie et l’Eglise. Enlevez Marie et l’Eglise catholique et vous n’avez plus d’Evangile. Sans eux, vous n’avez qu’une partie de l’Evangile. Peut-on annoncer une Bonne Nouvelle amputée, donc faussée parce qu’elle n’est pas entière ? »

Ce qui a changé dans la vie d’un pasteur devenu catholique
« Ce qui a changé le plus depuis que je suis devenu catholique ? C’est que j’essaye de vivre une vie catholique, justement. Cela me remplit de bonheur. Je médite le Rosaire tous les jours, je prie réellement avec mon épouse. J’aime la messe, l’adoration avec Jésus présent dans l’Eucharistie. Je médite la Miséricorde. Surtout, Jésus crucifié a transformé mes blessures d’amertume en blessures de Miséricorde. Cela n’empêche pas que je suis de plus en plus intrigué par la façon avec laquelle beaucoup de catholiques vivent comme des protestants. J’ai d’ailleurs constaté que ceux qui passent plus de temps avec les protestants qu’avec les catholiques reviennent souvent avec un Evangile affaibli et une certaine agressivité contre Marie, le Pape et les sacrements. D’où mon envie encore plus grande de les faire aimer ! »

Marie, étoile de l’évangélisation ?
« C’est Marie qui m’a évangélisé comme une étoile évangélise la nuit. »

A propos des réticences des protestants à l’égard de la Vierge Marie
« Parfois c’est par l’ignorance. Parfois par les blessures comme celles que j’avais quand j’étais à leur place. Sinon je ne me l’explique pas ! »

Exemple d’une évangélisation envers un évangélique
« Récemment, un jeune évangélique cherchant du travail est venu me voir. J’étais en train de peindre une grande statue de Marie devant notre centre, le Centre Jean Paul II pour la nouvelle évangélisation, aux Etats-Unis. Je lui ai dit qu’on pourrait demander à Marie de prier avec nous pour un boulot. Il m’a dit qu’il ne croyait pas, mais nous avons confié ensemble son problème à Jésus par Marie. Trois jours plus tard, il a reçu une proposition de travail magnifique avec un bon salaire. Maintenant, quand je prêche sur l’amour de Marie et de l’Eglise catholique, il vient après son travail pour traduire en espagnol ! »

A propos de l’actuelle « vague évangélique » en France et de son supposé devenir
« Je ne suis pas « vaguiste », s’amuse Richard, je suis plutôt « Corpiste ». Les mouvements évangéliques vont grandir de plus en plus en France et partout dans le monde parce que nous, catholiques, n’évangélisons pas comme il le faudrait. J’espère me tromper, mais pour le moment les 36 ans de ma petite expérience sur cette question me prouvent le contraire. Il y a une colonisation évangélique dans le monde entier, qui accompagne partout l’influence américaine. »

S’il est vrai qu’une bonne partie de ceux qui viennent au Christ par les évangéliques deviennent ou redeviennent ensuite catholiques…
« Une partie redeviennent catholiques, oui, précise-t-il, mais parfois ils reviennent avec les blessures de leur passage chez les évangéliques. Parfois aussi, ils quittent totalement le christianisme ou circulent de temple évangélique en temple évangélique, cherchant l’église parfaite. »

Après la louange, place à Jésus-Hostie !
A la question de savoir s’il faut s’inspirer des méthodes des évangéliques comme le groupe Hillsong, lesquelles sont parfois décriées comme trop « marketing » pour évangéliser, Richard nous dit : « J’aime beaucoup la louange du groupe Hillsong. Mais après la louange, il faut mettre le Saint Sacrement pour ajouter l’adoration de Jésus présent dans l’Eucharistie. Il suffit de doses « homéopathiques » d’adoration quotidienne devant le Saint Sacrement pour changer l’âme en profondeur, tandis que la louange est seulement une porte d’entrée via des émotions qui ne changent pas nécessairement l’âme profonde. De plus, la louange peut devenir facilement une drogue, tandis que l’adoration silencieuse de Jésus après une vibrante louange assure une conversion profonde. J’aime la louange, mais je préfère une heure d’adoration silencieuse devant Jésus exposé dans le Saint Sacrement qu’une semaine de louange avec Hillsong.
De plus, en tant que catholique, il est parfois difficile de faire du marketing parce que ce que nous avons à offrir est une vie crucifiée. Cela ne se vend pas facilement dans le monde matérialiste d’aujourd’hui ! La différence entre un terroriste et un missionnaire est que le terroriste tue les innocents pour son idéal, tandis que le missionnaire devient martyr pour sauver les innocents. Nous devons donc nous préparer à la Croix plutôt qu’au marketing. »

Evangéliser, une discipline crucifiante qui n’est pas pour se faire plaisir
Toujours à propos des méthodes évangéliques, Richard estime que l’efficacité (le nombre) ne doit pas effacer la fécondité (les fruits réels) : « On ne fait pas des Rolls-Royce ni des disciples de Jésus à la chaîne. Aller à la messe chaque dimanche n’est pas l’objectif premier. C’est plutôt d’aller à la Croix chaque jour dans une discipline crucifiante : « Il disait aussi à la foule : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour, et qu’il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi la sauvera. » (Luc 9, 23-24). »

Etre dans le bon bateau plutôt que surfer sur la vague
Que penser de la 3ème vague chez les catholiques ? « La dernière fois que j’ai répondu à cette question, nous prévient Richard, j’ai perdu la moitié de mes amis catholiques ! Depuis cela la 4ème vague est arrivée. Je ne surfe pas sur les vagues aussi charismatiques qu’elles soient, je suis dans une croisière catholique qui bouge lentement mais sûrement. Etre dans le bon bateau, c’est un critère pour évaluer les différentes activités proposées dans les rassemblements des jeunes. Si ce que nous voulons faire est possible avec le Pape assis à la proue du navire, faisons-le. Sinon, abstenons-nous. C’est une question d’autorité. Qui décide d’où nous devons mener notre barque ? L’été dernier, j’ai participé à un festival marial pendant lequel un jeune m’a demandé gentiment comment moi qui suis supposé libre, je peux appartenir à une communauté avec une grosse structure et une grosse administration. Ma réponse ? Une liberté qui n’est pas canalisée par une structure d’autorité devient vite l’anarchie. Le plus important n’est pas ma liberté dans un bateau à voile, le plus important c’est que la croisière traverse la mer avec tout le monde à bord, même les veilles grands-mères, que j’aime beaucoup, d’ailleurs. »

Différence entre œcuménisme et évangélisation
Lors de son voyage en France en septembre dernier, Benoît XVI soulignait en s’adressant aux évêques, qu’en œcuménisme, « la bonne volonté ne suffit pas ». « Je crois qu’il est bon de commencer par l’écoute, a-t-il dit, puis de passer à la discussion théologique pour arriver enfin au témoignage et à l’annonce de la foi elle-même ». Pour Richard aussi, « tout commence avec l’écoute ». Il cite Saint Luc : « C’est au bout de trois jours qu’ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l’entendaient s’extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! » (Luc 2,46-48). J’aime beaucoup aussi l’Evangile de Jean au chapitre 13, versets 34 à 35 : « Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres. »
« La théologie est importante si non les sentiments règnent, poursuit-il. Ici où j’habite, j’essaye de vivre un vrai œcuménisme en écoutant ce que chacun croit, mais en pleurant la désunion des chrétiens. Il faut bien comprendre ce que nous croyons avant d’ouvrir des ponts avec les autres confessions. La communication est facile avec quelqu’un qui écoute. Les confessions chrétiennes issues de la Réforme écoutent assez bien. Les évangéliques, je dois le dire, un peu moins. Les évangéliques pentecôtistes, encore un peu moins bien… J’ai hâte du jour où nous pourrons tous discuter ensemble de qui est réellement la Vierge Marie ! »

Ce que fait Richard aujourd’hui : toujours évangéliser
« Je suis aux Etats-Unis, à Gainesville en Georgie. Je travaille avec les immigrés très pauvres qui m’enseignent la Miséricorde. Nous faisons beaucoup de porte-à-porte pour devenir en quelque sorte le Cœur de Jésus. Le centre que nous avons fondé accueille toutes sortes de personnes de différentes nations et cultures. Depuis quelques mois, nous avons deux Messes par semaine dans notre centre. Les jeunes volontaires de Fidesco nous aident à nous occuper des besoins matériels et spirituels du quartier. Avec notre grand car, le « Mercy Bus », nous visitons des quartiers pauvres des Etats-Unis pour écouter et apprendre à recevoir puis refléter la Miséricorde. Les reliques de Sainte Marie Madeleine vont passer un mois de carême avec nous, en parcourant avec le Mercy Bus dans quatre différents Etats. »
Combien de temps êtes-vous resté en France ? Comment y avez-vous atterri et que retenez-vous de cette expérience ?
« Avec mon épouse Danelle, nous avons vécu treize ans en France et trente ans dans la francophonie. Après dix-sept ans en Afrique – surtout à Abidjan – Danelle et moi sommes venus en France. Nous aimons beaucoup la France avec sa riche tradition catholique. Grâce à l’Afrique nous avons rencontré le Sacré Cœur de Jésus, grâce à la France nous sommes devenus catholiques. Ce n’est pas magnifique, cela ? Merci Seigneur !

Sa vision de l’évangélisation telle qu’elle est menée en France
« Vaste question, répond Richard, ennuyé. Pourtant je crois que les séminaires de France doivent mieux s’informer et préparer les futurs prêtres au défi évangélique. Beaucoup sont encore en train de former les prêtres pour faire face à la Reforme, pourtant le vrai défi c’est la colonisation évangélique. Cent millions d’évangéliques aux Etats-Unis sont en train d’envoyer des missionnaires partout pour convertir le monde à leur demi-Evangile. Ils sont sincères, mais ils ont, à mon avis, sincèrement tort. Je ne dis pas cela parce que je suis blessé, je le dis parce que je suis guéri ! Amen !

Ce qui manque selon lui aux catholiques de France pour évangéliser davantage
Pour Richard, il faut « mieux comprendre notre foi catholique pour mieux la partager. Enseigner le catéchisme par des méthodes qui feront adhérer spirituellement le cœur de chacun au contenu ». « Combien de personnes que je rencontre sont baptisées catholiques, qui on eu la confirmation mais qui n’ont aucune réelle idée, à les interroger, de ce qu’est être vraiment catholique ? Ensuite, je proposerais à tous les catholiques d’aller pratiquer régulièrement le porte-à-porte pour écouter les autres et partager leur foi catholique. La foi devient réelle lorsqu’on la partage. »

Richard Borgman, apôtre de la miséricorde divine ?
« Mon message de vie est la Miséricorde, c’est vrai. Mais demandez plutôt à mes enfants si je suis un apôtre de la Miséricorde. En tout cas, le monde de ce siècle sera évangélisé par la Miséricorde. J’en parle dans mon dernier livre, Une Vie Conduite par la Miséricorde. »

La miséricorde, un message d’évangélisation pour notre époque
« Toute la puissance divine est au service de la Miséricorde divine, explique-t-il. C’est le temps de l’expression du Sacré Cœur de Jésus manifesté par nos vies dans un monde blessé. La Miséricorde, c’est l’Incarnation, le Cœur de Jésus qui vient en nous laver avec le Sang et l’Eau jaillis de son Côté la misère de l’humanité. C’est l’action de se rendre où la souffrance est grande et surprendre par nos vies miséricordieuses. »

Si seule la grâce sauve…
« C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, à cause de votre foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Cela ne vient pas de vos actes, il n’y a pas à en tirer orgueil. C’est Dieu qui nous a faits, il nous a créés en Jésus Christ, pour que nos actes soient vraiment bons, conformes à la voie que Dieu a tracée pour nous et que nous devons suivre ». (Eph 2, 8-10). Il faut relire le catéchisme de l’Eglise catholique. J’aime beaucoup la Grâce du Sacrement du Baptême. Je dirais plutôt : seule la Miséricorde sauve. »
Pour en savoir plus sur Dieu est de retour : Dieuestderetour.com

Source: www.anuncioblog.com

UN SEUL CHEMIN study Ville de Québec - Canada cheers
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DamienH
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MessageSujet: Re: Evangéliser les évangéliques : Un beau témoignage...   Dim 10 Oct 2010 - 14:22

Citation :
s’il vous semble que je m’explique avec une sévérité missionnaire, c’est parce que vous êtes lents à comprendre que Jésus le Chemin veut vous amener au Père et à la Famille qui est là depuis 2000 ans. Rentrez à la Maison
cheers
Super témoignage! Que c'est beau la simplicité bouleversante des mots de quelqu'un qui a la foi...
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Françoise
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MessageSujet: Re: Evangéliser les évangéliques : Un beau témoignage...   Lun 18 Oct 2010 - 6:53

Oui, ce Richard Borgman est extraordinaire!
Ses yeux sont d'une profondeur inouïe!

L'Esprit Saint parle à travers lui, c'est certain.

Seigneur, apprends nous à évangéliser sans relâche Rolling Eyes .

____________________
"Si mon âme se désole je me souviens de toi mon Dieu"
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MessageSujet: Re: Evangéliser les évangéliques : Un beau témoignage...   

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Evangéliser les évangéliques : Un beau témoignage...
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