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ami de la Miséricorde
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MessageSujet: 3 août Saint Nicodème   Mer 2 Aoû 2017 - 17:26



Evangile selon Saint Jean 7, 40 à 52

40 Parmi la foule, quelques-uns, qui avaient entendu ces paroles, disaient: "C'est vraiment le prophète."
41 D'autres: "C'est le Christ." "Mais, disaient les autres, est-ce de la Galilée que doit venir le Christ?
42 L'Écriture ne dit-elle pas que c'est de la race de David, et du bourg de Bethléem, où était David, que le Christ doit venir?"
43 C'est ainsi que le peuple était partagé à son sujet.
44 Quelques-uns voulaient l'arrêter; mais personne ne mit la main sur lui.
45 Les satellites étant donc revenus vers les Pontifes et les Pharisiens, ceux-ci leur dirent: "Pourquoi ne l'avez-vous pas amené?"
46 Les satellites répondirent: " Jamais homme n'a parlé comme cet homme."
47 Les Pharisiens leur répliquèrent: "Vous aussi, vous êtes-vous laissés séduire?
48 Y a-t-il quelqu'un parmi les Princes du peuple qui ait cru en lui? Y en a-t-il parmi les Pharisiens?
49 Mais cette populace qui ne connaît pas la Loi, ce sont des maudits."
50 Nicodème, l'un d'eux, celui qui était venu de nuit à Jésus, leur dit:
51 "Notre loi condamne-t-elle un homme sans qu'on l'ait d'abord entendu, et sans qu'on sache ce qu'il a fait?"
52 Ils lui répondirent: "Toi aussi es-tu Galiléen? Examine avec soin les Écritures, et tu verras qu'il ne sort point de prophète de la Galilée."
53 Et ils s'en retournèrent chacun dans sa maison.

Source : bible-catholique.fr

Biographie de Saint Nicodème

https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicod%C3%A8me

SAINTS DU JOUR
http://jubilatedeo.centerblog.net/6573455-Les-saints-du-jour-03-Aout

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
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MessageSujet: 3 août Sainte Salomé épouse de Zébédée    Mer 2 Aoû 2017 - 17:38



Mère de Jacques et Jean fils de Zébédée

Evangile selon St Marc, 15, 39 à 47


39 Le centurion qui se tenait en face de lui, ayant vu qu'il avait expiré ainsi, dit: "Vraiment cet homme était Fils de Dieu. "
40 Il y avait aussi des femmes qui regardaient à distance, entre autres Marie la Magdaléenne, Marie mère de Jacques le Petit et de José, et Salomé,
41 qui le suivaient et le servaient lorsqu'il était en Galilée, et beaucoup d'autres qui étaient montées à Jérusalem avec lui.
42 Le soir étant venu, comme c'était Préparation, c'est-à-dire veille du sabbat,
43 vint Joseph d'Arimathie, membre honoré du grand conseil, qui attendait, lui aussi, le royaume de Dieu. Il alla hardiment auprès de Pilate pour demander le corps de Jésus.
44 Mais Pilate s'étonna qu'il fût déjà mort, fit venir le centurion, et lui demanda s'il y avait longtemps qu'il était mort.
45 Renseigné par le centurion, il accorda le cadavre à Joseph.
46 Ayant acheté un linceul, il le descendit, l'enveloppa dans le linceul, le déposa dans un sépulcre qui avait été taillé dans le roc, et il roula une pierre à l'entrée du sépulcre.
47 Or Marie la Magdaléenne et Marie, mère de José, observaient où il était déposé.

Source : bible-catholique.fr

Biographie de Salomé la Myrophore épouse de Zébédée et mère des apôtres Jacques et Jean.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Salom%C3%A9_%28Nouveau_Testament%29

Les 2 autres passages de l'Evangile qui parlent de Salomé Mt 27,56 et Mc 16,1

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MessageSujet: 4 août Saint Jean Baptiste Marie Vianney   Jeu 3 Aoû 2017 - 17:23



SUR LE JUGEMENT DERNIER


Tunc videbunt Filium Hominis venientem cum pote tate magna et majestate.
Alors ils verront venir le Fils de Dieu avec une grande puissance et une majesté terrible, environné des anges et des saints. (Ev. s. S. Luc, XXI, 27 )

Ce n'est plus, mes frères (1), un Dieu revêtu de nos infirmités, caché dans l'obscurité d'une pauvre étable, couché dans une creche, rassasié d'opprobres, accablé sous le pesant fardeau de sa croix ; c'est un Dieu revêtu de tout l'éclat de sa puissance et de sa majesté, qui fait annoncer sa venue par les prodiges les plus effrayants, c'est-à-dire, par l'éclipse du soleil, de la lune, par la chute des étoiles, et par un entier bouleversement de la nature. Ce n'est plus un Sauveur qui vient avec la douceur d'un agneau, pour être jugé des hommes et les racheter : c'est un Juge justement irrité, qui juge les hommes dans toute la rigueur de sa justice. Ce n'est plus un Pasteur charitable qui vient chercher ses brebis égarées, et les pardonner : c'est un Dieu vengeur qui vient séparer pour jamais les pécheurs des justes, accabler les méchants de sa plus terrible vengeance, et ensevelir les justes dans un torrent de douceurs. Moment terrible, moment épouvantable, quand arriveras-tu ? moment malheureux, hélas ! peut-être que, dans quelques matins, nous entendrons les avant-coureurs de ce Juge si redoutable au pécheur. O vous, pécheurs, sortez du tombeau de vos péchés, venez au tribunal de Dieu, venez vous instruire de la manière dont le pécheur sera traité. L'impie, dans ce monde, semble vouloir méconnaître la puissance de Dieu, en voyant les pécheurs sans punition ; il va même jusqu'à dire : Non, non, il n'y a ni Dieu ni enfer ; ou bien : Dieu ne fait pas attention à ce qui se passe sur la terre. Mais attendons le jugement, et, en ce grand jour, Dieu manifestera sa puissance et montrera à toutes les nations qu'il a tout vu et tout compté.
Quelle différence, M. F., de ces merveilles qu'il opéra en créant le monde ! Que les eaux, dit le Seigneur, arrosent, fertilisent la terre ; et, dès l'instant même, les eaux couvrirent la terre et lui donnèrent la fécondité. Mais, quand il viendra pour détruire le monde, il commandera à la mer de franchir ses bornes avec une impétuosité épouvantable qui engloutira tout l'univers dans sa fureur. Lorsque Dieu créa le ciel, il ordonna aux étoiles de s'attacher au firmament. A sa voix, le soleil eclaira le jour, et la lune présida à la nuit. Mais dans ce dernier jour, le soleil s'obscurcira, et la lune et les étoiles ne donneront plus de lumière. Tous ces astres merveilleux tomberont avec un fracard épouvantable.

Quelle différence, M. F. ! Dieu en créant le monde employa six jours ; mais pour le détruire, un clin d'oeil suffira. Pour créer l'univers et tout ce qu'il renferme, Dieu n'appela aucun spectateur de tant de merveilles ; mais pour le détruire, tous les peuples seront en présence, toutes les nations confesseront qu'il y a un Dieu et qu'il est puissant. Venez, rieurs impies, venez, incrédules raffinés, venez apprendre ou reconnaître s'il y a un Dieu, s'il a vu toutes vos actions, et s'il est tout-puissant ! O mon Dieu ! que le pécheur changera de langage dans ce moment ! que de regrets ! oh ! que de repentir d'avoir laissé un temps si précieux ! Mais ce n'est plus temps, tout est fini pour le pécheur, tout est désespéré ! Oh ! que ce moment sera terrible ! Saint Luc nous dit que les hommes sécheront de frayeur sur la plante de leurs pieds, en pensant aux malheurs qui leur sont préparés. Hélas ! M. F., l'on peut bien sécher de crainte et mourir de frayeur, dans l'attente d'un malheur infiniment moins grand que n'est celui dont le pécheur est menacé, et qui, très certainement, lui arrivera, s'il continue à vivre dans le péché.

Dans ce moment, M. F., que je me dispose à vous parler du jugement, où nous paraîtrons tous pour rendre compte de tout le bien et le mal que nous aurons fait, pour y recevoir notre sentence définitive pour le ciel ou pour l'enfer : si déjà un ange venait vous annoncer de la part de Dieu que dans vingt-quatre heures, tout l'univers sera réduit en feu par une pluie de feu et de soufre, que vous commenciez à entendre les tonnerres gronder, les fureurs des tempêtes renverser vos maisons, les éclairs tellement multipliés que l'univers ne fût plus qu'un globe de feu, et que l'enfer vomît déjà tous ses réprouvés dont les cris et les hurlements se font entendre vers les coins du monde ; que le seul moyen d'éviter tous ces malheurs fût de quitter le péché et de faire pénitence ; pourriez-vous, M. F., entendre tous ces hommes sans verser des torrent de larmes et crier miséricorde. Ne vous verrait-on pas vous jeter au pied des autels pour demander miséricorde ? O aveuglement, ô malheur incompréhensible de l'homme pécheur les maux que vous annonce votre pasteur sont encore infiniment plus épouvantables et dignes d'arracher vos larmes, de déchirer vos coeurs.

Hélas ! ces vérités si terribles vont être autant de sentences qui vont prononcer votre condamnation éternelle. Mais le plus grand de tous les malheurs est que vous y soyez insensibles, et, que vous continuiez à vivre dans le péché, et que vous ne reconnaissiez votre folie que dans le moment où vous n'avez plus de remèdes. Encore un moment et ce pécheur, qui vivait tranquille dans le péché, sera jugé et condamné ; encore un instant, et il emportera ses regrets dans l'éternité. Oui, M. F., nous serons jugés, rien de si certain ; oui, nous serons jugés sans miséricorde ; oui, nous regretterons éternellement d'avoir péché

1. - Nous lisons dans l'Écriture sainte, M. F., que toutes les fois que Dieu veut envoyer quelque fléau au monde ou à son Église, il a toujours fait précéder quelque signe pour commencer à jeter la terreur dans les coeurs et pour les porter à fléchir sa justice. Voulant faire périr l'univers par un déluge, l'arche de Noé, qui resta cent ans pour se bâtir, fut un signe pour porter les (hommes) à la pénitence, sans quoi ils devaient tous Périr. L'historien Josèphe nous dit qu'avant la destruction de la ville de Jérusalem, il parut pendant longtemps une comète en forme de coutelas, qui jetait la consternation dans le monde. Chacun se disait : Hélas ? que veut dire ce signe ? peut-étre que c'est quelque grand malheur que Dieu va nous envoyer. La lune demeura huit nuits sans donner de lumière ; les gens semlaient déjà ne plus pouvoir vivre. Tout à coup, il parut un homme inconnu, qui, pendant trois ans, ne faisait autre chose que crier par les rues de Jérusalem, le jour et la nuit : Malheur à Jérusalem ! Malheur à Jérusalem !... On le prend, on le bat de verges pour l'empècher de crier, rien ne l'arrête. Au bout de trois ans il s'écrie : Ah ! malheur à Jérusalem ; ah ! malheur (a moi.) Une pierre lancée par une machine lui tombe dessus, et l'écrase à l'instant même. Alors, tous les maux dont cet inconnu avait menacé Jérusalem lui tombèrent. La famine fut si grande, que les mères allaient jusqu'à égorger leurs enfants pour s'en servir de nourriture. Les habitants, sans savoir pourquoi, s'égorgeaient les uns les autres ; la ville fut prise et comme anéantie ; les rues et les places étaient toutes couvertes de cadavres ; le sang coulait comme des rivières ; le peu de ceux qui sauvèrent leur vie fut vendu comme des esclaves.

Mais, comme le jour du jugement, sera le jour le plus terrible et le plus effrayant qui ait jamais été, il sera précedé de signes si effrayants qu'ils jetteront la terreur jusqu'au fond des abîmes. Notre-Seigneur nous dit que, dans ce moment malheureux pour le pécheur, le soleil ne donnera plus de lumière, et que la lune sera semblable à une masse de sang, et que les étoiles tomberont du ciel. L'air sera tellement rempli d'éclairs qu'il sera tout en feu, et l'on entendra les tonnerres dont le bruit sera si grand que les hommes sècheront de frayeur sur la plante de leurs pieds. Les vents seront si impétueux que rien ne pourra leur résister. Les arbres et les maisons seront entraînés dans les chaos de la mer ; la mer elle-même sera tellement agitée par les tempêtes que ses flots s'élèveront jusqu'à quatre coudées (au-dessus) des plus bautes montagnes, et descendront si bas que l'on verra les horreurs des enfers ; toutes les créatures, même inanimées, sembleront vouloir s'anéantir pour éviter la présence de leur Créateur en voyant combien les crimes des hommes ont souillé et défiguré la terre. Les eaux des mers et des fleuves bouillonneront comme des huiles dans les brasiers ; les arbres et les plantes vomiront des torrents de sang; les tremblements de terre seront si grands que l'on verra la terre s'ouvrir de toutes parts : la plupart des arbres et des bêtes seront abîmés, les hommes qui resteront seront comme des insensés ; les rochers, les montagnes s'écrouleront avec une fureur épouvantable. Après toutes ces horreurs, le feu sera allumé aux quatre coins du monde, mais un feu si violent qu'il brûlera les pierres, les rochers et la terre, comme un brin de paille qui est jeté dans une fournaise. Tout l'univers sera réduit en cendres ; il faut que cette terre qui a été souillée par tant de crimes soit purifiée par le feu qui sera allumé par la colère du Seigneur, d'un Dieu justement (irrité.)

Après, M. F., que cette terre couverte de tant de crimes sera purifiée, Dieu enverra ses anges qui sonneront de la trompette aux quatre coins du monde, qui diront à tous les morts : Levez-vous, morts, sortez de vos tombeaux, venez et paraissez au jugement. Alors tous les morts, bons et mauvais, justes et pécheurs reprendront les même formes qu'ils avaient autrefois, la mer vomira tous les cadavres qui sont renfermés dans ses chaos, la terre rejettera tous les corps ensevelis depuis tant de siècles dans son sein. Après cette révolution, toutes les âmes des saints descendront du ciel toutes rayonnantes de gloire, chaque âme s'approchera de son corps en lui donnant mille et mille bénédictions. Venez, lui dira-elle, venez le compagnon de mes souffrances ; si vous avez travaillé à plaire à Dieu ; si vous avez fait consister votre bonheur dans les souffrances et les combats, oh ! que de biens nous sont réservés. Il y a déjà plus de mille (ans) que je jouis de ce bonheur ; oh ! quelle joie pour moi de venir vous annoncer tant de biens qui nous sont préparés pour l'éternité. Venez, bénis yeux, qui tant de fois vous êtes fermés à l'aspect des objets impurs, crainte de perdre la grâce de votre Dieu, venez dans le ciel où vous ne verrez que des beautés que l'on ne verrait jamais en ce monde. Venez, mes oreilles, qui avez eu en horreur des paroles et des discours impurs et calomniateurs ; venez, et vous entendrez dans le ciel cette musique céleste, qui vous jettera dans un ravissement continuel. Venez, mes pieds et mes mains qui, tant de fois, vous êtes employés à soulager les malheureux ; allons passer notre éternité dans ce beau ciel où nous verrons notre aimable et charitable Sauveur qui nous a tant aimés. Ah! vous y verrez Celui qui, tant de fois, est venu reposer dans votre coeur. Ah! nous y verrons cette main encore teinte du sang de notre divin Sauveur, par laquelle il nous a mérité tant de joie. Enfin, le corps et l'âme des saints se donneront mille et mille bénédictions, et cela pendant toute l'éternité.

Après que tous les saints auront repris leurs corps tout rayonnants de gloire, tous là, selon les bonnes oeuvres et les pénitences qu'ils auront faites, attendront avec plaisir le moment où Dieu va dévoiler à la face de tout l'univers toutes les larmes, toutes les pénitences, tout le bien qu'ils auront accompli pendant leur vie sans même en laisser une seule, un seul, déjà tous heureux du bonheur de Dieu même. Attendez, leur dira Jésus-Christ lui-même, attendez, je veux que tout l'univers voie combien vous avez travaillé avec plaisir. Les pécheurs endurcis, les incrédules disaient que j'étais indifférent à tout ce que vous faisiez pour moi ; mais je vais leur montrer aujourd'hui que j'ai vu et compté toutes les larmes que vous versiez dans le fond des déserts ; je vais leur montrer aujourd'hui que j'étais à côté de vous sur les échafauds. Venez tous, et paraissez devant ces pécheurs qui m'ont méprisé et outragé, qui ont osé nier que j'existais, que je les voyais. Venez, mes enfants, venez mes bien-aimés et vous verrez combien j'ai été bon, combien mon amour a été grand pour vous.

Contemplons, M. F., un instant, ce nombre infini d'âmes justes rentrant dans leurs corps qu'elles rendent semblables à de beaux soleils. Vous verrez tous ces martyrs, la palme à la main. Voyez-vous toutes ces vierges, la couronne de la virginité sur la tête. Voyez-vous tous ces apôtres, tous ces prêtres ; autant qu'ils ont sauvé (d'âmes), autant de rayons de gloire dont ils sont embellis. M. F., tous diront, à Marie, cette Mère-vierge : Allons rejoindre Celui qui est dans le ciel pour donner un nouvel éclat à vos beautés.

Mais non, un moment de patience ; vous avez été méprisés, calomniés et persécutés des méchants, il est juste, avant d'entrer dans ce royaume éternel, que les pécheurs viennent vous faire amende honorable.

Mais, terrible et effrayante révolution ? j'entends la même trompette qui crie aux réprouvés de sortir des enfers. Venez, pécheurs, bourreaux et tyrans, dira Dieu qui voulait tous vous sauver, venez, paraissez au tribunal du Fils de l'Homme à celui dont vous avez si souvent osé vous persuader qu'il ne vous voyait, ni ne vous entendait ! Venez et paraissez, car tout ce que vous avez jamais commis sera manifesté en face de tout l'univers. Alors l'ange criera : Abîmes des enfers, ouvrez vos portes ! vomissez tous ces réprouvés ! leur juge les appelle. Ah! terrible moment ! toutes ces malheureuses âmes réprouvées, horribles comme des démons, sortiront des abîmes, iront, comme des désespérées, chercher leurs corps. Ah ! cruel moment ! dans l'instant où l'âme entrera dans son corps, ce corps éprouvera toutes les rigueurs de l'enfer. Ah ! ce maudit corps, ces maudites âmes se donneront mille et mille malédictions. Ah ! maudit corps, dira l'âme à son corps qui a roulé et traîné dans la fange de ses impuretés ; il y a déjà plus de mille ans que je souffre et que je brûle dans les enfers. Venez, maudits yeux, qui tant de fois avez pris plaisir à faire des regards déshonnêtes sur vous ou sur d'autres, venez en enfer pour y contempler les monstres les plus horribles. Venez, maudites oreilles, qui avez pris tant de plaisir à ces paroles, à ces discours impurs, venez éternellement entendre les cris, les hurlements et les rugissements des démons. Venez, maudite langue et maudite bouche, qui tant de fois avez donné des baisers impurs et qui n'avez rien épargné pour contenter votre sensualité et votre gourmandise ; venez en enfer où vous n'aurez que le fiel des dragons pour nourriture. Viens, maudit corps, que j'ai tant cherché à contenter; viens, tu seras étendu pendant l'éternité dans un étang de feu et de soufre, allumé par la puissance et la colère de Dieu ! Ah! qui pourra comprendre et nous raconter les malédictions que le corps et l'âme vont se vomir pendant toute l'éternité.

Oui. M. F., voilà tous les justes et les réprouvés qui ont repris leur ancienne forme, c'est à dire leurs corps tels que nous les voyons maintenant, qui attendent leur juge, mais un juge juste et sans compassion, pour punir ou récompenser, selon le bien et le mal que nous aurons fait. Le voilà qui arrive, assis sur un trône, éclatant de gloire, environné de tous les anges, l'étendard de sa croix, qui marchera devant lui. Les damnés voyant leur juge ; ah! que dis-je ? voyant celui qu'ils n'ont vu que pour leur procurer le bonheur du paradis, et qui, malgré lui, se sont damnés : Montagnes, s'écrieront-ils, écrasez-nous, arrachez-nous de la face de notre juge ; rochers, tombez-nous dessus ; ah ! de grâce, précipitez-nous dans les enfers ! Non, non, pécheur, avance, et viens rendre compte de toute ta vie. Avance, malheureux, qui as tant méprisé un Dieu si bon. Ah ! mon juge, mon père, mon créateur, où sont mon père, ma mère qui m'ont damné ? Ah ! je veux les voir ; ah ! je veux leur demander le ciel, qu'ils m'ont laissé perdre. Mon père et ma mère, c'est vous qui m'avez damné ; c'est vous qui êtes cause de mon malheur. Non, non, avance vers le tribunal de ton Dieu, tout est perdu pour toi. Ah ! mon juge, s'écriera cette jeune fille, où est ce libertin qui m'a ravi le ciel ? Non, non, avance ! il n'y a plus de secours... - tu es damnée ! plus d'espérance pour toi : oui, tu es perdue ! oui, tout est perdu, puisque tu as perdu ton âme et ton Dieu. Ah ! qui pourra
comprendre le malheur d'un damné qui verra vis-à-vis de lui, c'est-à-dire du côté des saints, un père ou une mère tout rayonnants de gloire et pour le ciel, et se voir
soi réservé pour l'enfer ! Montagnes, diront ces réprouvés, arrachez-nous ; ah ! de grâce, tombez-nous dessus ! Ah ! portes des abîmes, ouvrez-vous pour nous cacher ! Non, pécheur, tu as toujours méprisé mes commandements mais c'est aujourd'hui que je veux te montrer que je suis ton maître. Parais devant moi avec tous tes crimes dont ta vie n'est qu'un tissu. Ah ! c'est alors, nous dit le prophète Ézéchiel, que le Seigneur prendra cette grande feuille miraculeuse, où sont écrits et consignés tous les crimes des hommes. Combien de péchés qui n'ont jamais paru aux yeux de l'univers et qui vont paraître. Ah! tremblez, vous qui, peut-être depuis quinze ou vingt ans, avez accumulé péchés sur péchés. Ah ! malheur à vous !

Alors Jésus-Christ, le livre des consciences à la main, appellera tous les pécheurs pour les convaincre de tous les péchés qu'ils auront commis pendant toute leur vie, d'un ton de tonnerre épouvantable. Venez, impudiques, leur dira-t-il, approchez et lisez jour par jour ; voilà toutes ces pensées qui ont sali votre imagination, tous ces désirs honteux qui ont corrompu votre coeur ; lisez et comptez vos adultères, voilà le lieu, le moment où vous les avez commis, voilà la personne avec laquelle vous avez péché. Lisez toutes vos mollesses et vos lubricités, lisez et comptez combien vous avez perdu d'âmes qui m'avaient coûté si cher. Il y avait plus de mille ans que votre corps était pourri et votre âme en enfer, que votre libertinage entraînait encore des âmes en enfer. Voyez-vous cette femme que vous avez perdue, voyez ce mari, ces enfants et ces voisins! tous demandent vengeance, tous vous accusent que vous les avez perdus et que sans vous ils seraient pour le ciel. Venez, filles mondaines, instruments de Satan, venez et lisez tous ces soins et ces temps que vous avez employés à vous parer ; comptez le nombre de mauvaises pensées et de mauvais désirs que vous avez donnés à ceux qui vous ont vues. Voyez-vous toutes les âmes qui crient que c'est vous qui les avez perdues. Venez, médisants, semeurs de faux rapports, venez et lisez, voilà où sont marquées toutes vos médisances, vos railleries et vos noirceurs ; voilà tous les troubles que vous avez fait naître, toutes les pertes et tous les maux dont votre maudite langue a été la première cause.

Allez, malheureux, entendre en enfer les cris et les hurlements épouvantables des démons. Venez, maudits avares, lisez et comptez cet argent et ces biens périssables auxquels vous avez attaché votre coeur, au mépris de votre Dieu, et pour lesquels vous avez sacrifié votre âme. Avez-vous oublié votre dureté pour les pauvres ? Le voilà, lisez, et comptez-le. Voilà votre or et votre argent, demandez-leur maintenant du secours, dites-leur qu'ils vous tirent d'entre mes mains. Allez, maudits, crier famine dans les enfers. Venez, vindicatifs, lisez et, voyez tout ce que vous avez dit pour nuire à votre prochain, comptez toutes ces injustices, comptez toutes ces pensées de haine et de vengeance que vous avez nourries dans votre coeur ; allez, malheureux, en enfer. (Vous avez été) rebelles : mes ministres (vous) ont mille fois dit que si vous n'aimiez pas votre prochain comme vous-même, (il n'y avait) point de pardon pour vous. Retirez-vous de moi, maudits, allez aux enfers, où vous (serez) la victime de ma colère éternelle, où vous appprendrez que la vengeance n'est que pour Dieu seul. Viens, viens, ivrogne, regarde, voilà jusqu'à un verre de vin, jusqu'à un morceau de pain que tu as arraché de la bouche de ta femme et de tes enfants; voilà tous tes excès, les reconnais-tu ? sont-ce bien les tiens, ou ceux de ton voisin ? Voilà le nombre de nuits, de jours que tu as passés dans les cabarets, les dimanches et les fètes ; voilà, jusqu'à une seule, les paroles déshonnêtes que tu as dites dans ton ivresse ; voilà tous les jurements, toutes les imprécations que tu as vomies ; voilà tous les scandales que tu as donnés à ta femme, à tes enfants et à tes voisins. Oui, j'ai tout écrit et tout compté. Va, malheureux, t'enivrer dans les enfers du fiel de ma colère. Venez, marchands, ouvriers, de quelque état que vous soyez ; venez, rendez-moi compte jusqu'à une obole de tout ce que vous avez acheté et vendu ; venez, examinons ensemble si vos mesures et vos comptes sont conformes aux miens. Voilà, marchands, le jour où vous avez trompé cet enfant. Voilà ce jour où vous avez fait payer deux fois la même chose. Venez, profanateurs des sacrements, voilà tous vos sacrilèges, toutes vos hypocrisies. Venez, pères et mères, rendez-moi compte de ces âmes que je vous ai confiées ; rendez-moi compte de tout ce qu'on fait vos enfants, vos domestiques ; voilà toutes les fois que vous leur avez donné la permission pour aller dans des lieux et des compagnies où ils ont péché. Voilà toutes les mauvaises pensées et les mauvais désirs que votre fille a donnés ; voilà tous les embrassements et autres actions infâmes ; voilà toutes ces paroles impures que votre fils a prononcées. Mais, Seigneur diront les pères et. mères, je ne le lui ai pas commandé. N'importe, leur dira leur juge, les péchés de tes enfants sont les tiens. Où sont les vertus que tu leur as fait pratiquer ? où sont les bons exemples que tu leur as donnés ou les bonnes oeuvres que tu leur as fait faire ? Hélas ! que vont devenir ces pères et mères qui voient que leurs enfants, les uns s'en vont danser, les autres dans les jeux et les cabarets, et qui vivent tranquilles. O mon Dieu, quel aveuglement ! Oh ! que de crimes dont ils vont se voir accablés dans ces terribles moments ! Oh ! que de péchés cachés qui vont être manifestés à la face de tout l'univers ! Oh ! abîmes profonds des enfers, ouvrez-vous pour engloutir ces foules de preuves qui n'ont vécu que pour outrager Dieu et se damner.

Mais, me direz-vous, toutes les bonnes oeuvres que nous avons faites ne nous serviront donc de rien ? Ces jeûnes, ces pénitences, ces aumônes, ces communions, ces confessions seront donc sans récompense ? Non, vous dira Jésus-Christ, toutes vos prières n'étaient que routines, vos jeûnes qu'hypocrisies, vos aumônes que vaine gloire ; votre travail n'avait point d'autre but que l'avarice et la cupidité, vos souffrances n'étaient accompagnées que de plaintes et de murmures ; dans ce que vous faisiez, je n'étais pour rien. D'ailleurs je vous ai récompensé par des biens temporels, j'ai béni votre travail, j'ai donné la fertilité à vos champs, enrichi vos enfants ; le peu de bien que vous avez fait, je vous en ai donné toute la récompense que vous pouviez en attendre. Mais, nous dira-t-il, vos péchés vivent encore, ils vivront éternellement devant moi ; allez, maudits, au feu éternel préparé pour tous ceux qui m'ont méprisé pendant leur vie.

Sentence terrible, mais infiniment juste. Quoi de plus juste ! Un pécheur qui, toute sa vie, n'a fait que se rouler dans le crime, malgré les grâces que le bon Dieu lui présentait sans cesse pour en sortir ! Voyez-vous ces impies qui se raillaient de leur pasteur, qui méprisaient la parole de la vie, qui tournaient en ridicule ce que leur pasteur leur disait ? Voyez-vous ces pécheurs qui se faisaient gloire de n'avoir point de religion, qui raillaient ceux qui la pratiquaient ? les voyez-vous ces mauvais chrétiens qui avaient si souvent à la bouche ces horribles blasphèmes, qui (disaient qu'ils) trouvaient encore le pain bien bon et qu'ils n'avaient pas besoin de la confession ? Voyez-vous ces incrédules qui nous disaient que, quand nous étions morts, tout était fini ? Voyez-vous leur désespoir, les entendez-vous avouer leur impiété ? les entendez-vous crier miséricorde ? Mais tout est fini, vous n'avez plus que l'enfer pour partage. Voyez-vous cet orgueilleux qui raillait et méprisait tout le monde ? le voyez-vous abîmé dans son coeur, condamné pour une éternité sous les pieds des démons ? Voyez-vous cet incrédule qui disait qu'il n'y a ni Dieu ni enfer ? Le voyez-vous avouer à la face de tout l'univers qu'il y a un Dieu qui le juge et un enfer où il va être précipité pour ne jamais en sortir ? Il est vrai que Dieu donnera la liberté à tous les pécheurs de donner leurs raisons et leurs excuses pour se justifier, s'ils le peuvent. Mais, hélas! que pourra dire un criminel qui ne voit que crime et qu'ingratitude ? Hélas ! tout ce que pourra dire un pécheur dans ce moment malheureux ne servira qu'à montrer davantage son impiété et son ingratitude.

Voilà sans doute, M. F., ce qu'il y aura de plus effrayant dans ce terrible moment; ce sera quand nous verrons que Dieu n'a rien épargné pour nous sauver ; qu'il nous a fait part des mérites infinis de sa mort sur la croix; qu'il nous a fait naître dans le sein de son Église ; qu'il nous a donné des pasteurs pour nous montrer et nous enseigner tout ce que nous devions faire pour être heureux. Il nous adonné les sacrements pour nous faire recouvrer son amitié toutes les fois que nous l'avions perdue, il n'a point mis de bornes au nombre des péchés qu'il voulait nous pardonner; si notre retour était sincère, nous sommes sûrs de notre pardon. Il nous a attendu nombre d'années quoique nous ne vivions que pour l'outrager; il ne voulait pas nous perdre ou plutôt il voulait absolument nous sauver ; et nous n'avons pas (voulu) ! C'est nous-mêmes qui le forçons par nos péchés de lui faire porter une sentence de réprobation éternelle : Allez, maudits enfants, allez trouver celui que vous avez imité : pour moi, je ne vous reconnais pas, sinon pour vous écraser de toutes les fureurs de ma colère éternelle.

Venez, nous dit le Seigneur par un de ses prophètes, venez, hommes, femmes, riches et pauvres, pécheurs, qui que vous soyez, de quelque état et condition que vous soyez, dites tous ensemble, dites vos raisons et moi (je dirai) les miennes. Entrons en jugement, pesons tout au poids du sanctuaire. Ah ! terrible moment pour un pécheur, qui, de quelque côté qu'il considère sa vie, ne voit que péché et point de bien. Mon Dieu ! que va-t-il devenir! Dans ce monde, le pécheur a toujours quelque excuse a alléguer à tous les péchés qu'il a commis ; il porte même son orgueil jusqu'au tribunal de la pénitence, où il ne devrait paraître que pour s'accuser lui-même et se condamner. Les uns, c'est l'ignorance ; les autre, les tentations trop violentes ; enfin d'autres, les occasions et les mauvais exemples : voilà, tous les jours, les raisons que donnent les pécheurs pour cacher la noirceur de leurs crimes. Venez, pécheurs orgueilleux, voyons si vos excuses seront bien reçues au jour du jugement, et expliquez-vous avec celui qui a le flambeau à la main, qui a tout vu, et tout compté, et tout pesé. Vous ne saviez pas, dites-vous, que cela était un péché ! Ah ! malheureux, vous dira Jésus-Christ, si vous étiez né parmi les nations idolâtres qui n'ont jamais entendu parler du vrai Dieu, vous pourriez encore un peu vous excuser sur votre ignorance ; mais, vous, chrétien, qui avez eu le bonheur de naître dans le sein de mon Église, (d'être) élevé au centre de la lumière, vous à qui l'on parle de votre bonheur éternel ? Dès votre enfance, on vous apprenait tout ce qu'il fallait faire pour vous le procurer, vous que jamais l'on ne cessa d'instruire, d'exhorter et de reprendre, vous osez vous excuser sur votre ignorance. Ah ! malheureux, si vous viviez dans l'ignorance, c'était bien parce que vous n'aviez pas voulu vous instruire ; c'était bien parce que vous n'aviez pas voulu profiter des instructions ou que vous les aviez fuies. Allez, malheureux ? allez, vos excuses ne vous rendent encore que plus digne de malédictions ! Allez, maudit enfant, dans les enfers y brûler avec votre ignorance.

Mais, dira un autre, mes passions étaient bien vives et ma faiblesse était bien grande. Mais, leur dira le Seigneur, puisque Dieu était si bon que de vous faire connaître vos faiblesses, et que vos pasteurs vous disaient qu'il fallait continuellement veiller sur vous-même, vous mortifier, si vous vouliez les dompter : pourquoi faisiez-vous donc tout le contraire ? pourquoi preniez-vous tant de soins de contenter votre corps et vos plaisirs ? Dieu vous faisait connaitre votre faiblesse et vous tombiez à chaque instant ? Pourquoi n'aviez-vous donc pas recours à Dieu pour lui demander sa grâce ? pourquoi n'écoutiez-vous pas vos pasteurs qui ne cessaient de vous exhorter à demander les grâces et les forces dont vous aviez besoin pour vaincre le démon ? Pourquoi avez-vous eu tant d'indifférence et de mépris pour les sacrements, où vous aviez tant de grâces, de force, pour faire le bien et éviter le mal ? pourquoi avez-vous donc si souvent méprisé la parole de Dieu qui vous aurait guidé dans le chemin que vous deviez prendre pour aller à lui ? Ah ! pécheurs ingrats et aveugles, tous ces biens étaient à votre disposition, vous pouviez vous en servir comme tant d'autres. Qu'avez-vous fait pour vous empêcher de tomber dans le péché ? Et c'est que vous n'avez prié que par routine ou habitude. Allez, malheureux ! Plus vous aviez connu votre faiblesse, plus vous deviez avoir recours à Dieu qui vous aurait soutenu et aidé à opérer votre salut. Allez, maudit, vous n'en êtes que plus criminel.

Mais, il y a tant d'occasions de pécher, dira encore un autre. Mon ami, je connais trois sortes d'occasions qui peuvent nous porter au péché. Tous les états ont leurs dangers. Je dis qu'il y en a trois (sortes) : celles où nous sommes nécessairement exposés par les devoirs de notre état, celles que nous rencontrons sans les chercher, et celles où nous nous engageons sans nécessité. Si celles où nous (nous) engageons sans nécessité ne nous serviront point d'excuses, ne cherchons pas à excuser un péché par un autre péché. Vous avez entendu chanter une mauvaise chanson, dites-vous ; vous avez entendu une médisance ou une calomnie, et pourquoi êtes-vous allés dans cette maison ou cette compagnie ? pourquoi fréquentez-vous ces personnes sans religion ? Ne savez-vous pas que celui qui s'expose au danger est coupable et y périra ? Celui qui tombe sans s'exposer se relève aussitôt et sa chute le rend encore plus vigilant et plus sage. Mais ne voyez-vous pas que Dieu, qui nous a promis son secours dans nos tentations, ne nous l'a pas promis lorsque nous avons la témérité de nous exposer de nous-même. Allez, malheureux vous avez cherché vous-même à vous perdre ; vous méritez l'enfer qui est réservé aux pécheurs comme vous.

Mais, me direz-vous, l'on a continuellement de mauvais exemples devant les yeux. Vous avez de mauvais exemples, quelle frivole excuse ! Si vous en avez de mauvais, n'en avez-vous pas aussi de bons ? Pourquoi n'avez-vous pas plutôt suivi les bons que les mauvais ? Lorsque vous voyiez aller cette jeune fille à l'église, à la table sainte, pourquoi ne la suiviez-vous pas plutôt que celle qui allait aux danses ? Lorsque ce jeune homme venait à l'église pour y adorer Jésus-Christ dans son tabernacle, pourquoi n'avez-vous pas plutôt suivi ses traces que celles de celui qui allait au cabaret ? Dites plutôt, pécheur, que vous aviez mieux aimé suivre la voie large qui vous a conduit dans ce malheur où vous vous trouvez, que dans le chemin que le Fils de Dieu à tracé lui-même. La vraie cause de vos chutes et de votre réprobation ne vient donc ni des mauvais exemples, ni des occasions, ni de vos faiblesses, ni des grâces qui vous manquaient ; mais seulement des mauvaises dispositions de votre coeur que vous n'avez pas voulu réprimer. Si vous avez fait le mal, c'est parce que vous l'avez bien voulu. Votre perte ne vient donc uniquement que de vous.

Mais, me direz-vous l'on nous avait toujours dit, que Dieu était bon. Il est vrai qu'il est bon, mais il est jute ; sa bonté et sa miséricorde sont passées pour vous : il n'y a plus que sa justice et sa vengeance. Hélas ! M. F., nous qui avons tant de répugnance pour nous confesser, si, cinq minutes avant ce grand jour, Dieu nous donnait des prêtres pour confesser nos péchés, afin qu'il fussent effacés, hélas ! avec quel empressement n'en profiterions-nous pas ? ce qui ne nous sera jamais accordé en ce moment de désespoir. Le roi Bogoris fut bien plus sage que nous. Ayant été instruit par un missionnaire de la religion catholique, mais retenu encore par les faux plaisirs du monde, par un effet de la providence de Dieu, un peintre chrétien à qui il avait donné commission de peindre dans son palais la chasse la plus terrible aux bêtes farouche, lui peignit au contraire le jugement dernier, le monde tout en feu, Jésus-Christ au milieu des tonnerres et des éclairs, l'enfer déjà ouvert, pour engloutir les damnés, avec des figures si épouvantables que le roi resta immobile. Revenu à lui-même, il se rappela de ce que ce missionnaire lui avait dit, pour éviter les horreurs de ce moment-là où le pécheur ne peut avoir que le désespoir pour partage, et renonçant de suite à tous ses plaisirs, il passa le reste de sa vie dans la pénitence et les larmes.

Hélas ! M. F., si ce prince ne s'était pas converti, il serait également mort, il aurait quitté tous ses biens et ses plaisirs, il est vrai, un peu tard ; mais, mourant, depuis bien des siècles, ils auraient passé à d'autres. Il serait en enfer qui brûlerait pour jamais, tandis qu'il est dans le ciel pour une éternité et qu'il est content, en attendant ce grand jour, de voir que tous ses péchés lui sont pardonnés et qu'ils ne reparaîtront jamais, ni aux yeux de Dieu, ni aux yeux des hommes.

Ce fut cette pensée bien méditée par saint Jérôme qui lui porta à tant de rigueurs sur son corps et à tant verser de larmes. Ah ! s'écriait-il dans cette vaste solitude, il me semble que j'entends, à chaque instant, cette trompette qui doit réveiller tous les morts, m'appeler au tribunal de mon juge. Cette même pensée faisait trembler un David sur son trône, un Augustin au milieu de ses plaisirs, malgré tout les efforts qu'il faisait pour étouffer cette pensée, qu'un jour il serait jugé. Il disait de temps en temps à son ami Alipe : Ah ! cher ami, un jour viendra que nous paraîtrons tous devant le tribunal de Dieu pour y recevoir la récompense du bien ou (le châtiment) du mal que nous aurons fait, pendant notre vie ; quittons, mon cher ami, lui disait-il, la route du crime pour celle qu'ont suivie tous les saints. Préparons-nous à ce jour dès l'heure présente.

Saint Jean Climaque nous rapporte qu'un solitaire quitta son monastère pour passer dans un autre pour y faire plus de pénitence. La première nuit, il fut cité au tribunal de Dieu qui lui montra qu'il était redevable envers sa justice de cent livres d'or. Hélas ! Seigneur, s'écria-t-il, que vais-je faire pour les acquitter ? Il demeura trois ans dans ce monastère, où Dieu permit qu'il fût méprisé et mal traité de tous les autres, au point qu'il semble que personne ne pouvait le souffrir. Notre Seigneur lui apparut une deuxième fois en lui disant qu'il n'avait encore acquitté qu'un quart, de sa dette. Ah ! Seigneur, s'écria-t-il, que faut-il donc que je fasse pour me justifier ? Il contrefit le fou pendant treize ans, faisant tout ce qu'on voulait ; on le traitait durement., comme une bête de somme. Le bon Dieu lui apparut une troisième fois en lui disant qu'il en avait la moitié. Ah ! Seigneur, puisque je l'ai voulu, je dois souffrir pour pouvoir payer votre justice. Ah ! mon Dieu ! n'attendez pas que mes péchés soient punis après le jugement. Saint Jean Climaque nous rapporte un trait qui fait frémir. Il y avait, nous dit-il, un solitaire qui, depuis quarante ans, pleurait ses péchés au fond d'un bois. La veille de sa mort, tout à coup, hors de lui-même, ouvrant les yeux, regardant à droite et à gauche de son lit, comme s'il eût vu quelqu'un qui lui demandait compte de sa vie, il répondait d'une voix tremblante : Oui, j'ai commis ce péché, mais je l'ai confessé et j'en ai fait pénitence pendant tant d'années jusqu'à ce que le bon Dieu m'a pardonné. Tu as commis aussi ce péché, lui disait cette voix. Non, lui répondit le solitaire, je ne l'ai pas commis. Avant de mourir on l'entendit crier : Mon Dieu, mon Dieu, ôtez, ôtez, s'il vous plaît, mes péchés de devant vos yeux, je ne peux plus y tenir. Hélas ! qu'allons-nous devenir, si le démon reproche même les péchés que nous n'avons pas commis, nous qui sommes tout couverts de péchés et (qui n'avons) point fait de pénitence ; hélas! à quoi nous attendre pour ce terrible moment ? si les saints sont à peine rassurés, qu'allons-nous devenir ?

Que devons-nous conclure de tout cela, M. F., ? Le voici : C'est qu'il ne faut jamais perdre de vue que nous serons jugés un jour sans miséricorde, et que tous nos péchés paraîtront aux yeux de tous l'univers ; et, qu'après ce jugement, si nous nous trouvons dans ces péchés, nous irons les pleurer dans les enfers sans pouvoir ni les effacer, ni les oublier. Oh ! que nous sommes aveugle, mes frères, si nous ne profitons du peu de temps qui nous reste à vivre pour nous assurer le ciel. Si nous sommes pécheurs, nous avons l'espérance du pardon : au lieu que si nous attendons alors, il n'y aura plus de ressources. Mon Dieu ! faites-rnoi la grâce de ne jamais perdre le souvenir de ce moment terrible, surtout lorsque je serai tenté, pour ne pas me laisser succomber ; afin qu'en ce jour nous entendions ces douces paroles sorties de la bouche du Sauveur : « Venez, les bénis de mon Père, posséder le royaume qui vous est préparé depuis le commencement du monde. »

(1) Le Saint Curé d'Ars n'écrit jamais que les initiales de cette expres​sion(M. F.). comnme on peut le voir dans le fac simile ci-contre.Nous conservons dans la suite son abrévation.

Source : livresmystiques.com

LITANIES DE SAINT JEAN MARIE VIANNEY
https://www.nd-chretiente.com/dossiers/pdf/articles/litanies%20de%20saint%20jean-marie%20vianney.pdf

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MessageSujet: 5 août Dédicace de Sainte Marie Majeure   Ven 4 Aoû 2017 - 16:26



Prière à Notre-Dame des Neiges :

I. Par la très sainte résolution que vous avez vous-même inspirée dans les âmes du patricien romain Jean et de sa digne épouse, afin de leur faire consacrer à votre honneur tous leurs biens, puisque privés d’héritier par une stérilité invétérée, obtenez-nous, ô très Sainte Mère de Dieu, de savoir toujours tirer profit des contraditions et oppositions qui nous assaillent sur cette terre pour travailler plus ardemment à l’acquisition des biens éternels du Ciel, spécialement en soutenant les œuvres qui concourrent à votre gloire.

Je vous salue, Marie…

II. Vous avez révélé au même moment, tant au saint patricien Jean, à son épouse stérile et et au pape Libère, votre souhait de voir une église érigée en votre honneur, là où l’on trouverait le sol couvert de la neige miraculeusement envoyée par vous au plus fort de la chaleur estivale : par cette illustre révélation, obtenez-nous, ô très illustre Vierge, de toujours reconnaître clairement vos très saintes volontés pour que nous nous y conformions avec exactitude dans toute notre conduite.

Je vous salue, Marie…

III. Sous les yeux de Rome toute entière, vous avez recouvert d’une neige miraculeuse le sommet du Mont Esquilin, et vous l’avez conservée intacte sous l’ardent soleil d’août, afin d’indiquer le lieu et les dispositions du sanctuaire que vous demandiez en votre honneur : par ce miracle inédit, obtenez-nous, ô puissante Reine céleste, de ne jamais douter de l’ampleur de votre pouvoir, aussi bien dans l’ordre de la nature que dans celui de la grâce, et de nous confier toujours en votre toute puissance.

Je vous salue, Marie…


IV. Par cette leçon mystérieuse que vous avez donnée au monde entier en envoyant de la neige au mois d’août sur une des collines de Rome, vous avez symboliquement manifesté le devoir qui nous incombe de garder nos âmes pures, afin de bénéficier de votre sainte protection : obtenez-nous donc, ô Sainte Vierge des vierges, de nous préserver toujours des souillures de l’âme et de garder intacte la chasteté de notre état, afin d’avoir par aux bénédictions célestes que Dieu se plaît à répandre par vos mains.

Je vous salue, Marie…

V. L’église qui vous fut ainsi dédiée sous le vocable de Sainte-Marie aux Neiges, rendue encore plus illustre par les saintes reliques de la Crèche de Notre-Seigneur rapportées de Bethléem et pour le titre de Sainte-Marie-Majeure qu’elle reçut enfin, fut de tout temps l’objet d’une sollicitude particulière des pontifes romains et de la dévotion de nombreux saints : par la gloire particulière que vous avez procurée à cette basilique, obtenez-nous, ô notre Mère et notre Souveraine, de toujours travailler à votre gloire, de nous dédier, autant qu’il est en notre pouvoir, à l’entretien et à l’ornementation de vos sanctuaires et de vos autels, afin que nous puissions, au terme de cette vie, être introduits auprès de vous dans le Temple du Ciel, pour y chanter avec vous un « Magnificat » éternel.

Je vous salue, Marie…

Oraison :

Accordez à Vos serviteurs, nous Vous en prions, Seigneur notre Dieu, de jouir toujours de la santé de l’âme et du corps : et par la glorieuse intercession de la Bienheureuse Marie toujours Vierge, d’être délivrés des tristesses du temps présent et d’avoir part aux joies de l’éternité.
Nous Vous le demandons par Jésus-Christ Notre-Seigneur.

Ainsi soit-il.

Source : leblogdumesnil.unblog.fr

Prière à la Sainte Vierge

Nous vous saluons, Marie, Mère de Dieu, trésor sacré de tout l'univers, astre sans déclin, couronne de la virginité, sceptre de la foi orthodoxe temple indestructible, demeure de l'incommensurable, Mère et Vierge, cause de qui est appelé béni, dans les saints évangiles, celui qui vient au nom du Seigneur.

Nous vous saluons, vous qui avez contenu dans votre sein virginal celui que les cieux ne peuvent contenir ; vous par qui la Trinité est glorifiée et adorée sur toute la terre ; par qui le ciel exulte ; par qui les anges et les archanges sont dans la joie ; par qui les démons sont mis en déroute ; par qui le tentateur est tombé du ciel ; par qui la créature déchue est élevée au ciel ; par qui le monde entier captif de l'idolâtrie est parvenu à la connaissance de la vérité ; par qui le saint baptême est accordé à ceux qui croient, avec l'huile d'allégresse ; par qui, sur toute la terre,les Eglises ont été fondées ; par qui les nations païennes sont amenées à la conversion.

Et que dirai-je encore ? C'est par vous que la lumière du Fils unique de Dieu a brillé pour ceux qui demeuraient dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort ; c'est par vous que les prophètes ont annoncé l'avenir, que les Apôtres proclament le salut aux nations, que les morts ressuscitent, et que règnent les rois, au nom de la sainte Trinité.

Y-a-t-il un seul homme qui puisse célébrer dignement les louanges de Marie ? Elle est mère et vierge à la fois. Quelle merveille ! Merveille qui m'accable ! Qui a jamais entendu dire que le constructeur serait empêché d'habiter le temple qu'il a lui-même édifié ? Osera-t-on critiquer celui qui donne à sa servante le titre de mère ?

Voici donc que le monde entier est dans la joie. Qu'il nous soit donné de vénérer et d'adorer l'unité, de vénérer et d'honorer l'indivisible Trinité en chantant les louanges de Marie toujours Vierge, c'est-à-dire de la sainte Église, et celles de son Fils et de son Epoux immaculé : car c'est à lui qu'appartiennent la gloire pour les siècles des siècles. Amen.

Source : missel.free.fr




Sainte Marie Majeure Basilique papale

http://www.vatican.va/various/basiliche/sm_maggiore/fr/storia/interno.htm

Le Miracle de la neige
http://www.zenit.org/fr/articles/sainte-marie-majeure-le-miracle-de-la-neige-celebre-le-5-aout

Sainte Marie Majeure ou basilique de Sixte III
http://books.openedition.org/efr/1095?lang=fr

SAINTS DU JOUR
http://jubilatedeo.centerblog.net/6573461-Les-saints-du-jour-05-Aout

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MessageSujet: 6 août Transfiguration du Seigneur   Dim 6 Aoû 2017 - 3:39



HOMÉLIE LVI de Saint Jean Chrysostome

« JE VOUS DIS EN VÉRITÉ QU’IL Y EN A QUELQUES-UNS DE CEUX QUI SONT ICI PRÉSENTEMENT QUI NE MOURRONT POINT QU’ILS N’AIENT VU LE FILS DE L’HOMME VENIR EN SON RÈGNE». (CHAP. XVI, 28, JUSQU’AU VERSET 10 DU CHAP. XVII.)

1. La Transfiguration.


1. Nous avons vu jusqu’ici , mes frères, que Jésus-Christ a beaucoup entretenu ses disciples de ses souffrances, de sa passion et de sa mort; et qu’il leur a prédit les maux qu’ils endureraient eux-mêmes et la mort violente qu’on leur ferait souffrir un jour. C’est pourquoi, après leur avoir dit des choses si dures et si fâcheuses, il tâche de les consoler ensuite. Et comme ces maux dont il leur parlait étaient présents, et que les biens qu’il leur promettait n’étaient encore qu’en espérance, lorsqu’il leur disait : « Qu’ils sauveraient leur âme en la perdant, et qu’il viendrait dans la gloire de son Père pour distribuer les récompenses » ; il veut par avance rendre leurs yeux témoins de cette gloire, et leur faire voir, autant qu’ils en étaient capables en cette vie; cette haute majesté dans laquelle il devait venir. Il veut aussi prévenir en même temps le trouble et la douleur que ses apôtres, et particulièrement saint Pierre, pouvaient ressentir de sa mort.

Mais remarquez ce que fait Jésus-Christ après qu’il a parlé de l’enfer et du Royaume du ciel. Car lorsqu’il dit : « Celui qui voudra sauver son âme la perdra. Celui qui la perdra pour l’amour de moi la sauvera »; et encore lorsqu’il assure « qu’il rendra à chacun selon ses oeuvres» , c’est du ciel et de l’enfer qu’il veut parler; il les marque bien l’un et l’autre, et néanmoins il ne les offre pas l’un et l’autre à la vue des apôtres, il ne leur montre que le ciel et il laisse l’enfer dans ses ténèbres. Pourquoi cela ? C’est que s’il avait eu affaire à des âmes par trop grossières, il aurait bien fallu leur présenter aussi une image de l’enfer ; mais comme les apôtres étaient pieux et bien disposés, c’est par la vue des biens célestes qu’il les excité. Outre cette raison tirée des apôtres, il y en avait encore une autre tirée de la personne de Jésus-Christ, pour qui il était plus convenable de montrer le ciel que l’enfer. Ce n’est pas néanmoins qu’il néglige l’autre moyen; il y a des endroits de l’Evangile où il nous met sous les yeux un tableau assez frappant de l’enfer, par exemple lorsqu’il parle du mauvais riche, ou de celui qui redemanda avec tant de cruauté les cent deniers que son frère lui devait, ou de ce téméraire qui osa se trouver aux noces avec des vêtements sales.

« Et six jours après Jésus prenant en particulier Pierre, Jacques et Jean son frère, les fit monter avec lui sur une haute montagne (XVII, 4) ». Un autre évangéliste dit que ce fut « huit jours après». Il n’y a néanmoins aucune contradiction entre eux, et ils ne laissent pas de s’accorder parfaitement. Car l’un compte le jour auquel Jésus-Christ disait ces paroles, et celui auquel il mena ses apôtres sur la montagne; et l’autre, négligeant ces deux jours, ne compte que l’intervalle qui y (437) est compris. Mais je ne puis m’empêcher, mes frères, d’admirer la vertu de notre évangéliste, qui n’affecte point de cacher le nom des apôtres que Jésus-Christ honorait davantage de ses faveurs, et qu’il préférait aux autres. C’est ce que fait aussi saint Jean en plusieurs endroits de son évangile, où il se complaît à rapporter assez au long les louanges de saint Pierre, et la prééminence qu’il avait sur tous les autres; c’est que cette sainte compagnie était entièrement exempte d’envie et de vaine gloire. Jésus-Christ donc prenant avec lui les principaux d’entre ses apôtres, « les mène en particulier sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux et sort visage devint resplendissant comme le soleil, et ses vêtements blancs et éclatants comme la lumière (2). Et en même temps ils virent paraître Moïse et Elie qui s’entretenaient avec lui (3) ». Pourquoi ne prend-il que ces trois apôtres, sinon parce qu’ils étalent plus parfaits que les autres? saint Pierre, parce qu’il aimait plus Jésus-Christ ; saint Jean, parce qu’il en était plus aimé, et saint Jacques à cause de cette réponse qu’il fit avec son frère: « Nous pouvons boire votre calice », et il ne s’en tint pas aux paroles, mais il alla jusqu’aux effets, puisque sa grande vertu le rendit si insupportable aux Juifs, qu’Hérode crut leur faire un plaisir insigne, en lui faisant couper la tête.

Mais d’où vient que Jésus-Christ attend « six « jours » pour se transfigurer devant ces trois disciples? Que ne le fait-il aussitôt qu’il l’a promis? C’était pour épargner la faiblesse des autres apôtres, et c’est cette même raison qui l’avait empêché de leur dire quels seraient l’es trois qu’il devait choisir d’entre eux. On ne doit point douter qu’ils n’eussent eu un désir dardent de le suivre, et qu’ils n’eussent été percés jusqu’au coeur, se croyant méprisés de leur Maître. Car, bien que le Sauveur ne montrât qu’une image fort imparfaite et toute corporelle de sa gloire, cette vue ne laissait pat néanmoins de leur être extrêmement douce, Mais pourquoi, me direz-vous, prédit-il que cela arriverait? C’était afin que ceux qui en seraient témoins, fussent plus disposés à le croire, quand ils le verraient; et il voulait que ce retard de quelques jours, pendant les quels il différa de leur faire voir cette vision, en augmentât en eux le désir, et les y rendît ensuite plus attentifs. Pourquoi Jésus-Christ fait-il paraître Moïse et Elie? On pourrait en rapporter plusieurs raisons. Mais la principale c’est que le peuple disait que Jésus-Christ était ou Moïse ou Elie, ou Jérémie, ou quelque autre des prophètes. Jésus mena avec lui les principaux de ses apôtres, afin qu’ils vissent dans cette gloire la différence du maître et des serviteurs, et avec quelle raison il avait loué saint Pierre, lorsque celui-ci avait confessé qu’il était « le Fils de Dieu »

On sait d’ailleurs que les Juifs accusaient sans cesse Jésus-Christ d’être un violateur de la loi, un blasphémateur, lequel s’appropriait une gloire qui, selon eux, ne lui appartenait pas, la gloire de Dieu le Père. Ils disaient souvent: « Cet homme n’est point de Dieu, parce qu’il ne garde pas le sabbat ». (Jean, IX, 16.} Et ailleurs: « Nous ne vous lapidons pas à cause de vos bonnes oeuvres, mais à cause de vos blasphèmes, parce qu’étant homme vous vous faites Dieu ». (Jean, X, 33.) Jésus-Christ donc voulant montrer que l’une et l’autre de ces deux accusations ne venaient que de l’envie des Juifs; qu’il était également exempt de ces deux crimes; qu’il ne violait point la loi en faisant ce qu’il faisait, et qu’il ne s’attribuait pas une gloire qui ne lui appartenait point en se disant égal à Dieu son Père, Jésus-Christ s’autorise des deux témoins qui étaient les plus irréprochables et les moins suspects en ce point à tous les Juifs. Car puisque Moïse avait donné la loi, les Juifs ne pouvaient pas dire que ce saint prophète eût voulu souffrir un homme qui la violait, et qu’il eût honoré l’ennemi déclaré des ordonnances qu’il avait autrefois publiées de la part de Dieu. Elle aussi, qui avait été brûlé d’un zèle si ardent pour la gloire et le service de Dieu, n’eût eu garde de venir assister Jésus-Christ, et d’obéir à ses ordres s’il l’eût regardé comme un homme opposé à Dieu, qui. eût voulu, se rendre égal à lui, et usurper injustement une gloire dont ce saint prophète avait été si jaloux durant sa vie,

2. Jésus-Christ voulait encore apprendre qu’il étant le maître de la vie et de la mort, et qu’il dominait dans le ciel et dans les enfers. C’est pourquoi il fait venir ici en sa présence un homme qui était mort et un autre qui ne l’était pas. L’Evangéliste nous découvre encore une cinquième raison. Jésus-Christ voulait faire voir à ses disciples quelle serait la gloire de sa croix. Il voulait consoler saint Pierre, et les autres à qui sa passion faisait peur, et relever (438) ainsi leur courage. Car Moïse et Elie étant avec Jésus-Christ, ne se tenaient pas, en silence:

« mais ils parlaient entre eux de la gloire qu’il devait recevoir à Jérusalem (Luc, II, 31) », c’est-à-dire de sa passion et de sa croix. Car c’est le nom que les prophètes lui donnaient toujours. Jésus-Christ ne se contente pas néanmoins de fortifier ses Apôtres par cette considération. Il les anime encore en rappelant en leur mémoire, par la présence de ces deux grands hommes, les vertus dans lesquelles ils avaient excellé autrefois, et que Jésus-Christ désirait le plus dans ses disciples. Et comme il venait de leur dire: « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il porte sa croix et qu’il me suive», il fait venir aussitôt après en sa présence des hommes qui s’étaient offerts cent fois à la mort pour obéir aux ordres de Dieu, et pour procurer le bien du peuple qu’il leur avait confié.

Car on peut dire de chacun de ces deux prophètes qu’il avait perdu son âme, et qu’il l’avait retrouvée. Tous deux s’étaient hardiment présentés devant les princes endurcis, l’un devant Pharaon et l’autre devant Achab. Tous deux s’étaient exposés, pour leur parler en faveur d’un peuple désobéissant et rebelle, qui, après avoir été délivré d’une tyrannie insupportable, devait ensuite porter sa furie contre ses propres libérateurs. Tous deux n’étant encore que simples particuliers, avaient néanmoins résolu de retirer le peuple de l’idolâtrie. L’un avait la langue embarrassée et la. voix faible, l’autre fut un peu sauvage dans tout son extérieur. Tous deux furent exempts d’avarice, foulèrent aux pieds les richesses, et n’aimèrent que la vertu, puisque Moïse ne possédait rien en propre, et qu’Elie n’avait pour trésor qu’une peau de bête qui le couvrait.

Et ce qui est très-remarquable, c’est qu’ils étaient amis de la pauvreté dans le temps même de l’ancienne loi; et lorsque ni l’un ni l’autre ne faisait pas encore beaucoup de miracles. Car bien que Moïse ait fendu une fois les eaux de la mer, qu’a-t-il fait de comparable à saint Pierre qui a marché sur elles, qui y a pu transporter les montagnes, qui a guéri toutes sortes de maladies, chassé les démons, fait des miracles par la seule ombre de son corps, et converti toute la terre à Jésus-Christ? Que si Elie a ressuscité un mort, les apôtres en ont ressuscité mille, avant même qu’ils eussent reçu le Saint-Esprit. Ce sont donc là les raisons, mes frères, du choix que Jésus-Christ fait de ces deux hommes pour être présents à sa Transfiguration. Il voulait que ses apôtres imitassent particulièrement dans l’un, l’amour qu’il avait eu pour son peuple, et dans l’autre ce courage inflexible qu’il avait témoigné en toutes rencontres, afin qu’ils devinssent tout ensemble doux comme Moïse, et pleins de zèle comme Elie. L’un frappa toute la Judée d une famine de trois années, et l’autre disait à Dieu : « Si vous leur remettez ce péché, Seigneur, remettez-le, sinon effacez-moi du livre que vous avez écrit ». (Exod. XXXII, 32.)

C’étaient toutes ces choses dont Jésus-Christ voulait faire souvenir ses apôtres en leur présentant seulement devant eux ces deux prophètes. Il les leur fait voir dans une grande majesté, afin de les encourager davantage à monter par leurs vertus, non seulement à ce même degré de gloire, mais encore à un autre plus élevé; car il ne voulait point que ses apôtres se bornassent à l’état et à la perfection de ces deux grands hommes, mais qu’ils allassent encore plus loin. C’est pourquoi, lorsqu’ils lui dirent : « Commanderons-nous au feu de descendre sur cette ville » ? (Luc. IX, 54) ce que fit autrefois Elie, il leur répond: « Vous ne savez, pas à quel esprit vous appartenez», voulant les exciter à la. patience, par la considération des grandes grâces qu’ils avaient reçues de Dieu.

Qu’on ne croie pas cependant que j’accuse Elie comme faible ou comme un homme d’une vertu médiocre. Je reconnais l’excellence et la vertu sublime de ce grand prophète, et j’admire qu’il l’ait possédée en un degré si éminent, dans le temps auquel il vivait. Caron sait combien ce temps était encore faible, et qu’il était comme l’enfance du monde. C’est aussi de cette manière que nous disons que Moïse était parfait; mais d’une perfection qui ne suffisait pas pour les apôtres. Car Jésus-Christ leur demandait plus que n’avait fait Moïse: « Si votre justice n’est plus abondante que celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux ». (Matth. V, 27.) Il ne les envoyait pas seulement en Egypte comme il y avait envoyé Moïse, mais dans toute la terre, qui n’était pas moins corrompue ni moins plongée dans l’idolâtrie que ne l’était l’Egypte : et ils n’avaient pas à disputer contre Pharaon, mais à combattre le démon même qui est le prince et le père de toute malice. Car leur (439) combat et leur dessein était proprement de terrasser cet ennemi furieux; de l’enchaîner, et de lui enlever ses dépouilles. Ce qu’ils firent, non en divisant les eaux de la mer, mais en séparant par la vertu de Jésus-Christ, qui est la verge de Jessé, les abîmes de l’impiété qui s’élevaient de toutes parts avec plus de violence que tous les flots de la mer Rouge.

Représentez-vous ce qui donne d’ordinaire le plus de terreur aux hommes, la mort, la pauvreté, l’infamie et cent autres choses fâcheuses, qui nous font plus de peur que la mer alors n’en faisait aux Juifs. Cependant Jésus-Christ leur persuade de se raidir contre ces maux, et de passer au travers de ces souffrantes, comme à pied sec et dans une pleine paix. Pour les fortifier donc, et pour les exercer dans cette pénible carrière, il fait venir en leur présence ces divins athlètes d’autrefois, qui s’étaient le plus signalés du temps de l’ancienne loi. Mais que dit en cette rencontre saint Pierre que l’on voit partout montrer tant de feu?

« Seigneur, nous sommes bien ici (4) ». Comme il craignait ce qu’il avait entendu dire, il n’y avait pas longtemps, savoir que Jésus-Christ devait aller à Jérusalem pour y souffrir, et qu’il n’osait plus après cette rude réprimande que le Sauveur lui avait faite, prendre encore la liberté de le détourner de ce dessein, en lui disant : « Seigneur ayez pitié de vous » sa crainte continuant toujours, lui fait donner encore le même conseil à Jésus-Christ, mais par des paroles différentes et plus couvertes. Il se voyait sur le haut d’une montagne et dans une solitude fort écartée. Il crut que ce lieu était sûr et qu’il valait mieux y demeurer que de retourner à Jérusalem. C’est pourquoi il exhorte Jésus-Christ à y demeurer: «Seigneur», dit-il, « nous sommes bien ici », il parle même de faire des tentes, croyant que si Jésus-Christ le lui permettait, il ne penserait plus à retourner dans la ville qui le devait faire mourir.

Il espérait ainsi que s’il pouvait une fois porter son maître à ne plus faire ce voyage, il l’empêcherait de mourir. Car c’était dans Jérusalem que Jésus-Christ disait que les scribes et les pharisiens le prendraient. N’osant donc dire ouvertement tout ce qu’il pensait, et tâchant néanmoins de le persuader au Fils de Dieu, il le dit d’une manière ingénieuse, assez pour se faire entendre et pas assez pour s’attirer une nouvelle réprimande: « Seigneur, nous sommes bien ici », puisque Moïse et Elie s’y trouvent présents. Elie se souviendra qu’il a fait autrefois descendre le feu de la montagne sur ceux qui le voulaient perdre. Moïse pourra aussi nous cacher dans une nuée, comme il le fut autrefois sur la montagne en parlant à Dieu. Et d’ailleurs personne ne saura que nous soyons cachés ici.

Source : abbaye de Saint Benoît

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MessageSujet: 7 août Saint Gaëtan de Thienne   Dim 6 Aoû 2017 - 19:09



Prière de Saint Gaëtan

Regardez, Seigneur, du fond de votre sanctuaire, du haut des cieux où vous habitez, et voyez cette très-sainte Hostie que le grand Pontife, votre divin Fils, Jésus Notre-Seigneur, vous offre pour les péchés de ces frères. Laissez-vous toucher par cette offrande, malgré l'excès de notre malice. Voici la voix du Sang de Jésus, notre Frére, qui crie vers vous du haut de la croix. Exaucez-nous, Seigneur ; apaisez votre courroux, considérez notre détresse, et suspendez votre indignation. Ne différez plus, ô mon Dieu, de nous secourir, pour l'amour de vous-même, parce que cette ville sainte et ce peuple sont à vous et qu'ils ont la gloire de porter votre nom. O Dieu, traitez-nous selon votre infinie Miséricorde ! Ainsi soit-il.

Source : missel.free;fr

La vie de Saint Gaëtan de Thienne
https://books.google.fr/books?id=H39QAAAAcAAJ&pg=PA289&lpg=PA289&dq=pri%C3%A8re+de+saint+gaetan&source=bl&ots=14Tk4stJvk&sig=b_gn5vA3Ptc9poQ6lELlUUJsC7c&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwipxauVusPVAhVIzRQKHU8KBgM4ChDoAQhnMBE#v=onepage&q=pri%C3%A8re%20de%20saint%20gaetan&f=false

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MessageSujet: 8 août Saint Dominique de Guzman    Mar 8 Aoû 2017 - 5:19


Apparition de Saint Pierre à Saint Dominique

Litanies de Saint Dominique


Seigneur, ayez pitié de nous.  
Christ, ayez pitié de nous.  
Seigneur, ayez pitié de nous.  

Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.  

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.  
Dieu le Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.  
Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.  
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous.
Sainte Mère de Dieu, priez pour nous.
Sainte Vierge des Vierges, priez pour nous.

Saint Dominique, notre auguste père, priez pour nous.
Saint Dominique, astre de l'Eglise, priez pour nous.
Saint Dominique, lumière du monde, priez pour nous.
Saint Dominique, flambeau de la grâce, priez pour nous.
Saint Dominique, rose de patience, priez pour nous.
Saint Dominique, qui aviez soif du salut des âmes, priez pour nous.
Saint Dominique, qui étiez jaloux du martyre, priez pour nous.
Saint Dominique, grand directeur des âmes, priez pour nous.
Saint Dominique, homme évangélique, priez pour nous.
Saint Dominique, docteur de Vérité, priez pour nous.
Saint Dominique, ivoire de chasteté, priez pour nous.
Saint Dominique, homme au cœur vraiment apostolique, priez pour nous.
Saint Dominique, pauvre des biens de la fortune, priez pour nous.
Saint Dominique, riche de la pauvreté de votre vie, priez pour nous.
Saint Dominique, qu'un zèle consumait pour le Salut des pécheurs, priez pour nous.
Saint Dominique, trompette de l'Evangile, priez pour nous.
Saint Dominique, héraut du Ciel, priez pour nous.
Saint Dominique, modèle d'abstinence, priez pour nous.
Saint Dominique, sel de la terre, priez pour nous.
Saint Dominique, soleil étincelant dans le Temple de Dieu, priez pour nous.
Saint Dominique, qui étiez étayé par la Grâce Divine, priez pour nous.
Saint Dominique, qui êtes revêtu d'un manteau royal, priez pour nous.
Saint Dominique, fleur éclatante dans les jardins de l'Eglise, priez pour nous.
Saint Dominique, qui arrosiez la terre de votre sang précieux, priez pour nous.
Saint Dominique, froment recueilli dans les greniers célestes, priez pour nous.
Saint Dominique, qui resplendissez parmi les vierges, priez pour nous.
Saint Dominique, qui êtes le chef et le Père de l'Ordre des Frères Précheurs, priez pour nous.
Saint Dominique,  pour qu'à notre mort, nous soyons reçus avec vous dans le Ciel, priez pour nous.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

Jésus, écoutez-nous.
Jésus, exaucez-nous.

Seigneur, exaucez ma prière, et que mon cri parvienne jusqu'à vous.

Prions

V. Priez pour nous, Bienheureux Père Saint-Dominique.
R. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus-Christ.  

Prions


Dieu tout-puissant, faites, nous Vous en supplions, que la protection du bienheureux Dominique, Votre confesseur, nous relève,
nous qui sommes oppressés sous le poids de nos péchés. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

Source :imagessaintes.canalblog.com

La catéchèse de Benoît XVI le 8 août 2012
https://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2012/documents/hf_ben-xvi_aud_20120808.html

SAINTS DU JOUR
http://jubilatedeo.centerblog.net/6573470-Les-saints-du-jour-08-Aout

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MessageSujet: 9 août Sainte Thérèse-Bénédicte de La Croix (Edith Stein)    Mar 8 Aoû 2017 - 20:51



La Prière de Sainte Edith Stein « Mon Dieu, Bénis l'esprit brisé des souffrants » :

« Mon Dieu, Bénis l'esprit brisé des souffrants, la lourde solitude des hommes, l'être qui ne connaît nul repos, la souffrance qu'on ne confie jamais à personne. Bénis la misère des hommes qui meurent en cette heure. Donne-leur, mon Dieu, une bonne fin. Bénis les cœurs, Seigneur, les cœurs amers. Avant tout donne aux malades le soulagement, enseigne l'oubli à ceux que Tu as privés de leur bien le plus cher. Ne laisse personne, sur la terre entière dans la détresse. Bénis ceux qui sont dans la joie, Seigneur, protège-les. Moi, Tu ne m'as jamais, à ce jour, délivrée de la tristesse. Elle me pèse parfois beaucoup. Néanmoins Tu me donnes Ta force et je peux ainsi la porter. Ainsi soit-il. »

Source : site-catholique.fr

Esprit Saint - Sainte Edith Stein


Qui es-tu, douce lumière qui m'inondes
Et illumines l'obscurité de mon coeur ?
Tu me conduis par la main comme une mère,
Et si Tu me lâchais, je ne saurais faire un pas de plus.
Tu es l'espace qui enveloppe mon être et le garde en lui,
Abandonné de Toi, il tomberait dans l'abîme du néant
dont Tu me tiras pour m'élever à la lumière.
Toi, plus proche de moi que je ne le suis de moi-même,
Plus intérieur que mon être le plus intime
Et pourtant insaisissable et inouï.
Surprenant tout nom
ESPRIT SAINT, AMOUR ÉTERNEL.

N'es-tu pas la douce manne
qui déborde du coeur du Fils
Dans mon coeur, Nourriture des anges et des bienheureux ?
Lui qui s'éleva de la mort à une vie nouvelle
m'a éveillée aussi du sommeil de la mort
à une vie nouvelle et me donne vie nouvelle jour après jour.
Sa plénitude viendra un jour m'inonder,
Vie de Ta vie, oui Toi-même
ESPRIT SAINT, VIE ÉTERNELLE.

Es-tu le rayon qui jaillit du trône du juge éternel
Et fait irruption dans la nuit de l'âme,
Qui jamais ne se connut elle-même ?
Miséricordieux, impitoyable, il pénètre les replis cachés.
Effrayée à la vue d'elle-même,
Elle est saisie d'une crainte sacrée,
Le commencement de cette sagesse,
Qui nous vient d'en haut et nous ancre solidement dans les hauteurs
Par Ton action qui nous crée à neuf,
ESPRIT SAINT, RAYON QUI PÉNÈTRE TOUT.

Es-Tu la plénitude de l'esprit et de la force
Par laquelle l'Agneau délie les sceaux
De l'éternel dessein de Dieu ?
Envoyés par Toi, les messagers du jugement chevauchent de par le
monde
Et séparent d'un glaive acéré
Le royaume de la lumière du royaume de la nuit.
Alors le ciel devient nouveau et nouvelle la terre
Et tout vient à sa juste place Sous ton souffle
ESPRIT SAINT, FORCE VICTORIEUSE.

Es-Tu le maître qui édifie la cathédrale éternelle,
Qui de la terre s'élève dans les cieux ?
Vivifiées par Toi, les colonnes s'enlacent bien haut
Et se dressent à jamais inébranlables.
Marquées du nom éternel de Dieu,
Elles se haussent dans la lumière
Et portent la coupole puissante
Qui couronne la cathédrale sacrée,
Ton oeuvre qui embrasse le monde,
ESPRIT SAINT, MAIN DE DIEU QUI FAÇONNE.

Est-ce Toi qui créas le miroir clair
Tout proche du trône du Très-Haut,
Pareil à une mer de cristal,
Où la divinité se contemple avec amour ?
Tu Te penches sur la plus belle oeuvre de ta création,
Reflet lumineux de Ton propre rayonnement
Et de tous les êtres, pure beauté Unie à la figure aimable De la Vierge,
Ton épouse immaculée
ESPRIT SAINT, CRÉATEUR DE L'UNIVERS.

Es-tu le doux cantique d'amour et de crainte sacrée
Qui retentit près du trône de La Trinité,
Qui marie en lui le son pur de tous les êtres ?
Harmonie qui assemble les membres à la Tête,
Et se répand plein d'allégresse,
Libre de toute entrave dans Ton jaillissement
ESPRIT SAINT, ALLÉGRESSE ÉTERNELLE

Source : evangelium-vitae.org

Le Samedi Saint de Marie, par Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein)


Marie,  

Ton samedi saint comment le penser autrement que dans un silence parfait ? Une fois le tombeau fermé, saint Jean t'a conduite dans la maison où lui-même trouvait l'hospitalité à Jérusalem. Cela s'est passé probablement dans le silence. Le respect devant Ta souffrance a dû les garder tous muets. Tu leur as seulement fait comprendre que tu voulais être seule. Il était bien sûr impossible d'aller comme d'habitude au sabbat et à la fête dans le Temple, parmi les gens qui L'avaient crucifié et qui Te montreraient maintenant du doigt. Être seule était l'unique soulagement. Il fallait qu'une fois les larmes trouvent leur compte. Si le Seigneur avait pleuré sur la mort de Lazare, ne devais-Tu pas Toi aussi pleurer après tout ce qui était arrivé ? Sa vie toute entière qui était Ta vie est apparue encore une fois devant ton âme ; toutes les allusions sur la souffrance, tous les passages des prophètes. Et avec cela aussi l'annonce de la Résurrection. Ce que le Sauveur expliquait aux disciples sur le chemin d'Emmaüs, Tu Te l'es dit Toi-même : ne fallait-il pas que le Christ souffrît tout cela pour entrer dans Sa gloire ? Ainsi Ta souffrance se change en action de grâce pour le « Consummatum est » et en attente silencieuse, croyante, du matin de Pâques : le troisième jour Il ressuscitera.  

Je ne peux pas le penser autrement qu'en Ta présence. Ce que fit le Fils pour sa Mère en ce jour saint précédant l'aurore de la Résurrection, il n'est possible que de le pressentir... Est-ce qu'avant le lever du jour, l'ange de l'Annonciation ne T'a pas guidée sans bruit depuis la maison de Tes hôtes et conduite jusqu'au tombeau ? Est-ce qu'au tombeau l'Alléluia ne résonnait pas de la bouche des anges comme le Gloria dans la campagne de Bethléem ? Dans l'aurore rougeoyante, ne s'est-Il pas avancé hors du tombeau enveloppé de lumière resplendissante dans le jardin en pleine floraison comme au paradis ? Personne ne nous a rapporté cette rencontre. Aucun œil humain n'a vu, aucune oreille n'a perçu, il n'est monté au cœur d'aucun homme ce que le Seigneur préparait à sa Mère qui L'aimait plus que tout ce que l'on ne pourra jamais concevoir.  

Si le temps entre la Résurrection et l'Ascension était surtout consacré à la préparation de l'Église à venir, nous pouvons admettre que le Seigneur a initié Sa Mère plus que tout autre à tous les mystères du Corps mystique. Elle aurait dû mourir de douleur au pied de la Croix et de joie à la Résurrection si une grâce particulière de force ne l'avait gardée pour l'Église. Elle n'avait pas besoin comme les apôtres de la descente de l'Esprit Saint pour comprendre les mystères du royaume. Elle aura reçu des explications sur le mystère de l'Église, des sacrements, du sacerdoce, pour aider ensuite l'Église à se former dans les années qui suivirent l'Ascension.

Source : notredamedesneiges.over-blog.com

SAINTS DU JOUR
http://nominis.cef.fr/contenus/fetes/9/8/2016/9-Aout-2016.html

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MessageSujet: 10 août Saint Laurent de Rome    Mer 9 Aoû 2017 - 20:01



Vie de Saint Laurent Martyr à Rome

http://www.eglisesaintlaurent.org/6--histoire-de-saint-laurent/62--histoire-de-saint-laurent

SERMON CCCV. FÊTE DE SAINT LAURENT, MARTYR. IV. HAÏR SON ÂME C'EST L'AIMER. de Saint Augustin


1. Votre foi connaît le grain mystérieux qui est tombé en terre et qui s'est multiplié en y mourant. Oui, votre foi connaît ce grain mystérieux, puisqu'il habite en vos coeurs. Aucun chrétien ne doute, en effet, que le Christ n'ait alors parlé de lui-même. Mais après la mort et la multiplication de ce grain, d'autres grains ont été semés sur la terre ; de ce nombre est le bienheureux Laurent, et nous célébrons aujourd'hui le jour où il a été semé.

De ces grains répandus par tout l'univers , quelle riche moisson est sortie ! Nous la voyons, nous en sommes heureux, et cette moisson est nous-mêmes, si toutefois, par la grâce de Dieu, nous sommes en état d'être placés dans le grenier. On n'y place pas toute la récolte. Si utile et. si nourrissante que soit la pluie; elle fait croître en même temps le froment et la paille. Ira-t-on enfermer dans le même grenier -la paille et le froment, quoique l'une,et l'autre croissent dans le même champ et soient foulés sur la môme aire? Nullement. Voici donc le temps de fixer son choix. Avant qu'arrive le vannage suprême, qu'on épure ses moeurs ; car aujourd'hui le grain est encore sur l'aire où il se sépare de la paille, et on ne le vanne pas encore pour l'en séparer définitivement.

2. Ecoutez-moi, grains sacrés , car je ne doute pas qu'il n'y en ait ici ; en douter, ce ne serait pas être un bon grain moi-même: écoutez-moi donc, ou plutôt écoutez en moi le grain (512) primordial. N'aimez pas vos âmes durant cette vie, ou plutôt ne consentez pas à les aimer, si vous y êtes portés, afin de les sauver en ne les aimant pas, car en ne les aimant pas, vous les aimez davantage. « Qui aime son âme en ce siècle, la perdra (1) ». C'est ce qu'enseigne le grain mystérieux, le grain qui est tombé en terre et qui y est mort pour se.multiplier qu'on écoute ce qu'il dit, car il ne ment pas. Lui-même a fait ce à quoi il nous engage; il nous a instruits par ses préceptes, et pour nous donner l'exemple, il a marché en avant. Le Christ durant cette vie n'a pas aimé son âme; s'il est venu parmi nous, c'était afin de la perdre, de la donner pour nous et de la reprendre quand il le voudrait.

Il est vrai, tout homme qu'il était, il était Dieu en même temps ; car le Christ est à la fois Verbe, âme et corps, vrai Dieu et vrai homme; mais homme exempt de tout péché, afin de pouvoir effacer le péché du monde, et doué d'une puissance si supérieure qu'il pouvait dire en toute vérité : « J'ai le pouvoir de déposer mon âme; et j'ai aussi le pouvoir de la reprendre; nul ne me l'enlève; c'est de moi-même que je la dépose, et de moi-même que je la reprends (2) ». Eh bien ! puisqu'il avait une telle puissance, comment a-t-il pu dire : « Maintenant mon âme est troublée (3)? » Comment, avec une telle puissance, cet Homme-Dieu est-il troublé, sinon parce qu'en lui est symbolisée notre faiblesse ? « J'ai le pouvoir de déposer mon âme et j'ai le pouvoir de la reprendre ». Ces paroles montrent le Christ tel qu'il est en lui-même; oui, elles montrent le Christ tel qu'il est en lui-même ; mais quand il se trouble aux approches de là mort, c'est le Christ ,tel qu'il est en toi. L'Eglise serait-elle son corps, s'il n'était en nous en même temps qu'en lui?

3. Ecoute-le donc : « J'ai le pouvoir de donner mon âme et j'ai le pouvoir de la reprendre ; personne ne me l'enlève. — Je me suis endormi ». On lit en effet dans un psaume

« Je me suis endormi». C'est comme si le Sauveur eût dit : Pourquoi ces frémissements, ces transports, cette ivresse des Juifs ?croient-ils avoir fait quelque chose? « Je me suis endormi ». C'est moi, moi qui ai le pouvoir de déposer mon âme; « je me suis endormi », en la déposant, « et j'ai pris mon sommeil». Mais comme il avait aussi le pouvoir de reprendre cette âme, il ajoute : « Et je me suis réveillé ». Afin toutefois d'en rendre gloire à son Père, il poursuit : « Parce que le Seigneur m'a pris dans ses bras (1)». Ces mots : «Parce que le Seigneur m'a pris dans ses bras » , ne doivent pas éveiller dans vos esprits l'idée que le Seigneur ne se serait pas ressuscité lui-même. Le Père l'a ressuscité ; lui aussi s'est ressuscité. Comment prouver que lui aussi s'est ressuscité ? Rappelle-toi ces mots adressés aux Juifs « Renversez ce temple, et en trois jours je le rebâtirai (2) ».

Comprends par là que c'est de son plein pouvoir que le Christ est né d'une Vierge: ce n'était pas une nécessité, c'était un acte de plein- pouvoir; que de son plein pouvoir aussi il est mort, et mort comme il est mort. A leur insu il faisait servir les méchants à ses bons desseins: pour notre bonheur il appliquait à accomplir les projets de sa puissance un peuple frémissant et insensé ; parmi ceux qui lui donnaient la mort, il voyait de futurs disciples qui devaient; vivre avec lui; et en les voyant partager encore les folies d'un peuple insensé, il disait: « Mon Père, pardonnez-leur, car ils ne « savent ce qu'ils font (3) ». C'est moi, c'est moi leur médecin-; je leur tâte le pouls; du haut de cet arbre je vois mes malades; je suis attaché et j'étends sur eux ma main ; je meurs et je leur donne la vie; je verse mon sang et je fais avec ce sang un remède pour mes ennemis ; ils sont furieux et le répandent, ils croiront et le boiront.

Lire la suite
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/augustin/sermons/sermons2/solpan/305.htm

LITANIES DE SAINT-LAURENT


version de 1933


Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Dieu le Fils, Rédempteur du monde, ayez pitié de nous.
Esprit Saint qui êtes Dieu,ayez pitié de nous.

Sainte-Marie, Reine des Martyrs, priez pour nous.

Saint Laurent, pieux enfant de Saint Orens et de Sainte Patience, priez pour nous.
Saint Laurent, qui avez eu pour Jésus-Christ un amour si vif et si tendre, priez pour nous.
Saint Laurent, qui dès votre jeunesse, désiriez ardemment servir l’Église, priez pour nous.
Saint Laurent, digne ministre des bonnes oeuvres du pape Saint Sixte, priez pour nous.
Saint Laurent, dévoué au Souverain Pontife jusqu'à la mort, priez pour nous.
Saint Laurent, qui portiez au peuple de Rome la parole de Dieu, priez pour nous.
Saint Laurent, fidèle dispensateur du Corps et du Sang de Jésus-Christ, priez pour nous.
Saint Laurent, qui encouragiez les chrétiens dans la tribulation, priez pour nous.
Saint Laurent, qui donniez aux pauvres les aumônes de l’Église, priez pour nous.
Saint Laurent, qui, par le signe de la Croix, rendiez la vue aux aveugles, priez pour nous.
Saint Laurent, chargé de chaînes et emprisonné pour le nom de Jésus-Christ, priez pour nous.
Saint Laurent, qui, dans votre prison, avez fait jaillir une source d’eau vive, priez pour nous.
Saint Laurent, qui avez guéri de nombreux malades avec cette eau miraculeuse, priez pour nous.
Saint Laurent, qui avez confessé la foi de Jésus-Christ devant les tyrans et au milieu des supplices, priez pour nous.
Saint Laurent, qui avez été brûlé vif sur un gril, priez pour nous.
Saint Laurent, célèbre dans tout l’univers par votre passion qui a étonné le monde, priez pour nous.
Saint Laurent, qui, par la parole et l’exemple, nous avez appris qu’il faut consentir à tout perdre,
même la vie, plutôt que de trahir Jésus- Christ et la Sainte Église, priez pour nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur,
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur,
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

ORAISON

Seigneur, notre Dieu, nous vous prions d’éteindre en nous le feu de nos passions, ô vous qui avez fait triompher Saint Laurent des flammes de son supplice.
Par notre Seigneur Jésus-Christ. Ainsi soit-il.

Imprimatur le 16 juillet 1933. F. DEWAILLY vicaire général

Sources : paroisse.emmanuel.free.fr

SAINTS DU JOUR

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MessageSujet: 10 août Sainte Philomène    Mer 9 Aoû 2017 - 20:17




La dévotion à Sainte Philomène

http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Philomene/philomene/chap4.htm

Litanies de Sainte Philomène

Composé par Saint Jean-Marie Vianney

Seigneur, ayez pitié de nous, --> Seigneur, ayez pitié de nous
Jésus-Christ, ayez pitié de nous, --> Jésus-Christ, ayez pitié de nous
Seigneur, ayez pitié de nous, --> Seigneur, ayez pitié de nous

Dieu le Père, notre Créateur, --> ayez pitié de nous
Dieu le Fils, Rédempteur du monde, --> ayez pitié de nous
Esprit-Saint qui êtes Dieu, --> ayez pitié de nous
Trinité Sainte, Un seul Dieu, --> ayez pitié de nous

Sainte Marie, Mère de Dieu, --> priez pour nous
Sainte Marie, Étoile du matin, --> priez pour nous
Sainte Marie, Reine des vierges, --> priez pour nous

Sainte Philomène, --> priez pour nous
Sainte Philomène, remplie des grâces les plus abondantes dès votre très sainte naissance, --> priez pour nous
Sainte Philomène, amie de Jésus, la lumière du monde, --> priez pour nous
Sainte Philomène, imitatrice fidèle de Marie, --> priez pour nous
Sainte Philomène, épouse du Christ par un vœu de chasteté, --> priez pour nous
Sainte Philomène, modèle des Vierges, --> priez pour nous
Sainte Philomène, temple de l'humilité parfaite, --> priez pour nous
Sainte Philomène, enflammée d'ardeur pour la Gloire de Dieu, --> priez pour nous
Sainte Philomène, victime de l'Amour de Jésus, --> priez pour nous
Sainte Philomène, exemple de force et de persévérance, --> priez pour nous
Sainte Philomène, championne invincible de chasteté, --> priez pour nous
Sainte Philomène, consolée dans les chaînes par la Mère de Dieu, --> priez pour nous
Sainte Philomène, miroir des vertus les plus héroïques, --> priez pour nous
Sainte Philomène, intrépide face à supplices, --> priez pour nous
Sainte Philomène, fouettée sans merci à l’exemple de Jésus, --> priez pour nous
Sainte Philomène, outragée pour le Nom de Jésus, --> priez pour nous
Sainte Philomène, guérie miraculeusement par les anges dans sa prison, --> priez pour nous
Sainte Philomène, délivrée de la noyade par les anges, --> priez pour nous
Sainte Philomène, punie comme votre Conjoint Divin, --> priez pour nous
Sainte Philomène, percée par une douche de flèches, --> priez pour nous
Sainte Philomène, consolée par la Mère de Dieu quand vous aviez les chaînes, --> priez pour nous
Sainte Philomène, consolée par les anges dans vos supplices, --> priez pour nous
Sainte Philomène, qui avez converti les témoins de votre martyre, --> priez pour nous
Sainte Philomène, qui avez usé la fureur de vos bourreaux, --> priez pour nous
Sainte Philomène, frappée à la tête et décapitée, --> priez pour nous
Sainte Philomène, qui avez offert votre vie par fidélité à Jésus, --> priez pour nous
Sainte Philomène, qui avez préféré les supplices et la mort aux splendeurs du trône, --> priez pour nous
Sainte Philomène, protectrice des innocents, --> priez pour nous
Sainte Philomène, patronne des jeunes hommes, --> priez pour nous
Sainte Philomène, refuge des malheureux, --> priez pour nous
Sainte Philomène, santé des malades et des faibles, --> priez pour nous
Sainte Philomène, lumière de l’Église militante, --> priez pour nous
Sainte Philomène, Princesse au Ciel, --> priez pour nous
Sainte Philomène, qui stimule la foi et le courage des fidèles, --> priez pour nous
Sainte Philomène, terreur des démons, --> priez pour nous
Sainte Philomène, dont le nom est glorieux au Ciel et terrible en Enfer, --> priez pour nous
Sainte Philomène, illustre par les miracles les plus saisissants, --> priez pour nous
Sainte Philomène, puissante auprès de Dieu, --> priez pour nous
Sainte Philomène, qui régnez dans la gloire, --> priez pour nous
Sainte Philomène, qui venez rapidement à notre secours, --> priez pour nous

Agneau de Dieu, qui êtes loin des péchés du monde, --> épargnez-nous, Ô Seigneur
Agneau de Dieu, qui êtes loin des péchés du monde, --> entendez-nous gracieusement, Ô Seigneur
Agneau de Dieu, qui êtes loin des péchés du monde, --> ayez pitié de nous

V. Prier pour nous, Grande Sainte Philomène,
R. Afin que nous puissions être dignes des promesses de Jésus-Christ

Prions : Nous vous implorons, Ô Seigneur, par l'intercession de Sainte Philomène, la Vierge et la Martyre, qui était à jamais la plus agréable à Vos yeux par la raison de sa pureté éminente et la pratique de toutes les vertus, pardonnez-nous de nos péchés et accordez-nous toutes les grâces, car nous en avons besoin (et nommez n'importe quelle grâce spéciale que vous pouvez exiger). Amen.

Source : notredamedesneiges.over-blog.com

Prière et neuvaine en l'honneur de Sainte Philomène

http://leblogdumesnil.unblog.fr/2010/05/15/priere-et-litanies-en-lhonneur-de-sainte-philomene/

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
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MessageSujet: 11 août Sainte Claire d'Assise   Jeu 10 Aoû 2017 - 20:08



Litanies de Sainte Claire

Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.
Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit-Saint, qui êtes Dieu, 'ayez pitié de nous.
Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, Reine des vierges, priez pour nous
Sainte Claire, Claire de nom et d’effet, priez pour nous
Sainte Claire, plus claire que la lumière, priez pour nous
Sainte Claire, éclatante de mérites, priez pour nous
Sainte Claire, clarté sans éclipse, priez pour nous
Sainte Claire, éclairée par la lumière éternelle, priez pour nous
Sainte Claire, lumière qui avez honoré le monde, priez pour nous
Sainte Claire, astre nouveau, priez pour nous
Sainte Claire, étoile conductrice, priez pour nous
Sainte Claire, nouvelle aurore, priez pour nous
Sainte Claire, vierge illustre, priez pour nous
Sainte Claire, vierge consacrée, priez pour nous
Sainte Claire, vierge prudente, priez pour nous
Sainte Claire, qui avez donné à l'Eglise une nouvelle famille, priez pour nous
Sainte Claire, image de la Mère de Jésus, priez pour nous
Sainte Claire, reflet de la splendeur céleste, priez pour nous
Sainte Claire, amie de la Croix, priez pour nous
Sainte Claire, colombe gémissante, priez pour nous
Sainte Claire, épouse de Dieu, priez pour nous
Sainte Claire, disciple de Jésus-Christ, priez pour nous
Sainte Claire, cité du Sauveur, priez pour nous
Sainte Claire, vase de pureté, priez pour nous
Sainte Claire, modèle d’obéissance, priez pour nous
Sainte Claire, exemple de patience, priez pour nous
Sainte Claire, miracle d’abstinence, priez pour nous
Sainte Claire, prodige de sainteté, priez pour nous
Sainte Claire, mère de la pauvreté, priez pour nous
Sainte Claire, fleur de virginité, priez pour nous
Sainte Claire, palme de fécondité, priez pour nous
Sainte Claire, source de charité, priez pour nous
Sainte Claire, encensoir d’oraison, priez pour nous
Sainte Claire, ornée de toutes tes vertus, priez pour nous
Sainte Claire, germe de vierges saintes, priez pour nous
Sainte Claire, plante de l'Ordre des Mineurs, priez pour nous
Sainte Claire, maîtresse ineffable, priez pour nous
Sainte Claire, victorieuse du monde et de ses vanités,
Sainte Claire, triomphante des démons, priez pour nous
Sainte Claire, avide de la très sainte Eucharistie, priez pour nous
Sainte Claire, émule du séraphique saint François, priez pour nous
Sainte Claire, amoureuse de la divine parole, priez pour nous

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.

V. Priez pour nous, glorieuse sainte Claire,

R. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus-Christ.

Oraison

Accordez, ô Seigneur, à vos serviteurs, qui renouvellent-la mémoire de la Bienheureuse, sainte Claire, de devenir, par son intercession, participants des joies célestes et cohéritiers de Votre Fils unique, Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui vit et règne avec vous dans tous les siècles, Ainsi soit-il.

Source : http://p7.storage.canalblog.com/70/53/249840/116781151.pdf



Testament de Sainte Claire

Au nom de Notre-Seigneur. Amen. Entre autres bienfaits que nous avons déjà reçus et que chaque jour nous recevons encore de la libéralité du Père des miséricordes, et pour lesquels nous devons le glorifier par de vives actions de grâces : entre tous ces bienfaits, le principal est notre vocation, dont nous lui sommes d'autant plus redevables, qu'elle est plus grande et plus parfaite. Aussi l'Apôtre dit-il : « Voyez quelle est votre vocation. » Le Fils de Dieu s'est fait lui-même notre voie, celle que notre Bienheureux Père François nous a montrée et nous a enseignée par la parole et par l'exemple. Nous devons donc, très chères sœurs, considérer les immenses bienfaits dont Dieu nous a comblées, et ceux-là surtout qu'il a daigné opérer par son serviteur bien-aimé, notre bienheureux Père François, ces biens qu'il nous a faits, non seulement après notre conversion, mais déjà lorsque nous étions dans les vanités du siècle. Le Saint lui-même n'avait pas encore de Frères ni de compagnons : c'était presque aussitôt après sa conversion, quand il construisait l'église de Saint-Damien, où visité par le Seigneur et rempli de ses consolations il fut poussé à abandonner tout à fait le siècle : c'est alors que dans le transport d'une sainte allégresse et dans la lumière de l'Esprit-Saint, il fit sur nous cette prophétie que le Seigneur a ensuite accomplie. Car étant monté sur le mur de cette église, et s'adressant à quelques pauvres du voisinage, il leur dit à haute voix en langue française : « Venez, aidez-moi, pour le monastère de Saint-Damien; parce qu'il y aura là des dames dont la renommée et la sainte vie feront glorifier le Père céleste dans toute son Église. » Nous pouvons donc admirer en cela l'immense bonté de Dieu sur nous, puisque c'est par la surabondance de sa miséricorde et de sa charité qu'il a fait parler ainsi son saint sur notre vocation et notre élection. Et ce n'était pas de nous seules, que notre Bienheureux Père prophétisait ces choses, mais encore de toutes les autres qui devaient nous suivre dans cette vocation sainte, à laquelle le Seigneur nous a appelées. Aussi que de sollicitude, que d'application d'esprit et de corps nous devons avoir pour accomplir les commandements de Dieu et de notre Père, afin de lui rendre, après l'avoir multiplié, le talent que nous avons reçu ! Le Seigneur, en effet, nous a placées nous-mêmes pour l'exemple, comme des modèles et des miroirs, aux yeux non seulement des autres fidèles, mais encore de nos Sœurs qu'il a appelées à la même vocation : afin qu'elles soient à leur tour les miroirs et les modèles de ceux qui vivent dans le monde. Le Seigneur nous a donc appelées à de si grandes choses, que notre sainteté doit servir de modèle et comme de miroir où puissent se mirer celles-là même qui sont les modèles et les miroirs des autres. Par conséquent, nous sommes extrêmement tenues de bénir et louer le Seigneur, et de nous fortifier de plus en plus en lui pour faire le bien. C'est pourquoi, en vivant selon la précédente règle, nous laisserons aux autres un noble exemple, et par un travail de courte durée nous gagnerons le prix de l'éternelle béatitude. Après que le Très Haut Père Céleste eut daigné par sa miséricorde et sa grâce illuminer mon cœur, et m'inspirer de faire pénitence, à l'exemple et suivant la doctrine de notre Bienheureux Père François, qui depuis peu s'était converti, de concert avec les quelques Moeurs que Dieu m'avait données presque aussitôt après ma conversion, je fis volontairement le vœu d'obéissance entre ses mains, selon la lumière et la grâce que le Seigneur nous avait accordées par la vie sainte et la doctrine de son serviteur. Le Bienheureux François vit bien que nous étions faibles et fragiles de corps, et que pourtant ni la privation et la pauvreté, ni le travail et la tribulation et l'ignominie, ni le mépris du siècle, enfin que rien de tout cela ne nous faisait reculer, mais qu'au contraire toutes ces choses nous semblaient d'ineffables délices, à l'exemple de ses Frères et des saints : ce que lui-même et ses Frères ont remarqué souvent, et il s'en réjouissait beaucoup dans le Seigneur. C'est pourquoi, poussé par un mouvement d'affection paternelle envers nous, il s'engagea et promit que lui-même et par son Ordre il aurait de nous, aussi bien que de ses Frères, un soin attentif et une sollicitude toute spéciale. Ainsi, par la volonté de Dieu et de notre Bienheureux Père François, nous vînmes demeurer à l'église de Saint-Damien, où, en peu de temps, le Seigneur par sa grâce et sa miséricorde nous a multipliées, pour accomplir ce qu'il avait prédit par son saint serviteur. Auparavant nous avions fait un séjour, mais court, dans un autre endroit. Saint François nous écrivit depuis une forme dévie, surtout afin de nous faire persévérer toujours dans la sainte pauvreté. Il ne s'est pas contenté, durant sa vie, de nous exhorter souvent, de vive voix et par l'exemple, à aimer et à observer la très sainte pauvreté; mais en outre il nous laissa plusieurs écrits, afin qu'après sa mort nous ne la quittions jamais en aucune façon ; de même que le Fils de Dieu, tant qu'il vécut en ce monde, n'a jamais voulu s'écarter de cette sainte pauvreté. Notre Bienheureux Père François, ayant suivi ses traces, et choisi la sainte pauvreté pour lui-même et pour ses Frères, n'a jamais voulu s'écarter d'elle, en aucune manière, ni dans la doctrine, ni dans les actions. Et moi, Claire, qui suis, quoiqu'indigne, la servante du Christ et des Sœurs pauvres du monastère de Saint-Damien, et la petite plante du saint Patriarche, j'ai considéré avec mes sœurs notre très haute profession et le commandement d'un tel père, et aussi la fragilité des autres, la craignant pour nous-mêmes après le trépas de notre Père saint François, qui était notre colonne, notre unique consolation, notre appui après Dieu. En conséquence nous avons renouvelé plusieurs fois volontairement notre engagement à notre Dame, la très sainte Pauvreté ; afin qu'après ma mort les Sœurs qui sont à présent et qui viendront ensuite, ne puissent aucunement la délaisser. Et comme j'ai toujours eu beaucoup de soin et de sollicitude pour observer moi-même et faire observer aux autres la sainte pauvreté, que nous avons promise au Seigneur et à notre Père saint François : pareillement que les autres Abbesses, qui me succéderont dans mon office, soient tenues de l'observer elles-mêmes, et de la faire observer par leurs Sœurs, jusqu'à la fin. En outre, pour plus de sûreté, m'empressant de recourir, d'abord au pape Innocent, dont le pontificat vit commencer notre Institut, et ensuite à ses successeurs, je fis confirmer et fortifier par leur privilège pontifical notre profession de la très sainte pauvreté. C'est pourquoi fléchissant les genoux, et prosternée d'esprit et de corps aux pieds de notre Mère la sainte Église Romaine et du Souverain Pontife, et spécialement du seigneur le Cardinal, celui qui est assigné à l'Ordre des Frères Mineurs et à nous-mêmes, je recommande toutes mes Sœurs, celles qui sont à présent, et les autres qui viendront dans la suite; et pour l'amour de Jésus, si pauvre dans sa crèche, si pauvre durant sa vie, et nu sur la croix, pour l'amour de lui, je prie le cardinal de protéger ce petit troupeau, que le Très Haut Père céleste a engendré dans sa sainte Eglise par la parole et l'exemple du Bienheureux Père François, imitateur de la pauvreté et de l'humilité du Fils de Dieu et de la glorieuse Vierge sa mère : je prie le cardinal de le conserver et de l'encourager toujours, et de lui faire observer la sainte pauvreté que nous avons promise à Dieu et à notre Bienheureux Père François. Et puisque le Seigneur nous avait donné notre Bienheureux Père François pour fondateur, pour père, et pour soutien au service du Christ et dans les choses que nous avons promises à Dieu et à ce bienheureux Père, qui a mis tant de soin, par ses paroles et par ses œuvres, pour nous cultiver et nous faire croître, nous sa petite plantation ; maintenant à mon tour je recommande mes Soeurs, celles qui sont à présent et celles qui viendront dans la suite, je les recommande au successeur de notre Bienheureux Père François, et aux Frères de tout son Ordre, afin qu'ils nous soient en aide pour nous faire avancer toujours dans le bien, et mieux servir Dieu, et surtout mieux observer la très sainte pauvreté. Et si en quelque temps il arrive à mes Sœurs d'abandonner ce lieu et d'être transférées ailleurs, qu'elles soient tenues néanmoins, partout où elles seront après ma mort, d'observer la même forme de pauvreté comme nous l'avons promise à Dieu et à notre Bienheureux Père François. Mais que celle qui sera dans mon office et que les autres Sœurs aient toujours la sollicitude et la prévoyance de n'acquérir ou de n'accepter de terrain, autour de leur demeure, qu'autant que l'exigera l'extrême nécessité pour un jardin potager. Et si en quelque temps, pour l'honnête convenance et l'isolement du monastère, il faut avoir encore du terrain hors de l'enceinte du jardin, qu'elles ne permettent pas d'en acquérir plus que l'extrême nécessité ne le demande ; et que cette terre ne soit point labourée ni semée, mais qu'elle reste toujours inculte et en friche. J'avertis toutes mes Sœurs, présentes et futures, et je les exhorte en Notre-Seigneur Jésus-Christ, à s'étudier toujours à suivre la voie de la sainte simplicité, de l'humilité et de la pauvreté, et l'honnêteté religieuse d'une sainte conversation : ainsi que, dès le principe, en commençant à nous convertir à Jésus-Christ, nous avons été formées par notre Bienheureux Père François. Et avec ces vertus, non par nos mérites, mais par la seule miséricorde et grâce de notre bienfaiteur, le Père des miséricordes, que les Soeurs répandent le parfum d'une bonne renommée, pour toutes les autres, pour celles qui sont loin et celles qui sont près. Et dans la charité du Christ aimez-vous les unes les autres; et cet amour que vous avez au dedans, démontrez-le au dehors par vos œuvres; afin qu'un tel exemple excite les Sœurs à croître toujours dans l'amour de Dieu et dans la charité mutuelle. Je prie aussi celle qui aura la charge de conduire les Sœurs de s'étudiera les précéder par les vertus et la sainteté de vie, plus que par la dignité, de telle sorte que les Sœurs, animées par son exemple, lui obéissent, non seulement par devoir mais plus encore par amour. En outre, qu'elle ait pour ses Sœurs la discrétion et la prévoyance d'une bonne mère pour ses filles et surtout qu'avec les aumônes données par le Seigneur, elle les pourvoie toutes, chacune selon sa nécessité. Qu'elle ait de plus une telle bienveillance et un abord si accessible pour toutes, qu'elles puissent avec sécurité lui manifester leurs nécessités, et recourir à elle à toute heure avec confiance, comme il leur semblera convenable, tant pour elles-mêmes que pour leurs Sœurs. Mais que de leur côté les Sœurs qui lui sont soumises se souviennent que pour le Seigneur elles ont renoncé à leur propre volonté. D'où je veux qu'elles obéissent à leur Mère, comme elles l'ont promis au Seigneur, d'une volonté spontanée : afin que cette Mère voyant la charité, l'humilité et l'unité qui règnent entre elles, trouve plus léger le fardeau de sa charge, et que leur sainte vie lui change en douceur ce qui est pénible et amer. Mais qu'il est étroit le sentier qui mène à la vie! Et pareillement qu'elle est étroite la porte qui y fait entrer! Aussi qu'il y en a peu qui marchent par ce sentier, et qui passent par cette porte ! Et s'il en est quelques-uns qui suivent un moment la voie, oh ! qu'ils sont rares ceux qui savent y persévérer! Mais bienheureux ceux à qui il est donné d'y marcher et d'y persévérer jusqu'à la fin ! Et nous, après être entrées dans la voie du Seigneur, prenons bien garde de ne jamais nous en écarter d'aucune manière par notre faute, par négligence et ignorance ; ce qui serait faire injure à un si grand Seigneur, à la Vierge sa mère, à notre Bienheureux Père François, et à l'Église triomphante, enfin à toute l'Église militante. Or il est écrit : « Maudits soient ceux qui s'éloignent de vos commandements ! » C'est pourquoi je fléchis les genoux devant le Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ, afin que par les suffrages et les mérites de la glorieuse Vierge sainte Marie sa mère, de notre Bienheureux Père François et de tous les saints, le Seigneur lui-même qui a donné de bien commencer donne encore l'accroissement, et aussi pour toujours la persévérance finale. Ainsi-soit-il. C'est à vous, mes Sœurs très chères et bien-aimées, présentes et futures, que je laisse cet écrit, afin qu'il soit mieux observé; et qu'il soit un signe de la bénédiction du Seigneur et de notre Bienheureux Père François et de la bénédiction que je vous donne, moi votre Mère et votre servante.

Source : spiritualitechretienne



Prière de Sainte Claire d'Assise aux Cinq Plaies

Oraison et louange à la Plaie de la main droite


Louange et Gloire à Toi, Seigneur Jésus-Christ, pour la Très Sainte Plaie de Ta main droite. Par cette Plaie sacrée, pardonne-moi tous les péchés que j'ai commis contre toi, par pensée, par parole et par action, par négligence à Ton service ou par sensualité, soit en dormant, soit en veillant. Par Ta Passion rends-moi capable de célébrer dignement le souvenir de Ta Mort par amour et de Tes Saintes Plaies; et de Te rendre grâces, avec Ton aide, en mortifiant mon corps. Toi qui vis et règnes dans les siècles des siècles. Amen.

Notre Père, je Vous salue Marie.

Oraison et louange à la Plaie de la Main Gauche

Louange et Gloire à Toi, très Doux Seigneur Jésus-Christ, pour la très Sainte Plaie de Ta main gauche. Par cette Plaie sacrée, aie pitié de moi; tout ce qui Te déplaît en moi, daigne le transformer; donne-moi de vaincre Tes ennemis: que, par Ta Force, je puisse les terrasser. Par Ta très douce Mort, délivre-moi de tous les dangers de la vie présente et de la vie future, et rends-moi digne de la Gloire de Ton Royaume. Amen.

Notre Père, je Vous salue Marie.

Oraison et louange à la Plaie du pied droit

Louange et Gloire, très Doux Seigneur Jésus-Christ, pour la Très Sainte Plaie de Ton pied droit. Par cette Plaie Sacrée, accorde-moi de faire pénitence pour mes péchés. Par Ta très douce Mort , je T'en supplie: garde Ta servante jour et nuit dans Ta Volonté, arrache-moi aux malheurs de l'âme et du corps, reçois mon âme au jour du jugement dans Ta Foi et Ta Miséricorde et conduis-moi aux joies éternelles. Amen.

Notre Père, je Vous salue Marie.

Oraison et louange à la Plaie du pied gauche


Louange et gloire à Toi, très Bon Seigneur Jésus-Christ, pour la Très Sainte Plaie de Ton pied gauche. Par cette Plaie Sacrée et avec toute Ton Indulgence, accorde-moi Ton Pardon: que Ta Grâce vienne à mon secours pour me mettre à l'abri du châtiment de Ta Justice. Et par Ta Mort très Sainte, je T'en prie, très Bon Seigneur Jésus-Christ, qu'avant l'heure de ma mort je mérite de recevoir, pour mon Salut éternel, le sacrement Ton Corps et de Ton Sang, après l'aveu loyal et contrit de mes péchés, une parfaite pénitence, en toute pureté de l'âme et du corps, et après avoir reçu l'onction de l'huile sainte. Amen.

Notre Père, je Vous salue Marie.

Oraison et louange à la Plaie du Côté


Louange et Gloire à Toi, très Bon Seigneur Jésus-Christ, pour la Très Sainte Plaie de Ton Côté. Par cette Plaie Sacrée, par l'immensité de l'Amour que Tu as manifesté, à Longin autrefois, et maintenant encore à nous tous, par Ton Côté ouvert, je T'en prie Très Bon Jésus, Toi qui m'as purifiée par le Baptême de toutes les taches originelles, délivre-moi de tout mal passé, présent et futur, par Ton Sang très Précieux encore offert et versé aujourd'hui sur toute la terre. Par Ta mort très amère, donne-moi la grâce d'une Foi droite, d'une ferme Espérance et d'une Charité parfaite. Que je T'aime de tout mon Cœur, de toute mon âme et de toutes mes forces; fortifie-moi dans le bien, donne-moi une persévérance virile à Ton service, afin que je puisse Te plaire parfaitement maintenant et toujours. Amen.

Notre Père, je Vous salue Marie.

V- Que les cinq Plaies de Dieu

R- Soient un remède à mes blessures.

V- Par Tes cinq Plaies, ô Christ

R- Délivre-moi de mes péchés.

V- Par Tes cinq Plaies, ô Christ

R- Donne-nous la Paix

Prions

Dieu Tout-Puissant et Eternel, Tu as racheté le genre humain par les cinq Plaies de Ton Fils Jésus-Christ, notre Seigneur; donne à celles qui Te supplient en vénérant chaque jour ces Plaies, d'échapper, par les mérites de Ton Sang Précieux, à la mort subite et à la mort éternelle. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Texte extrait du livre "Sainte Claire d'Assise, Documents" aux Editions Franciscaines


Source : imagessaintes.canal-blog.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
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MessageSujet: 12 août Sainte Jeanne-Françoise Frémiot de Chantal   Ven 11 Aoû 2017 - 17:55



Méditation - Prière du matin


« O très sainte volonté de mon Dieu, qui m'avez environnée de vos miséricordes, je vous en rends infinies grâces : je vous adore du profond de mon âme ; et, de toutes mes forces et affections, j'unis dès maintenant et pour toujours ma volonté à la vôtre, particulièrement en tout ce que je ferai, et en tout ce qu'il vous plaira de m'envoyer cette journée, consacrant de nouveau à votre souveraine gloire mon âme, mon esprit, mon corps, et toutes mes actions et pensées, paroles, œuvres, et tout mon être, vous suppliant de toute l'humilité de mon cœur d'accomplir en moi vos éternels desseins, sans me permettre que j'y donne aucun empêchement. Vos yeux qui pénètrent les plus intimes replis de mon cœur, voient que tout mon désir est d'accomplir cette sainte volonté ; mais ils voient aussi ma faiblesse et mon impuissance : c'est pourquoi, prosterné aux pieds de votre infinie miséricorde, je vous conjure mon Sauveur, [...] de m'octroyer la grâce de l'accomplir parfaitement, afin que, comme un feu de votre céleste amour, je lui sois un sacrifice agréable, qui sans fin vous loue et bénisse avec la glorieuse Vierge et tous les saints. Amen. »

Ste Jeanne de Chantal (1572-1641), extrait de la Lettre 16 à Mgr l'Archevêque de Bourges son frère, in "Lettres de Sainte Chantal Fondatrice de la Ordre de la Visitation Sainte-Marie", Nouvelle édition, Tome I, A Paris, J.J. Blaise, 1823.

Source : chemind'amourverslepere.com

Ecrits et correspondance de Sainte Jeanne de Chantal.
http://www.cheminsmystiques.fr/CHEMYS/chantalchoixp.htm

Seigneur j'ai confiance en Toi !
de Sainte Jeanne de Chantal

Seigneur, bonté souveraine, je m’abandonne entre tes bras dans les joies et les peines.
Conduis-moi où il te plaira : je ne regarderai pas le chemin à suivre,
Je ne regarderai que toi, ma providence, ma force, mon rempart.
Je ne regarderai que toi qui me guides comme une vraie mère.
Je suivrai le chemin que tu me traces
Sans jamais regarder ni éplucher les causes des évènements,
Sans me poser trop de «pourquoi ».
Les yeux fermés, je ferai ta volonté et non pas la mienne.
Je me tiendrai en repos sans désirer autre chose que ce tu m’inspireras de souhaiter.
Je t’offre cette résolution, Seigneur, je te demande de la bénir
J’y serai fidèle en me méfiant de ma faiblesse
Et en m’appuyant sur ta bonté, ta libéralité, ta Miséricorde.

Source : diocèse d'Annecy



Il y a trois façons de faire oraison de Sainte Jeanne de Chantal


La première se fait en nous servant de l'imagination, nous représentant le divin Jésus en la crèche, entre les bras de sa sainte Mère  et du grand saint Joseph ; le regardant entre un bœuf et un âne ; puis voir comme sa divine Mère l'expose dans la crèche, puis comme elle le reprend pour lui donner son lait virginal et nourrir ce Fils qui est son créateur et son Dieu. Mais il ne faut pas se bander l'esprit à vouloir, sur tout ceci, faire des imaginations particulières, nous voulant figurer comme ce sacré Poupon avait les yeux et comme sa bouche était faite ; mais nous représenter tout simplement le mystère. Cette façon de méditer est bonne pour celles [ les personnes ] qui ont encore l'esprit des pensées du monde, afin que l'imagination, étant remplie de ces objets, rechasse toute autre pensée.

La deuxième façon, c'est de nous servir de la considération, nous représentant les vertus que Notre-Seigneur a pratiquées : son humilité, sa patience, sa douceur, sa charité à l'endroit de ses ennemis, et ainsi des autres. En ces considérations, notre volonté se sentira tout émue en Dieu et produira de fortes affections, desquelles nous devons tirer des résolutions pour la pratique de chaque jour, tâchant toujours de battre sur les passions et inclinations par lesquelles nous sommes les plus sujettes à faillir.

La troisième façon, c'est de nous tenir simplement en la présence de Dieu, le regardant des yeux de la foi en quelque mystère, nous entretenant avec lui par des paroles pleines de confiance, cœur à cœur, mais si secrètement, comme si nous ne voulions pas que notre bon ange le sût. Lorsque vous vous trouverez sèche, qu'il vous semblera que vous ne pourrez pas dire une seule parole, ne laissez pas de lui parler, et dites : Seigneur, je suis une pauvre terre sèche, sans eau ; donnez à ce pauvre cœur votre grâce. Puis demeurez en respect en sa présence, sans jamais vous troubler ni inquiéter pour aucune sécheresse qui puisse arriver. Cette manière d'oraison est plus sujette à distractions que celle de la considération, et, si nous nous rendons bien fidèles, Notre-Seigneur donnera celle de l'union de notre âme avec lui. Que chacune suive le chemin auquel elle est attirée.

Ces trois sortes d'oraison sont très bonnes : que donc celles qui sont attirées à l'imagination la suivent, et de même celles qui le sont à la considération et à la simplicité de la présence de Dieu ; mais, néanmoins, pour cette troisième sorte, il faut bien se garder de s'y porter de soi-même, si Dieu ne nous y attire.

Source : missel.free

SAINTS DU JOUR
http://nominis.cef.fr/contenus/fetes/12/8/2016/12-Aout-2016.html

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MessageSujet: 13 août Saint Dorothée de Gaza   Sam 12 Aoû 2017 - 19:19




[b]La Prière de Saint Dorothée de Gaza « Si quelqu'un garde le souvenir de quelqu'un qui l'a affligé, lésé ou insulté… » :


« Si quelqu'un garde le souvenir de quelqu'un qui l'a affligé, lésé ou insulté, il doit se souvenir de lui comme d'un médecin envoyé par le Christ et le considérer comme un bienfaiteur. Car si tu t'affliges en ces circonstances, c'est que ton âme est malade. En effet, si tu n'étais pas malade, tu ne souffrirais pas. Tu dois donc rendre grâce à ce frère, puisque grâce à lui tu connais ta maladie. Prie pour lui et reçois ce qui vient de lui comme des remèdes envoyés par le Christ. Ainsi soit-il. »

Source : site-catholique.fr

 IV. DE LA DIVINE CRAINTE de Saint Dorothée de Gaza

Saint Jean dit dans les épîtres catholiques : « L'amour parfait bannit la crainte » (I Jn 4, 18). Que veut-il nous signifier par là ?  De quel amour parle-t-il, et de quelle crainte ? Car le Prophète dit dans le Psaume : « Craignez  le Seigneur, vous tous, ses saints » (Ps. 33, 10), et nous trouvons dans les saintes Écritures mille autres passages semblables. Si donc les saints qui aiment ainsi le Seigneur, le craignent, comment saint Jean peut-il dire : « L'amour bannit la crainte » ? Il veut nous montrer qu'il y a deux craintes, l'une initiale, l'autre parfaite ; la première étant celle des débutants dans la piété, pourrait-on dire, l'autre, celle des saints parvenus à la perfection et au sommet du saint amour. Quelqu'un, par exemple, fait la volonté de Dieu par crainte des châtiments : c'est encore un débutant, comme nous le disions, il ne fait pas le bien pour lui-même, mais par crainte des coups. Un autre accomplit la volonté de Dieu parce qu'il aime Dieu lui-même et qu'il aime tout spécialement lui être agréable. Celui-là sait ce qu'est le bien, il connaît ce que c'est que d'être avec Dieu. Voilà celui qui possède l'amour véritable, « l'amour parfait », comme dit saint Jean, et cet amour le porte à la crainte parfaite. Car il craint et il garde la volonté de Dieu, non plus à cause des coups, ni pour éviter le châtiment, mais parce qu'ayant goûté la douceur d'être avec Dieu, comme nous l'avons dit, il redoute de la perdre, il redoute d'en être privé. Cette crainte parfaite, née de cet amour, bannit la crainte initiale. Et c'est pourquoi saint Jean dit que « l'amour parfait bannit la crainte ». Mais il est impossible de parvenir à la crainte parfaite, sans passer par la crainte initiale.

Il y a en effet, dit saint Basile, trois états en lesquels nous pouvons plaire à Dieu. Ou bien nous faisons ce qui plaît à Dieu par crainte du châtiment, et nous sommes dans la condition de l'esclave ; ou bien poursuivant le profit d'un salaire, nous accomplissons les ordres reçus en vue de notre propre avantage, et par là nous ressemblons aux mercenaires ; ou enfin nous faisons le bien pour lui-même, et nous sommes dans la condition de fils. Car le fils, quand il est parvenu à un âge raisonnable, fait la volonté de son père non par crainte d'être châtié ni pour obtenir de lui une récompense, mais parce que, aimant son père, il garde précisément envers lui cette affection et l'honneur dû à un père avec la conviction que tous les biens paternels sont à lui. Celui-là mérite de s'entendre dire : « Tu n'es plus esclave, mais fils et héritier de Dieu par le Christ » (Gal. 4, 7). Il ne craint plus Dieu de cette crainte initiale dont nous parlions, c'est évident, mais il aime, comme le disait saint Antoine : « Je ne crains plus Dieu, je l'aime. » De même le Seigneur, déclarant à Abraham, après qu'il eut offert son fils : « Maintenant, je sais que tu crains Dieu » (Gen. 22, 12), voulait parler de cette crainte parfaite née de l'amour. Sinon, comment aurait-il pu lui dire : « Maintenant, je sais... » Abraham — Pardonnez-moi ! — avait fait tant de choses, il avait obéi à Dieu, il avait quitté tous ses biens, il s'était établi sur une terre étrangère, chez un peuple idolâtre, où il n'y avait nulle trace de culte divin. Surtout, il avait supporté cette terrible épreuve du sacrifice de son fils. Et après tout cela, le Seigneur lui dit : « Maintenant, je sais que tu crains Dieu ! » Il est bien clair qu'il parlait là de la crainte parfaite, celle des saints. Car ceux-ci font la volonté de Dieu non plus par crainte d'un châtiment ou pour obtenir une récompense, mais par amour, comme nous l'avons dit souvent, craignant de faire quelque chose contre la volonté de celui qu'ils aiment. Et c'est pourquoi saint Jean dit : « L'amour bannit la crainte. » Les saints n'agissent plus par crainte, mais craignent par amour.

C'est là la crainte parfaite, mais il est impossible d'y parvenir, je le répète, sans avoir eu d'abord la crainte initiale. Car il est dit : « Le commencement de la sagesse, c'est la crainte du Seigneur » (Ps. 110, 10), et encore : « Le commencement et la fin, c'est la crainte de Dieu » (Cf. Prov. 1, 7 ; 9, 10 ; 22, 4). L'Écriture appelle « commencement » la crainte initiale, à laquelle succède la crainte parfaite, celle des saints. Cette crainte initiale, c'est donc la nôtre. Comme un émail (sur le métal), elle garde l'âme de tout mal, selon ce qui est écrit : « Par la crainte du Seigneur, tout homme se détourne du mal » (Prov. 15, 27). Celui qui se détourne du mal par la crainte du châtiment, comme l'esclave qui redoute son maître, en vient progressivement à faire le bien et se met aussi peu à peu à espérer une rétribution de ses bonnes œuvres, comme le mercenaire. Et s'il continue à fuir le mal par crainte, comme l'esclave, puis à faire le bien dans l'espoir du gain comme le mercenaire, persévérant ainsi dans la vertu avec le secours de Dieu et s'attachant à lui à proportion, il finit par goûter le vrai bien, par en avoir une certaine expérience, et il ne veut plus s'en séparer. Qui pourrait désormais, comme dit l'Apôtre, le séparer de l'amour du Christ ? (Cf. Rom. 8, 35). Il atteint alors la perfection du fils, il aime le bien pour lui-même et il craint parce qu'il aime. C'est la crainte grande et parfaite.

Pour nous apprendre la différence de ces craintes, le Prophète disait : « Venez, enfants, écoutez-moi, je vous enseignerai la crainte du Seigneur » (Ps. 33, 12). Appliquez votre esprit à chaque mot du Prophète, et voyez comment chacun à sa signification. Il dit d'abord : « Venez à moi », pour nous inviter à la vertu. Puis il ajoute : « enfants » : les saints appellent « enfants » ceux que leur parole fait passer du vice à la vertu, tel l'Apôtre disant : « Mes petits enfants, pour qui j'endure à nouveau les douleurs de l'enfantement, jusqu'à ce que le Christ soit formé en vous » (Gal. 4, 19). Ensuite, après nous avoir appelé et invité à cette transformation, le Prophète nous dit : « Je vous enseignerai la crainte du Seigneur. » Voyez l'assurance du saint. Nous autres, quand nous voulons dire quelque bonne parole, nous commençons toujours par demander : « Voulez-vous que nous nous entretenions un peu et que nous dissertions sur la crainte de Dieu ou sur une autre vertu ? » Le saint, lui, ne parle pas ainsi, mais dit en toute assurance : « Venez, enfants, écoutez-moi, je vous enseignerai la crainte du Seigneur. Quel est l'homme qui veut la vie et désire connaître des jours heureux ? » (Ps. 33, 13). Et comme si quelqu'un répondait : « Moi, je le veux ; apprends-moi comment vivre et connaître des jours heureux », il le lui enseigne en disant : « Garde ta langue du mal et tes lèvres des propos trompeurs » (ib. 14). Voyez, c'est toujours par la crainte de Dieu qu'il empêche l'accomplissement du mal. « Garder sa langue du mal », c'est ne blesser d'aucune manière la conscience du prochain, ni médire de lui, ni l'irriter. « Garder ses lèvres des propos trompeurs », c'est ne pas tromper le prochain.

Le Prophète poursuit : « Détourne-toi du mal » (ib. 15). Après avoir parlé d'abord de fautes particulières, la médisance, la fourberie, il en vient maintenant au vice en général : « Détourne-toi du mal », c'est-à-dire, fuis absolument tout mal, détourne-toi de tout ce qui entraîne un péché. Il ne s'en tient pas là, mais ajoute : « Et fais le bien. » Il arrive en effet qu'on ne fasse pas le mal, sans pour autant faire le bien. On peut ne pas être injuste tout en n'exerçant pas la miséricorde, ou ne pas haïr sans pour cela aimer. Aussi le Prophète a-t-il eu raison de dire : « Détourne-toi du mal et fais le bien. »

Voyez, le Prophète nous montre cette succession des trois états dont nous parlions : par la crainte de Dieu, il amène l'âme à se détourner du mal, et la provoque ainsi à s'élever jusqu'au bien. Car, dès lors qu'on est parvenu à ne plus commettre le mal et à s'en éloigner, tout naturellement on fait le bien sous la conduite des saints. A ces paroles, le Prophète ajoute fort à propos : « Cherche la paix et poursuis-la » (ib. 15) : il ne dit pas seulement : « cherche », mais poursuis-la en courant, pour t'en emparer.

Appliquez bien votre esprit à cette parole et voyez la précision du saint. Lorsque quelqu'un est arrivé à se détourner du mal et s'efforce, Dieu aidant, de faire le bien, aussitôt fondent sur lui les attaques de l'ennemi. Il lutte donc, il peine, il est accablé : non seulement il craint de retourner au mal, comme nous le disions de l'esclave, mais il espère aussi la rétribution du bien comme un mercenaire.
Dans les attaques et contre-attaques de ce pugilat avec l'ennemi, il fait le bien, avec toutefois beaucoup de souffrance et de tourment. Mais quand lui vient du secours de Dieu et qu'il commence à s'habituer au bien, alors il entrevoit le repos et goûte progressivement la paix, alors il réalise ce qu'est l'affliction de la guerre, ce qu'est la joie et le bonheur de la paix. Il recherche enfin cette paix, se hâte, court à sa poursuite pour la saisir, pour la posséder en plénitude et la faire demeurer en lui. Et quoi de plus heureux que l'âme arrivée à ce degré? Elle est alors dans la condition de fils, comme nous l'avons dit souvent. Oui vraiment, « heureux ceux qui font la paix, car ils seront appelés fils de Dieu » (Matth. 5, 9). Qui pourrait dire de cette âme qu'elle fait encore le bien pour un autre motif que la jouissance du bien même ? Qui connaît cette joie, sinon celui qui en a l'expérience ? Alors celui-là découvre aussi la crainte parfaite, dont nous avons souvent parlé.
Nous voilà instruits de ce qu'est la crainte parfaite des saints, et de ce qu'est la crainte initiale, la nôtre : nous savons ce que la crainte de Dieu fait fuir et où elle conduit. Il nous faut maintenant apprendre comment vient la crainte de Dieu, et dire aussi ce qui nous en éloigne.
Les Pères ont dit qu'un homme acquiert la crainte de Dieu en se souvenant de la mort et des châtiments, en examinant chaque soir comment il a passé la journée et chaque matin comment il a passé la nuit, en se gardant de la parrhésia, et en s'attachant à un homme craignant Dieu. On rapporte en effet qu'un frère demanda à un vieillard : « Père, que dois-je faire pour craindre Dieu ? ». Le vieillard lui répondit : « Va, attache-toi à un homme craignant Dieu, et par le fait même qu'il craint Dieu, il t'apprendra à craindre Dieu toi aussi. »
Au contraire, nous chassons loin de nous la crainte de Dieu en faisant l'opposé de tout cela, en ne pensant pas à la mort ni aux châtiments, en ne prenant pas garde à nous-mêmes, en n'examinant pas notre conduite, en vivant n'importe comment et en fréquentant n'importe qui, et surtout en nous abandonnant à la parrhésia, ce qui est le pire de tout et la ruine achevée. Qu'est-ce qui chasse en effet la crainte de Dieu de l'âme comme la parrhésia ? C'est pourquoi l'abbé Agathon interrogé sur la parrhésia disait qu'elle ressemble à un grand vent brûlant qui, lorsqu'il se lève, fait fuir tout le monde devant lui et anéantit les fruits des arbres. Voyez-vous, Révérends, la puissance d'une passion? Voyez-vous sa fureur? A une seconde question : la parrhésia est-elle donc si malfaisante ? l'abbé Agathon répondit : Il n'est pas de passion plus malfaisante que la parrhésia, car elle est la mère de toutes les passions. Le vieillard dit fort bien et avec beaucoup de sagacité que la parrhésia est la mère de toutes les passions, puisqu'elle chasse de l'âme la crainte de Dieu. Si c'est en effet toujours par la crainte de Dieu qu'on se détourne du mal, nécessairement là où elle n'est plus, se trouvent toutes les passions. Que Dieu préserve nos âmes de cette passion fatale de la parrhésia !

La parrhésia est d'ailleurs multiforme : elle se manifeste par parole, par attouchement ou par regard. C'est la parrhésia qui pousse à tenir de vains discours, à parler de choses mondaines, à faire des plaisanteries ou à provoquer des rires malséants. C'est encore de la parrhésia de toucher quelqu'un sans nécessité, de porter la main sur un frère pour s'amuser, de le pousser, de lui prendre quelque chose, de le regarder sans retenue. Tout cela est l'œuvre de la parrhésia, tout cela vient de ce qu'on n'a pas la crainte de Dieu dans l'âme, et de là on en arrive peu à peu à un complet mépris. C'est pourquoi lorsqu'il donnait les commandements de la Loi, Dieu disait : « Rendez respectueux les fils d'Israël » (Lev. 15, 31). Car sans respect on ne peut même pas honorer Dieu, ni obéir une seule fois à un commandement quel qu'il soit. Aussi n'y a-t-il rien de plus redoutable que la parrhésia ; elle est la mère de toutes les passions, puisqu'elle bannit le respect, chasse la crainte de Dieu et engendre le mépris.

C'est parce que vous avez de la parrhésia entre vous, que vous êtes effrontés les uns envers les autres, que vous parlez mal les uns des autres et que vous vous blessez mutuellement. Que l'un de vous aperçoive quelque chose qui ne soit pas profitable, il va en bavarder et jeter cela dans le cœur d'un frère. Et non seulement il se nuit à lui-même, mais il nuit aussi à son frère en jetant dans son cœur un venin pernicieux. Il arrive même que ce frère avait l'esprit appliqué à la prière ou à quelque autre bonne œuvre : l'autre survient et lui offre un sujet de bavardage : non seulement il entrave son profit, mais l'induit en tentation. Et rien n'est plus grave ni plus funeste que de faire du tort à son prochain en même temps qu'à soi-même.

Ayons donc du respect, frères, redoutons de nous nuire à nous-mêmes, et aux autres, honorons-nous mutuellement et prenons soin de ne pas même nous dévisager les uns les autres, car c'est là aussi, selon un vieillard, une forme de parrhésia.

S'il arrive à quelqu'un de voir son frère commettre une faute, qu'il se garde de le mépriser ou de le laisser périr par son silence, ou encore de l'accabler de reproches et de parler contre lui, mais qu'avec compassion et crainte de Dieu, il rapporte la chose à qui possède le pouvoir de le corriger, ou bien que lui-même s'adresse à ce frère et lui dise avec charité et humilité : « Pardon, mon frère, tout négligent que je suis, il me semble qu'en cela peut-être nous ne faisons pas bien. » S'il n'écoute pas, il en parlera à un autre qu'il verra avoir la confiance de ce frère, ou bien il s'adressera à son préposé ou à l'abbé, selon la gravité de la faute, et il ne s'en inquiétera plus. Mais, nous l'avons dit, qu'il parle en se proposant comme but l'amendement de son frère, en évitant les racontars, le dénigrement, le mépris, sans vouloir lui donner soi-disant une leçon, sans le condamner, sans feindre non plus d'agir pour son bien, alors qu'intérieurement il est animé de l'une de ces dispositions dont je viens de parler. Car vraiment s'il parle à son abbé et ne le fait pas pour l'amendement du prochain ni parce qu'il a été lui-même scandalisé, c'est un péché, car c'est de la médisance. Mais qu'il examine son cœur, et s'il y trouve un mouvement de passion, qu'il se taise. S'il voit clairement que c'est par compassion et par utilité qu'il désire parler, mais que cependant une pensée passionnée le harcèle intérieurement, qu'il s'en ouvre humblement à l'abbé, lui disant son affaire et celle du frère en ces termes : « Ma conscience me rend témoignage que c'est pour le bien que je désire parler, mais je sens qu'il s'y mêle intérieurement quelque pensée trouble. Est-ce parce que j'ai eu une fois quelque chose contre ce frère, je ne sais. Est-ce une imagination trompeuse qui veut m'empêcher de parler et de procurer son amendement, je ne sais pas non plus. » Et l'abbé lui dira s'il doit parler ou non.

Il arrive aussi qu'on parle non pour l'utilité de son frère, ni parce qu'on a été soi-même scandalisé, ni parce qu'on est poussé par la rancune, mais simplement par bavardage. Or, quelle est l'utilité de ces vaines paroles ? Souvent même le frère apprend qu'on a parlé de lui, et il en est troublé. Il ne sort de tout cela qu'affliction et accroissement du mal. Au contraire, quand on parle pour l'utilité, comme nous l'avons dit, et pour elle seule, Dieu ne permet pas qu'il en naisse du trouble, ni qu'il en résulte affliction ou dommage.
Ayez soin aussi, comme nous le disions, de garder votre langue. Que personne ne parle méchamment à son prochain ni ne le blesse par parole, par action, par attitude, ou de n'importe quelle autre manière. Ne soyez pas non plus susceptibles. Si l'un de vous entend de son frère une parole, qu'il ne se froisse pas aussitôt, qu'il ne réponde pas méchamment ni ne reste fâché contre lui. Cela ne convient pas à des lutteurs, cela ne convient pas à des gens qui veulent être sauvés.

Ayez la crainte de Dieu, mais jointe au respect. Quand vous vous rencontrez, que chacun de vous incline la tête devant son frère, comme nous l'avons dit, que chacun s'humilie devant Dieu et devant son frère, et retranche pour lui sa volonté. C'est vraiment bien de faire cela, de s'effacer devant son frère et de le prévenir d'honneur. Celui qui s'efface retire plus de profit que l'autre. Pour ma part, j'ignore si j'ai fait quelque bien, mais si jamais j'ai été préservé, je sais que je l'ai été parce que jamais je ne me suis préféré à mon frère et que toujours je l'ai fait passer avant moi.

Lorsque j'étais encore chez l'abbé Séridos, le frère chargé du service du vieil abbé Jean, compagnon de l'abbé Barsanuphe, se trouvant malade, l'abbé m'envoya servir le vieillard. J'embrassais déjà de l'extérieur la porte de sa cellule, tout comme on adore la Croix vénérable ; combien plus amoureusement embrassai-je son service ! Qui n'eût désiré en effet être admis auprès d'un tel saint ! Ses paroles étaient admirables. Chaque jour, quand j'avais fini de le servir et que je lui faisais une métanie pour prendre congé et m'en aller, il me disait toujours quelque chose. Il avait en effet quatre sentences, et chaque soir, comme je l'ai dit, quand j'étais sur le point de me retirer, il m'en disait toujours une, et il s'exprimait ainsi : « Une fois pour toutes, frère, que Dieu garde la charité ! — car avant chaque sentence il avait l'habitude de dire ces mots. — Les Pères ont dit : Respecter la conscience du prochain engendre l'humilité. » Un autre soir il me disait : « Une fois pour toutes, frère, que Dieu garde la charité ! Les Pères ont dit : Jamais je n'ai préféré ma volonté à celle de mon frère. » Et une autre fois : « Une fois pour toutes, frère, que Dieu garde la charité ! Fuis tout ce qui est de l'homme et tu seras sauvé ». Enfin : « Une fois pour toutes, frère, que Dieu garde la charité ! « Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi du Christ» (Gal. 6, 2). »

Le vieillard me donnait donc toujours l'une de ces quatre sentences, quand je me retirais le soir, comme on remet à quelqu'un un viatique. Et c'est ainsi que je regardais ces sentences comme la sauvegarde de toute ma vie. Cependant malgré cette confiance que j'avais à l'égard du saint et le contentement que j'éprouvais d'être à son service, ayant seulement pressenti qu'un frère était en peine parce qu'il désirait lui-même le servir, je m'en allai trouver l'abbé et lui fis cette demande : Ce service conviendrait mieux à ce frère, si votre Révérence le trouvait bon. Mais ni lui, ni le vieillard n'y consentirent. J'avais pourtant fait tout ce qui était en mon pouvoir pour que ce frère me fût préféré. Pendant les neuf années que j'ai passées là-bas, je n'ai dit à personne, que je sache, une parole désagréable ; cependant j'avais une charge, ceci dit pour qu'on n'aille pas alléguer que je n'en avais pas.

Et je sais bien, croyez-moi, ce que fit un frère qui me poursuivit depuis l'infirmerie jusqu'à l'église en m'injuriant, mais moi, marchant devant lui, je ne répondis pas un mot. Quand l'abbé l'apprit, je ne sais par qui, et voulut châtier ce frère, je restai longtemps à ses pieds, le suppliant : « Non, par le Seigneur, c'est ma faute ; en quoi ce frère est-il coupable ? » Un autre encore, par suite soit d'une épreuve, soit de la bêtise, Dieu le sait, durant un certain temps urinait la nuit auprès de ma tête au point que mon lit en était inondé. De même, d'autres frères venaient chaque jour secouer leurs nattes devant ma cellule, et je voyais une si grande quantité de punaises pénétrer chez moi que je n'arrivais pas à les tuer : elles étaient innombrables à cause des chaleurs. Lorsque j'allais me coucher, elles se rassemblaient toutes sur moi, le sommeil me venait par suite de mon extrême fatigue, mais à mon réveil, je trouvais mon corps tout dévoré. Cependant, je n'ai jamais dit à l'un de ces frères : Ne fais pas cela ! ou : Pourquoi agis-tu ainsi ? A ma connaissance, je n'ai jamais eu un mot qui pût blesser ou affliger quelqu'un.

Apprenez, vous aussi, à « porter les fardeaux les uns des autres » (Gal. 6, 2), apprenez à vous respecter mutuellement. Et si l'un de vous entend un mot désagréable ou s'il endure quelque chose contre son gré, qu'il ne perde pas cœur aussitôt, ni ne s'irrite sur-le-champ ; qu'il ne se trouve pas, au moment du combat et devant cette occasion de profit, avec un cœur lâche, négligent, sans vigueur, incapable de supporter le moindre coup, tel un melon que le plus petit caillou suffît à blesser et à faire pourrir. Ayez plutôt un cœur solide, ayez de la patience et que votre charité mutuelle surmonte tous les événements.

Si l'un de vous a une charge ou s'il se trouve avoir quelque chose à demander soit au jardinier, soit au cellérier, soit au cuisinier ou à n'importe quel autre frère chargé d'un service, efforcez-vous avant tout, aussi bien celui qui demande que celui qui répond, de garder votre calme, et de ne jamais vous laisser aller au trouble, à l'antipathie, à la passion ni à aucune volonté propre ou prétention de justice, qui vous détourneraient du commandement de Dieu. Quelle que soit l'affaire, petite ou grande, mieux vaudrait la mépriser et la négliger. Certes, l'indifférence est mauvaise, mais, par ailleurs, il faut se garder de préférer cette affaire à sa tranquillité au point de nuire éventuellement à son âme en la menant à bien. Donc, en quelque affaire que vous vous trouviez, même fort pressante et grave, je ne veux pas que vous agissiez avec contention ou avec trouble, mais soyez pleinement convaincus que toute œuvre que vous accomplissez, grande ou petite, n'est que la huitième partie de ce que nous recherchons, alors que garder son calme, même si par le fait il arrive des manquements dans le service, c'est la moitié ou les quatre huitièmes du but recherché. Voyez quelle différence !

Ainsi quand vous faites une chose et que vous la voulez parfaite et achevée, mettez votre zèle à la faire, ce qui est, je l'ai dit, le huitième, et gardez intact votre calme, ce qui équivaut à la moitié ou aux quatre huitièmes. Si l'on doit être entraîné et s'écarter du commandement, se nuire à soi-même ou nuire aux autres pour remplir sa charge, il n'est pas bon de perdre la moitié pour sauvegarder le huitième. Celui que vous voyez agir de la sorte, ne s'acquitte pas de son service avec science. Par vaine gloire ou désir de plaire, il passe son temps à disputer, à se tourmenter et à tourmenter le prochain, pour entendre dire ensuite que personne n'a pu mieux faire que lui. Oh ! la grande vertu ! Non, ce n'est pas une victoire, frères, c'est une défaite, c'est un désastre. Voici ce que, pour ma part, je vous dis : Si l'un de vous, envoyé par moi à quelque affaire, en voit sortir du trouble ou un dommage quelconque, qu'il coupe court. Ne vous faites jamais de tort à vous-mêmes ou à autrui, mais que l'affaire soit laissée et ne se fasse point, pourvu que vous ne vous troubliez pas les uns les autres. Autrement vous perdriez la moitié, comme je l'ai dit, pour accomplir le huitième, ce qui est manifestement déraisonnable.
Si je vous dis cela, ce n'est pas pour que, perdant courage aussitôt, vous renonciez aux affaires ou que vous négligiez et laissiez tomber sur-le-champ les choses, piétinant votre conscience dans le désir d'être débarrassés de tout souci. C'est encore moins pour que vous refusiez d'obéir, chacun de vous se mettant à dire :

« Je ne peux faire cela, je me ferai du tort. Cela ne me convient pas. » Avec de tels propos, vous n'assumeriez jamais aucun service, et ne pourriez remplir un commandement de Dieu. Appliquez au contraire toutes vos forces à accomplir chacun votre service dans la charité, vous soumettant humblement les uns aux autres, vous honorant et vous stimulant mutuellement. Il n'est rien de plus puissant que l'humilité. Si donc l'un de vous voit sur le moment son frère dans la peine ou s'y voit lui-même, coupez court, cédez l'un à l'autre et n'attendez pas que le mal s'ensuive. Car, je l'ai dit mille fois, il est plus avantageux que l'affaire ne se fasse pas à votre gré, mais qu'elle se réalise selon la nécessité, non par obstination ni par de prétendues raisons, même s'il paraît raisonnable de vous troubler ou de vous affliger mutuellement, et de perdre ainsi la moitié. Car le dommage est alors bien différent. Il arrive souvent d'ailleurs que l'on perde même le huitième, en ne faisant rien du tout. Telles sont en effet les œuvres de ceux qui agissent par mauvais zèle. Il est absolument certain que toutes nos œuvres, nous les accomplissons pour en tirer quelque profit. Or, quel profit pouvons-nous en tirer, si nous ne nous humilions pas les uns devant les autres ? Nous y trouvons au contraire le trouble et nous nous affligeons mutuellement. Vous savez aussi qu'il est dit dans le Géronticon : « Du prochain viennent la vie et la mort.»

Méditez donc sans cesse ces conseils en vos cœurs, frères. Étudiez les paroles des saints Vieillards. Efforcez-vous, dans l'amour et la crainte de Dieu, de rechercher votre profit et celui des autres. Ainsi vous pourrez profiter de tous les événements, et vous progresserez par le secours de Dieu. Que notre Dieu lui-même dans sa bonté nous gratifie de sa crainte, car il est dit : « Crains Dieu et garde ses commandements : c'est là le devoir de tout homme » (Eccl. 12, 13).

Source : o.sagesse.over-blog.com

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
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MessageSujet: 13 août : Saint Hippolyte de Rome    Sam 12 Aoû 2017 - 19:38



La Prière de Saint Hippolyte de Rome « Dis-moi, ô Bienheureuse Marie, qu'as Tu conçu dans ton Sein ? » :

« En respirant ce Parfum, la Bienheureuse Vierge Marie conçut le Verbe dans Son sein. Dis-moi, ô Bienheureuse Marie, qu'as Tu conçu dans ton Sein ? Qui était Celui que Tu portais dans ton Sein virginal ? C'était le Verbe premier-né de Dieu qui, descendu des cieux en Toi, venait être pétri en ton Sein comme premier-né de l'homme, pour que le premier-né Verbe de Dieu se montrât uni à l'homme comme premier-né. Ô Bienheureuse Femme qui s’est jetée aux pieds du Christ pour être emportée avec Lui dans le ciel. C’est là ce que disent Marthe et Marie : « Nous ne te laissons pas échapper ». Monte vers le Père et présente la nouvelle offrande. Offre Ève qui désormais ne s’est plus égarée mais s’est saisie passionnément avec la main de l’arbre de vie. Ne me laisse plus sur la terre pour que je ne m’y égare plus, mais emporte-moi dans le ciel. Ô Sainte Femme qui ne voulait plus être séparée du Christ. Amen. »

Source : site-catholique.fr

DÉMONSTRATION DU CHRIST ET DE L’ANTECHRIST

PAR SAINT HIPPOLYTE.


Vous m’avez souvent demandé, mon cher frère Théophile, de vous donner des éclaircissements sur les principales propositions que j’avais livrées à vos méditations ; je me rends enfin à votre désir, sur un sujet si digne de nous occuper ; et c’est en puisant dans les saintes Écritures, comme dans une source sacrée, les preuves dont j’ai besoin, que je rendrai présents à votre esprit tous les côtés du sujet en discussion. C’est ainsi que, loin de vous contenter de quelques vains sons qui frappent votre oreille, votre esprit pénétrera dans l’essence intime des choses, et votre admiration vous fournira un nouveau sujet de louanges envers Dieu. J’ai lieu d’espérer que cette étude, en fortifiant votre esprit et en jetant dans votre cœur, comme dans une terre toute préparée, une semence féconde, vous servira de sauvegarde à l’avenir contre les dangers du monde ; elle vous fournira aussi des armes pour triompher de ceux qui refusent de croire à nos salutaires doctrines. Prenez garde, toutefois, de vous exposer aux morsures des langues méchantes des incrédules, (car c’est un redoutable écueil ;) mais ayez soin de ne livrer vos enseignements qu’à des hommes religieux et fidèles, et qui ont le désir de marcher saintement dans les voies de la justice et de la crainte de Dieu ; car c’est avec raison que le bienheureux apôtre saint Paul, s’adressant à Timothée, a dit : « Ô Timothée[1] ! gardez bien le dépôt qui vous a été confié, évitant avec soin les paroles vaines et profanes, et les disputes qu’on décore du faux nom de science ; car plusieurs ont erré en s’y abandonnant. » Et plus loin il ajoute : « Quant à vous, mon fils, fortifiez-vous par la grâce qui est en Jésus-Christ, et ayez soin de recommander aux hommes fidèles, qui seront capables de les communiquer à d’autres, les choses que je vous ai dites dans mes exhortations particulières[2]. » Lors donc que le bienheureux Apôtre ne livrait qu’avec précaution et crainte la connaissance des choses qui sont à la portée de tous, prévoyant qu’elles ne trouveraient pas créance dans tous les esprits, à quels plus grands dangers ne nous exposerions-nous pas, si, légèrement et sans nécessité, nous allions révéler aux profanes et aux indignes les plus hauts mystères de la Religion[3] !

II. Nous prendrons pour guides et pour flambeaux les saints prophètes qui, par leur foi dans le Verbe, ont entrevu les mystères, qui ont raconté le passé, le présent et l’avenir ; c’est par là qu’ils ont été non-seulement les hommes de leur siècle, mais encore les hommes des âges futurs. Remplis de l’esprit de prophétie, inspirés par le Verbe, ils étaient eux-mêmes comme un instrument harmonieux que Dieu faisait résonner, et dont il se servait pour annoncer au monde ses volontés et ses desseins. Et certes, il ne faut point croire que, s’ils parlaient de l’avenir, ce fût de leur propre mouvement ; mais c’était la sagesse même du Verbe qui parlait par leur bouche, et qui, après avoir dévoilé à leur esprit les choses futures, les chargeait de les révéler[4]. Il faut donc admettre que les choses qu’ils voyaient avec les yeux de la foi, et que Dieu leur manifestait pour les révéler ensuite, étaient des choses cachées au vulgaire. Car pourquoi aurait-on donné le nom de prophète à un prophète, si ce n’est parce qu’animé de l’esprit de Dieu, il possédait le don de prédire l’avenir ? Car le prophète lui-même cesse d’être prophète lorsqu’il parle d’un événement qui est à la connaissance de tous ; mais il est reconnu pour prophète du moment où il annonce les choses futures. C’est pour cela que le nom de prophète signifie, ceux qui voient depuis le principe des choses[5]. Quant à nous, instruits par leurs prophéties, ce n’est point notre sentiment particulier que nous exposons ; car nous ne devons pas chercher à exprimer dans des termes inusités les choses qui nous ont été annoncées, et tomber ainsi dans des explications arbitraires que chacun entend selon qu’il lui convient ; car c’est le devoir de celui qui parle d’exposer fidèlement les choses qu’il est chargé de faire connaître ; et celui qui l’écoute doit tâcher de mettre à profit ce qu’il entend. Ils ont donc l’un et l’autre un devoir à remplir : l’orateur doit s’expliquer sans contrainte et en toute liberté ; et quant à celui qui l’écoute, il doit recevoir avec une foi entière les choses qui lui sont dites ; c’est dans ces dispositions, et après avoir adressé votre prière à Dieu, que je vous prie de vouloir bien m’écouter.

III. Vous désirez connaître comment le Verbe de Dieu, s’assujétissant à la volonté de Dieu, après avoir été jusque là le Verbe tout-puissant, se manifesta jadis aux saints prophètes[6]. Remarquons d’abord, et avant d’aller plus loin, que le Verbe, dans sa miséricorde infinie, ne fait acception de personne ; connaissant la faiblesse humaine, il se sert du ministère de tous les saints ; il les éclaire et leur inspire ce qu’ils doivent nous enseigner, afin que nous arrivions à notre salut éternel. Ils se plaît à instruire les ignorants, à ramener dans la bonne voie ceux qui s’égarent. Il se laisse facilement trouver par ceux qui le cherchent avec foi ; il ne tarde pas d’ouvrir sa porte à ceux qui viennent y frapper avec des pensées pures et un cœur chaste. Car il ne repousse aucun de ses serviteurs comme indigne des divins mystères. Il ne fait pas plus de cas du riche que du pauvre, et il ne méprise pas le pauvre à cause de sa pauvreté. Il ne reproche pas sa barbarie à celui qui est barbare, et il ne rejette pas l’eunuque comme n’étant pas un homme complet. Il ne hait pas la femme dont la désobéissance produisit le péché originel, et il ne condamne pas l’homme à l’opprobre, parce qu’il viola la loi qui lui avait été donnée : mais il ouvre à tous le trésor de ses miséricordes, et il désire les sauver tous. Il offre son aide à tous les enfants de Dieu, et il confond tous les saints dans l’idée d’une seule et unique perfection. Car lui seul est le Fils de Dieu, et c’est par sa grâce et par celle de l’Esprit saint qu’après avoir été purifiés dans notre régénération, nous espérons tous arriver un jour à cette même et unique perfection.

IV. Le Verbe était incorporel avant qu’il vînt revêtir sa chair sacrée dans le sein de la sainte Vierge, formant lui-même le vêtement qui devait être déchiré et mis en lambeaux sur l’arbre de la croix. C’est ainsi qu’il fit participer notre corps mortel à sa propre vertu ; il rendit incorruptible ce qui était sujet à la corruption ; il rendit fort ce qui était faible ; il donna le salut à ce qui avait péri. La passion peut donc être comparée au tisserand qui a tissu la robe qui devait être déchirée sur la croix ; les fils qui la composent, c’est la vertu de l’Esprit saint ; la trame, c’est sa chair sacrée formée par le Saint-Esprit, et dont les différentes parties sont liées entre elles par la divine charité du Christ ; l’instrument qui enlace les fils, c’est le Verbe ; enfin, les ouvriers de cette tunique sacrée, ce sont les patriarches et les prophètes ; car c’est par leurs prédictions que la puissance du Verbe a pénétré de toutes parts comme des rayons de lumière, pour arriver ainsi au parfait accomplissement des desseins de son Père.

V. Mais il est temps d’aborder le sujet que nous nous sommes proposé d’expliquer ; et après avoir rendu grâce à la gloire du Tout-Puissant dans le commencement de ce discours, nous allons interroger les saintes Écritures, qui nous apprendront ce qu’il faut entendre par la venue de l’Antechrist ; dans quel temps, dans quel âge du monde doit-il apparaître[7], d’où viendra-t-il, quelle sera sa patrie, quel sera son véritable nom, que les Écritures se contentent d’indiquer par un nombre ; comment entraînera-t-il les peuples dans l’erreur, les rassemblant sous le même étendard de tous les bouts du monde ; de quelles tribulations, de quelles persécutions affligera-t-il les saints, et comment se fera-t-il passer lui-même pour un Dieu ; quelle sera sa fin ; comment s’annoncera la venue du Seigneur du haut des cieux, ainsi que la conflagration générale de l’univers ; quel sera le règne glorieux et céleste des saints ayant le Christ à leur tête, et comment s’effectuera le châtiment des impies par le feu ?

VI. Notre Seigneur Jésus-Christ est annoncé dans sa venue semblable à un lion[8], à cause de la hauteur et de la splendeur de sa gloire ; les Écritures désignent aussi l’Antechrist sous la figure du lion, à raison de sa tyrannie et de sa violence. Car le tentateur voudrait se montrer en tout semblable au Fils de Dieu. Le Christ est un lion, l’Antechrist est pareillement un lion : le Christ est roi, l’Antechrist est roi ; le Seigneur s’est montré comme un agneau[9], l’Antechrist cachera sa nature de loup sous la douceur d’un agneau. Le Sauveur a été circoncis lors de sa venue dans le monde ; l’Antechrist le sera pareillement. Le Seigneur a envoyé ses apôtres prêcher toutes les nations ; il enverra aussi en tous lieux de faux apôtres. Le Sauveur[10] est venu ramener au bercail les brebis égarées ; l’Antechrist rassemblera également autour de lui ceux des siens qui seront dispersés. Le Sauveur a donné à ses fidèles un signe de ralliement ; il en donnera un également aux siens. Le Sauveur s’est montré sur la terre sous une forme humaine ; l’Antechrist viendra sous la même forme. Le Sauveur a construit un temple avec sa chair[11] ; l’Antechrist construira aussi un temple à Jérusalem. Nous énumèrerons plus loin tous les artifices qu’il emploiera pour séduire. Reprenons quant à présent le sujet que nous avons annoncé.

VII. Lorsque le patriarche Jacob donna sa bénédiction à ses enfants, il prophétisa la venue du Sauveur du monde, en ces termes : « Juda, tes frères chanteront tes louanges. Tes ennemis éprouveront la pesanteur de ton bras : les fils de ton père t’adoreront. Juda est semblable à un lionceau. Dans ton repos, tu t’es endormi comme un lion et comme le petit d’une lionne : qui l’éveillera ? Le sceptre et la puissance resteront dans la tribu de Juda, jusqu’à ce que celui qui doit être envoyé soit venu, et il sera l’attente des nations. Il attachera son ânesse à une vigne par son licol, et son ânon à un cep de vigne. Il lavera sa robe dans le vin, et son manteau dans le sang du raisin. Ses yeux seront plus rouges que le vin, et ses dents seront plus blanches que le lait[12]. »

VIII. J’aurais pu rapporter ces paroles avec des expressions équivalentes ; j’ai préféré vous faire connaître le texte même. La parole divine a une puissance particulière de persuasion. Celles que je viens de citer sont divines et sublimes, et elles s’expliquent naturellement. Le prophète désigne par un lionceau celui qui est de la race de David selon la chair, bien qu’il n’ait pas été engendré de la semence de David, mais il a été conçu du Saint-Esprit, et il procède d’un germe sanctifié, quoiqu’il appartienne à la terre. Ce qui était annoncé par Isaïe en ces termes : « Une verge sortira de la tige de Jessé, et une fleur naîtra d’elle[13]. » Ce que Jacob appelle le germe, Isaïe le désigne par une fleur. Car le Christ a germé d’abord, et puis il a fleuri dans le monde. Ensuite, lorsque Jacob a dit qu’il s’est couché, qu’il a dormi comme un lion, et comme le petit d’une lionne, il a voulu signifier le sommeil du Christ pendant trois jours dans le tombeau. Et aussi Isaïe a dit : « Comment la fidèle Sion est-elle devenue une prostituée, et s’est-elle remplie de crimes ? Celle qui se reposait dans la justice est pleine d’homicides[14]. » Et aussi David a dit : « Je me suis endormi, et j’ai été comme anéanti dans mon sommeil ; mais je me réveille, parce que le Seigneur viendra à mon aide[15]. » Il fallait que cette prophétie montrât qu’il s’est endormi, et qu’ensuite il s’est éveillé. Or, Jacob dit : « Qui l’éveillera ? » Ce qui revient à la même pensée exprimée par David, et comme l’explique saint Paul : « Puisque c’est Dieu le Père qui l’a rappelé d’entre les morts[16]. »

IX. Et ensuite Jacob, en disant : « Le sceptre et la puissance resteront dans la maison de Juda, jusqu’à la venue de celui qui a été promis : et il sera l’attente des nations, » montre par-là l’accomplissement de la prophétie. Car le Messie est notre attente. C’est lui que nous voyons des yeux de la foi, venant vers nous du haut du ciel par sa propre vertu.

X. Il attachera son ânesse à un cep de vigne : c’est-à-dire qu’il marque son peuple élu par le signe de la circoncision. Car lui-même il était la vigne[17]. Et il attachera son ânon à la vigne ; c’est-à-dire il ramènera son peuple à lui du milieu des nations, et il aura une seule foi, et sera marqué du même signe, celui de la circoncision.

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https://fr.wikisource.org/wiki/Les_P%C3%A8res_de_l%E2%80%99%C3%89glise/Tome_8/D%C3%A9monstration_du_Christ_et_de_l%E2%80%99Antechrist_%28saint_Hippolyte%29

Source : wikisource.org

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MessageSujet: 13 août : Saint Jean Berchmans   Sam 12 Aoû 2017 - 19:57



La Prière de Saint Jean Berchmans « Ô Marie, je vénère cette plénitude de grâce que Dieu a mise en Vous » :


« Je Vous salue, Marie, et avec l'Ange je vénère cette plénitude de grâce que Dieu a mise en Vous. Dans la stupéfaction, je contemple votre intelligence, éclairée des lumières d'une foi très vivante, votre mémoire toute remplie du souvenir des bienfaits de Dieu, votre cœur, embrasé des flammes de l'amour. Vos yeux ont toujours été simples comme ceux de la colombe, vos oreilles attentives à la voix du Seigneur, votre langue n'a dit que des paroles sages, vos mains n'ont fait que de bonnes œuvres, le Saint Esprit a toujours possédé vos puissances et tous vos sens. Amen. »

Source : site-catholique.fr

Litanies de Saint Jean Berchmans

Seigneur, ayez pitié de nous.
Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.
Christ, exaucez-nous.

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, puissante protectrice de Saint Jean Berchmans, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, que le Seigneur a prévenu de Ses Bénédictions et de Ses Douceurs, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, enfant angélique, qui, à l'exemple du jeune Tobie, ne faisiez rien de puéril, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, qui, dès vos premières années, avez recherché la Sagesse dans la prière, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, vous qui en peu de temps avez fourni une longue carrière, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, vous qui avez été fidèle dans les petites choses, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, qui trouviez vos délices à servir les Prêtres à la Sainte Messe, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, qui étiez la joie et la consolation de vos parents par votre piété filiale, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, qui par votre docilité et par votre application à l'étude, faisiez l'admiration et le bonheur de vos maîtres, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, qui êtes l'édification de vos condisciples, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, vous qui, dès votre plus tendre enfance avez choisi la Sainte Vierge comme gardienne de votre chasteté, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, vous qui estimiez heureux de vous consacrer à la Reine du Ciel, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, vous qui appeliez si tendrement Marie votre Mère, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, vous qui étiez si zélé pour augmenter le nombre de ses serviteurs, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, vous qui trouviez dans la prière et dans la fréquentation des Sacrements votre force et votre plus douce consolation, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, vous qui, pour obéir à la Voix du Seigneur, avez généreusement triomphé de la chair et du sang, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, qui avez préféré la perfection angélique à tous les délices du siècle, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, miroir de la vie religieuse pour les novices et pour les plus avancés, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, qui vous êtes consacré perpétuellement à Jésus-Christ par les voeux de la religion dans la Compagnie de Jésus, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, vous qui désiriez avec tant d'ardeur les Missions de la Chine et du Japon, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, aimable et doux envers les autres, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, sobre et abstinent dans l'usage de la nourriture, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, vous qui châtiez rigoureusement votre chair innocente, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, vous qui désiriez plutôt mourir mille fois que de commettre le moindre péché, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, vous qui préfériez perdre la vie plutôt que de violer une Règle, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, vous qui soupiriez après Jésus dans la Sainte Communion, et qui Le visitiez sept fois par jour, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, vous si plein d'Amour de Dieu au Banquet Sacré, que le Feu Divin brillait sur vos traits, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, vous qui avez signé de votre sang le voeu de défendre l'Immaculée Conception de la Sainte Vierge, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, plein de confiance en votre bon Ange et en Saint Joseph, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, tout dévoué au culte de votre Saint et glorieux Patriarche Saint Ignace et Saint François-Xavier, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, imitateur accompli de Saint Louis de Gonzague, votre Patron de prédilection, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, vous qui avez possédé à un degré héroïque la Foi, l'Espérance et la Charité, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, modèle de prudence et de force Chrétienne, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, ange de pureté dont la vue, le souvenir, le nom et les reliques dissipent les tentations, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, vous qui avez conservé jusqu'à la mort l'innocence baptismale, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, vous qui désiriez que l'on vous déposât à terre pour recevoir le Saint Viatique, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, vous qui, en le recevant, disiez avec tant d'âme: je veux vivre et mourir enfant soumis à notre Mère, la Sainte Église Catholique, Apostolique et Romaine, et en fils dévoué de la Compagnie, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, vous qui, en ce moment suprême avez serré dans vos mais défaillantes les trois objets chers à votre cœur: le Crucifix, le Rosaire et le Livre des Règnes, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, vous qui avez rendu le dernier soupir en prononçant les deux Noms de Jésus et de Marie, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, vous que Dieu a choisi pour briller au firmament de l'Église comme un astre nouveau, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, ornement de la Compagnie de Jésus, priez pour nous.
Saint Jean Berchmans, Modèle et Patron de la jeunesse, priez pour nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Notre Père...

Priez pour nous, Saint Jean Berchmans,
Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus Christ.

Prions

Dieu Tout-Puissant, qui avez constitué la Sainteté admirable de Saint Jean, Votre Confesseur, dans l'observance parfaite de la discipline religieuse et dans l'innocence de sa vie, par ses mérites et ses prières, accordez-nous la grâce d'observer fidèlement Vos Commandements et de parvenir ainsi à la pureté d'âme et du corps. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Source : imagessaintes.canalblog.com

Lettre de saint Jean Berchmans, religieux

Je m'offre de tout cœur à Jésus-Christ

À l'âge de 17 ans, saint Jean Berchmans, désirant se consacrer à Dieu le plus tôt possible et éviter que ses parents ne fassent obstacle à ses désirs, décida de révéler à ces derniers la résolution qu'il avait prise au fond de son cœur ; aussi leur écrivit-il de Malines la lettre suivante :

« Vénéré père et très chère mère,
Il y a déjà trois ou quatre mois que Dieu frappe à la porte de mon cœur, et, jusqu'à un certain point, je la lui ai tenue fermée jusqu'ici. Mais ayant ensuite réfléchi que, soit pendant que j'étudiais, soit que je prenais quelque délassement, que j'allais à la promenade ou que je faisais n'importe quoi, aucune chose ne me venait plus souvent à l'esprit que la pensée de me fixer fermement un état de vie, je me décidai à la fin, et même après beaucoup de communions et de bonnes œuvres préparatoires, je fis vœu de servir, avec sa grâce, Dieu notre Maître, en religion.

Il est vrai que les amis et les parents éprouvent certaine répugnance à se détacher de leurs enfants. Mais, en moi-même, je considère autre chose : si je voyais devant moi, d'un côté mon père, ma mère, ma sœur, etc. et de l'autre côté Dieu notre Maître avec sa Mère, qui est aussi, je l'espère, ma Mère bénie, et que les premiers me diraient : "Ne nous abandonne pas, cher enfant, nous t'en prions par les peines et les fatigues que nous avons endurées pour toi" tandis que, d'autre part, Jésus me dirait : "Suis-moi plutôt, je naquis pour toi, pour toi, je fus flagellé, couronné d'épines et enfin crucifié. Vois-tu ces cinq plaies sacrées, n'est-ce pas pour toi que je les aie reçues ? Et ne sais-tu pas que jusqu'à présent j'ai nourri ton âme de ma chair sainte et je l'ai vivifiée par mon sang sacré ? Et maintenant tu te montrerais si ingrat ?" Ah ! mes très chers parents, quand je considère tout cela, je m'enflamme de telle manière que, s'il m'était possible, je volerais tout de suite en religion, et mon âme et mon cœur ne se donneraient de repos avant qu'ils n'eussent trouvé mon Bien-Aimé.

Ainsi donc, je m'offre de tout cœur à Jésus-Christ et je désire combattre ses combats dans la Compagnie. J'espère que vous ne serez pas à ce point ingrats pour vous opposer à Jésus-Christ.

Je me recommande à vos saintes prières et supplie Dieu, notre Maître, qu'il veuille me donner persévérance jusqu'à la fin de ma vie et qu'il nous accorde, à vous et à moi, la vie éternelle. Le fils obéissant de Jésus-Christ et le vôtre. Jean Berchmans. »

(Lettre du mois d'août 1616 à ses parents. Texte original en flamand dans T. Séverin, s.j., Saint Jean Berchmans, ses écrits . Louvain, 1931, pp. 35-38 ; trad. fr. dans K. Schoeters, s.j., Saint Jean Berchmans, adaptation française par A. Sonet, s.j., Bruxelles, 1949, pp. 67-68.).

Source : jesuites.info

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MessageSujet: 13 août Sainte Radegonde de Poitiers   Sam 12 Aoû 2017 - 20:16



PRIERE A SAINTE RADEGONDE Protection des cimetières contre les mauvais esprits


Comme une Vierge sage tu veilles sur le territoire du corps, Sainte Radegonde. Comme la Croix que tu as préservée de l’impie, préserve –nous encore en ces jours des impies serviteurs de l’obscurité. Que nul ne puisse tramer de maléfiques pensées dans les cimetières dont tu es la vigilante gardienne. Défends aux mauvais esprits de tourmenter les vivants, assigne-leur le repos et l’attente du jugement de Dieu. Comme un étendard de victoire, élève la Croix là où dorment les morts, et par ton intercession protège-les des tourments du feu. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.

Source : touteslesprieres.com

Litanies de Sainte Radegonde (1)


Seigneur, prenez pitié, --> Seigneur, prenez pitié de nous
Ô Christ, prenez pitié, --> Ô Christ, prenez pitié de nous
Seigneur, prenez pitié, --> Seigneur, prenez pitié de nous

Père Céleste, qui êtes Dieu, --> prenez pitié de nous,
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu --> prenez pitié de nous,
Esprit-Saint, qui êtes Dieu --> prenez pitié de nous,

Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, --> ayez pitié de nous.

Sainte Marie, Mère de Dieu, --> priez pour nous

Sainte Radegonde, --> priez pour nous
Fille du Très-Haut, --> priez pour nous
Reine devenue servante du Royaume, --> priez pour nous
Miroir d’humilité, --> priez pour nous
Modèle de la vie consacrée, --> priez pour nous
Exemple de sainteté, --> priez pour nous
Parée de grâce et de sagesse, --> priez pour nous
Joyau de la couronne du Christ, --> priez pour nous
Guide pour les puissants, --> priez pour nous
Inspiratrice de paix entre les nations, --> priez pour nous
Gardienne de la foi des peuples, --> priez pour nous
Passionnée de la Croix de Jésus, --> priez pour nous
Assidue à la prière et au travail, --> priez pour nous
Attentive aux pauvres, --> priez pour nous
Libératrice des prisonniers, --> priez pour nous
Secours des malades, --> priez pour nous
Favorisée des grâces du Seigneur, --> priez pour nous
Protectrice des Poitevins, --> priez pour nous
Refuge inébranlable aux temps de détresse, --> priez pour nous
Recours des naufragés, --> priez pour nous
Réconfort des affligés, --> priez pour nous
Auxiliaire des merveilles de Dieu, --> priez pour nous
Victorieuse de forces du mal, --> priez pour nous
Fervente du mystère eucharistique, --> priez pour nous
Levain de sainteté, --> priez pour nous
Mère d’une lignée interrompue de moniales, --> priez pour nous
Toute au Seigneur dans la mort comme dans la vie, --> priez pour nous
Déposé dans un tombeau où convergent misères et grâces, --> priez pour nous
Associée aux anges et aux saints, --> priez pour nous

V. Priez pour nous, Sainte Radegonde
R. Afin que nous soyons dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus-Christ

Prions : Seigneur, accorde-nous toujours le secours que nous attendons de l’intercession de Sainte Radegonde, la reine moniale incomparable. Ainsi, éprouverons-nous d’un cœur joyeux les effets de ton immense amour. Par Jésus le Christ notre Seigneur. Amen.

Source : notredamedesneiges

SAINTS DU 13 AOUT

http://nominis.cef.fr/contenus/fetes/13/8/2017/13-Aout-2017.html

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MessageSujet: 13 août : Saint Bénilde de Saugues   Dim 13 Aoû 2017 - 11:39



Saint Bénilde de Saugues

Invoqué pour la guérison du cancer

1805-1862

Pierre Romançon naît à Thuret, petit village du diocèse de Clermont-Ferrand, en 1805. Entré chez les Frères des Écoles chrétiennes, il prend le nom de Bénilde et prononce ses vœux en 1836. Toute sa vie sera consacrée exclusivement à l'enseignement, tâche astreignante dans laquelle il révèle sa haute sainteté marquée par l'union continuelle à Dieu (on l'appelait "l'homme du chapelet") et par la fidélité rigoureuse à la Règle de son Institut: "Pour être un saint, disait-il, il n'y a pas chez nous grand-chose à faire; il n'y a qu'à observer la Règle". C'est ce qu'il transmet aux frères dont il a la charge lorsqu'il est nommé directeur de la nouvelle école de Saugues, près de Riom. Malgré une réputation de sévérité, "ceux qui avaient fait l'expérience de son gouvernement exaltaient son immense charité". Dans ses rapports avec les gens du monde, il montre une indomptable fermeté, mais sa vertu et sa bonté viennent à bout des difficultés qui ne lui manquent pas. Devenu vieux, il aime encore à enseigner le catéchisme. Il meurt le 13 août 1862. Longtemps après saint Jean-Baptiste de la Salle (1651-1719), leur fondateur, il sera le premier Frère élevé sur les autels. Son corps repose à l'église Saint Médard de Saugues. L'on l'invoque généralement pour la guérison du cancer.

Prière à Saint Bénilde


A l' ombre de tes vieilles pierres O Noble église de Thuret, je laisse monter ma prière vers ton Fils, ici vénéré. Saint Bénilde, ma main tremblante, sous ton regard providentiel, s' en vient, comme une mendiante, frapper à la porte du ciel. Chargé(e) de nombreuses souffrances, soucis, angoisses et chagrins, je demande ton assistance en faveur de tous les humains ! Ecoute les cris de détresse germant du coeur des malheureux, soutiens les âmes en faiblesse, sèche les pleurs nées de leurs yeux. Entends la sonnette d' alarme des innocents criant : " j'ai faim ", prie pour que se taisent les armes; donne à chacun sa part de pain! Pour tous, bon Saint, je t 'en supplie, allume le feu de la Foi;tandis que tout bas je te prie, aide les à porter leur croix. Amen.

Source : imagessaintes.canalblog.com

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MessageSujet: 14 août Saint Maximilien Kolbe   Dim 13 Aoû 2017 - 20:41



Qui est saint Maximilien KOLBE ?
http://www.immaculee.org/page.php?id=43

Saint Maximilien Kolbe : Apôtre et martyr
http://www.immaculee.org/page.php?id=42

Prière et litanies en l’honneur de Saint Maximilien-Marie Kolbe
http://leblogdumesnil.unblog.fr/2016/08/14/prieres-en-lhonneur-de-saint-maximilien-marie-kolbe/

Pensées de Saint Maximilien Kolbe sur le Rosaire
http://www.medaille-miraculeuse.fr/wp-content/uploads/2007/08/Pens%C3%A9es-de-Saint-Maximilien-Kolbe-sur-le-Rosaire.pdf

Acte de consécration à l'Immaculée

Daignez recevoir ma louange, ô Vierge bénie ! Immaculée Conception, Reine du ciel et de la terre, Refuge des pécheurs et Mère très-aimante, à qui Dieu a voulu confier tout l'ordre de la miséricorde, me voici à vos pieds, moi, pauvre pécheur. Je vous en supplie, acceptez mon être tout entier comme votre bien et votre propriété. Agissez en moi selon votre volonté, en mon âme et mon corps, en ma vie et ma mort et mon éternité. Disposez avant tout de moi comme vous le désirez, pour que se réalise enfin ce qui est dit de vous : La Femme écrasera la tête du serpent et aussi : Vous seule vaincrez les hérésies dans le monde entier. Qu'en vos mains immaculées, si riches de miséricorde, je devienne un instrument de votre amour, capable de ranimer et d'épanouir pleinement tant d'âmes tièdes ou égarées. Ainsi s'étendra sans fin le règne du Cœur divin de Jésus. Vraiment, votre seule présence attire les grâces qui convertissent et sanctifient les âmes, puisque la grâce jaillit du Cœur divin de Jésus sur nous tous, en passant par vos mains maternelles.

Saint Maximilen-Marie Kolbe



SAINTS DU JOUR
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Source : notredamedesneiges.canalblog.com

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MessageSujet: 15 août Assomption de la très Sainte Vierge Marie   Lun 14 Aoû 2017 - 20:05


CONSECRATION A LA TRES SAINTE VIERGE
(de Saint Louis-Marie Grignion de Montfort)

Ô Marie Immaculée, Moi, N...., pécheur infidèle, je renouvelle et ratifie aujourd'hui, entre vos mains, les voeux de mon baptême:

Je renonce pour jamais à Satan, à ses séductions et à ses oeuvres, et je me donne tout entier à Jésus Christ, la Sagesse incarnée, pour porter ma croix, à sa suite, tous les jours de ma vie, et afin que je lui sois plus fidèle que je n'ai été jusqu'ici.

Je vous choisis aujourd'hui, en présence de toute la cour céleste, pour ma Mère et Maitresse.

Je vous livre et consacre, en qualité d'esclave, mon corps et mon âme, mes biens intérieurs et extérieurs, et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures, vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi et de tout ce qui m'appartient, sans exception, selon votre bon plaisir, à la plus grande gloire de Dieu, dans le temps et l'éternité.
Ainsi soit-il.

Source : monfortajpm.blogspot.fr

Sermon de Saint Bernard pour l'Assomption

En montant aujourd'hui dans les cieux, la glorieuse Vierge a certainement porté à son comble la joie des citoyens du ciel. Car elle n'est, rien moins que celle dont la voix fit tressaillir de joie, dans-les entrailles d'une, mère. qu'elle a saluée, l'enfant qui. y était encore enfermé. Si l'âme d'un enfant qui n'était pas encore né, s'est fondue de bonheur é sa voix, quelle ne dut pas être l'allégresse des esprits célestes quand. ils eurent le bonheur d'entendre sa voix, de contempler son visage?

 Et même pour nous, mes frères bien-aimés, quelle fête n'est point le jour de son Assomption, quels motifs de joie et de bonheur n'y a-t-il point dans son assomption?

 La présence de Marie éclaire le monde entier. C'est donc avec raison que les actions de grâce et les chants de gloire retentissent dans les cieux ; mais nous, mes frères, il semble que nous avons plus de motifs de gémir que d'applaudir.  

 En effet, ce monde inférieur ne doit-il pas proportionner son deuil, quand elle le quitte, à l'allégresse même que sa présence répand dans les cieux ?

 Pourtant, trêve de plaintes chez nous, car, après tout, nous. n'avons point ici une cité permanente, nous aspirons, à celle où Marie fait aujourd'hui son entrée; si nous devons un jour en être citoyens, il est juste que, même dans notre exil, nous l'ayons présente à la pensée, nous participions à ses joies, nous partagions son allégresse, surtout à celle qui remplit si bien aujourd'hui même, comme un torrent, cette cité de Dieu, que, même ici-bas, nous en recevons quelques gouttes qui tombent jusque sur la terre.

 Notre Reine nous a précédés, et le glorieux accueil qui lui est fait doit nous engager à suivre Notre Dame, nous ses humbles serviteurs. Notre exil a envoyé en avant une avocate qui, en sa qualité de mère de notre Juge, de mère de la miséricorde, doit traiter en suppliante, mais en suppliante écoutée, l'affaire de notre salut.

 Mais qui pourra se faire une juste idée de la gloire au sein de laquelle la reine du monde s'est avancée aujourd'hui, de l'empressement plein d'amour avec lequel toute la multitude des légions célestes s'est portée à sa rencontre; au milieu de quels cantiques de gloire elle a.été conduite à son trône, avec quel visage paisible, quel air serein, quels joyeux embrassements, elle a été accueillie par son Fils, élevée par lui au-dessus de toutes les créatures avec tout l'honneur dont une telle mère est digne, et avec toute la pompe et l'éclat qui conviennent à un tel Fils?

 Mais laissons plutôt la place aux cantiques de louanges car ce jour doit être consacré tout entier à des chants de fête.

Source : jeunes-anciennes-de-saintjoseph.over-blog.com

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MessageSujet: 16 août Saint Roch de Montpellier   Mar 15 Aoû 2017 - 20:49



Bénédiction des maisons
Prière en l'honneur de Saint-Roch

Dieu tout puissant, daignez, par l'intercession du bienheureux saint Roch, recevoir avec des entrailles de père, votre peuple qui vient se jeter entre vos bras.
Dieu de bonté, guérissez-le des erreurs de l'esprit, des passions du cœur, et délivrez-le entièrement du fléau de la peste;
Ainsi ceux qui craignent les coups de votre colère mériteront d'en être préservés par un trait de cette même bonté,
Et ceux que vous frappez avec justice pour s'être éloignés de vous, purifiez leurs péchés, éprouveront les effets de votre Miséricorde, par Notre Seigneur Jésus Christ,
Ainsi soit-il.
 
Oraison:
Ô Dieu, le distributeur des biens célestes, qui avez accordé au bienheureux saint Roch la grâce de joindre l'innocence admirable de la vie à toutes les rigueurs de la pénitence, faites, par ses mérites et par ses prières, que nous, qui avons eu le malheur de ne pas imiter son innocence, nous imitions sa pénitence. Nous vous en prions par Jésus Christ Notre Seigneur.
Ainsi soit-il.
Antienne:
Nous vous saluons ô saint Roch! vous naquîtes d'une famille illustre. Dès votre naissance, parut imprimé sur votre poitrine le signe de la Croix. Par ce pouvoir dont Dieu vous favorise.

Source : lesmees.org/saintroch


Prière à saint Roch

St Roch, l’amour de Dieu inondant votre cœur
Vous a fait tout quitter pour une vie nouvelle.
Parti en pèlerin vers la Ville Eternelle,
Au souffle de l’Esprit, vous alliez plein d’ardeur.
Amis du Dieu Vivant, St Roch, éclairez-nous !
St Roch, en votre amour pour les plus miséreux,
Vous imitiez le Christ penché sur la détresse,
Offrant la liberté à ceux que l’on oppresse
Et la Bonne Nouvelle à tous les malheureux.
Amis des plus pauvres, St Roch, veillez sur nous !
St Roch, en cinq années parmi les gens meurtris,
Vous avez soulagé bien des douleurs humaines :
Sous vos doigts inspirés les plaies devenaient saines
Et les pestiférés se retrouvaient guéris.
Amis des malades, St Roch, secourez-nous !
St Roch, au fil des ans, en fervents pèlerins,
Nous venons vous prier dans ses beaux paysages.
Notre confiance en vous paraît sur nos visages :
Vous êtes notre guide éclairant nos chemins.
Amis des pèlerins, St Roch, protégez-nous !

Abbé de Savoie


De la peste à… l'Amour
Saint Roch de Montpellier


Jeune pèlerin-mèdecin
Roch, enfant de l'amour, de la prière et de la croix


(...)  Jean et Libère font partie de la riche bourgeoisie de la ville de Montpellier. Les pauvres se plaisent à exalter leur générosité, les étrangers leur bonne hospitalité et tout le monde leur ardente dévotion. Grand est leur amour conjugal, que la foi en Dieu unifie et fortifie spirituellement ! Leur plus cher désir est que ce bonheur soit couronné par la venue d'un enfant. Mais Dieu met leur patience à l'épreuve
  Durant des années, dans la prière fervente par l'intercession de la Vierge Marie, en l'église Notre-Dame des Tables, ils se préparent à l'événement.

  Leur prière finit par toucher le coeur de Dieu et, vers 1350, Libère met au monde un bel enfant. Curieusement, Roch porte sur la poitrine une marque rouge en forme de croix, présage d'une vocation particulière au dévouement et au sacrifice.

  Pendant son enfance, ses parents lui parlent souvent des ravages occasionnés par la peste de 1348 : sur les 12 consuls de la ville, il n'en reste que 3 ! Chez les Dominicains, sur les 140 frères, seulement 8 survivent...

  Lors de l'épidémie de 1361, Roch assiste à l'atroce hécatombe. Pendant trois mois, près de 500 personnes meurent chaque jour.

  Partout il rencontre des petits orphelins qu'il ramène à la maison pour être nourris, soignés, hébergés...

  En s'endormant le soir, Roch tourne son coeur vers Celui qui a dans ses yeux toute la Lumière du monde et il lui dit : « Jésus, donne-moi la force, lorsque je serai homme, d'affronter ce terrible fléau ! Je veux être médecin pour aller vers ceux que tout le monde fuit. Je les soignerai et, par ta grâce, ils seront guéris... »

  Son physique attachant, son tempérament doux, sa perpétuelle bonne humeur, sa constante joie de vivre,le font aimer de tous.

  Ivre de joie de se savoir lui-même aimé d'un amour fou par Quelqu'un, il chante les toutes-dernières cantilènes apprises des troubadours, des baladins et des jongleurs qui passent dans la capitale du Languedoc.  

Roch adolescent :
devenir pauvre pour servir les pauvres !


  Quand on a quinze ans au XIVème siècle, on a l'âge d'homme. Si beaucoup de garçons de son milieu et de son âge rêvent d'être professeurs de Droit, chirurgiens ou chevaliers, lui a choisi d'aider, de réconforter, de consoler ses frères exclus.

  D'ailleurs, les événements vont bientôt se charger de précipiter les choix faits dans le secret de son coeur.

  Avant de mourir, le père gravement malade confie à son fils : « Roch, mon cher enfant et mon seul héritier ! Je vais quitter cette vie mortelle, dans l'espérance d'avoir part au Royaume des cieux. Mon très doux enfant, voici ce que je te recommande : mets-toi au service du Christ ! Sois bon pour les pauvres, multiplie les aumônes, visite et soigne les malades, ce sont les frères de Jésus ! »

  Terrassé par une forte fièvre, Jean rend son âme à Dieu, suivi peu après par Libère.

  Âgé de quinze ans, Roch a reçu de ses parents le modèle de l'amour chrétien, le témoignage de leur charité, authentique incarnation de leur foi rayonnante. Ils ont été pour lui la première école de sainteté.

  Maintenant c'est le passage à l'acte. Il lui faut entreprendre ce qu'il porte depuis si longtemps dans son coeur : servir ses frères souffrants, les soigner, prier pour eux.

  Il ne faut pas omettre de dire que Montpellier possède depuis 1141 des écoles de médecine et de droit, puis en 1289 une université où, plus tard, Rabelais viendra y étudier. Sa faculté de médecine est la plus ancienne et la plus prestigieuse d'Europe. Là, Roch y côtoie les plus célèbres chirurgiens et apothicaires du temps.

  Peu à peu, Roch prend ses dispositions en vue du partage de ses biens. En secret, il vend tout ce qu'il peut et en distribue le prix aux jeunes femmes pauvres, aux veuves, aux cloîtres et aux hôpitaux. Il cède ensuite à un frère de son père le reste de ses biens et tous ses droits à la succession paternelle.

  L'âme libérée des richesses de ce monde, Roch choisit d'aller louer Dieu à Rome, sur les tombeaux des saints apôtres Pierre et Paul. Après avoir obtenu les autorisations des autorités ecclésiastiques et civiles, arrive le jour de l'envoi du pèlerin, sanctifié par une bénédiction particulière de l'Église.

  Le prêtre consacre la besace : « Au nom de Notre Seigneur Jésus-Christ, reçois cette besace, insigne de ta pérégrination aux tombeaux des saints apôtres Pierre et Paul, où tu veux te rendre. Et qu'ayant achevé ton voyage, tu nous reviennes en bonne santé et joyeux, par la grâce de Dieu qui vit et règne dans les siècles des siècles ! »

  Puis il consacre le bourdon :

« Reçois ce bâton, réconfort contre la fatigue de la marche dans la vie de ton pèlerinage, afin que tu puisses vaincre toutes les embûches de l'Ennemi et parvenir en toute tranquillité aux tombeaux des saints apôtres Pierre et Paul. Et que, le but atteint, tu nous reviennes avec la joie, par la grâce de Dieu ! »

  Enfin le prêtre lui remet l'habit traditionnel du pèlerin « romieu » : le chapeau rond à larges bords, droits et relevés, et la cape.

  Largement ouverte par devant, avec parfois un capuchon, elle couvre le corps tout entier jusqu'aux pieds. C'est la pèlerine.

  Roch a quitté ses habits de jeune nanti. Pour aller à la suite du Christ pauvre, le voici maintenant revêtu de ceux du pèlerin.

  Avant de quitter Montpellier, Roch se rend à l'église Notre-Dame des Tables, prier la Vierge Marie. Il se souvient que Libère lui avait souvent raconté que, avec Jean, c'était devant la Mère de Miséricorde qu'ils avaient demandé à Dieu un enfant... À elle encore aujourd'hui, Roch vient confier ses pèlerinages : celui de Rome et celui de toute sa vie !

  Comme tous les pèlerins du Moyen Âge, il trouvera sur le parcours des « hospices », « hospitals » « aumôneries » ou « maisons-Dieu », souvent édifiés hors les murs des remparts des villes. Ainsi, même après la fermeture des portes de la ville, les pèlerins y trouvent le gîte, le vivre et le couvert. Il faut rappeler qu'au Moyen Âge, l'accueil du pèlerin est une des cinq oeuvres de Miséricorde. (...)

Lire la suite
http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Vosecrits/Correspondants/Jlbru/Stroch/Saintroch.html

Litanies de Saint Roch
http://leblogdumesnil.unblog.fr/2011/08/15/litanies-de-saint-roch/

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MessageSujet: 17 août Sainte Jeanne Delanoue   Mer 16 Aoû 2017 - 19:46



JEANNE DELANOUE nait à Saumur, sur les bords de la Loire, le 18 juin 1666, dernière d'une famille de douze enfants. Ses parents tiennent un modeste magasin de mercerie, près du sanctuaire de Notre-Dame-des-Ardilliers. Elle perd son père, bien jeune à l'âge de six ans et, malgré son jeune âge, elle aide sa mère à tenir le magasin pour faire vivre toute la famille. Ses qualités sont remarquables: habile, active, infatigable, au point de garder le magasin ouvert dimanches et jours de fêtes.

Quel avenir ne pouvait-elle pas espérer? Certainement, agrandir son "affaire" et prospérer. Mais voici que, à l'âge de 27 ans, elle reçoit, de la part d'une vieille et fidèle pèlerine de Notre-Dame-des-Ardilliers, une invitation à se consacrer aux pauvres, si nombreux. Sa mère est morte depuis peu.

Malgré ses responsabilités accrues, elle va s'occuper un peu des pauvres, pour répondre à cet appel qu'elle sent bien venir de Dieu. Elle s'occupe d'eux chaque jour, plus que de ses clients. Jusqu'à ce qu'elle soit toute à eux "à plein temps". Bientôt, du reste, les pauvres ne l'attendent plus chez eux, mais ils se rendent chez elle. En 1700, une enfant est accueillie à la maison, bientôt suivie de malades, de vieillards et d'indigents.

Pour tant de monde à loger, il n'y a que des grottes de tufeau. On les aménage au mieux. Mais il faut chercher de l'aide. Au bout de quatre années, en 1704, quelques jeunes filles se sont trouvées disposées à aider Jeanne et même à revêtir l'habit religieux si elle le leur demande. Ainsi naît la Congrégation de SainteAnne de la Providence. C'est sous ce nom que sont approuvées les Constitutions en 1709.

La ténacité de Jeanne Delanoue, secondée par de si beaux dévouements, fonde le premier hospice de Saumur en 1715; il avait été demandé par le roi Louis XIV en ... 1672!

Sa charité déborde bien vite hors des limites de sa ville de Saumur et de son diocèse. Du reste, elle compte déjà quarante auxiliaires, toutes à ses ordres, et décidées à suivre son exemple de dévouement, de prière et de mortification.

A sa mort, le 17 août 1736, Jeanne Delanoue laisse une douzaine de communautés, hospices et petites écoles aussi. "La Sainte est morte", dit-on à Saumur.

Tout le monde a pu admirer son zèle, son action dans les nombreuses visites reçues ou faites, mais seuls ses intimes connaissent sa mortification, sa vie de prière et d'union à Dieu. C'est de là que procède cette charité inlassable, attirée vers tous ceux qui souffrent, mais surtout s'ils sont pauvres. Et Dieu sait qu'ils ne manquent pas, en ces tristes années de famine, de disette et de froid; années de guerre aussi. Les Soeurs de Jeanne Delanoue, comme on les nomme tout simplement aujourd'hui, comptent environ 400 religieuses, en France, à Madagascar et à Sumatra, où elles viennent de fonder en 1979.

Le 5 novembre 1947, Pie XII inscrivait Jeanne Delanoue au nombre des Bienheureux. C'est comme sainte, aujourd'hui 31 octobre 1982, que S. S. Jean-Paul II la propose à la dévotion et à l'imitation du peuple de Dieu.

Source : vatican.va

Prier avec Sainte Jeanne Delanoue
http://catechumenat-saumur.e-monsite.com/medias/files/prier-avec-jeanne.delanoue-soiree-20150227.pdf

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MessageSujet: 18 août Sainte Hélène   Jeu 17 Aoû 2017 - 18:07



Prière à Sainte Hélène

Sainte Hélène , Vous qui avez su transmettre à votre fils Constantin la foi chrétienne,
Donnez-nous simplicité, courage et discernement
pour dire l’amour de Dieu à ceux qui sont proches.

Quand votre fils Constantin a été à la tête de l’empire
Vous avez voulu, par amour de Jésus
retrouver le lieu de sa crucifixion et le bois de la croix.
Donnez-nous de comprendre que, si nous le voulons,
rien ne peut nous séparer de l’amour que Dieu nous a témoigné
en nous donnant Jésus.
Montrez-nous la croix comme un rappel de cet amour.
Donnez-nous d’être de vrais disciples de Jésus.
Et si la vie nous met sur des chemins d’épreuve,
Que nous sachions comme Il nous l’a demandé
Prendre notre croix chaque jour et le suivre avec amour. Amen.

SAINTE HELENE
Vous qui avez su transmettre à votre fils Constantin
la foi chrétienne,
Donnez-nous simplicité, courage et discernement
pour dire l’amour de Dieu à ceux qui sont proches.

Quand votre fils Constantin
a été à la tête de l’empire
Vous avez voulu, par amour de Jésus
retrouver le lieu de sa crucifixion et le bois de la croix.
Donnez-nous de comprendre que, si nous le voulons,
rien ne peut nous séparer de l’amour que Dieu nous
a témoigné en nous donnant Jésus.
Montrez-nous la croix comme un rappel de cet amour.
Donnez-nous d’être de vrais disciples de Jésus.
Et si la vie nous met sur des chemins d’épreuve,
Que nous sachions comme Il nous l’a demandé
Prendre notre croix chaque jour
et le suivre avec amour. Amen

Source : sainteheleneparis.catholique.fr

Vie de Sainte hélène, mère du Grand Constantin
https://books.google.fr/books?id=4hH4r0sxK7MC&pg=PA101&lpg=PA101&dq=sainte+helene+et+misericorde&source=bl&ots=sAtYiX_zXe&sig=aAWPdu1jySrjKscRNW8m49QyFgg&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiw-ej8_t7VAhWCxxoKHc0KCOE4ChDoAQhQMAY#v=onepage&q=sainte%20helene%20et%20misericorde&f=false

SAINTS DU JOUR
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MessageSujet: 18 août Notre-Dame de Liesse   Jeu 17 Aoû 2017 - 18:25



1. Tombés aux mains de l'ennemi ! …

" Trois Chevaliers français combattant pour la foi furent faits prisonniers."
En 1134, dans le bourg d'Ascalon, à 20 kilomètres de Jérusalem, on se bat ferme.
Une troupe de vaillants croisés dirigés par Foulques d'Anjou, troisième roi de Jérusalem, défend le tombeau du Christ conquis par Godefroy de Bouillon sur les musulmans. Hardiment, ces braves Chevaliers font leur métier de soldats avec courage que renforce leur qualité de chrétiens. Ce sont, en effet, des chevaliers de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem (1). Soulevés par la chaude parole des prédicateurs de France, ils se sont engagés par vœu dans l'héroïque croisade.
Hélas ! L'ennemi est en surnombre… Un corps de cavaliers pique des éperons vers les croisés, quelques-uns sont tués, d'autres blessés. D'autres encore, victimes d'un guet-apens, tombent aux mains des musulmans.
Parmi ces infortunés, se trouvent trois jeunes Français de la région de Laon. Les voilà prisonniers et bientôt emmenés au Caire, en Egypte. Enfermés dans une tour obscure, n'ayant pour nourriture que du pain et de l'eau, éloignés de leur patrie, sans nouvelles de leur mère, les voilà bien malheureux ! Ne vont-ils pas s'abandonner au désespoir ? Oh ! Non. Ils appellent Dieu à leur aide, s'encouragent mutuellement, et font contre mauvaise fortune bon cœur. Leur Dieu n'est-il pas tout-puissant ? S'il lui plaît de les délivrer, tous les musulmans du monde ne pourront l'en empêcher.
C'est précisément ce qui arrivera de façon merveilleuse, mais nous n'en sommes pas là, et nos chevaliers devront encore beaucoup souffrir (…)
En Egypte, El-Afdhal, ravi de la capture de ces chrétiens, se frotte les mains et dit à ses marabouts : "allez voir de ma part les trois chevaliers. Efforcez-vous de les amener à se faire musulmans et je vous récompenserai".
Les envoyés pénètrent dans la prison, et avec beaucoup d'intelligence, s'efforcent de gagner la sympathie des jeunes gens en leur témoignant tout d'abord de l'intérêt. Ils en vinrent peu à peu à discuter religion. Nous pouvons nous imaginer ce que fut cet entretien :
- Faites-vous musulmans et le Sultan vous délivrera.
- C'est nous faire acheter trop cher notre liberté, répond l'un des prisonniers.
- Tu ne peux mettre en parallèle les intérêts de notre âme immortelle et ceux de cette vie passagère, ajoute l'autre.
- Quand bien même je devrais rester ici jusqu'à la mort, je ne renierai pas mon baptême, affirme le troisième.
Cachant son désappointement sous une feinte amabilité, un marabout leur dit :
- Ignorez-vous que le Sultan peut vous mettre aux entraves, vous torturez, vous faire mourir ?
- Ton maître fera de nous ce qu'il voudra. Nous sommes au Christ.
Sur ces affirmations courageuses, les envoyés du Sultan tournèrent les talons et rendirent compte à El-Afdhal de ce qui se passait : - Tu n'arriveras pas à faire apostasier ces chiens de chrétiens ! Ils ne craignent ni les tourments, ni la mort.
- Ah ! Ah ! dit le Sultan. C'est ce que nous verrons.
Ayant longuement réfléchi aux moyens à employer pour vaincre l'obstination de ses prisonniers, l'infidèle se dit : "j'ai une idée ! Je leur enverrai ma fille Ismérie. Elle est agréable de visage, elle ne manque pas d'esprit. Ce que mes marabouts n'ont pas obtenu par la discussion, ma fille l'obtiendra par sa diplomatie." Et il envoya chercher la princesse.
Cette jeune fille était en effet charmante, enjouée comme une enfant, intelligente, douce et aimable plus que toute autre. Entendant son père lui confier cette mission, elle répondit joyeusement : " Ne craignez rien, mon père. J'en fais mon affaire."

2. La princesse qui comptait vaincre est vaincue

" La fille du Sultan pour complaire à son père s'en va dans la prison pour gagner tout de bon ces trois Chevaliers frères."
Dans le cachot ténébreux, les prisonniers sont étendus. Ils échangent tristement leurs réflexions :
- Quand reverrons-nous notre mère ?
- La reverrons-nous seulement ?
- Quand elle apprendra notre sort, elle mourra de chagrin.
- Pourquoi nous tourmenter inutilement ? Et d'abord, pouvons-nous deviner ce que nous réserve l'avenir ?
- Demandons à Dieu de nous aider
- Oui, oui. Prions aussi sa mère, et confions-nous à Elle.
Soudain, les prisonniers sont intrigués par ce qui se passe dans le couloir. Qu'est-ce que ce bruit de pas ? Ce n'est pas l'heure de la visite de nos geôliers. Parmi ces voix d'hommes, on entend une vois de femme. Qu'est-ce que cela signifie ?
Les jeunes gens sont bientôt fixés en voyant pénétrer près d'eux la charmante princesse. Les présentations ne furent pas longues :- Je suis la fille du Sultan. Vous n'ignorez pas que mon père, mécontent de votre attachement au christianisme, a résolu votre perte. Je suis venue pour vous délivrer, si toutefois vous consentez à ce qu'il désire.
Et, montrant une bourse pleine d'or : - Voyez, ceci vous appartient si vous consentez à renoncer au Christ.
Ismérie ignore complètement la religion chrétienne, elle sait que les musulmans n'aiment pas les chrétiens, que son père les déteste. Or, il a certainement raison, comment pourrait-il se tromper ? Ce sont là tous ses arguments. Elle croit en Dieu Créateur, puisque Mahomet y croit.
La simplicité de la princesse, sa sincérité, touchent le cœur des prisonniers. Plus attendris qu'alarmés, ils lui disent : - Savez-vous bien ce que vous demandez ? … Sans doute, vous ignorez que ce Dieu, que vous adorez comme nous, nous a tellement aimés qu'il nous a envoyé son Fils Jésus sur la terre et qu'il s'est choisi une Mère parmi nous ? C'est la Vierge Marie. Jésus, Fils de Dieu, que vous appelez aussi prophète après Mahomet, nous a appris ce qu'il fallait faire pour aller au ciel. Il s'est laissé crucifier pour nous. Et vous voudriez que nous le trahissions ?
La princesse stupéfaite écoute attentivement cette première leçon de catéchisme. Elle ne peut en croire ses oreilles. Elle questionne :
- Vous me parlez de Jésus et de Marie, je voudrais les voir
- Vous les verrez plus tard si vous devenez chrétienne
- Ne pourriez-vous au moins me sculpter une image ?
Hélas ! Les prisonniers sont des soldats et non des sculpteurs. Inspirés d'en haut, ils répondent : - Faites-nous apporter du bois et des outils. Ismérie le leur promet.

3. L'embarras des Chevaliers

" Ces nobles Chevaliers n'étant pas ouvriers, prièrent…"
Tandis que, toute songeuse, la princesse rentrait au palais de son père, les chevaliers se dirent entre eux : - Comment lui taillerons-nous cette statue ? Demandons à la Vierge Marie de nous tirer d'embarras afin que cette jeune fille devienne un jour chrétienne.
En possession du bois et des instruments pour travailler, ils restèrent rêveurs. - Bah ! dit l'un d'eux. Nous verrons demain comment nous en tirer. La nuit est venue, dormons en paix.
" De nuit l'Ange de Dieu apporta dans ce lieu l'image de la Vierge."
O prodige merveilleux ! Tandis que ses trois serviteurs reposaient sous la protection de leurs anges gardiens, "la reine du ciel introduisit auprès d'eux son image rayonnante de piété et sculptée par miracle". Voilà ce que disent les historiens. La statue était petite, de bois noir, elle représentait la Vierge tenant son Fils debout sur ses genoux.

4. La vision merveilleuse


A leur réveil, les prisonniers se virent entourer d'une éblouissante lumière qui jaillissait de la statue miraculeuse. Un parfum céleste émanait de ce bois venu du ciel. Tous trois tombèrent à genoux, vénérant cette sainte image avec joie extraordinaire.
Dès l'aurore, la fille du Sultan se présente à la prison. A la vue de ce spectacle, elle resta figée sur place, en proie à une indicible émotion.
Les Chevaliers lui racontèrent ce qui s'était passé, leur embarras, leur prière, le miracle. Ismérie s'écria :
- Certainement, Dieu seul a pu faire cela. Votre religion serait-elle donc la vraie ? Donnez-moi votre statue et je me ferai chrétienne.
Les croisés avaient peine à se séparer de cette merveilleuse image. Cependant songeant que la conversion de la princesse serait peut-être le fruit de leur sacrifice, ils lui dirent :- Prenez-la, mais à condition qu'elle ne soit pas profanée.
Ismérie, dissimulant le précieux objet sous ses amples vêtements et voiles, l'emporta joyeusement dans ses appartements où elle le cacha.

5. Notre Dame apparaît à Ismérie

" Elle eut révélation de Dieu et de sa mère."
La nuit suivante, Notre Dame lui apparut : -"Aie confiance, j'ai prié pour toi mon Fils et Seigneur, il a daigné te choisir comme sa fidèle et bien-aimée servante. Tu délivreras de leur prison mes trois dévots chevaliers, tu seras baptisée, par toi la France sera enrichie d'un trésor incomparable, par toi, elle recevra d'innombrables grâces, par toi, mon nom deviendra célèbre et plus tard, je te recevrai pour toujours dans mon paradis."

6. Sauvés !

" Ismérie promptement sauvant les Chevaliers qui étaient prisonniers du grand Sultan, son père."
A la suite de cette grâce, Ismérie résolut de se faire chrétienne, et pour se faire chrétienne, de quitter le pays des infidèles. Pour sauver du cachot les trois chevaliers, elle étudia un plan d'évasion qu'elle leur soumit.
Comment les gardiens se seraient-ils méfiés de la fille du Sultan ? En pleine nuit, tandis que ceux-ci dormaient, la courageuse jeune fille fait sortit clandestinement les prisonniers. Portant sous son manteau la miraculeuse statue, elle s'enfuit avec eux à la faveur des ténèbres.
Cela fait, le petit groupe hâtant le pas quitte le Caire avec diligence dans la crainte d'être poursuivi. Tous quatre se heurtent devant la barrière du Nil. Comment le traverser ? La légende raconte qu'une barque se trouvait à proximité. Vite, les évadés y descendent, passent sur l'autre bord.
Sans s'attarder, ils continuent leur route à si vive allure que, la fatigue survenant, ils doivent s'arrêter. Ils s'étendent à l'entrée d'un bois. L'un après l'autre, les fugitifs s'endorment d'un profond sommeil.

7 Le réveil en France

" Quel pays est-ce ici ? " Et dis-moi où nous sommes ? ."
A l'aurore, la jeune fille s'éveilla la première, se frotta les yeux, ne reconnut plus le paysage des bords du Nil. Elle considéra, stupéfaite, une petite fontaine qui coulait non loin d'elle. Un berger conduisait son troupeau en s'accompagnant d'une cornemuse.
Au bruit de son chant les jeunes gens s'éveillèrent. Leur stupeur égala celle d'Ismérie. Ils interrogèrent le berger :
- Où sommes-nous ?
- A Liance, près du château de Marchais, non loin de Laon.
Liance était un hameau perdu au milieu des bois et des marécages. Liance au XV° siècle changea son nom en celui de Liesse qui veut dire "JOIE" tant la Vierge Marie, par ses faveurs, comblait de joie les pèlerins.
- Comment ! dit l'un des croisés, mais j'en suis le seigneur.
Ouvrons ici une parenthèse : Voilà bien, dira-t-on une chose invraisemblable. Est-elle vraiment croyable ? Tout d'abord rappelons-nous que l'Eglise ne nous oblige à croire que les dogmes de notre foi. Quand bien même que cette belle histoire ne serait qu'une légende, comme c'est possible, une chose demeure certaine : de temps immémorial il s'est fait depuis des siècles, autour d'une statue de la Sainte Vierge et dans ce sanctuaire, un concours immense de pèlerins. Des documents historiques du XVI° siècle nous le témoignent, il suffit de les consulter Voici ces documents :
- Annales de l'Ordre des Chevaliers de saint Jean de Jérusalem
De l'an 1146, Melchior Bandini y raconte les origines de Notre Dame de Liesse. Bosio un siècle plus tard, nous a conservé ces pages.
- Une inscription précieuse, celle de 1134, année où la légende place le miracle, fut retrouvée providentiellement en 1721.
- Une lettre de Clément VII datée d'Avignon, le 28 mai 1384 dit que "dans la chapelle de Notre Dame de Liesse, Notre Seigneur Jésus-Christ, à la prière de la Vierge Marie, prodigue un si grand nombre de miracles que les peuples y accourent de tous les points du monde". Et il accorde des indulgences aux pèlerins.
- La légende de Notre Dame de Liesse, d'après le plus ancien texte connu, par le Comte de Hennezel d'Ormois.
O délicatesse de la Sainte Vierge ! Marchais, c'était l'endroit où vivait la mère des croisés.
Tout en conversant avec le berger, les trois jeunes gens se dirigeaient vers leur château familial. Leur joie était telle qu'ils oublièrent la princesse. Celle-ci ne les voyant pas revenir eut un moment d'effroi. Déjà, elle se voyait seule dans ce pays inconnu. Aussi se mit-elle à courir après les chevaliers de toute la vitesse de ses jambes, oubliant à son tour, près de la fontaine, la statue de la Vierge.
La jeune fille rejoignit le petit groupe et continua à marcher en sa compagnie. Les voyageurs avaient déjà fait une longue route lorsque Ismérie s'écria : - "Mon Dieu ! la statue !"
Faisant volte-face, tous retournèrent ensemble à la fontaine, et trouvèrent la Vierge en partie recouverte d'eau. La princesse eut vite fait de la retirer de l'eau et de s'en emparer, et tous joyeusement reprirent la route du château.
En marchant, ils se confiaient l'un à l'autre :
- "La Vierge Marie nous a sauvés. Que ferons-nous pour lui témoigner notre reconnaissance ? Si nous lui bâtissions une chapelle ?"
Le sol était marécageux, ils avançaient toujours, espérant trouver plus loin un terrain solide. Ils traversèrent un jardin. A cet endroit, la statue devint lourde, lourde… Impossible de continuer à la porter. Les voyageurs comprirent la signification de ce nouveau prodige :
- C'est ici que la sainte Vierge veut avoir sa chapelle. Elle l'aura. Nous en faisons le vœu.
Séance tenante, la statue reprit son poids normal. Les jeunes gens, continuant leur route se disaient : "Notre mère mourra de joie en nous revoyant. Elle nous croit prisonniers en Egypte. Faisons-là plutôt prévenir doucement, qu'elle puisse se préparer à l'émotion du revoir."
Ils lui envoyèrent un messager, et, durant ce temps, s'étendirent à l'ombre des grands arbres. La mère prévenue, tous coururent au-devant d'elle. Au milieu des effusions du revoir, ils rendirent grâces à la Vierge de leur avoir accordé une telle joie.
Qu'étaient leurs souffrances en Egypte ? A peine en gardaient-ils le souvenir ! Ils étaient en France, chez eux, protégés par le ciel d'une façon magnifique. Oh oui, vraiment, ils vivaient leur vie en action de grâces.

8. La statue s'échappe

Les voyageurs, on l'a vu, s'étaient réveillés près d'une fontaine. Ils résolurent de bâtir, là aussi, une petite chapelle et d'y abriter la statue. Pourquoi déposèrent-ils la sainte image en cet endroit, alors que la Vierge Marie avait signifié son désir d'être honorée dans le jardin où elle s'est faite si lourde ? Ce jardin appartenait à un particulier, les chevaliers hésitèrent-ils à demander la permission au propriétaire ? Nous l'ignorons.
La statue fut pieusement placée près de la fontaine et les jeunes gens rentrèrent chez eux. Dès le lendemain, ils revinrent la visiter. O stupeur ! elle avait disparu.
Qu'était-elle devenue ? Avec douleur on la recherche. On la retrouve dans le jardin où elle s'était faite si lourde. Les chevaliers conclurent décidément que la Vierge voulait demeurer à cet endroit, là même où, tout d'abord, ils lui avaient promis un sanctuaire. Ils firent les démarches nécessaires, et en attendant qu'une belle chapelle fut construite, abritèrent la statue dans une petite niche en branchages.

9. Que devinrent dans la suite les Chevaliers.


S'il faut en croire une tradition du XVI° siècle, les chevaliers étaient fils de Guillaume 1er, sire d'Eppes, qui fit une donation à l'abbaye de Saint-Martin de Laon. Ils avaient nom : Jean, Hector et Henri. On les appelle tour à tour les chevaliers d'Eppes, les chevaliers de saint Jean de Jérusalem ou de Malte. Leur mission terminée, on croit qu'ils retournèrent dans une maison de leur Ordre.
Quant à la princesse Ismérie, elle se fit instruire de la religion chrétienne, adjura le coran, reçut, avec le nom de Marie, le baptême des mains de l'Évêque de Laon, Barthélemy de Vir, le 8 septembre 1134. Elle vécut saintement près de la mère des chevaliers à Marchais, mourut jeune et fut inhumée dans le sanctuaire.

10. Le premier sanctuaire

D'après les documents anciens, le premier sanctuaire de Liesse aurait été construit par le pieux Barthélemy de Vir, avec les pierres qui n'avaient pas trouvé d'emploi dans la cathédrale de Laon, bâtie sur la colline avoisinante Cet évêque bénit l'emplacement de la chapelle et donna aux bâtisseurs "une somme d'argent considérable". Le sanctuaire terminé, lui-même le consacra et l'inaugura avec une solennité extraordinaire. On peut dire qu'il fraya ce jour-là le chemin aux saints, aux rois, aux peuples qui jusqu'à nos jours devaient s'agenouiller aux pieds de Notre dame de Liesse
La construction du sanctuaire sur le terrain de la paroisse de Marchais, dut avoir lieu quelques années après le miracle. La Vierge se chargea d'attirer vers elle par ses bienfaits.

11. Le miracle du pendu dépendu (miracle représenté sur un tableau à la sacristie de la basilique)

L'an 1139 est la date du premier miracle connu.
Un malheureux, Pierre de Fourcy, en proie à la misère, avait volé pour nourrir sa famille. Pris en flagrant délit, il fut arrêté et condamné à être pendu. Le voleur conduit au lieu de supplice invoqua Notre Dame de Liesse, puis courageusement accepta la punition de sa faute et s'abandonna aux bourreaux. Ceux-ci lui passèrent la corde au cou et l'abandonnèrent.
A trois jours de là, oui, trois jours ! un berger gardant ses moutons dans les parages entendit des gémissements. Intrigué, il se dirigea vers l'endroit d'où venait la voix. Oh ! stupeur. La victime vivait encore. Vite le berger coupa la corde et en hâte avertit le prévôt. Une fois sur les lieux, celui-ci apprit de la bouche du condamné ce qui s'était passé : "J'ai demandé à Notre Dame de Liesse qu'il lui plut de me délivrer. De sa main elle a soutenu mon cou, et a empêché la corde de me serrer."
On devine ce qu'une pareille miséricorde de la part de la Vierge la fit aimer des pécheurs et des malheureux.

12. L'odieux voleur d'enfants

Durant le printemps de 1146, deux jeunes princes, fils d'Enguerrand II jouaient dans un parc, sous l'œil de leur précepteur. Vinrent à passer des joueurs ambulants, vêtus comme des bohêmes de couleurs criardes et chargés de tout un attirail de foire. Avec l'audace et la désinvolture des gens qui exercent ce métier, ils affirmaient aux badauds les choses les plus stupéfiantes, et accompagnaient leurs paroles de faits et gestes amusants, ils marchaient sur leurs mains, faisaient des pirouettes, et les enfants amusés battaient des mains et criaient de joie. L'un des saltimbanques se tourna vers ces mignons petits princes, si vivants, si aimables. Il sortit de son fourbi une boule d'argent : "Oh ! la merveille des merveilles, cria t-il. Voyez cette belle boule qui brille au Soleil. Elle ressemble à la fortune. Elle court d'elle-même si vite que nul ne peut l'attraper." Et, ce disant, il lance avec force la boule devant lui et court comme pour l'attraper. Les petits garçons excités courent avec lui. C'était tout ce que désirait ce voleur d'enfants. La boule roulait devant eux à toute allure, le précepteur ne put suivre ses élèves. Les petits princes couraient toujours avec les jongleurs et bientôt tous disparurent dans l'épaisseur d'un fourré.
Le précepteur, comme les badauds, crut à un jeu et attendit les enfants…Vainement ! Alors, effrayé, appelant au secours, l'infortuné avertit les parents, alerta la justice. Bientôt, tout le monde fut sur pieds. On organisa une battue dans le bois voisin, on envoya des émissaires dans toutes les directions, rien n'y fit. Pages, vassaux, serviteurs, prévôts, perdirent tout espoir.
Mais une mère ne perd jamais espoir. En proie à la plus vive douleur, Agnès de Beaugency supplia Notre Dame de Liesse : "O vous, disait-elle, qui avait retiré de la prison d'Egypte les trois chevaliers et les avez ramenés sains et saufs à leur mère, daignez, je vous en conjure, me rendre mes enfants. O vous qui avez eu l'angoisse de perdre votre Enfant à Jérusalem, mais qui l'avez retrouvé, ayez pitié de moi."
Pendant ce temps, Louis VII faisait le tour de son royaume, recrutant des seigneurs pour la croisade, prêchée par saint Bernard. Il apprit l'épreuve de sa cousine Agnès de Beaugency et fut très attristé. Avec Enguerrand et Agnès, il chercha les moyens de retrouver les enfants volés, accompagné du père, le monarque fit un pèlerinage au sanctuaire à cette intention. Le comte promit à la Sainte Vierge de s'engager comme croisé à la défense de Jérusalem si ses enfants lui étaient rendus.
Il fut exaucé. Malheureusement on ignore les circonstances de cet épisode, mais on sait que cette nouvelle manifestation de la bonté de Notre Dame entraîna vers Elle un grand nombre de pèlerins et donna à Liesse un renom plus célèbre encore.

13. La confrérie de Notre Dame de Liesse

Quand fut-elle érigée ? On l'ignore. On sait toutefois qu'en 1407 Reims eut aussi sa confrérie de Notre Dame de Liesse. Puis Paris en 1413 (Une succursale de la Confrérie sera établie en 1645 dans l'église paroissiale de saint Sulpice, tant les inscriptions deviendront nombreuses, et aussi à Rouen, à Evreux. Paris au XVII° siècle eut trois confréries.).
Charles VI la fonda en l'église du Saint-Esprit en grèves ( Voisine de la paroisse de Grêve (actuellement place de l'Hôtel de Ville) et, avec son épouse Isabeau de Bavières et leur fils, le futur Charles VII, il s'inscrivit dans la confrérie. Aussi devaient faire dans la suite plusieurs rois et reines, princes et princesses et le Cardinal Richelieu.
Le peuple ne fut pas en retard. C'est à qui voulait être "confrère" ou "consœur".
Le conseil de l'Association se dit : "Cette invasion va nuire à la ferveur. Mieux vaudrait un nombre de confrères plus réduit mais plus saint". Et il eut l'idée, pour le moins déroutante, d'obliger chaque nouvel inscrit à offrir un festin aux autres associés.
Cette décision ne dut pas plaire à la Sainte Vierge qui aime tant les pauvres gens.
Qui fut mécontent ? Les malheureux bien sûr. Avaient-ils le moyen d'offrir un banquet, eux qui souvent avaient à peine de quoi se mettre sous la dent ? Furieux, ils surnommèrent la confrérie, désormais interdite pour eux, "la confrérie des Goulus".
Heureusement, cette regrettable clause tomba d'elle-même eu à peu, et dès le XVII° siècle il n'en fut plus question.

14. Les saints personnages venus à Liesse


Ils sont innombrables. Nous n'en citerons que quelques-uns.
Après de longues prières à Notre Dame de Liesse, une petite fille avait été accordée à ses parents en 1572. Sa maman reconnaissante l'habillait toujours en blanc en l'honneur de la Sainte Vierge. Quand la fillette eut sept ans, la mère lui mit sa plus jolie robe, l'amena à Liesse, la consacra à Notre Dame. Après quoi la robe fut donnée aux pauvres. Cette enfant devait devenir l'illustre Madame Acarie, plus tard Marie de l'Incarnation, carmélite béatifiée par Pie VI en 1791.
Après cette petite fille, nommons un petit garçon, Henri Bourbon, Né à La Fère en 1624, il eut comme marraine la sœur de Louis XIII, Henriette d'Angleterre. Ses parents voulurent que sa première sortie soit pour Notre Dame de Liesse. On l'y conduisit en grand apparat, et cet enfant devint l'un des meilleurs serviteurs de la Sainte Vierge. Archidiacre de la cathédrale d'Evreux, son tombeau fut visité par un nombre prodigieux de fidèles. L'Eglise l'a déclaré vénérable.
Un jeune breton, Pierre de Kériolet, ne songeait qu'à rire et s'amuser. La Sainte Vierge aime les gens joyeux, mais à condition qu'ils vivent bien. Or Pierre Vivait mal, très mal. Chose curieuse, au milieu de ses désordres il ne manquait jamais de réciter chaque jour un AVE MARIA.
Il avait résolu de se faire mahométan. C'est une religion très commode, en effet. Alors, pour accomplir son dessein, il se rendait à Constantinople, il traversa une forêt. Des brigands tuèrent ses deux compagnons. Pris de peur, il fit vœu à Notre dame de Liesse, si elle l'épargnait, d'aller en pèlerinage dans son sanctuaire. Cela ne faisait pas l'affaire du démon qui un jour cria par la bouche d'un possédé :
" En voilà un qui est perdu pour nous. Je me vengerai. Ah ! tu as résolu d'aller à Liesse ! Vas-y donc, mais tu n'es pas au bout de tes peines".
Le pauvre pécheur, atterré, brava les menaces du démon et s'en vint à Liesse le 7 janvier 1636. Il eut en voyage, toutes sortes d'aventures désagréables : on lui refusa à manger, on ne voulut pas le loger, il dut passer la nuit dans un cimetière ! Le lendemain, épuisé, mais l'âme vaillante, il se dirigea vers Liesse. Des sentinelles l'arrêtèrent comme espion, le menèrent en prison, il fut soumis à des interrogatoires pénibles. Enfin, protégé par la Sainte Vierge, on lui rendit la liberté. D'un bond, il accourut à Liesse et, se prosternant aux pieds de la Mère de miséricorde, demanda pardon de ses fautes. Pierre se convertit si bien, que plus tard, il devint prêtre, et un saint prêtre. Ses péchés lui avaient ôté tout orgueil. Comme le publicain de l'Évangile, il passait de longs moments prosterné sur le pavé de la chapelle, pleurant sa vie coupable. Il aurait voulu parfois passer la nuit dans ce sanctuaire tout seul à prier Dieu et la Madone, dont il ne se séparait qu'avec peine. Mais le sacristain ne le lui permit jamais.
Ce bienheureux pénitent mourut en odeur de sainteté à l'âge de 58 ans, au couvent des Carmes de Sainte-Anne-d'Auray.
Citons encore le vénérable M. Olier, fondateur de saint Sulpice. Plus que tout, il aimait faire de fréquents pèlerinages à Liesse. Il cheminait à pieds avec ses serviteurs, chantant des cantiques le long de la route. En 1632, il vint recommander à Notre Dame de Liesse le succès d'un sermon qu'il devait donner à Paris le jour de l'Assomption. Voilà qu'au beau milieu de son discours, il s'arrête net, ne se souvenant plus de ce qu'il voulait dire. Or, il arriva cette chose surprenante : personne parmi les auditeurs ne s'aperçut de son trouble et de cet arrêt. Bientôt, le prédicateur se mit à parler de l'abondance de son cœur, au fur et à mesure que les idées lui venaient. Et il se trouva, c'est lui-même qui le raconte, qu'il dit, sans y songer et sans s'en souvenir, tout ce qu'il avait préparé.
D'après les chroniques de saint Benoît Labre, le mendiant pénitent, serait aussi allé à Liesse vers 1770. "Sa présence aurait été signalée par des circonstances exceptionnelles et merveilleuses. La Sainte Vierge s'y serait servie de lui pour déjouer un affreux complot qui allait dévaster le sanctuaire et détruire la statue miraculeuse."
Un jeune profès de la Compagnie de Jésus, le P. Picot de Clorivière, ne pouvait être admis au sacerdoce à cause d'un bégaiement très prononcé. Il vint de Liège à Liesse à pied, supplier Notre Dame de lui permettre d'être prêtre. A sa grande joie, il fut suffisamment guéri pour recevoir le sacrement de l'Ordre.

15. L'éblouissant défilé des rois, des reines,des princes, des princesses…


On se souvient que Louis VII vint à Liesse lorsqu'il recruta les croisés, au début même du pèlerinage.
Selon les historiens, ce fut surtout au XV° siècle que commencèrent les pèlerinages royaux. Charles VI y vint en 1414 (1). Puis Charles VII plus tard vint supplier la Vierge de sauver le Royaume, livré presque entièrement à l'Anglais envahisseur. Jeanne d'Arc ne fut-elle pas, un peu plus tard, la réponse de Marie ?
Louis XI vint à Liesse quatre fois, il y fonda une messe perpétuelle chaque samedi. A propos de ce roi, on raconte une histoire touchante révélée par un fort vieux document. Louis XI se trouvait aux environs de Castres, un bourgeois audacieux osa lui dire : "Roi folâtre, tu ruines le pays…" et d'autres aménités de ce genre qui n'étaient pas pour réjouir le prince et lui donner bon renom dans la contrée. L'impertinent méritait un rude châtiment et Louis XI s'apprêtait à lui donner, lorsque la pensée de Notre Dame de Liesse se présenta à son esprit. La Mère de miséricorde serait-elle son avocate à lui-même, pauvre pécheur, s'il ne pardonnait à son ennemi ? Le roi appela le bourgeois et lui dit :
- Tu n'ignores pas ce que tu mérites. Tu as eu la langue trop longue. Je consens à te pardonner cette fois, mais à une condition.
- Laquelle ?
- C'est que tu ailles à Liesse en réparation de ta faute et que tu y fasses dire une messe.
Le bavard trouva la pénitence bien douce… et sans doute l'exécuta-t-il avec grande joie.
Louis XI craignait beaucoup la mort. S'il eût mieux fait de la préparer par une bonne vie, au moins sa confiance en Marie lui mérita de mourir paisiblement entre les bras de saint François de Paul en disant "Notre Dame, aidez-moi."

16. La chaussée de Marie de Médicis (début du XVI°siècle)

Pour se rendre à Liesse, le pays n'était pas plaisant à traverser : des forêts touffues dans lesquelles on s'égarait, des marécages dans lesquels on s'embourbait. La mauvaise saison rendait les chemins impraticables. La charitable princesse Marie de Médicis, mère de Louis XIII, se dit : "Certainement, s'il y avait une route convenable, cela faciliterait les pèlerinages, surtout aux vieillards et aux infirmes.
Aussitôt pensé, aussitôt exécuté. Une large chaussée fut construite de Laon à Liesse, "avec de nombreux ponts pour l'écoulement des eaux". Et les pèlerins vinrent de plus belle. Si bien que le Cardinal de Lorraine, installé dans son château de Marchais, le transforma en une sorte d'hôtellerie royale pour recevoir les personnages de marque. Alors, continua le défilé des têtes couronnées.
François 1er, le roi qui avait perdu fors l'honneur, prisonnier de Charles Quint à Pavie, supplia Notre Dame de Liesse de lui rendre la liberté. Aussitôt délivré, il se rendit en toute diligence au sanctuaire pour remercier sa Céleste Consolatrice, Cause de toute joie. Il y revint aussi plus tard.
Henri III vint à Liesse avec ses trois fils en 1554. Et que d'autres ! Quant au passage de Louis XIII, la chapelle en garde le souvenir très précis. On sait que ce roi n'ayant pas d'héritier conjurait le ciel de lui en donner. Anne d'Autriche surtout était navrée. Persévéramment les deux époux se rendirent à plusieurs sanctuaires consacrés à la Sainte Vierge, ils vinrent aussi à Liesse, où, par manière de supplication, le roi donna au chapitre un sac d'or pour bâtir la sacristie, appelée de nos jours encore, la sacristie de Louis XIII.
Après la naissance de Louis XIV, 23 ans après le mariage des époux royaux, le monarque reconnaissant revint à Liesse.
Une grande toile, don du roi, pieusement conservée dans la Basilique, représente le roi et la reine à genoux, mains jointes dans l'attitude de suppliants, au-dessus, la naissance de Jésus. (NDLR En fait, le tableau actuel, du peintre Vignon, représente une autre famille noble. )
Combien de mères ont demandé un enfant à Notre Dame de Liesse et l'ont obtenu ! Louis XIV vint dans ce vénéré sanctuaire "sans pompe ni éclat" en 1652, puis en 1678, en 1680. Dans ce dernier voyage, l'ingénieur La Pointe, qui faisait partie de la suite royale, avait reçu l'ordre de relever les plans des villes traversées. C'est ainsi que nous avons l'itinéraire certain de ce voyage. La magnificence du cortège fut sans égale. Louis XIV fut le dernier des rois pèlerins.
Les rois en pèlerinage observaient tout un cérémonial, une sorte de liturgie, si l'on peut dire. Leur présence apportait au peuple une grande joie. Le parcours que suivait le cortège était pavoisé, les gens criaient : "Hosanna", les princes à cheval étaient escortés d'archers portant hauts chapeaux et hallebardes. Le peuple revêtait ses plus beaux atours. On suivait la cour, on s'écrasait dans la chapelle et aux abords. Le roi entendait la messe, puis montait au jubé. Il récitait à haute voix une prière dans le genre de celle que fit Salomon à la dédicace du temple de Jérusalem. Il suppliait Dieu d'accorder une prospérité constante au royaume de France, à la famille royale, au peuple entier, dans l'intérêt de sa gloire et pour l'honneur de son nom. Puis se tournant vers Marie, il lui demandait son aimable et puissante intercession. Quand le roi avait fini de parler, toute l'assistance, fidèles, seigneurs, prêtres s'écriaient : "Qu'il en soit ainsi ! qu'il en soit ainsi !"

17. Le navire d'argent

Voici une histoire touchante, Bossuet nous l'a racontée.
Henriette de France (sœur de Louis XIII) aimait beaucoup Notre Dame de Liesse. En 1642, rentrant d'Angleterre, une tempête effroyable mit en péril les passagers. Les matelots n'ont pas facilement peur. Cependant, devant la violence de la tempête, quelques-uns, pris de panique, devinrent fous et se jetèrent à la mer.
La vaillante reine allait d'un passager à un autre, essayant de les rassurer : "Priez Notre Dame de Liesse, elle vous sauvera."
Son calme réconfortait les infortunés : "pourquoi trembler ? Ne savez-vous pas que les reines ne se noient pas. Et donc, vous qui êtes avec moi ne devez rien craindre."
Le vent s'apaisa et les témoins furent étonnés d'une délivrance si miraculeuse.
La reine reconnaissante envoya au sanctuaire "un navire d'argent pesant six vingt dix marcs".

18. La foi du marchand "pourpointier"

Un marchand de Paris avait un fils de 14 ans paralysé. L'enfant contrefait avait le dos voûté, il ne pouvait marcher, de plus, il était muet. Entendant raconter les miracles que faisaient Notre Dame de Liesse, le père résolut de lui amener son fils. Courageusement, bravant la fatigue, la difficulté des mauvais chemins, les intempéries, il plaça l'infirme sur une chaise, l'y attacha avec des courroies, et chargeant ce fardeau sur ses robustes épaules se mit en route. Le soir de son arrivée à Liesse, il déposa l'adolescent aux pieds de la Vierge miraculeuse, la suppliant de lui rendre la santé.
Combien de temps prolongea-t-il sa prière ? Neuf jours ! S'il s'était arrêté le huitième jour, son fils n'eût pas été guéri. Le père supplia, insista, fut exaucé. Le malade se mit à bégayer et à marcher. "Bientôt, le père et le fils retournaient à pied à Paris, d'où ils envoyaient à Liesse une attestation signée par vingt-quatre personnes, ayant vu l'enfant avant et après son pèlerinage.

19. "Le missionnaire pistolique"

Le Seigneur Antoine de Croy, partisan acharné du Calvinisme, résidait à Montcornet, non loin de Liesse. Comme ce fanatique n'opérait qu'à coup de pistoles, on le surnomma bientôt "le missionnaire pistolique". Rapidement, ses troupes arrivèrent à Liesse, affolant les habitants. Il se dirigea vers le sanctuaire. La belle statue de Notre Dame dressée au-dessus du portail fut brisée. Brisées aussi les statues de la chapelle sainte, lacérés les tableaux, démolies les boiseries, arrachés les ornements et les ex-voto. Si, grâce au ciel, la vénérée Madone miraculeuse fut épargnée, c'est qu'elle avait été cachée à temps.
On devine la douleur des serviteurs de la Vierge en voyant mutiler son saint sanctuaire. Il faut, se dirent-ils, demander pardon, supplier Notre Dame d'avoir pitié de nous. C'est ainsi que fut créée la confrérie des Pénitents.

20. Les processions blanches

On se souvient que la petite Acarie, vêtue de blanc avait été conduite par sa mère à Liesse en 1572.
Des vêtements blancs, symbolisant la pureté immaculée de la Sainte Vierge, furent adoptés par la Confrérie des Pénitents. Hommes, femmes, enfants portaient un habit de grosse toile blanche assez semblable à l'aube dont se revêt le prêtre pour la messe. Une corde blanche servait de ceinture. Un capuchon blanc aussi, pointe en l'air, percé de deux trous à l'endroit des yeux, couvrait complètement la nuque, le visage, le cou. Les pénitents marchaient pieds nus. C'est dans cet accoutrement, prescrit d'ailleurs par Henri III, qu'ils arrivaient en files innombrables, tenant en mains une petite croix et récitant les litanies. Le Saint Sacrement était porté sous un dais triomphal et toute la foule de pèlerins suivait. A certains jours, l'on compta jusqu'à trente processions venues de différents côtés : SOISSONS, Meaux, Picardie, etc.… Une fois, il y eût d'un seul coup 10 000 Ardennais. C'est que, aux heures pénibles de notre histoire nationale, la Madone restait notre seul espoir et les Français se tournaient vers Elle avec une confiance sans limites.
Enfin, l'Edit de Nantes 1598 rendit au pays la tranquillité. On remit la chapelle en état, une nouvelle statue prit au portail la place de l'ancienne. Au-dessus, une inscription disait : "Jadis, une de tes images fut détruite ici même, le Chapitre replace celle-ci et l'Evêque te l'offre, ô ! Vierge Marie".
Voici venir les jours les plus lugubres de notre histoire. En 1790, Liesse vit la fête de la Fédération. Une messe en plein air avec la foule, fut suivie de force discours. On y prononça bien le nom de Dieu, mais plus encore celui de liberté. Malheureusement la liberté, entendue à la façon des révolutionnaires, n'était pas la douce liberté enseignée dans l'Évangile, elle signifiait tout au contraire : spoliation, déchristianisation, lutte entre les citoyens.
Dans la chapelle de Liesse, comme dans toutes les églises, les richesses furent confisquées : objets sacrés portés à la monnaie, vêtements sacerdotaux arrachés, tableaux jetés au feu, celui de Louis XIII échappa au pillage. Les cloches furent fondues. Chose à peine croyable, la Vierge miraculeuse trônait, désolée, solitaire, sur l'autel, et pas un chrétien n'avait osé s'en emparer pour la cacher. La frayeur faisait perdre la tête aux plus courageux.

21. En 1794,l'abominable sacrilège

Hélas ! Hélas ! Il se trouva des misérables qui, ne craignant rien, conçurent le plan diabolique de s'emparer de la statue vénérée et de la détruire. Oui, vraiment, il eût mieux valu pour ceux-là n'être jamais nés, plutôt que de concevoir et d'exécuter pareil forfait. L'auteur principal de cette profanation, Lenoir, était boulanger en même temps que porte-drapeau de la corporation des pompiers. Cet homme était un révolutionnaire avancé. Avec deux complices, Grimpé et Brisset, il demanda au sacristain les clés de l'église, celui-ci eut la lâcheté de les lui abandonner. Les trois révolutionnaires pénétrèrent dans le sanctuaire par l'entrée principale, à l'aide d'une échelle, ils s'emparèrent de la statue et Lenoir la mit dans un sac. Ceci fait, tous sortirent à droite, par la porte au fond du sanctuaire, et entrèrent chez le boulanger. Ensemble ils se demandèrent comment ils détruiraient la Madone. Lenoir proposa de la brûler dans son four. Ainsi fut fait.
Bientôt un petit tas de cendres était tout ce qui restait de cet insigne relique.
Témoin de ce fait, M. Blat le racontait soixante ans plus tard au curé de Liesse. Tout enfant à l'époque de la révolution, il ne pouvait rien pour sauver le trésor. Au moins recueillit-il les cendres dans plusieurs petits paquets.
Quant aux révolutionnaires, ils se félicitaient d'avoir réduit en cendres "l'idole devant laquelle depuis 700 ans s'inclinaient les peuples et les tyrans et d'avoir voué pour toujours au culte de la raison le temple où elle était déposée", ainsi qu'en témoigne une pièce cotée aux Archives Nationales à Paris .
A peu près vers le même temps que s'accomplissait ce sacrilège, M. Dantheny, le trésorier de Notre Dame de Liesse, "après avoir embrassé son bourreau", montait à l'échafaud dressé sur la place de Laon. Vers le sanctuaire où tout son cœur était resté attaché, il se tourna, dit-on, avec un indicible amour, comme "pour emporter de ce monde dans les splendeurs de l'éternité le meilleur et le plus doux souvenir de sa vie".
D'autres admirables prêtres, tels les Abbés Billaudel, exilés pour leur foi, mais rentrés en France clandestinement, entretenaient le culte de Notre Dame de Liesse. Grâce à eux, on vénérait en cachette une pauvre statuette de Notre Dame, en plâtre verni. Connue des seuls fidèles en qui l'on pouvait avoir confiance absolue, elle recevait leurs hommages et leurs supplications. Et même, on venait l'honorer des bourgades voisines, tant et si bien que, fort probablement à la suite de quelque imprudence, des dénonciations furent adressées aux "patriotes". Mais les recherches de ceux-ci n'aboutirent pas.
La Madone de Liesse soutenait le courage de ses enfants. Chose merveilleuse vraiment, que l'on ne peut qu'attribuer à Marie : "En plein désarroi, alors qu'ils sentaient traqués par la police et ne pouvaient rester plus de douze heures au même endroit, ces émules des missionnaires ramenèrent des catholiques égarés, ils réunirent autour d'eux des enfants et des jeunes gens dans le but de leur faire entrevoir l'honneur du sacerdoce. Cette confiance magnifique fut bénie de la Vierge. Le petit séminaire de Liesse, installé à côté de l'église est là pour l'attester."
Enfin, un rayon d'espérance traversa ces jours de ténèbres. La Vierge tint enfin sous son talon vainqueur la tête du serpent. Le Concordat fut signé. Les prêtres sortirent de leur cachette et, à Pâques 1802, le culte catholique était rétabli.

22. Après la Révolution

Tout n'était en France que deuils et ruines. Les familles disséminées, exilées, se reconstituaient peu à peu, mais combien de leurs membres ne répondirent pas à l'appel ! Combien avaient péri sur l'échafaud, ou dans les prisons, ou en exil, de misère ou de douleur ! Tout était à refaire dans le pays. Les monastères étaient vidés de leurs religieux. Les églises se trouvaient dans un état lamentable.
Du sanctuaire de Liesse, il ne restait guère que les murs, la place de la statue miraculeuse était lamentablement vide. C'était navrant.
Les Liessois ne perdirent pas courage. Leur statuette de plâtre était vraiment trop misérable pour trôner sur l'autel. Ils en placèrent une autre, plus grande, revêtue "d'une robe éclatante, et parée de mille joyaux". Ils placèrent sous les pieds de la Vierge les cendres de l'image primitive. Ils restaurèrent la chapelle, rétablirent autels, boiseries et l'ex-voto de Louis XIII. L'église retrouva ses offices, ses fêtes, ses joyeuses solennités, ses longs et pieux défilés de pèlerins. Marie, rentrée dans son domaine séculaire, y régna comme jadis, souriante et miséricordieuse. Les beaux jours d'autrefois renaissaient.
Nous savons par un document précieux, que des guérisons, des conversions, des grâces de toutes sortes s'épanchaient sur les pèlerins. Un paralytique venu à Liesse se redressa subitement après avoir langui 18 ans. Un jeune homme muet depuis 10 ans retrouva la parole. Un enfant de Bazeilles (Ardennes) aveugle pendant 3 ans recouvra soudain la vue…

23. Le couronnement de Notre Dame de Liesse, 18 août 1857


Monseigneur de Garsignies, évêque de SOISSONS, aimait beaucoup Notre Dame de Liesse et ne manquait aucune occasion de le lui témoigner. C'est lui qui, le 28 octobre 1851, confia le sanctuaire et l'organisation des pèlerinages aux Pères de la Compagnie de Jésus.
Le pieux évêque désirait beaucoup voir couronner Notre Dame de Liesse, il s'en ouvrit à Pie IX et son désir fut agréé. Le couronnement fut décidé pour le 18 août 1857.
L'ouverture du triduum préparatoire fut annoncée par une cloche offerte par Napoléon III à cette intention. Leurs joyeuses volées se répandirent jusqu'aux extrémités de la paroisse, présage de grâces et des bénédictions du ciel.
De véritables armées de pèlerins envahirent de leurs masses pacifiques le petit bourg paisible et tous les alentours. Dans une immense prairie, une estrade dressée permit à 30 000 assistants de suivre la cérémonie.
Une nouvelle statue de Notre Dame de Liesse, celle-là même placée actuellement sur l'autel, représentant la Vierge assise tenant son Fils fut portée solennellement au lieu de son triomphe, encensée sur le parcours par une foule d'enfants de chœur, et précédée d'un peloton de cavalerie. Huit cents prêtres en surplis, cinquante chanoines lui faisaient cortège. Un tonnerre d'acclamations l'accompagnait sur la voie glorieuse, les petits enfants juchés sur le dos de leurs parents tendaient vers Elle leurs mais frémissantes. Ils regardaient curieusement les chevaliers du XII° siècle, vêtus d'une tunique courte, les jambes enfermées dans de hautes chaussures, la tête couverte d'un casque ruisselant de Soleil. Son altesse le prince de Monaco, le préfet de l'Aisne, le maire, les autorités civiles et militaires suivaient recueillis. Enfin, fermant le cortège, des cavaliers superbes montés sur d'élégants chevaux.
Monseigneur de Garsignies couronna l'Enfant Jésus et sa Mère. Ce fut pour ce dévot de Notre Dame de Liesse une joie immense que rien ne peut exprimer. Depuis tant d'années il ne vivait que pour ce jour. Après avoir posé sur la tête de la Reine des Cieux, ce diadème d'or et de perles, il s'agenouilla et dit : "O Vierge Marie, puisse votre Fils nous couronner là-haut de gloire, comme aujourd'hui nos mains vous couronnent ici-bas ! ". Puis, il consacra le diocèse, et le maire offrit à la Vierge un cierge.
Un jubilé, accordé par Pie IX aux habitants de Liesse devait clore ces inoubliables fêtes.

24. Le culte de Notre Dame de Liesse se répand dans le monde


L'apothéose du 18 août 1857 porta la gloire de Notre Dame de Liesse bien au-delà de la France, et jusqu'en Amérique, au Japon, en Chine, à Ceylan, et à plusieurs endroits de l'Afrique : Kabara, Grimari dans l'Oubangui (République Centrafricaine), au Gabon, à Betsiléo, à Madagascar. L'origine de chacun de ces lieux de pèlerinages serait émouvante à raconter, le petit nombre de pages dont on dispose dans cette brochure ne permet pas de s'étendre.
Naturellement, ce fut surtout en France que l'élan vers Notre Dame de Liesse, donnée par ces fêtes de 1857, multiplia les pèlerinages de la contrée. L'église trop petite fut décidément agrandie : deux portes latérales furent ouvertes, huit chapelles construites. En neuf ans, de 1873 à 1882, on compta 400000 pèlerins. Le cinquantenaire du couronnement amena de nouvelles fêtes et en 1910, Pie X accorda une messe et un office propre au sanctuaire qui reçut le titre de Basilique mineure. Un pèlerinage de3 000 hommes fêta cet heureux événement.

25. Liesse pendant la guerre de 1014 - 1918

Hélas ! voici la guerre, l'horrible guerre, amenant avec elle les pires douleurs. Les enfants soulevés dans les bras vigoureux de leur père et de leurs grands frères sont embrassés avec une tendresse qui les émeut. Les mères pleurent. Il ne se trouve guère de famille qui n'ait quelques membres partis au front. Quand reviendront-ils… si même ils reviennent !
Le 1er septembre 1914 l'ennemi entre à Liesse semant la terreur et l'angoisse. Une barrière de feu sépare plus radicalement encore les "partis" et les "restés". Plus de lettres des soldats. A cette mortelle inquiétude, s'ajoute, pour les malheureux occupés les tentatives de l'ennemi pour les décourager : mauvaises nouvelles inventées, réquisitions, perquisitions, otages, travaux forcés.
Que vont devenir les infortunés Liessois ?
Ils assaillent dans son sanctuaire la Mère de miséricorde, lui confient leurs soldats, et plus encore leur pays. Ils ne doutent pas de la victoire. La Madone voit s'agenouiller à ses pieds vieillards, femmes, enfants restés au foyer. Elle voit verser bien des larmes, entend bien des promesses. Les enfants regardent tristement autour d'eux, ne comprenant qu'à demi ce qui se passe. Ils comprennent cependant que Notre Dame de Liesse est puissante et bonne, de tout leur cœur naïf et innocent, ils la supplient de rendre la joie à leur maman en lui ramenant leur père, de ramener la joie au pays en boutant dehors l'ennemi.
La Basilique souffrit à sa manière. Ses murs, témoins des cérémonies chrétiennes si pieuses et si émouvantes, retentirent des concerts "ordonnés pour soutenir le moral des troupes allemandes". Son pavé, où s'agenouillèrent des millions de pèlerins, fut transformé en dortoir pour les soldats ennemis. Ainsi que les métaux chez l'habitant, les tuyaux des orgues et quatre cloches furent transformés en munitions.
Le bourdon de Napoléon III précipité du haut du clocher par une brèche faite dans le mur, tomba sans se briser sur la poutre et la paille préparées pour le recevoir. En dépit de ces tracasseries, Liesse tint bon. C'est que sa céleste Protectrice renouvelait chaque jour son courage, lui soufflait au cœur l'espérance.
Enfin, arriva le jour inoubliable de la victoire et lorsque Notre Dame de Liesse vit revenir vers Elle les Liessois évacués, Elle entendit ce jour-là, le plus reconnaissant des mercis.

26. Après la victoire


Chose étonnante ! Malgré les bombes et les projectiles qui quatre ans durant inondèrent le pays, détruisant des villes entières, la Basilique resta debout. Les vitraux brisés furent aussitôt remplacés, les dégâts réparés. Un peu plus tard, huit nouvelles cloches prenaient la place des anciennes et égrenaient sur la petite ville leurs notes d'allégresse. Un carillon porta bientôt leur nombre à trente.
À peine l'armistice était-il signé que les pèlerins arrivaient à pied à travers les routes défoncées, faisant parfois jusqu'à 80 kilomètres.
Bientôt, les voies de chemins de fer rétablies permirent aux foules de revenir nombreuses comme autrefois, et aux pèlerinages de s'organiser. En 1921, il en vint 23. L'évêque de SOISSONS, Monseigneur Binet, vint à Liesse mettre son diocèse sous le patronage de la Madone. Monseigneur partit de Soisson à pied, le soir, entouré d'anciens combattants, il traversa les champs de batailles entre Soisson et Laon, arriva à Liesse après avoir fait de nuit 48 kilomètres avec un cortège de 5 000 hommes.
Chaque année, depuis, voit se reformer le pèlerinage des anciens combattants.

27. Le huitième centenaire (1934)

" Nos pères auraient voulu voir ce que nos yeux ont vu."
Huit cents ans s'étaient écoulés depuis 1134. Liesse cité bénie entre toutes, avait reçu d'Ismérie la statue miraculeuse. Les autorités ecclésiastiques décidèrent de fêter dignement cet anniversaire.
Bien avant la date fixée, on prépara ce huitième centenaire qui devait coïncider avec le III° congrès marial national.
Avec les fêtes religieuses, le Congrès d'Etudes mit au point un cortège historique dont la seule préparation demanda deux ans de travail. La relation de ces fêtes a rempli de gros volumes. Elles furent rehaussées par la présence du légat du pape, car Pie XI avait dit : "Nous aussi, nous serons en liesse".
Nous mentionnerons surtout ici l'inoubliable journée des enfants, dont se souviennent certainement les plus grands de ceux qui lisent ces lignes. Si 10000 croisés purent participer à la fête, 100 000 contribuèrent à sa splendeur par leur trésor spirituel.
Le Jeudi 19 juillet, par une belle matinée ensoleillée, trains, autocars, voitures amènent, dans la vaste prairie prolongeant la place Bailly, l'armée pacifique et immaculée des garçonnets et fillettes. Par rangs de 10 et carrés de 100, divisés par des allées de gazon vert, ils entourent l'autel dominé par la statue miraculeuse. Ils entendent la messe et le Légat, aidé d'une dizaine de prêtres, leur distribua la sainte communion.
A dix heures, encadrés par 20 000 personnes, ces pieux enfants assistent à la messe pontificale. Le moment est venu pour eux d'offrir à la Vierge leur hommage. Porte drapeaux de la C.E. chefs de file, se massent autour du cardinal et forment un tableau charmant. "Le R.P. Boutry donne le saint palmarès de la Croisade".
Qu'ils sont heureux ces chers enfants ! Oh, ils ne regrettent pas leurs sacrifices, les efforts faits pour obéir, travailler, se lever le matin pour communier. Aujourd'hui, la Vierge Marie leur sourit, les remercie à sa manière e les comblant de grâces.
N'a-t-Elle pas parlé au cœur de quelques-uns uns ce matin-là ? Ne leur a-t-Elle pas suggéré tout bas : "Veux-tu venir à la suite de mon Fils ? Si tu le veux, je ferai de toi un sauveur d'âmes". Ce sont là de doux secrets que seuls connaissent la divine Mère et ses enfants privilégiés.
L'après-midi, la statue descendue de l'autel est placée sur un char merveilleusement fleuri, suivi du Légat et de sa cour. Il s'achemine vers la cathédrale de Laon. Une foule innombrable monte avec lui. De nombreux trains, des centaines d'autocars, un nombre incalculable d'autos particulières l'y rejoignent. Les Croisés, vrais petits soldats, s'y rendent à pied en un défilé superbe. D'un pas ferme, ces blanches cohortes, soutenues par les chanteurs relais et haut-parleurs, agitent leurs palmes en cadence. Une heure et demie, à travers les rues décorées et les arcs de triomphe, ils défileront acclamés par des spectateurs émerveillés.
Un salut solennel clôture cette journée. Le soir, la cathédrale perchée sur la colline s'embrase sous des faisceaux de lumière, répandant sur les alentours les joies de Celle qui nous donna la Lumière sans déclin.
Un nombre considérable de familles chrétiennes envoyèrent à Liesse un de leurs membres les représenter près de la Sainte Vierge. Les mères voulaient honorer Celle qui fut le modèle et la patronne des mamans, qui, comme elles, travailla, souffrit, peina et connut les joies de la famille. Les pères voulaient lui confier leur vie professionnelle et l'avenir de leurs enfants.
La statue devait être ramenée à Liesse pour les fêtes du dimanche. Au lieu de la rapporter de Laon à Liesse directement, on la fit passer par Eppes, qui avait sollicité l'honneur de posséder aussi la Madone miraculeuse.
Le soir du samedi, les cloches de la cathédrale sonnent à toute volée. Sur la place du Parvis, la foule attend, maintenue par un barrage de scouts. Notre dame quitte Laon, portée triomphalement sur un brancard par les prêtres en habit de chœur, suivie de la foule qui acclame sa Reine et lui chante des cantiques.
A mi-route du village, un char attend la statue. Une jeune fille représentant Ismérie, trois jeunes gens figurant les Seigneurs d'Eppes s'installent dans le char, près de la Madone. Oui, vraiment, la Vierge de Liesse ne pouvait entrer à Eppes sans être escortée de la princesse et des chevaliers qui l'y avaient apportée.
Le cortège arrive au bourg, décoré, fleuri. Les fenêtres illuminées piquent l'obscurité de la nuit de mille étoiles. On installe la statue sur un reposoir garni de glycines et de roses et tous l'acclament, le maire en tête.
Tard dans la nuit, la statue est déposée dans la petite église. La veillée mariale commence. Jusqu'au matin les jeunes gens monteront la garde devant la Vierge des antiques chevaliers.
Les fêtes mariales se prolongèrent jusqu'au 22 juillet, chaque jour apportant son hommage spécial à Notre Dame de Liesse, congrégations d'hommes, de jeunes gens, de jeunes filles, séances d'études, offices dans la cathédrale, se succédèrent sans arrêt Pendant ce temps la Basilique de Liesse ne désemplissait pas.
La journée triomphale fut celle du 22. Rappelons là brièvement. Au milieu d'une foule de plus de 120 000 personnes, la liturgie catholique déploie à la messe pontificale "les pompes et les splendeurs de ses rites."
Sitôt la messe terminée, "la foule se précipite sur le chemin qui relie Liesse à Marchais" pour assister au défilé du cortège, exacte reconstitution de l'histoire de Notre Dame de Liesse.
Précédés d'une petite armée de scouts et d'une délégation de soldats, 37 groupes défilent sous les yeux ravis des spectateurs. On voit tour à tour les prédicateurs des deux premières croisades, Pierre L'Ermite et saint Bernard, appelant les volontaires à la conquête du tombeau du Christ.
Les trois prisonniers des musulmans emmenés au Sultan d'Egypte entouré de sa cour fastueuse. La princesse Ismérie conduite pour son baptême à la cathédrale de Laon, dans un magnifique char traîné par des bœufs blancs. La mère des chevaliers retrouvant ses fils en France. Enguerrand II et sa femme suppliant Notre Dame de Liesse de leur rendre leurs enfants volés.
Viennent ensuite rois et reines qui depuis des siècles se sont agenouillés à Liesse : Louis VII, Charles VII, Louis XI, François 1er, Henri II etc.… Louis XIII et Anne d'Autriche, Henriette d'Angleterre portant son vaisseau d'argent, Louis XIV dans toute sa splendeur. Une scène exquise représente le marchand de Paris portant son enfant paralytique.
Pour fermer la marche, un immense chœur de jeunes filles, palmes à la main, exécutent un chant triomphal à Notre Dame de Liesse. Elles Sont accompagnées par des trompettes thébaines.
Enfin l'apothéose : le char triomphal ramène chez elle, dans sa bonne ville de Liesse, la Vierge Marie entourée d'enfants figurant les chœurs angéliques.
Le soir arrive. Sous la clarté des fusées et des feux d'artifice, Liesse et Laon apparaissent dans l'obscurité comme des villes de lumière.

28. Liesse aujourd'hui




La basilique est une merveille pleine de reliques, de souvenirs, et d'ex-voto. Au-delà du jubé de marbre noir et de la grille en fer forgé, la Madone trône toujours au-dessus du tabernacle sur l'autel somptueusement décoré.
Les nombreux souvenirs de l'histoire de Notre Dame de Liesse… De magnifiques dioramas racontant la légende d'Ismérie et des trois chevaliers… De belles images, des livres splendides…

Source : http://notre.dame.de.liesse.pagesperso-orange.fr/

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MessageSujet: Prières à Notre-Dame de Liesse   Jeu 17 Aoû 2017 - 18:41



Prière à Notre-Dame-de-Liesse

Ô Seigneur notre Dieu, accordez à Vos serviteurs les joies d’une parfaite et continuelle santé de corps et d’esprit ; et, par la Glorieuse intercession de la Bienheureuse Marie toujours Vierge, l’exemption de toute tristesse pendant cette vie, et après notre mort la jouissance des joies éternelles. Nous Vous demandons ces Grâces par Jésus-Christ notre Seigneur et Votre Fils, lequel vit et règne avec Vous en l’Unité du Saint-Esprit pendant les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Notre-Dame-de-Liesse, source et cause de toute joie, priez pour nous.

40 jours d’indulgence accordés par Mgr l’Évêque de Soissons et Laon (1er avril 1862) pour chaque récitation de cette prière.


Neuvaine à Notre-Dame de Liesse

Vierge Sainte, Votre Naissance a été pour le monde l'Aurore de la Lumière et du Salut ; Vous avez été la Joie d'Israël, la Gloire de Jérusalem et la Fierté de Votre peuple ; Vous n'avez jamais cessé d'être l'Espérance des pécheurs et la Consolation des affligés. Continuez de faire éclater toute la puissance que Vous confèrent ces beaux titres.

Soyez notre Joie dans nos peines, notre Force dans nos faiblesses, notre Soulagement dans nos souffrances. Obtenez-nous les biens matériels nécessaires. Accordez à notre corps la santé, à notre cœur les joies légitimes de la tendresse humaine. Mais surtout, Très Sainte Vierge, laissez déborder en nos âmes un peu de cette plénitude de Grâces dont Vous avez été comblée, Grâces qui sanctifient et sauvent. Ô Mère de Dieu, souvenez-Vous que Vous êtes aussi notre Mère. Priez pour les pauvres pécheurs que nous sommes. Intercédez pour nous dès maintenant, puisqu'à tout instant Votre secours nous est nécessaire. Et, à notre mort, entourez-nous d'une attention toute particulière alors que l'Esprit du Mal redoublera d'efforts pour nous perdre. Ô Marie, donnez-nous Votre Fils. Faites que par Vous nous allions à Lui, comme Lui, par Vous, a bien voulu venir jusqu'à nous. Car c'est Lui seul, avec le Père et l'Esprit Saint, qui peut remplir pleinement nos cœurs insatisfaits. Amen.

Notre-Dame de Liesse, Source et Cause de notre Foi, priez pour nous.

Source : parousie.over-blog.com

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MessageSujet: 19 août Saint Jean Eudes   Ven 18 Aoû 2017 - 19:23



Prière de Saint Jean Eudes

Jésus mon Sauveur, je ne sais si j'ai encore commencé à t'aimer comme je dois.
C'est maintenant que je veux t'aimer de tout mon cœur, de toute mon âme et de toutes mes forces.
Je renonce pour jamais à tout ce qui est contraire à ton amour.
Je te donne mon cœur; prends en une pleine et entière possession pour y convertir tout ce qui te déplaît.
Je t'offre le Cœur de ta Mère, qui a plus d'amour pour toi que tous les cœurs réunis.
Marie, Mère de Jésus, aime ton Fils pour moi.
Jésus, aime ta Mère pour moi.
Saints et Saintes de la terre et du ciel, aimez Jésus et Marie pour moi;
Associez-moi à l'amour que vous leur portez éternellement.

Sources : eudistes.org

Neuvaine à Saint Jean Eudes
https://fr.slideshare.net/CJMVirtual/neuvaine-a-saint-jean-eudes

Le voeu du martyre de Saint Jean Eudes


Ô mon très aimable Jésus, je vous adore et vous glorifie infinies fois, dans le martyre très sanglant que vous avez souffert en votre Passion et en votre croix. Je vous adore et vous bénis, autant que je puis, dans l’état d’hostie et de victime, dans lequel vous êtes au Saint Sacrement de l’autel, là où vous êtes continuellement sacrifié pour la gloire de votre Père et pour notre amour.
Je vous honore et révère dans le martyre très douloureux que votre sainte Mère a porté au pied de votre croix. Je vous loue et magnifie dans les divers martyres de vos Saints, qui ont enduré tant et de si atroces tourments pour l’amour de vous.

J’adore et je bénis toutes les pensées, les desseins et l’amour infini que vous avez eu de toute éternité au regard de tous les bienheureux Martyrs qui ont été depuis le commencement et qui seront jusqu’à la fin du monde dans votre sainte Église. J’adore et je révère, en toutes les manières qu’il m’est possible, le désir extrême et la soif très ardente que vous avez de souffrir et de mourir jusqu’à la fin du monde dans vos membres, afin d’accomplir le mystère de votre sainte Passion, et de glorifier votre Père par la voie des souffrances et de la mort, jusqu’à la fin du monde.

En l’honneur et hommage de toutes ces choses, et en union du très grand amour par lequel vous vous êtes offert à votre Père, dès le moment de votre Incarnation, en qualité d’hostie et de victime, afin d’être immolé pour sa gloire et pour notre amour, par le très douloureux martyre de la croix ; comme aussi en l’union de tout l’amour de votre sacrée Mère et de tous vos saints Martyrs: je m’offre et me donne, je me voue et me consacre à vous, ô Jésus mon Seigneur, en l’état d’hostie et de victime, pour souffrir en mon corps et en mon âme, selon votre bon plaisir et moyennant votre sainte grâce, toutes sortes de peines et de tourments, et même pour répandre mon sang et vous sacrifier ma vie par tel genre de mort qu’il vous plaira; et ce, pour votre seule gloire et votre pur amour.
Je vous fais vœu, ô mon Seigneur Jésus, de ne jamais révoquer, c’est-à-dire de ne jamais faire un acte formel de désaveu de cette mienne oblation, consécration et sacrifice de moi-même à la gloire de votre divine Majesté. Et s’il se présentait une occasion en laquelle je fusse obligé ou de mourir ou de renoncer à votre sainte foi, ou bien de faire quelque chose d’importance contre votre divine volonté, je vous fais vœu et promesse, autant ferme et constante qu’il m’est possible, me confiant en votre infinie bonté et en l’aide de votre grâce, de vous confesser reconnaître, adorer et glorifier devant tout le monde, au prix de mon sang, de ma vie et de tous les martyres et tourments imaginables, et de souffrir plutôt mille morts avec tous les supplices de la terre et de l’enfer, que de vous nier, ou de ne rien faire d’importance contre votre sainte volonté.

Ô bon Jésus, recevez et acceptez ce mien vœu et ce sacrifice que je vous fais de mon être et de ma vie, en hommage et par les mérites du très divin sacrifice que vous avez fait de vous-même à votre Père sur la croix. Regardez-moi désormais comme une hostie et une victime qui est dédiée pour être immolée entièrement à la gloire de votre saint Nom. Faites, par votre très grande miséricorde, que toute ma vie soit un perpétuel sacrifice d’amour et de louange vers vous. Que je vive d’une vie qui imite et honore votre sainte vie, et celle de votre bienheureuse Mère et de vos saints Martyrs; que je ne passe aucun jour sans souffrir quelque chose pour votre amour; et que je meure d’une mort qui soit conforme à votre sainte mort.

C’est de quoi je vous supplie très humblement et très instamment, ô très bon Jésus par cet amour très ardent qui vous a fait mourir pour nous en une croix, par ce précieux Sang que vous avez répandu, par cette mort très douloureuse que vous avez soufferte, par le très grand amour que vous portez à votre très sacrée Mère, la Reine des Martyrs, par celui que vous portez à tous vos saints Martyrs, et par celui qu’ils vous portent, en un mot par tout ce que vous aimez, et par tout ce qui vous aime au ciel et sur la terre.

O Mère de Jésus, Reine de tous les Martyrs, ô saints Martyrs de Jésus, priez s’il vous plaît ce même Jésus que, par son infinie bonté, il opère ces choses en moi, pour sa seule gloire et pour son très pur amour. Offrez-lui ce mien vœu, et priez-le qu’il le confirme et accomplisse par la vertu de son précieux Sang, comme je vais le signer de mon propre sang, en témoignage du désir que j’ai de le répandre jusqu’à la dernière goutte pour son amour.

Vive Jésus et Marie que j’aime plus que ma vie !

Source : seminairesaintyves.com

Salutations à Saint Joseph composées par Saint Jean Eudes
http://leblogdumesnil.unblog.fr/2011/03/18/salutations-a-saint-joseph-composees-par-saint-jean-eudes/

Oeuvres complètes

http://www.liberius.net/

SAINTS DU JOUR
http://nominis.cef.fr/contenus/fetes/19/8/2016/19-Aout-2016.html

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
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