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 Proximité du règne de Dieu

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boisvert
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MessageSujet: Proximité du règne de Dieu   Jeu 1 Oct 2015 - 5:27

Jeudi de la 26e semaine du temps ordinaire

Livre de Néhémie 8,1-4a.5-6.7b-12.
Tout le peuple se rassembla comme un seul homme sur la place située devant la porte des Eaux. On demanda au scribe Esdras d’apporter le livre de la loi de Moïse, que le Seigneur avait prescrite à Israël.
Alors le prêtre Esdras apporta la Loi en présence de l’assemblée, composée des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre. C’était le premier jour du septième mois.
Esdras, tourné vers la place de la porte des Eaux, fit la lecture dans le livre, depuis le lever du jour jusqu’à midi, en présence des hommes, des femmes, et de tous les enfants en âge de comprendre : tout le peuple écoutait la lecture de la Loi.
Le scribe Esdras se tenait sur une tribune de bois, construite tout exprès. Près de lui se tenaient : à sa droite, Mattitya, Shèma, Anaya, Ouriya, Hilqiya et Maaséya, et, à sa gauche, Pedaya, Mishaël, Malkiya, Hashoum, Hashbaddana, Zacharie et Meshoullam.
Esdras ouvrit le livre ; tout le peuple le voyait, car il dominait l’assemblée. Quand il ouvrit le livre, tout le monde se mit debout.
Alors Esdras bénit le Seigneur, le Dieu très grand, et tout le peuple, levant les mains, répondit : « Amen ! Amen ! » Puis ils s’inclinèrent et se prosternèrent devant le Seigneur, le visage contre terre.
Josué, Bani, Shérébya, Yamine, Aqqoub, Shabbetaï, Hodiya, Maaséya, Qelita, Azarya, Yozabad, Hanane, Pelaya, qui étaient lévites, expliquaient la Loi au peuple, pendant que le peuple demeurait debout sur place.
Esdras lisait un passage dans le livre de la loi de Dieu, puis les lévites traduisaient, donnaient le sens, et l’on pouvait comprendre.
Néhémie le gouverneur, Esdras qui était prêtre et scribe, et les lévites qui donnaient les explications, dirent à tout le peuple : « Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu ! Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! » Car ils pleuraient tous en entendant les paroles de la Loi.
Esdras leur dit encore : « Allez, mangez des viandes savoureuses, buvez des boissons aromatisées, et envoyez une part à celui qui n’a rien de prêt. Car ce jour est consacré à notre Dieu ! Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart ! »
Les lévites calmaient tout le peuple en disant : « Cessez de pleurer, car ce jour est saint. Ne vous affligez pas ! »
Puis tout le peuple se dispersa pour aller manger, boire, envoyer des parts à ceux qui n’avaient rien de prêt, et se livrer à de grandes réjouissances ; en effet, ils avaient compris les paroles qu’on leur avait fait entendre.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 10,1-12.
Parmi ses disciples, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux, en avant de lui, en toute ville et localité où lui-même allait se rendre.
Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson.
Allez ! Voici que je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
Ne portez ni bourse, ni sac, ni sandales, et ne saluez personne en chemin.
Mais dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord : “Paix à cette maison.”
S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous.
Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l’on vous sert ; car l’ouvrier mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qui vous est présenté. Guérissez les malades qui s’y trouvent et dites-leur : “Le règne de Dieu s’est approché de vous.”
Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, allez sur les places et dites :
“Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous l’enlevons pour vous la laisser. Toutefois, sachez-le : le règne de Dieu s’est approché.”
Je vous le déclare : au dernier jour, Sodome sera mieux traitée que cette ville.


En cette fête de sainte Thérèse, le récit de la première lecture publique de la Loi, au peuple revenu de Babylone, rejoint bien cet "proximité" du Royaume des cieux, qui apporte à tout homme non seulement une guérison de l'âme et du corps, mais réveille également le bonheur de se savoir aimé.

Notre prêtre a tenu à nous parler de sainte Thérèse qui, d’emblée, dès la petite enfance a reconnu la présence du Seigneur et a manifesté combien une "vraie vie en Dieu" est accessible à tous les cœurs simples. Dès qu'elle a reconnu la présence du Seigneur, elle a désiré Lui appartenir et Le servir en tout temps. Elle n'a pas eu besoin - comme firent d'autres "appelés" de Jésus - de dire : "Laisse-moi d'abord enterrer mon père" ! - ce qui équivaut à dire : je ne peux venir et te suivre car je suis rempli d'attachements à ma vie passée.

Je l'avoue pour mon propre compte: j'ai vécu cet angoisse - qui a duré quelques mois, jusqu'au moment où "chauffé à blanc", j'ai foncé chez le président du Séminaire, lequel m'a rejeté du fait de mon âge avancé : j'avais quarante ans !

Ce refus est demeuré - et demeure mon plus cruel souvenir; il ne m'a jamais quitté - mais il demeure comme un aiguillon qui m'empêchera toujours de considérer que "j'ai fait ma part"... Non, c'est encore aujourd'hui commence ma "vie en Dieu". Car c'est bien cet "aiguillon du rejet" qui renforcera jusqu'au bout mon témoignage.

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boisvert
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MessageSujet: Re: Proximité du règne de Dieu   Jeu 1 Oct 2015 - 11:23

Homélie du Pape François


Lors de la Messe célébrée jeudi 1er octobre, mémoire de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, le Pape s’est référé à la première lecture, tirée du livre de Néhémie (8,1-4.5-6.7-12), pour rappeler que le texte constitue «le final d’une longue histoire, de décennies, d’années d’histoire: le peuple d’Israël avait été déporté à Babylone, il était loin de Jérusalem, et depuis des années, des dizaines d’années, il vivait là». Et «beaucoup, beaucoup d’entre eux s’habituèrent à cette vie et oublièrent leur patrie». Mais «il y avait quelque chose en eux qui les faisaient toujours se souvenir».

Toutefois, a poursuivi François, «c’était un souvenir impossible, lointain, un passé qui ne serait jamais revenu». Jusqu’à ce que «Néhémie, un israélite très proche du roi, ne réussisse à avoir la permission de revenir à Jérusalem pour la rebâtir, car elle était entièrement en ruine». C’est ainsi que «commence cette histoire, qui dure des années, du retour à Jérusalem».

«C’est une histoire difficile — a affirmé le Pape –, car ils devaient apporter du bois, ensuite trouver des pierres pour construire les murs, mais là aussi certains ne voulaient pas et détruisaient les nouveaux murs». Ensuite, a poursuivi le Pape, «ils ont détruit les autels des idoles et ont élevé l’autel de Dieu, le temple, lentement». Et «à la fin, arrive ce jour dont nous avons entendu parler aujourd'hui: ils ont trouvé le livre de la Loi».

C’est précisément «Néhémie qui demande au scribe Esdras de le lire devant le peuple, tout le peuple, devant eux sur la place». Et ainsi, «le scribe Esdras, aidé par d’autres scribes, lisait la Loi et ce peuple commença à sentir que le souvenir qu’il avait était vrai». Ce peuple, a expliqué François, «a senti ce que le psaume dit si élégamment: «Quand le Seigneur rétablit le sort de Jérusalem, notre bouche se remplit de sourire». C’était véritablement «un peuple heureux».

Le Pape a indiqué un fait «curieux»: «Tout le peuple pleurait pendant qu’il écoutait les paroles de la Loi: mais il pleurait de joie, il pleurait parce qu’il avait trouvé son identité, il avait retrouvé cette identité qui s’était un peu perdue avec les années de déportation».

Pour le peuple d'Israël cela a été «un long chemin». Ainsi Néhémie recommande: «Ne vous attristez pas, car la joie du Seigneur est votre force». C’est «la joie que donne le Seigneur quand nous trouvons notre identité».

La question posée par François est donc comment faire pour trouver sa propre identité. «Il y a un fil qui te conduit là: il y a la nostalgie, la nostalgie de chez toi». Au point que «quand tu as perdu ce qui était à toi, ta maison, ce qui était vraiment à toi, tu ressens cette nostalgie et cette nostalgie te conduit à nouveau chez toi». Il en a précisément été ainsi pour le peuple d’Israël.

Suggérant un examen de conscience, François a proposé cette réflexion: «Si nous, par exemple, nous sommes rassasiés de nourriture, nous n’avons pas faim; si nous sommes confortables, tranquilles où nous sommes, nous n’avons pas besoin d’aller ailleurs. Et je me demande, et il serait bon que nous nous demandions tous aujourd'hui: suis-je tranquille, content, n’ai-je besoin de rien — spirituellement, j’entends — dans mon cœur? Ma nostalgie s’est-elle éteinte?».

Le Pape a invité à nouveau à regarder le peuple «heureux qui pleurait et était joyeux: un cœur qui n’a pas de nostalgie ne connaît pas la joie». Et «la joie est précisément notre force: la joie de Dieu».

Le passage du livre de Néhémie se conclut par l’image de tout le peuple qui «alla manger, boire et exulter avec une grande joie, car ils avaient compris les paroles qui leur avaient été proclamées». En somme, ils avaient trouvé «ce que la nostalgie leur faisait ressentir» pour «aller de l’avant». En conclusion, le Pape a insisté pour que nous nous demandions tous «comment est notre nostalgie de Dieu: sommes-nous contents ainsi ou ressentons-nous tous les jours ce désir d’aller de l’avant?». Et dans la prière, il a demandé «que le Seigneur nous donne cette grâce: que jamais, jamais, jamais ne s’éteigne dans notre cœur la nostalgie de Dieu».

http://www.news.va/fr/news/messe-a-sainte-marthe-la-nostalgie-de-chez-soi
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