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 Vos meilleures documents (hors musique !)

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boisvert
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MessageSujet: Vos meilleures documents (hors musique !)   Sam 30 Mar 2013 - 14:47

J'ouvre ce fil en vous invitant à poster ici les vidéos que vous trouvez amusantes ou intéressantes, surprenantes, bref, un bon moment que vous avez envie de partager.

Allez, je commence !


Savez- vous ce qu'est un "fly-by" ? C'est le passage bas d'un avion au-dessus d'une piste : voici le plus amusant que j'ai pu trouver :





Et tout d'un coup, le gentleman reporter utilise un de ces langages... pas très flegmatique pour un sujet de sa Majesté britannique !!!


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Dernière édition par boisvert le Jeu 4 Avr 2013 - 14:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vos meilleures documents (hors musique !)   Sam 30 Mar 2013 - 14:50


J'avais placé la vidéo qui suit dans les "bonnes nouvelles", car je la trouve irrésistibl
e !






Dernière édition par boisvert le Ven 18 Sep 2015 - 14:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vos meilleures documents (hors musique !)   Sam 30 Mar 2013 - 14:58

Plus sérieux, cet orateur extraordinaire, que j'aime beaucoup:


Il nous explique comment un "scribe instruuit du royaume des Cieux", peut devenir capable de retirer de son trésor ... quelque chose de neuf - car normalement un trésor ne peut contenir que ce qu'on y a mis - donc de l'ancien !

Voici son explication:



On n'est pas obligé de le suivre dans son raisonnement, mais son expression est formidable, non ?



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MessageSujet: Re: Vos meilleures documents (hors musique !)   Lun 1 Avr 2013 - 11:20

Spinoza et la connaissance de Dieu.


Amour de l'autre, amour de Dieu (1/2)
La connaissance de Dieu selon Spinoza (10 min)
Jacqueline Lagrée - philosophe


http://www.akadem.org//sommaire/themes/philosophie/les-grands-penseurs/baruch-spinoza/la-connaissance-de-dieu-selon-spinoza-08-04-2005-6525_293.php

En philosophie, comme il est intéressant de pouvoir réécouter pour mieux suivre !


zenattitude


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MessageSujet: Re: Vos meilleures documents (hors musique !)   Mar 2 Avr 2013 - 5:35

Les monthy pythons et le ministère de la démarche débile !





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MessageSujet: Re: Vos meilleures documents (hors musique !)   Mar 2 Avr 2013 - 11:43

En visite pastorale en Sicile, le Pape Jean-Paul II interpelle les responsables de la mafia et les pousse à se convertir "avant le jugement de Dieu" !







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MessageSujet: Re: Vos meilleures documents (hors musique !)   Mar 2 Avr 2013 - 11:58

Le député britannique Nigel Farage appelle à une révolution démocratique en Europe :





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MessageSujet: Re: Vos meilleures documents (hors musique !)   Mar 2 Avr 2013 - 13:24

C'est une expérience que j'ai déjà rapportée en son temps. Au cours de l'hiver 2009-2010, j'ai été très malade - la fièvre fut si forte que, pour pouvoir conduire ma voiture afin d'aller, en pleine nuit, trouver un pharmacien de garde, je dus prendre une douche chaude, tiède, puis presque froide: mon coeur a cessé de battre la chamade, j'ai pris ma voiture - il devait être trois heures du matin - et j'ai trouve la pharmacie de garde.

Au cours du reste de cette nuit-là, épouvanté d'abord par un sentiment de solitude écrasante, je me suis mis à prier, mais pas tout à fait comme d'habitude: c'était beaucoup plus pressant, fort, cela sortait du fond du coeur. A un moment, une image intérieure s'est présentée à ma contemplation: c'était une toile que j'avais contemplée sur ce forum:


Je n'avais même pas sous les yeux une vulgaire photocopie de la toile (*), mais c'est comme si je m'étais retrouvé devant la toile, et quasiment comme "à l'intérieur" de la toile. Et au bout d'un moment, je me suis apaisé complètement. A partir de ce moment, j'ai été réconcilié (si l'on peut dire) avec la maladie. J'ai guéri. J'ai dû passer certains examens pénibles - avec quelques angoisses en arrière-plan (comme tout homme qui entre dans la cinquantaine par une prostatite...), mais j'étais réconcilié avec la vie. Ce moment de souffrance m'aura fait grandir à mes propres yeux - ou si l'on préfère: aura fait grandir ma foi. Ma souffrance ne fut certes pas inutile et j'aurais perdu beaucoup si quelqu'un m'en avait désapproprié !

(*) Deutsch: Ecce Homo
English: Christ as the Man of Sorrows
Albrecht Dürer
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MessageSujet: Re: Vos meilleures documents (hors musique !)   Mar 2 Avr 2013 - 13:29

Québec : l'homme de la prophétie ?






Le 24 juillet 1967, invité à l'Exposition universelle de Montréal, le Général de Gaulle choque en prononçant un discours qui se termine par « Vive le Québec libre! ».


Un moment extraordinaire - quel bonhomme !
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MessageSujet: Re: Vos meilleures documents (hors musique !)   Mar 2 Avr 2013 - 14:13

Le magnifique itinéraire de Simone Weil, juive convertie, qui explora et mit en forme philosophique sa rencontre avec l'autre, dans sa beauté, mais aussi sa souffrance et son malheur. Au bout de sa démarche, la rencontre avec le Christ, qu'elle n'avait pas imaginée possible.







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MessageSujet: Re: Vos meilleures documents (hors musique !)   Mer 3 Avr 2013 - 13:17

Récitation de Jean de Lafontaine ... malgré petit défaut de prononciation !...







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MessageSujet: Re: Vos meilleures documents (hors musique !)   Mer 3 Avr 2013 - 13:44

Voici un poème spiritualiste que j'avais entendu au cours de la diffusion de la Croisièe Jaune, expédition Citroën qui fit un tour du monde dans les années trente. Le père Teilhard en fit partie :



D’abord, tout en bas, il y al es faux seigneurs,
Et je ne parlerai pas de ceux-là,
Car ils se croient supérieurs aux simples.

Au-dessus, il y a les simples.
Au-dessus des simples,
Il y a les vrais seigneurs.

Parmi les vrais seigneurs,
Il y a les seigneurs de la parole.
Mais la parole est creuse
Comme un corps sans âme.

Au-dessus, il y a les seigneurs de la pensée.
Mais la pensée est vaine
Comme une âme inincarnée.

Au-dessus, il y a les seigneurs du geste.
Et le geste est l’équilibre
De l’âme avec le corps.

Au-dessus, il y a les seigneurs de l’esprit.
Et l’esprit domine le geste
Car il existe sans être matériel.

Au-dessus, il y a les seigneurs de l’âme.
Parce qu’ils ont pour aspiration
D’être des simples,
Et parce qu’ainsi
Le cercle est refermé


.
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Hélène
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MessageSujet: Re: Vos meilleures documents (hors musique !)   Mer 3 Avr 2013 - 15:00

J'aiiiimmmme le Ministry of silly walk !!! Very Happy

John Cleese... I love you

____________________
"Ausculta", écoute : "Inclina aurem cordis tui", incline l'oreille de ton coeur...(Premières paroles du Prologue de la Règle de saint Benoît)
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MessageSujet: Re: Vos meilleures documents (hors musique !)   Jeu 4 Avr 2013 - 13:42

Mesdames et Messieurs,

J'ai l'honneur de vous présenter le Président le plus PAUVRE du monde. Un homme qui fut

l'ami de mon ex beau-frère, Mario (décédé), ancien membre des "Tupamaros", qui subit des tortures en même

temps que ledit président. Si ce président vit ainsi, il dit pourquoi : il a eu six balles dans le

corps et il est demeuré des dizaines d'année dans les geoles de la junte au pouvoir dans son pays - du temps de la

dictature chilienne.










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MessageSujet: Re: Vos meilleures documents (hors musique !)   Jeu 4 Avr 2013 - 13:55

Mon meilleur film depuis longtemps ! :









Et l'histoire authentique du roi d'Angleterre qui bégayait... et devait prononcer "le" discours de sa vie, lors de l'entrée

en guerre de l'Angleterre.



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MessageSujet: Re: Vos meilleures documents (hors musique !)   Jeu 4 Avr 2013 - 14:02

Hommage à Abraham, notre père dans la foi -


Note préliminaire : j'ai redécouvert ce texte, issu de « Crainte et Tremblement » de S. Kiergegaard, dans une traduction de P-H. Tisseau, publié aux Editions Aubier (mais sans date d'édtion!) Je l'ai trouvé à ce point intéressant et riche à lire que je me propose d'en recopier ici au moins le texte principal qui fait l'éloge d'un personnage que nous connaissons tous mais que l'auteur ne cite qu'à la fin de ce long préliminaire que je recopie tel quel, sans y changer un seul mot. Même les mots mis en italique sont ceux de l'édition que j'ai acquise :

« Si l'homme n'avait pas de conscience éternelle, si au fond de toutes choses, il n'y avait qu'une puissance sauvage et bouillonnante, produisant toutes choses, le grand et le futile, dans le tourbillon d'obscures passions; si le vide sans fond, que rien ne peut combler, se cachait sous les choses, que serait la vie, sinon le désespoir ?

S'il en était ainsi, si l'humanité n'avait pas de lien sacré, si les générations se renouvelaient comme le feuillage des forêts, s'éteignaient l'une après l'autre comme le chant des oiseaux dans les bois, traversaient le monde comme le navire l'océan, ou le vent le désert, acte aveugle et stérile; si l'éternel oubli, toujours affamé ne trouvait pas de puissance assez forte pour lui arracher la proie qu'il épie, quelle vanité et quelle désolation serait la vie !

Mais tel n'est pas le cas; comme il a créé l'homme et la femme, Dieu a aussi formé le héros et le poète ou l'orateur. Celui-ci ne peut rien accomplir de ce que fait celui-là; il ne peut que l'admirer, l'aimer et se réjouir en lui. Non moins que lui, pourtant, il est favorisé; car le héros est pour ainsi dire le meilleur de son être, ce dont il est épris, heureux de ne pas l'être lui-même, afin que son amour soit fait d'admiration.
Le poète est le génie du ressouvenir. Il ne peut rien, sinon rappeler, sinon admirer ce qui fut accompli ; il ne tire rien de son propre fonds, mais il est jaloux du dépôt dont il a la garde. Il suit le choix de son cœur : à peine a-t-il trouvé l'objet de sa recherche, il va de porte en porte dire ses chants et ses discours, pour que tous partagent son admiration pour le héros et en soient fiers comme lui.

Telle est son action, son humble tâche, son loyal service dans la maison du héros. S'il est ainsi fidèle à son amour, il entre dans la compagnie du héros qui l'aime d'un amour également fidèle, car le poète est pour ainsi dire le meilleur être du héros, débile assurément comme un ressouvenir, mais aussi transfiguré comme lui.

C'est pourquoi nul ne sera oublié de ceux qui furent grands ; et s'il faut du temps, si même le nuage de l'incompréhension dissipe la figure du héros, son amant vient pourtant ; et plus tarde sa venue, plus aussi il s'attache fidèlement à lui.

Non ! Nul ne passera de ceux qui furent grands, chacun selon sa manière et selon la grandeur qu'il aima. Car qui s'aima lui-même fut grand par sa personne, et qui aima autrui fut grand en se donnant ; pourtant, qui aima Dieu fut le plus grand de tous.

Les grands hommes seront célébrés dans l'histoire ; mais chacun deux fut grand selon qu'il espéra. L'un fut grand dans l'espoir qui attend le possible, un autre dans l'espoir des choses éternelle ; mais celui qui voulut attendre l'impossible fut le plus grand de tous.

Les grands hommes seront gardés dans la mémoire, mais chacun d'entre eux fut grand suivant l'importance de ce qu'il combattit. Car qui lutta contre le monde fut grand en triomphant du monde, et qui lutta contre lui-même fut grand par sa victoire sur lui-même ; mais celui qui lutta contre Dieu fut le plus grand de tous.

Tels furent les combats livrés sur cette terre: homme contre homme, un contre mille ; mais celui qui lutta contre Dieu fut le plus grand de tous. Tels furent les combats engagés ici-bas : l'un vint à bout de l'autre en usant de sa force, l'autre désarma Dieu par sa propre faiblesse . L'on en vit s'appuyer sur eux-mêmes et triompher de tout, et d'autres, forts de leur force, tout sacrifier. Mais celui qui crut en Dieu fut le plus grand de tous.

Et il y eut des hommes grands par leur énergie, leur sagesse, leur espérance ou leur amour ; mais Abraham fut le plus grand de tous, grand par l'énergie dont la force est faiblesse, grand par la sagesse dont le secret est folie, grand par l'espoir dont la force est démence, grand par l'amour qui est la haine de soi-même.


(A suivre)
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MessageSujet: Re: Vos meilleures documents (hors musique !)   Ven 5 Avr 2013 - 5:07

C'est par la foi qu'Abraham quitta le pays de ses pères et fut étranger en terre promise (Hébreux 11,9). Il laissa une chose, sa raison terrestre et en prit une autre, la foi ; sinon, songeant à l'absurdité du voyage, il ne serait pas parti. C'est par la foi qu'il fut un étranger en terre promise, où rien ne lui rappelait ce qu'il aimait, tandis que la nouveauté de toutes choses mettait en son âme la tentation d'un douloureux regret.

Cependant, il était l'élu de Dieu, en qui l’Éternel avait sa complaisance ! Certes, s'il avait été un déshérité, banni de la grâce divine, il eût mieux compris cette situation qui semblait une raillerie sur lui et sur sa foi. Il y eut aussi dans le monde celui qui vécut exilé de sa patrie bien-aimée. Il n'est pas oublié, ni ses complaintes où, dans la mélancolie, il chercha et trouva ce qu'il avait perdu.Abraham n'a pas laissé de lamentations. Il est humain de se plaindre, humain de pleurer avec celui qui pleure, mais il est plus grand de croire, et plus bienfaisant de contempler le croyant.

C'est par la foi (Gal . III - 8 ) qu'Abraham reçut la promesse que toutes les nations de la terre seraient bénies en sa postérité. Le temps passait, la possibilité restait, Abraham croyait. Le temps passa, le soir fut à son déclin, et cet homme n'eût point la lâcheté de renoncer à son espoir ; aussi ne sera-t-il jamais oublié non plus. Puis il connut la tristesse, et le chagrin, loin de le décevoir comme la vie, fit pour lui tout ce qu'il put et, dans ses douceurs, lui donna la possession de son espérance trompée. Il est humain de connaître la tristesse, humain de partager la peine de l'affligé, mais il est plus grand de croire et plus réconfortant de contempler le croyant.

Abraham ne nous a pas laissé de lamentations. Il n'a pas tristement compté les jours à mesure que le temps passait ; il n'a pas regardé Sara d'un œil inquiet pour voir si les années creusaient des rides sur son visage ; il n'a pas arrêté la course du soleil (Josué X, 12) pour empêcher Sara de vieillir, et son attente avec elle ; pour apaiser sa peine, il n'a pas chanté à Sara un triste cantique. Il devint vieux et Sara fut raillée dans le pays ; cependant, il était l'élu de Dieu et l'héritier de la promesse, que toutes les nations de la terre seraient bénies en sa postérité.

N'eût-il pas mieux valu qu'il ne fût pas l'élu de Dieu ? Qu'est-ce donc qu'être l'élu de Dieu ? C'est se voir refuser au printemps de la vie le désir de la jeunesse, pour en obtenir l'exaucement dans la vieillesse après de grandes difficultés. Mais Abraham crut et garda fermement la promesse à laquelle il aurait renoncé s'il avait chancelé. Il aurait alors dit à Dieu : « ce n'est pas peut-être pas ta volonté que mon désir se réalise ; je renonce donc à mon vœu, mon unique, où je mettais ma félicité. Mon âme est droite et ne recèle pas de secrète rancune devant ton refus ».
Il n'aurait pas été oublié ; il en aurait sauvé beaucoup par son exemple, mais il ne serait pas devenu le père de la foi ; car il est grand de renoncer à son vœu le plus cher, mais plus grand de le garder après l'avoir abandonné ; il est grand de saisir l'éternel, mais plus grand de garder le temporel après y avoir renoncé.

(A suivre)
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MessageSujet: Re: Vos meilleures documents (hors musique !)   Ven 5 Avr 2013 - 5:09

Puis les temps furent accomplis. Si Abraham n'avait pas cru, Sara serait sans doute morte de chagrin, et lui, rongé de tristesse, n'aurait pas compris l'exaucement, mais en aurait souri comme d'un rêve de jeunesse. Mais Abraham crut ; aussi resta-t-il jeune : car celui qui espère toujours le meilleur vieillit dans les déceptions, et celui qui s'attend toujours au pire est de bonne heure usé, mais celui croit conserve une jeunesse éternelle.

Bénie soit donc cette histoire ! Car Sara, bien qu'avancée en âge, fut assez jeune pour désirer les joies de la maternité, et Abraham, malgré ses cheveux gris, fut assez jeune pour désirer d'être père. A première vue, le miracle, c'est l'événement qui arriva selon leur espérance ; mais au sens profond, le prodige de la foi, c'est qu'Abraham et Sara furent assez jeunes pour désirer, et que la foi garda leur désir, et par là leur jeunesse. Il vit l'exaucement de la promesse et l'obtint par la foi, et cela arriva selon la promesse et selon la foi ; car Moïse frappa le rocher de son bâton, mais il ne crut pas (Nb, XX, 11).

Alors, il y eut de la joie dans la maison d'Abraham, et Sara fut l'épouse des noces d'or.

Pourtant, ce bonheur ne devait pas durer ; une fois encore, Abraham devait connaître l'épreuve. Il avait lutté contre la sournoise puissance à laquelle rien n'échappe, contre l'ennemi dont la vigilance n'est jamais en défaut le long des années, contre le vieillard qui survit à tout, il avait lutté contre le temps et gardé la foi.

Alors, toute la terreur du combat se concentra en un instant : « Et Dieu mit Abraham à l'épreuve et lui dit : prend ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac ; va-t'en au pays de Morija, et là, offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je te dirai. »

Ainsi, tout était perdu, ô malheur plus terrible que si le désir n'eût jamais été exaucé ! Ainsi, le Seigneur ne faisait que se jouer d'Abraham ! Voici qu'après avoir réalisé l'absurde par un miracle, il voulait maintenant voir son œuvre à néant. Quelle folie ! Mais Abraham n'en rit pas comme Sarah (Gen XVIII, 12) quand la promesse leur fut annoncée. Soixante-dix ans de l'attente la plus fidèle, et la courte joie de la voir exaucée. Qui donc est-il, celui qui arrache le bâton de la main du vieillard, qui est-il pour exiger que le vieux père le brise lui-même ? Qui est-il, pour rendre inconsolable un homme aux cheveux gris en exigeant qu'il soit l'instrument de son propre malheur ? N'y a-t-il point de compassion pour le vénérable vieillard et l'enfant innocent !

Et pourtant, Abraham était l'élu de Dieu, et c'était le Seigneur qui infligeait l'épreuve. Tout allait donc être perdu ! Le magnifique renom de la race à venir, la promesse de la postérité d'Abraham, ce n'était là que l'éclair d'une fugitive pensée du Seigneur qu'il incombait maintenant à Abraham d'effacer. Ce fruit magnifique (Gen XII, 2) aussi vieux que la foi dans le cœur d'Abraham, et de longues années plus âgé qu'Isaac, ce fruit de la vie d'Abraham, sanctifié par la prière, mûri dans la lutte, cette bénédiction sur les lèvres du père, voici que ce fruit allait lui être ravi et perdre tout sens ; quel sens en effet revêtait le fruit de la promesse quand il fallait sacrifier Isaac !

(A suivre)
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MessageSujet: Re: Vos meilleures documents (hors musique !)   Ven 5 Avr 2013 - 5:10

Cette heure de tristesse et pourtant bienheureuse, où Abraham devrait dire adieu à tout ce qu'il aimait quand, soulevant une dernière fois sa tête vénérable, la face resplendissante comme celle du Seigneur, il recueillerait son âme pour donner la bénédiction, dont oa vertu s'étendrait sur tout les jours d'Isaac, cette heure-là ne viendrait pas ! Car Abraham devait dire adieu à son fils, en demeurant lui-même ici-bas ; la mort devait les séparer mais en faisant d'Isaac sa proie. Le vieillard ne devait pas à son lit de mort étendre avec joie sa mains sur son enfant pour le bénir, mais, las de la vie, lever le bras sur lui en un geste meurtrier. Et Dieu l'éprouvait. Malheur ! Malheur au messager venu porter cette nouvelle. Qui donc avait osé se faire l'émissaire d'une telle désolation ? Mais c'était Dieu qui éprouvait Abraham.

Pourtant, Abraham crut et crut pour cette vie. Certes, si sa foi avait simplement concerné une vie à venir, il aurait sans doute aisément tout dépouillé, pour sortir d'un monde auquel il n'appartenait plus. Mais la foi d'Abraham n'était pas de cette sorte, s'il y en a de telle ; car, à vrai dire, ce n'est pas la foi, mais sa plus lointaine possibilité, qui devine son objet à l'horizon le plus reculé, quoique séparée de lui par un abîme où se démène le désespoir.

Mais Abraham avait la foi pour cette vie ; il croyait qu'il vieillirait dans le pays, honoré du peuple, béni dans sa postérité, inoubliable en Isaac, son amour le plus cher en cette vie, et qu'il embrassait avec une affection bien mal exprimée quand on dit qu'il accomplissait fidèlement son devoir paternel, d'ailleurs, suivant le texte : « ton fils, celui que tu aimes » (Gen XXII, 2). Jacob eut douze fils et en aima un ; Abraham n'en eut qu'un, celui qu'il aimait.

Mais Abraham crut et ne douta point ; il crut l'absurde. S'il avait douté, il aurait agi autrement ; il aurait accompli un acte grand et magnifique ; car aurait-il pu faire autre choses ? Il serait allé à la montagne de Morija, il aurait fendu le bois, allumé le bûcher, tiré le couteau – il aurait crié à Dieu : « ne méprise pas ce sacrifice ; ce n'est pas ce que je possède de meilleur, je le sais bien ; qu'est-ce en effet qu'un vieillard auprès de l'enfant de la promesse ? Mais c'est le meilleur que je puisse te donner. Fais qu'Isaac n'en sache jamais rien, afin que sa jeunesse le console. » Il se serait enfoncé le couteau dans le sein. Le monde l'aurait admiré, et son nom n'aurait pas été oublié ; mais une chose est d'être admiré, et une autre d'être l'étoile qui guide et sauve l'angoissé.

Mais Abraham crut. Il ne pria pas pour lui, pour toucher le Seigneur ; il ne s'avança en suppliant que lorsqu'un juste châtiment descendit sur Sodome et Gomorrhe.

Nous lisons (Gen XXII, 1) dans l'Ecriture : « et Dieu mit Abraham à l'épreuve et lui dit : Abraham, Abraham, où es-tu ? Et Abraham répondit : me voici ! » Toi, à qui mon discours s'adresse, en as-tu fait autant ? Quand tu as vu venir de loin les coups du sort, n'as-tu pas dit aux montagnes : « cachez-moi » (Luc XXIII, 30) et aux coteaux : « tombez sur moi ! » Ou, si tu fus plus fort, ton pied ne s'est-il pas avancé bien lentement sur la bonne voie, n'as-tu pas soupiré après les vieux sentiers ? Et, quand l'appel a retenti, as-tu gardé le silence, as-tu répondu, tout bas, peut-être, en un murmure ? Abraham, lui, ne répondit pas ainsi ; avec joie et courage, plein de confiance et à pleine voix, il dit : « me voici ! »

Nous lisons encore (Gen XXII, 3) : « et Abraham se leva de bon matin. » Il se pressa comme pour une fête, et de bon matin il fut à l'endroit désigné, sur la montage de Morija. Il ne dit rien à Sara, rien à Eliézer : qui d'ailleurs pouvait le comprendre ? Et la tentation, de par sa nature, ne lui avait-elle pas imposé le vœu du silence ?

« Il fendit le bois, il lia Isaac, il alluma le bûcher, il tira le couteau. »

Mon cher auditeur ! Bien des pères ont cru perdre en leur enfant leur plus précieux trésor au monde, et être dépouillés de toute espérance à venir ; mais aucun fils n'a été l'enfant de la promesse au sens où Isaac le fut pour Abraham. Bien des pères ont perdu leur enfant, mais il leur fut pris par la main de Dieu, par l'insondable et immuable volonté du Tout-puissant. Tout autre est le cas d'Abraham. Une plus lourde épreuve lui était réservée, et le sort d'Isaac se trouva dans la main d'Abraham tenant le couteau. Telle était la situation du vieillard devant son unique espérance !
Mais il ne douta point, il ne regarda point d'un œil angoissé à droite ou à gauche, il ne fatigua point le ciel de ses prières. Donc le Tout-puissant l'éprouvait, il le savait, et il savait que ce sacrifice était le plus lourd qu'on pût lui demander ; mais il savait aussi que nul sacrifice n'est trop lourd quand Dieu le demande – et il tira le couteau.


(A suivre)
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MessageSujet: Re: Vos meilleures documents (hors musique !)   Ven 5 Avr 2013 - 5:11

Qui donna la force au bras d'Abraham, qui tint sa droite levée et l'empêcha de retomber, impuissante ? Le spectateur de cette scène en est paralysé. Qui donna la force à l'âme d'Abraham et empêcha ses yeux de s'enténébrer au point de ne voir ni Isaac ni le bélier ? Le spectateur de cette scène en devient aveugle. - Et pourtant, sans doute, rare est l'homme qui en devient aveugle et paralysé, et plus rare encore, l'homme qui raconte dignement ce qui s'est passé. Nous le savons tous: ce n'était qu'une épreuve.

Si Abraham avait douté sur la montagne de Morija, s'il avait regardé autour de lui dans l'irrésolution, si, en tirant le couteau, il avait par hasard aperçu le bélier, si Dieu avait permis de le sacrifier à la place d'Isaac - alors il serait revenu chez lui, tout resté comme avant; il aurait eu Sara près de lui, il aurait conservé Isaac, et pourtant, quel changement ! Car sa retraite aurait été une fuite, son salut un hasard, sa récompense une confusion et son avenir peut-être la perdition. Alors, il n'aurait témoigné ni de sa foi, ni de la grâce de Dieu, mais il aurait montré combien il est terrible de gravir la montagne de Morija. Alors, Abraham n'aurait pas été oublié, ni la montagne de Morija. Elle aurait été citée non comme l'Ararat où l'arche s'arrêta, mais comme un lieu d'effroi: "c'est là", eût-on dit, "qu'Abraham a douté".

Abraham, père vénérable ! Quand tu revins chez toi de Morija, tu n'eus aucunement besoin d'un panégyrique pour te consoler d'une perte; car, n'est-ce pas, tu avais tout gagné, et gardé Isaac ? Désormais, le Seigneur ne te le prit plus et l'on te vit joyeux à table avec ton fils dans ta demeure, comme là-haut pour l'éternité.

Abraham, père vénérable ! Des milliers d'années se sont écoulées depuis ces jours, mais tu n'as pas besoin d'un admirateur attardé pour arracher par son amour ta mémoire aux puissances de l'oubli; car toute langue te rappelle - et pourtant tu récompenses qui t'aime plus magnifiquement que personne; tu le rends là-haut bienheureux en ton sein, et tu captives ici bas son regard et son cœur par le prodige de ton action.

Abraham, père vénérable ! Second père du genre humain ! Toi qui le premier as éprouvé et manifesté cette prodigieuse passion qui dédaigne la lutte terrible contre la fureur des éléments et les forces de la création pour combattre avec Dieu, toi qui le premier as ressenti cette passion sublime, expression sacrée, humble et pure, de la divine frénésie, toi qui as fait l'admiration de païens, pardonne à celui qui a voulu parler à ta louange, s'il s'est mal acquitté de sa tâche. Il a parlé humblement, selon le désir de son coeur; il a parlé brièvement, comme il convenait; mais il n'oubliera jamais qu'il t'a fallu cent ans pour recevoir contre toute attente le fils de la vieillesse et que tu as dû tirer le couteau pour garder Isaac; il n'oubliera jamais qu'à cent trente ans, tu n'étais pas allé plus loin que la foi.

S. Kiergegaard
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MessageSujet: Re: Vos meilleures documents (hors musique !)   Ven 5 Avr 2013 - 6:39

L'usine-prison : ce qui attend nos jeunes chômeurs ?

J'ai cru que j'avais des mauvaises pensées, jusqu'au jour où j'ai découvert le site d'où j'ai extrait ces informations :

« American gulag ». C’est ainsi que le général Barry McCaffrey, « Tsar antidrogue » de l’administration Clinton, décrivait en 1996 le système carcéral des États-Unis. Une exagération ? Non, à en juger par les derniers chiffres officiels. Avec 2,1 millions d’hommes, femmes et adolescents derrière les barreaux en 2001, les États-Unis avaient la plus grande population carcérale au monde, et avec 686 prisonniers pour 100 000 habitants, ils battaient le record mondial du taux d’incarcération préalablement détenu par... la Russie.

Le taux d’incarcération américain est de 5 à 11 fois plus élevé que celui des pays de l’Union européenne, et 7,6 fois plus que le français.

Le seul Texas emprisonne plus de monde que la France, le Royaume-Uni et le Benelux réunis.

Si aux adultes emprisonnés on ajoute ceux qui sont en liberté sur parole et en conditionnelle, ce sont 6,6 millions de personnes qui sont actuellement soumises à contrôle pénal, contre 1,8 million en 1980. Officiellement, cette « explosion carcérale » a été justifiée par la nécessité de réduire la criminalité aux États-Unis. Mais il est loin d’être évident qu’il existe une relation de cause à effet directe entre incarcération de masse et baisse de la criminalité ; les deux phénomènes semblent déconnectés. Comme le montrent les graphiques suivants, alors que le nombre de prisonniers a augmenté continuellement de 1984 à 2001, la criminalité augmentait entre 1984 et 1991 puis baissait de 1992 à 2000, avant de remonter légèrement en 2001.

Les 2,1 millions de détenus, dont environ 20% travaillent, constituent une main-d’œuvre peu onéreuse et surtout un marché littéralement captif et donc lucratif. Par exemple, on estime que les appels téléphoniques passés par les prisonniers américains génèrent plus d’un milliard de dollars de revenus par anIl faut dire que les multinationales de la télécommunication facturent les appels provenant des prisons plus cher que les autres et qu’elles reversent aux états une part des sommes ainsi générées...

Tous systèmes carcéraux confondus , le parc immobilier de la justice américaine compte quelque 5 000 « installations correctionnelles », dont près d’un millier ont été construites entre 1990 et 1999. Ces prisons fournissent 550 000 emplois directs, principalement à des gardiens défendus par de puissants syndicats, et soutiennent au moins autant d’emplois indirects.

L’énorme système carcéral américain représente en effet un marché juteux pour un bon millier d’entreprises privées dans des secteurs aussi divers que la construction, la vidéosurveillance, la finance, la vente par correspondance, la restauration, la santé, etc.

La « prison industry » aux États-Unis c’est aussi les « firmes correctionnelles », c’est à dire les prisons privées. On comprend que l’inquiétant mélange d’intérêts publics et privés auquel donne lieu la prison soit devenu un enjeu de première importance au « Pays des hommes libres ». D’où l’autre formule en vogue pour qualifier la galaxie carcérale américaine : « complexe carcéro-industriel », en référence au célèbre « complexe militaro-industriel » dont « l’influence indue » sur la politique et l’investissement publics fut dénoncés en 1961 par un autre général, Dwight Eisenhower.

Keynésianisme carcéral

Le complexe carcéro-industriel est le résultat d’une expérience socioéconomique entreprise par les trois niveaux de gouvernement américain à partir des années 1980 : la mise sous contrôle pénal, au moyen de lois sécuritaires hyper-répressives, d’une proportion de la population dont les trois caractéristiques principales sont d’être non-blanche, pauvre et mal intégrée à un marché du travail restructuré par la perte de nombreux emplois industriels. Bref, la gestion par la prison des exclus de l’économie néolibérale. A tel point qu’on parle aujourd’hui de « keynésianisme carcéral » ou, plus prosa¥quement, d’un « capitalisme de matons ».

D’après les données officielles, la majorité des 2,1 millions de prisonniers américains sont des hommes de moins de 40 ans, issus de minorités non-blanches, surtout les Afro-américains (graphique infra) ; 65% sont pauvres (moins de 1 000 dollars de revenu mensuel avant incarcération), dont de nombreux sans-logis ; peu ou pas qualifiés professionnellement (70% n’ont pas terminé le lycée), dont beaucoup d’analphabètes ; et provenant de milieux urbains. On sait, en outre, que 70% des détenus américains ont abusé de drogues et/ou d’alcool, mais seuls 10% ont accès à la désintoxication en prison, et qu’au moins 240 000 souffrent de troubles psychiatriques...

IL FAUT S'ENTENDRE SUR LES MOTS : Le Libéralisme N'EST PAS l'idéologie de la liberté des citoyens - mais de la libre circulation de l'argent !


http://laniel.free.fr/INDEXES/PapersIndex/AMERICANGULAG/AMERICAN%20GULAG.htm
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MessageSujet: Re: Vos meilleures documents (hors musique !)   Ven 5 Avr 2013 - 10:24

Après ce sombre "Keynesianisme cardéral", je publie cette vidéo qui montre qu'il y a encore,

en ce monde, des hommes et des femmes qui donnent de l'espérance. Et donc cette video de

Ricardo Petrella dialoguant avec le groupe "Québec sans pauvreté". Cela passe, notamment

par un réveil démocratique ayant pour but de supprimer des lois qui entraînent de la pauvreté,

comme le fait d'installer aux célèbres Iles Caïman, le siège de sociétés qui ainis situées, ne

paient aucun impôt dans les pays où leurs usines sont installées...






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MessageSujet: Re: Vos meilleures documents (hors musique !)   Ven 5 Avr 2013 - 12:02

Une interview de mon "avatar": Julien Green - dont j'ai pratiquement lu tout le "Journal" (pour lire les derniers exemplaires, il me faudrait les acheter à La Pléiade - et cela me reviendrait trop cher. Julien Green, comme moi, n'a pas la télévision chez lui. Comme moi, c'est un converti. Ensuite, et surtout, il est entré dans ma vie lorsque, peu après le décès de mon père, je priais pour obtenir de quoi combattre mon chagrin et ma solitude. Or, vers le mois de septembre 2008, j'étais à la messe, j'avais découvert cet écrivain la veille et je me demandais si ce ne sertait pas pour moi une occasion d'améliorer mon écriture. Et juste à ce moment-là, le prêtre, dans son sermon, a cité Julien Green. Coïncidence ? Pour moi, pas vraiment...









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MessageSujet: Re: Vos meilleures documents (hors musique !)   Sam 6 Avr 2013 - 12:52

Homélie du Pape Jean-Paul II pour la canonisation de soeur Faustine, le 30 avril 2000.


"Confitemini Domino quoniam bonus, quoniam in saeculum misericordia eius", "Rendez grâce à Yahvé, car il est bon, car éternel est son amour!" (Ps 118, 1). C'est ce que chante l'Eglise en l'Octave de Pâques, recueillant presque des lèvres du Christ ces paroles du Psaume; des lèvres du Christ ressuscité, qui dans le Cénacle, apporte la grande annonce de la miséricorde divine et en confie le ministère aux apôtres: "Paix à vous! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie [...] Recevez l'Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus" (Jn 20, 21-23).

Avant de prononcer ces paroles, Jésus montre ses mains et son côté. C'est-à-dire qu'il montre les blessures de la Passion, en particulier la blessure du coeur, source d'où jaillit la grande vague de miséricorde qui se déverse sur l'humanité. De ce coeur, Soeur Faustyna Kowalska, la bienheureuse que dorénavant nous appellerons sainte, verra partir deux faisceaux de lumière qui illuminent le monde. "Les deux rayons, lui expliqua un jour Jésus lui-même, représentent le sang et l'eau" (Journal, Librairie éditrice vaticane, p. 132).

Sang et eau! La pensée s'envole vers le témoignage de l'évangéliste Jean, qui, lorsqu'un soldat sur le Calvaire frappa de sa lance le côté du Christ, en vit sortir "du sang et de l'eau" (cf. Jn 19, 34). Et si le sang évoque le sacrifice de la croix et le don eucharistique, l'eau, dans la symbolique de Jean, rappelle non seulement le Baptême, mais également le don de l'Esprit Saint (cf. Jn 3, 5; 4, 14; 7, 37-39).

A travers le coeur du Christ crucifié, la miséricorde divine atteint les hommes: "Ma Fille, dis que je suis l'Amour et la Miséricorde en personne", demandera Jésus à Soeur Faustyna (Journal, 374). Cette miséricorde, le Christ la diffuse sur l'humanité à travers l'envoi de l'Esprit qui, dans la Trinité, est la Personne-Amour. Et la miséricorde n'est-elle pas le "second nom" de l'amour (cf. Dives in misericordia, n. 7), saisi dans son aspect le plus profond et le plus tendre, dans son aptitude à se charger de chaque besoin, en particulier dans son immense capacité de pardon?

Aujourd'hui, ma joie est véritablement grande de proposer à toute l'Eglise, qui est presque un don de Dieu pour notre temps, la vie et le témoignage de Soeur Faustyna Kowalska. La Divine Providence a voulu que la vie de cette humble fille de la Pologne soit totalement liée à l'histoire du vingtième siècle, le siècle que nous venons de quitter. C'est, en effet, entre la Première et la Seconde Guerre mondiale que le Christ lui a confié son message de miséricorde. Ceux qui se souviennent, qui furent témoins et qui prirent part aux événements de ces années et des atroces souffrances qui en découlèrent pour des millions d'hommes, savent bien combien le message de la miséricorde était nécessaire.

Jésus dit à Soeur Faustyna: "L'humanité n'aura de paix que lorsqu'elle s'adressera avec confiance à la Divine Miséricorde" (Journal, p. 132). A travers l'oeuvre de la religieuse polonaise, ce message s'est lié à jamais au vingtième siècle, dernier du second millénaire et pont vers le troisième millénaire. Il ne s'agit pas d'un message nouveau, mais on peut le considérer comme un don d'illumination particulière, qui nous aide à revivre plus intensément l'Evangile de Pâques, pour l'offrir comme un rayon de lumière aux hommes et aux femmes de notre temps.

Que nous apporteront les années qui s'ouvrent à nous? Quel sera l'avenir de l'homme sur la terre? Nous ne pouvons pas le savoir. Il est toutefois certain qu'à côté de nouveaux progrès ne manqueront pas, malheureusement, les expériences douloureuses. Mais la lumière de la miséricorde divine, que le Seigneur a presque voulu remettre au monde à travers le charisme de Soeur Faustyna, illuminera le chemin des hommes du troisième millénaire.

Comme les Apôtres autrefois, il est toutefois nécessaire que l'humanité d'aujourd'hui accueille elle aussi dans le cénacle de l'histoire le Christ ressuscité, qui montre les blessures de sa crucifixion et répète: Paix à vous! Il faut que l'humanité se laisse atteindre et imprégner par l'Esprit que le Christ ressuscité lui donne. C'est l'Esprit qui guérit les blessures du coeur, abat les barrières qui nous éloignent de Dieu et qui nous divisent entre nous, restitue la joie de l'amour du Père et celle de l'unité fraternelle.

Il est alors important que nous recevions entièrement le message qui provient de la Parole de Dieu en ce deuxième Dimanche de Pâques, qui dorénavant, dans toute l'Eglise, prendra le nom de "Dimanche de la Miséricorde divine". Dans les diverses lectures, la liturgie semble désigner le chemin de la miséricorde qui, tandis qu'elle reconstruit le rapport de chacun avec Dieu, suscite également parmi les hommes de nouveaux rapports de solidarité fraternelle. Le Christ nous a enseigné que "l'homme non seulement reçoit et expérimente la miséricorde de Dieu, mais aussi qu'il est appelé à "faire miséricorde" aux autres: "Bienheureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde" (Mt 5, 7)" (Dives in misericordia, n. 14). Il nous a ensuite indiqué les multiples voies de la miséricorde, qui ne pardonne pas seulement les péchés, mais répond également à toutes les nécessités de l'homme. Jésus s'incline sur toute forme de pauvreté humaine, matérielle et spirituelle.

Son message de miséricorde continue de nous atteindre à travers le geste de ses mains tendues vers l'homme qui souffre. C'est ainsi que l'a vu et l'a annoncé aux hommes de tous les continents Soeur Faustyna, qui, cachée dans son couvent de Lagiewniki, à Cracovie, a fait de son existence un chant à la miséricorde: Misericordias Domini in aeternum cantabo.

Le Saint-Père a ensuite poursuivi en polonais:

La canonisation de Soeur Faustyna revêt une éloquence particulière: à travers cet acte, j'entends transmettre aujourd'hui ce message au nouveau millénaire. Je le transmets à tous les hommes afin qu'ils apprennent à connaître toujours mieux le véritable visage de Dieu et le véritable visage de leurs frères.

L'amour de Dieu et l'amour des frères sont en effet indissociables, comme nous l'a rappelé la première Epître de Jean: "Nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu à ce que nous aimons Dieu et que nous pratiquons ses commandements" (5, 2). L'Apôtre nous rappelle ici à la vérité de l'amour, nous montrant dans l'observance des commandements la mesure et le critère.
Il n'est pas facile, en effet, d'aimer d'un amour profond, fait de don authentique de soi. Cet amour ne s'apprend qu'à l'école de Dieu, à la chaleur de sa charité. En fixant le regard sur Lui, en nous syntonisant sur son coeur de Père, nous devenons capables de regarder nos frères avec des yeux nouveaux, dans une attitude de gratuité et de partage, de générosité et de pardon. Tout cela est la miséricorde!

Dans la mesure où l'humanité saura apprendre le secret de ce regard miséricordieux, la description idéale de la première lecture se révèle être une perspective réalisable: "La multitude des croyants n'avait qu'un coeur et qu'une âme. Nul ne disait sien ce qui lui appartenait, mais entre eux tout était commun" (Ac 4, 32). Ici, la miséricorde du coeur est devenue également un style de rapports, un projet de communauté, un partage de biens. Ici ont fleuri les "oeuvres de miséricorde" spirituelles et corporelles. Ici, la miséricorde est devenue une façon concrète d'être le "prochain" des frères les plus indigents.

Soeur Faustyna Kowalska a écrit dans son journal: "J'éprouve une douleur atroce, lorsque j'observe les souffrances du prochain. Toutes les souffrances du prochain se répercutent dans mon coeur; je porte dans mon coeur leurs angoisses, de sorte qu'elles m'anéantissent également physiquement. Je voudrais que toutes les douleurs retombent sur moi, pour soulager mon prochain" (Journal, p. 365). Voilà à quel point de partage conduit l'amour lorsqu'il se mesure à l'amour de Dieu!

C'est de cet amour que l'humanité d'aujourd'hui doit s'inspirer pour affronter la crise de sens, les défis des besoins les plus divers, en particulier l'exigence de sauvegarder la dignité de chaque personne humaine. Le message de la divine miséricorde est ainsi, de façon implicite, également un message sur la valeur de chaque homme. Chaque personne est précieuse aux yeux de Dieu, le Christ a donné sa vie pour chacun, le Père fait don à tous de son Esprit et offre l'accès à son intimité.

Ce message réconfortant s'adresse en particulier à celui qui, touché par une épreuve particulièrement dure ou écrasé par le poids des péchés commis, a perdu toute confiance dans la vie et est tenter de céder au désespoir. C'est à lui que se présente le visage doux du Christ, c'est sur lui qu'arrivent ces rayons qui partent de son coeur et qui illuminent, réchauffent, indiquent le chemin et diffusent l'espérance. Combien d'âmes a déjà réconforté l'invocation: "Jésus, j'ai confiance en Toi", que la Providence a suggérée à Soeur Faustyna! Cet acte simple d'abandon à Jésus dissipe les nuages les plus épais et fait pénétrer un rayon de lumière dans la vie de chacun.

Misericordia Domini in aeternum cantabo (Ps 88 [89], 2). A la voix de la Très sainte Vierge Marie, la "Mère de la miséricorde", à la voix de cette nouvelle sainte, qui dans la Jérusalem céleste chante la miséricorde avec tous les amis de Dieu, nous unissons nous aussi, Eglise en pèlerinage, notre voix.

Et toi, Faustyna, don de Dieu à notre temps, don de la terre de Pologne à toute l'Eglise, obtiens-nous de percevoir la profondeur de la miséricorde divine, aide-nous à en faire l'expérience vivante et à en témoigner à nos frères. Que ton message de lumière et d'espérance se diffuse dans le monde entier, pousse les pécheurs à la conversion, dissipe les rivalités et les haines, incite les hommes et les nations à la pratique de la fraternité. Aujourd'hui, en tournant le regard avec toi vers le visage du Christ ressuscité, nous faisons nôtre ta prière d'abandon confiant et nous disons avec une ferme espérance: Jésus, j'ai confiance en Toi!
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MessageSujet: Extraits du Journal de Julien Green   Lun 8 Avr 2013 - 9:38

Vision du Christ cherchant à sauver des âmes


L'autre jour, en pensant à la bonté du Christ, une personne que je connais a eu devant les yeux une sorte de représentation si précise et si vive que les mots ne peuvent en donner qu'une faible idée.

Elle a vu d'abord une foule de gens qui semblaient à la fois pressés et malheureux et qui tous se dirigeaient du même côté. Elle a compris qu'ils étaient malheureux car ils avaient perdu la grâce et qu'ils étaient pressés sans raison, comme on l'est dans le monde.

Et elle a vu le Christ qui allait de l'un à l'autre, et d'une manière qui ne peut se décrire, il allait à chacune de ses personnes en même temps, essayant de lui parler et, même doucement, de l'arrêter; mais tout ce monde le repoussait avec impatience et allait de l'avant, refusant d'entendre ce qu'il avait à dire; et à chaque fois, il avait l'air si peiné, si offensé, et il y avait dans ses yeux une si grande tristesse que des larmes ont jailli des larmes ont jailli des yeux de la personne qui voyait ces choses.

Alors, elle lui a demandé, puisque personne ne voulait de lui, s'il ne voulait pas d'elle, et elle éprouvait en disant cela autant de chagrin que d'amour parce qu'elle se rendait compte qu'elle n'avait pas grand chose à lui offrir.

Cette scène a duré plusieurs minutes; le spectateur voyait tout distinctement et à chaque nouveau refus, il recevait comme un coup dans la poitrine et se demandait comment on pouvait traiter ainsi Notre-Seigneur."

(sans date)

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A propos des conversions multiples

La conversion d'une petite âme tout à fait ordinaire me paraît aussi miraculeuse que la conversion d'une grande âme ; et la conversion lente et presque imperceptible m'est tout aussi admirable que la conversion soudaine qui frappe l'imagination. Je me demande même si un homme très lentement attiré à Dieu n'offre pas un meilleur exemple de la puissance de l'Amour. Un homme terrassé par la grâce et rompant séance tenante tous ses liens avec le monde, voilà un spectacle extraordinaire. Mais un homme, fortement lié et tenu par les plaisirs de ce monde, à tel point qu'il semble impossible qu'il puisse jamais les quitter, parvenant malgré tout, par l'infinie patience de la grâce, à détruire le piège fil après fil et tout à coup dégagé de cette complication mortelle, quoi de plus étonnant si l'on y réfléchit bien ?
(Le Bel Aujourd'hui - 11/5/1955)


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Mystiques et spirites !


"Si les mystiques sont les grands seigneurs de l'invisible, les spirites en sont les cambrioleurs. Le royaume des cieux peut être conquis par la violence, mais par effraction, non."
(JGreen 8/2/1939)


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L'heure juste pour lire la Bible

"Vers la fin du jour, dans le coin de sa chambre, quand les bruits de la ville et de la vie s'apaisent un tant soit peu, quand il y a en nous ce silence du crépuscule où Dieu est plus sensible qu'à d'autres moments, peut-être, c'est alors qu'il faut ouvrir sa Bible, écouter ce qu'elle va nous dire. Parler à Dieu, le coeur encore tout chaud de bonheur. Comme il doit aimer qu'on lui dise qu'on L'aime ! Et plus on le Lui dit, plus Il nous aime..."
Extrait de "Le bel aujourd'hui", Julien Green, 28/5/1956


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La fascination du ciel étoilé

2 mai 1967

"A la campagne. Quittant la grande maison pour aller dormir dans la petite, j'ai été saisi d'admiration devant le ciel étoilé dans l'air glacial. Peu d'étoiles, mais si brillantes et si merveilleusement belles que j'ai pensé au langage au-delà du langage humain qui est celui du Ciel, langage sans paroles et dont rien ne peut donner une idée. Dans ma chambre, avant de me coucher, j'ai ouvert ma Bible et je suis tombé sur ces paroles: "Je suis la lumière du monde." Ce verset m'a toujours frappé par tout l'absolu qu'il renferme et le mystère dont il s'entoure. Quand j'étais enfant, ce mot de monde me faisait rêver à l'infini. Je voyais des centaines de royaumes baignés d'une lumière surnaturelle. Beaucoup de silence dans le verset où se retrouve le même langage que celui du Ciel, rapprochement qui m'a ravi. J'ai refermé le livre et je me suis endormi en paix. Et comme il arrive, car ces grâces ont leur prix, une journée inquiète a suivi, avec les tentations ordinaires.

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Pour prophètes, Dieu choisit des hommes à l'élocution difficile


"Dans la seconde Épître aux Corinthiens, chapitre 10, verset 10, saint Paul nous dit l'impression qu'il fait: "Présence faible, élocution méprisable". Il se sent beaucoup plus à l'aise et vraiment fort lorsqu'il écrit. Moïse bégayait, Jérémie aussi, c'est à ceux-là que Dieu a confié ses missions formidables".
16 mai 1967


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La guerre des six jours en deux lignes !

"La guerre israélo-arabe a prix fin hier après des discussions qui ont dû être pittoresques. Il y a eu un soulagement général. Dimanche dernier, les hostilités n'avaient pas encore commencé".

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Citation d'un ancien de 14-18

"A la TV, l'autre jour, un vieux monsieur, vétéran de 14-18, disait que si les soldats français se battaient si bien pendant la première guerre mondiale, c'est qu'ils étaient, pour la majeure partie, des paysans défendant leur terre; celle qu'ils avaient perdue, ils comptaient bien la retrouver. Le mot de patrie ne leur disait pas grand-chose. C'était la terre, le champ perdu qui comptaient. Patrie, c'était trop abstrait."
29 Juin 1967

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A propos de "l'épave spirituelle" (lui-même)

"Beaucoup lu la Bible pour essayer de renflouer l'épave spirituelle: il y a eu jadis un naufrage et des débris du beau bâtiment flottent à la surface des eaux, mais peut-être les débris sont-ils plus au goût de la Providence que le navire construit, gréé et lancé par l'orgueil ?" 20 juillet 1967

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La providence des inconnus.

"Jusqu'ici, d'une façon générale, je n'aurai pas eu à me plaindre du genre humain. Quand j'ai eu des difficultés, il s'est toujours trouvé quelqu'un près de moi. Des hommes et des femmes sont venus, pareils souvent à des messagers, pour me parler avec douceur et me conseiller avec sagesse. Cela a toujours frappé ceux qui ont un peu connu les circonstances de ma vie".
8 juillet 1967

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L'argent - le souci qui blesse l'âme


"Quand on parle à quelqu'un d'argent, son visage change et qu'y lit-on ? L'inquiétude. Je l'ai remarqué cent fois. On dirait qu'on touche aux sources mêmes de la vie". 1O novembre 1967

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Importance de l'extrême-onction et de l'accompagnement des mourants

Ce jeune prêtre m'a raconté la choses suivante qui est curieuse et que je trouve belle. Il a été récemment appelé au chevet d'une mourante, mais quand il arrive, on lui dit qu'il est trop tard, qu'elle est dans le coma. C'est d'une vieille femme qu'il s'agit. Le prêtre, seul avec elle se demande ce qu'il doit faire, car, plongée dans une profonde inconscience, elle n'entend, ni ne voit, ni ne comprend rien. Il lui donne cependant l'extrême-onction, et d'abord l'absolution avec indulgence plénière, puis il prie pour elle et enfin il lui parle, il lui parle longuement, mais n'est-ce pas à une morte qu'il parle ? Il continue néanmoins, réconforte cette femme dont l'immobilité devrait le décourager.Au bout d'une heure, il se lève pour partir. A ce moment, la mourante ouvre les yeux et dit: "Merci". Quelques minutes plus tard, elle a cessé de respirer. (10 novembre 67)

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