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ami de la Miséricorde
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MessageSujet: 23 février Saint Polycarpe de Smyrne   Mer 22 Fév 2017 - 17:37



LE MARTYRE DE POLYCARPE : LETTRE DE L’ÉGLISE DE SMYRNE

L’Église de Dieu qui séjourne à Smyrne à l’Église te Dieu qui séjourne à Philomelium et à toutes les communautés de la sainte Église catholique qui séjournent en tout lieu : que la Miséricorde, la paix et l’amour de Dieu le Père et de notre Seigneur Jésus-Christ vous soient données en plénitude (cf. Jude 2).

1. Nous vous écrivons, frères, au sujet des martyrs et du bienheureux Polycarpe, qui, par son martyre, a pour ainsi dire mis le sceau à la persécution en la faisant cesser. Presque tous les événements antérieurs sont arrivés pour que le Seigneur nous montre encore une fois un martyre conforme à l’Évangile.

2. Comme le Seigneur, en effet, Polycarpe a attendu d’être livré, pour que nous aussi nous soyons ses imitateurs, sans regarder seulement à notre intérêt, mais aussi à celui du prochain (cf. Php 2.4). Car c’est le fait d’une charité vraie et solide que de ne pas chercher seulement à se sauver soi-même, mais aussi à sauver tous les frères.

II
1. Bienheureux donc et généreux tous ces martyres qui sont arrivés selon la volonté te Dieu. Car il nous faut être assez pieux pour attribuer à Dieu la puissance sur toutes choses.

2. Qui n’admirerait la générosité te ces héros, leur patience, leur amour pour le Maître ? Déchirés par les fouets, au point qu’on pouvait voir la constitution de leur chair jusqu’aux veines et aux artères intérieures, ils demeuraient fermes si bien que les spectateurs eux-mêmes en gémissaient de compassion. Ils en vinrent à un tel degré de courage que pas un d’entre eux ne dit un mot ni ne poussa un soupir. Ils nous montrèrent à tous que dans leurs tortures les généreux martyrs du Christ n’étaient plus dans leur corps, ou plutôt que le Seigneur était là qui s’entretenait avec eux.

3. Attentif à la grâce du Christ, ils méprisaient les tortures de ce monde, et en une heure ils achetaient la vie éternelle. Le feu même des bourreaux inhumains était froid pour eux, car ils avaient devant les yeux la pensée d’échapper au feu éternel qui ne s’éteint pas, et des yeux te leur cœur ils regardaient les biens réservés à la patience, biens que l’oreille n’a pas entendus, que l’œil n’a pas vus, auxquels le cœur de l’homme n’a pas songé (1Co 2.9; cf. Esa 64.3), mais que le Seigneur leur a montrés, à eux qui n’étaient plus des hommes, mais déjà des anges.

4. De même ceux qui avaient été condamnés aux bêtes enduraient te terribles supplices ; on les étendit sur des coquillages piquants, et on leur fit subir toutes sortes de tourments variés pour les amener à renier, si possible, par ce supplice prolongé.

III

1. Le diable machinait contre eux toutes sortes de supplices, mais grâce à Dieu, il ne put l’emporter contre aucun d’entre eux. Le généreux Germanicus fortifiait leur timidité par sa constance ; il fut admirable dans la lutte contre les bêtes ; le proconsul voulait le fléchir et lui disait d’avoir pitié de sa jeunesse ; mais il attira sur lui la bête en lui faisant violence, voulant être plus vite délivré de cette vie injuste et inique.

2. Alors toute la foule, étonnée devant le courage de la sainte et pieuse race des chrétiens, s’écria : « A bas les athées ; faites venir Polycarpe. »

IV

Mais l’un d’entre eux, nommé Quintus, un Phrygien récemment arrivé de Phrygie, fut pris de peur à la vue des bêtes. C’est lui qui avait entraîné quelques frères à se présenter spontanément avec lui devant le juge. Le proconsul, par ses prières instantes, réussit à le persuader de jurer et de sacrifier. C’est pourquoi, frères, nous ne louons pas ceux qui se présentent d’eux-mêmes, puisque ce n’est pas l’enseignement de l’Évangile.

V

1. Quant à l’admirable Polycarpe, tout d’abord il ne se troubla pas à ces nouvelles, mais il voulait rester en ville ; mais la plupart cherchaient à le persuader de s’éloigner secrètement. Il se retira donc dans une petite propriété située non loin de la ville, avec un petit nombre « de compagnons » ; nuit et jour il ne faisait que prier pour tous les hommes et pour les Églises du monte entier, comme c’était son habitude.

2. Et étant en prière, il eut une vision, trois jours avant d’être arrêté : il vit son oreiller entièrement brûlé par le feu ; et se tournant vers ses compagnons il leur dit : « Je dois être brûlé vif. »

VI

1. Comme on continuait à le chercher, il passa dans une autre propriété, et aussitôt arrivèrent ceux qui le cherchaient. Ne le trouvant pas, ils arrêtèrent deux petits esclaves, et l’un d’eux, mis à la torture, avoua.

2. Il lui était donc impossible d’échapper, puisque ceux qui le livraient étaient dans sa maison ; et l’irénarque, qui avait reçu le même nom qu’Hérode, était pressé de le conduire au stade ; ainsi lui, il accomplirait sa destinée, en entrant en communion avec le Christ, tandis que ceux qui l’avaient livré recevraient le châtiment de Judas lui-même.

VII

1. Prenant avec eux l’esclave, — c’était un vendredi vers l’heure tu souper —, les policiers et les cavaliers, armés comme à l’ordinaire, partirent comme pour courir « après un bandit » (cf. Mt 26.55). Et tard, dans la soirée, survenant tous ensemble, ils le trouvèrent couché dans une petite chambre à l’étage supérieur. Il pouvait encore s’en aller dans une autre propriété, mais il ne le voulut pas et dit : « Que la volonté de Dieu soit faite. »

2. Apprenant donc que les agents étaient là, il descendit et causa avec eux ; ils s’étonnaient de son âge et de son calme, et de toute la peine qu’on prenait pour arrêter un homme aussi âgé. Aussitôt, à l’heure qu’il était, il leur fit servir à manger et à boire autant qu’ils voulaient ; il leur demanda « seulement » de lui donner une heure pour prier à son gré.

3. Ils le lui accordèrent, et debout, il se mit à prier, rempli de la grâce de Dieu au point que deux heures durant il ne put s’arrêter de parler, et que ceux qui l’entendaient en étaient étonnés et que beaucoup se repentirent d’être venus arrêter un si saint vieillard.

VIII

1. Quant enfin, il cessa sa prière, dans laquelle il avait rappelé tous ceux qu’il avait jamais rencontrés, petits et grands, illustres ou obscurs, et toute l’Église catholique répandue par toute la terre, l’heure étant venue de partir, on le fit monter sur un âne, et on l’emmena vers la ville ; c’était jour de grand sabbat.

2. L’irénarque Hérode et son père Nicétès vinrent au-devant de lui, et le firent monter dans leur voiture ; assis à côté de lui, ils essayaient de le persuader en disant : « Quel mal y a-t-il à dire : César est Seigneur, à sacrifier, et tout le reste, pour sauver sa vie ? » Lui, d’abord, ne répondit pas, et, comme ils insistaient, il dit : « Je ne ferai pas ce que vous me conseillez. »

3. Alors, ne réussissant pas à le persuader, ils lui dirent toutes sortes d’injures, et il le firent descendre de la voiture si précipitamment qu’il se déchira le devant de la jambe. Sans se retourner, et comme si rien ne lui était arrivé, il marchait allègrement ; il allait vers le stade, et il y avait un tel tumulte dans le stade que personne ne pouvait s’y faire entendre.

IX

1. Quand Polycarpe entra dans le stade, une voix du ciel se fit entendre : « Courage, Polycarpe, et sois un homme. » Personne ne vit celui qui parlait, mais la voix, ceux des nôtres qui étaient là l’entendirent. Enfin, on le fit entrer, et le tumulte fut grand quant le public apprit que Polycarpe était arrêté.

2. Le proconsul se le fit amener et lui demanda si c’était lui Polycarpe. Il répondit que oui, et le proconsul cherchait à le faire renier en lui disant : « Respecte ton grand âge » et tout le reste qu’on a coutume de dire en pareil cas ; « Jure par la fortune de César, change d’avis, dis : A bas les athées. » Mais Polycarpe regarda d’un œil sévère toute cette foule de païens impies dans le stade, et fit un geste de la main contre elle, puis soupirant et levant les yeux, il dit : « A bas les athées. »

3. Le proconsul insistait et disait : « Jure, et je te laisse aller, maudis le Christ » ; Polycarpe répondit : « Il y a quatre-vingt six ans que je le sers, et il ne m’a fait aucun mal ; comment pourrais-je blasphémer mon roi qui m’a sauvé ? »

X

1. Et comme il insistait encore et disait : « Jure par la fortune de César », Polycarpe répondit : « Si tu t’imagines que je vais jurer par la fortune de César, comme tu dis, et si tu fais semblant de ne pas savoir qui je suis, écoute je te le dis franchement : Je suis chrétien. Et si tu veux apprendre de moi la doctrine du christianisme, donne-moi un jour, et écoute-moi. »

2. Le proconsul répondit : « Persuade cela au peuple. » Polycarpe reprit : « Avec toi, je veux bien discuter ; nous avons appris en effet à donner aux autorités et aux puissances établies par Dieu le respect convenable, si cela ne nous fait pas tort. Mais ceux-là, je ne les estime pas si dignes que je me défende devant eux. »

XI

1. Le proconsul dit : « J’ai des bêtes, et je te livrerai à elles si tu ne changes pas d’avis. » Il dit : « Appelle-les, il est impossible pour nous de changer d’avis pour passer du mieux au pire, mais il est bon de changer pour passer du mal à la justice. »

2. Le proconsul lui répondit : « Je te ferai brûler par le feu puisque tu méprises les bêtes, si tu ne changes pas d’avis. » Polycarpe lui dit : « Tu me menaces d’un feu qui brûle un moment et peu de temps après s’éteint ; car tu ignores le feu du jugement à venir et du supplice éternel réservé aux impies. Mais pourquoi tarder ? Va, fais ce que tu veux. »

XII

1. Voilà ce qu’il disait et beaucoup d’autres choses encore ; il était tout plein de force et de joie et son visage se remplissait de grâce. Non seulement il n’avait pas été abattu ni troublé par tout ce qu’on lui disait, mais c’était au contraire le proconsul qui était stupéfait ; il envoya son héraut au milieu du stade proclamer trois fois : « Polycarpe s’est déclaré chrétien. »

2. A ces paroles du héraut, toute la foule des païens et des Juifs, établis à Smyrne, avec un déchaînement de colère, se mit à pousser de grands cris : « Voilà le docteur de l’Asie, le père des chrétiens, le destructeur de nos dieux ; c’est lui qui enseigne tant de gens à ne pas sacrifier et à ne pas adorer. » En disant cela, ils poussaient des cris et demandaient à l’asiarque Philippe de lâcher un lion sur Polycarpe. Celui-ci répondit qu’il n’en avait pas le droit, puisque les combats de bêtes étaient terminés.

3. Alors il leur vint à l’esprit de crier tous ensemble : « Que Polycarpe soit brûlé vif ! » Il fallait que s’accomplît la vision qui lui avait été montrée : pendant sa prière, voyant son oreiller en feu, il avait dit d’un ton prophétique aux fidèles qui étaient avec lui : « Je dois être brûlé vif » (V, 2).

XIII

1. Alors les choses allèrent très vite, en moins de temps qu’il n’en fallait pour les dire : sur-le-champ la foule alla ramasser dans les ateliers et dans les bains du bois et des fagots, — les Juifs surtout y mettaient de l’ardeur, selon leur habitude.

2. Quand le bûcher fut prêt, il déposa lui-même tous ses vêtements et détacha sa ceinture, puis il voulut se déchausser lui-même : il ne le faisait pas auparavant, parce que toujours les fidèles s’empressaient à qui le premier toucherait son corps : même avant son martyre, il était toujours entouré de respect à cause de la sainteté de sa vie.

3. Aussitôt donc, on plaça autour de lui les matériaux préparés pour le bûcher ; comme on allait l’y clouer, il dit : « Laissez-moi ainsi : celui qui me donne la force de supporter le feu, me donnera aussi, même sans la protection de vos clous, de rester immobile sur le bûcher. »

XIV

1. On ne le cloua donc pas, mais on l’attacha. Les mains derrière le dos et attaché, il paraissait comme un bélier de choix pris d’un grand troupeau pour le sacrifice, un holocauste agréable préparé pour Dieu. Levant les yeux au ciel, il dit : « Seigneur, Dieu tout-puissant, Père de ton enfant bien-aimé, Jésus-Christ, par qui nous avons reçu la connaissance de ton nom, Dieu des anges, des puissances, de toute la création, et de toute la race des justes qui vivent en ta présence,

2. je te bénis pour m’avoir jugé digne de ce jour et de cette heure, de prendre part au nombre de tes martyrs, au calice de ton Christ, pour la résurrection de la vie éternelle de l’âme et du corps, dans l’incorruptibilité de l’Esprit-Saint. Avec eux, puissé-je être admis aujourd’hui en ta présence comme un sacrifice gras et agréable, comme tu l’avais préparé et manifesté d’avance, comme tu l’as réalisé, Dieu sans mensonge et véritable.

3. Et c’est pourquoi pour toutes choses je te loue, je te bénis, je te glorifie, par le grand prêtre éternel et céleste Jésus-Christ, ton enfant bien-aimé, par qui soit la gloire à toi avec lui et l’Esprit-Saint maintenant et dans les siècles à venir. »

XV

1. Quand il eut fait monter cet Amen et achevé sa prière, les hommes du feu allumèrent le feu. Une grande flamme brilla, et nous vîmes une merveille, nous à qui il fut donné de le voir, et qui avions été gardés pour annoncer aux autres ces événements.

2. Le feu présenta la forme d’une voûte, comme la voile d’un vaisseau gonflée par le vent, qui entourait comme d’un rempart le corps du martyr ; il était au milieu, non comme une chair qui brûle, mais comme un pain qui cuit, ou comme de l’or ou de l’argent brillant dans la fournaise. Et nous sentions un parfum pareil à une bouffée d’encens ou à quelque autre précieux aromate.

XVI

1. A la fin, voyant que le feu ne pouvait consumer son corps, les impies ordonnèrent au confector d’aller le percer de son poignard. Quand il le fit, jaillit une quantité de sang qui éteignit le feu, et toute la foule s’étonna de voir une telle différence entre les incroyants et les élus.

2. Parmi ceux-ci fut l’admirable martyr de Polycarpe qui fut, en nos jours, un maître apostolique et prophétique, l’évêque de l’Église catholique de Smyrne ; toute parole qui est sortie de sa bouche s’est accomplie ou s’accomplira.

XVII

1. Mais l’envieux, le jaloux, le mauvais, l’adversaire de la race des justes, voyant la grandeur de son témoignage et sa vie irréprochable dès le début, le voyant couronné de la couronne d’immortalité, et emportant une récompense incontestée, essaya de nous empêcher d’enlever son corps, bien que beaucoup d’entre nous voulussent le faire pour posséder sa sainte chair.

2. Il suggéra donc à Nicétès, le père d’Hérode, le frère d’Akè, d’aller trouver le magistrat pour qu’il ne nous livre pas le corps : « Pour qu’ils n’aillent pas, dit-il, abandonner le crucifié et se mettre à rendre un culte à celui-ci. » Il disait cela à la suggestion insistante des Juifs, qui nous avaient surveillés quand nous voulions retirer le corps du feu. Ils ignoraient que nous ne pourrons jamais ni abandonner le Christ qui a souffert pour le salut de tous ceux qui sont sauvés dans le monde, lui l’innocent pour les pécheurs, — ni rendre un culte à un autre.

3. Car lui, nous l’adorons, parce qu’il est le fils de Dieu; quant aux martyrs, nous les aimons comme disciples et imitateurs du Seigneur, et c’est juste, à cause de leur dévotion incomparable envers leur roi et maître ; puissions-nous, nous aussi, être leurs compagnons et leurs condisciples.

XVIII

1. Le centurion, voyant la querelle suscitée par les Juifs, exposa le corps au milieu et le fit brûler comme c’était l’usage.

2. Ainsi, nous pûmes plus tard recueillir ses ossements plus précieux que des pierres de grand prix et plus précieux que l’or, pour les déposer en un lieu convenable.

3. C’est là, autant que possible que le Seigneur nous donnera de nous réunir dans l’allégresse et la joie, pour célébrer l’anniversaire de son martyre, de sa naissance, en mémoire de ceux qui ont combattu avant nous, et pour exercer et préparer ceux qui doivent combattre à l’avenir.

XIX

1. Telle fut l’histoire du bienheureux Polycarpe, qui fut, avec les frères de Philadelphie, le douzième à souffrir le martyre à Smyrne ; mais de lui seul on garde le souvenir plus que des autres, au point que partout les païens eux-mêmes parlent de lui. Il fut non seulement un docteur célèbre, mais aussi un martyr éminent, dont tous désirent imiter le martyre conforme à l’Évangile du Christ.

2. Par sa patience, il a triomphé du magistrat inique, et ainsi il a remporté la couronne de l’immortalité ; avec les Apôtres et tous les justes, dans l’allégresse, il glorifie Dieu, le Père tout-puissant, et bénit notre Seigneur Jésus-Christ, le sauveur de nos âmes et le pilote de nos corps, le berger de l’Église universelle par toute la terre.

XX

1. Vous aviez désiré être informés avec plus de détail sur ces événements ; pour l’instant, nous vous en avons donné un récit sommaire par notre frère Marcion. Quand vous aurez pris connaissance de cette lettre, transmettez-la aux frères qui sont plus loin pour qu’eux aussi glorifient le Seigneur qui fait son choix parmi ses serviteurs.

2. A celui qui, par sa grâce et par son don, peut nous introduire tous dans son royaume éternel par son fils unique Jésus-Christ, à lui la gloire, l’honneur, la puissance, la grandeur dans les siècles (cf. 1Ti 6.16; 1Pi 4.11; Jude 25; Ap 1.16, 5.13 ; etc.). Saluez tous les saints (cf. Ro 16.15; Hé 13.24; etc.) Ceux qui sont avec nous vous saluent, et aussi Erariste qui a écrit cette lettre, avec toute sa famille.

XXI

Le bienheureux Polycarpe a rendu témoignage au début du mois de Xanthique, le deuxième jour, le septième jour avant les calendes de mars, un jour de grand sabbat, à la huitième heure. Il avait été arrêté par Hérode, sous le pontificat de Philippe de Tralles, et le proconsulat de Statius Quadratus, mais sous le règne éternel de notre Seigneur Jésus-Christ ; à lui soit la gloire, l’honneur, la grandeur, le trône éternel de génération en génération. Amen.

Appendice

XXII

1. Nous vous souhaitons bonne santé, frères, marchez selon l’Évangile, dans la parole de Jésus-Christ ; avec lui, gloire à Dieu le Père et au Saint-Esprit, pour le salut des saints élus. C’est ainsi que témoigna le bienheureux Polycarpe ; puissions-nous marcher sur ses traces, et être trouvés avec lui dans le royaume de Dieu.

2. Gaïus a transcrit cette lettre sur le manuscrit d’Irénée, disciple de Polycarpe ; Gaïus a vécu avec Irénée. Et moi, Socrate, je l’ai copiée d’après la copie de Gaïus. La grâce soit avec tous.

3. Et moi, à mon tour, Pionius, je l’ai copiée sur l’exemplaire ci-dessus ; je l’ai recherché, après que le bienheureux Polycarpe me l’eût montré dans une révélation, comme je le raconterai par la suite. J’ai rassemblé les fragments presque détruits par le temps ; que le Seigneur Jésus-Christ me rassemble aussi avec ses élus dans le royaume du ciel ; à lui la gloire avec le Père et le Saint-Esprit dans les siècles des siècles. Amen.

Appendice du manuscrit de Moscou.

1. Gaïus a copié ceci dans les écrits d’Irénée ; il avait vécu avec Irénée, qui fut disciple de saint Polycarpe.

2. Cet Irénée, qui était à Rome à l’époque du martyre de l’évêque Polycarpe, instruisit beaucoup de personnes. On a de lui beaucoup d’écrits très beaux et très orthodoxes ; il y fait mention de Polycarpe, disant qu’il avait été son disciple ; il réfuta vigoureusement toutes les hérésies et nous transmet la règle ecclésiastique et catholique, telle qu’il l’avait reçue du saint.

3. Il dit aussi ceci : Marcion, d’où viennent ceux qu’on appelle les marcionites, ayant un jour rencontré saint Polycarpe, lui dit : « Reconnais-nous, Polycarpe. » Mais lui dit à Marcion : « Je reconnais, je reconnais le premier-né de Satan. »

4. On lit aussi ceci dans les écrits d’Irénée : Au jour et à l’heure où Polycarpe souffrit le martyre à Smyrne, Irénée se trouvant à Rome entendit une voix pareille à une trompette qui disait : Polycarpe a été martyrisé.

5. Comme on l’a dit, c’est donc dans les écrits d’Irénée que Gaïus a copié ceci, et Isocrate à Corinthe l’a transcrit sur la copie de Gaïus. Et moi, Pionius, à mon tour je l’ai copié sur l’exemplaire d’Isocrate, que j’avais recherché d’après une révélation de saint Polycarpe. J’en ai rassemblé les fragments presque détruits par le temps. Que le Seigneur Jésus-Christ me rassemble aussi avec ses élus dans la gloire du ciel ; à lui la gloire avec le Père et le Saint-Esprit dans les siècles des siècles. Amen.

Source : cathobiblique.unblog.fr

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MessageSujet: 28 février Bienheureux Daniel Brottier    Lun 27 Fév 2017 - 18:52



Prière pour obtenir la Canonisation du Bienheureux Daniel Brottier

O Dieu qui avez rempli le cœur du Bienheureux Daniel Brottier, de Votre Esprit de Charité, et l'avez poussé sans cesse à une activité merveilleuse pour le soulagement des misères humaines; pour Votre plus grande Gloire et le Salut des âmes, accordez-nous, nous Vous en supplions, à nous aussi, de vivre dans cette Charité active et généreuse. Et si cela Vous est agréable, élevez au rang des Saints dès ici-bas le Bienheureux Daniel Brottier, en nous accordant par son intercession les grâces que nous sollicitons. (Indiquer ici ces grâces). Ainsi soit-il.

Source : imagessaintes.canalblog.com

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MessageSujet: 6 mars Sainte Colette de Corbie    Dim 5 Mar 2017 - 17:52



Litanies de Sainte Colette

Seigneur, ayez pitié de nous
O Christ, ayez pitié de nous
Seigneur, ayez pitié de nous
Jésus, écoutez-nous
Jésus, exaucez-nous
Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Fils, Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Saint-Esprit qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous
Sainte Marie, Reine des Vierges, priez pour nous
Sainte Colette, en qui le miracle a brillé dès la naissance, priez pour nous
Sainte Colette, comblée de grâces dès le berceau,
Sainte Colette, élevée comme Jésus à l’ombre d’un modeste atelier,
Sainte Colette, attirée toute jeune à la prière et à l’oraison,
Sainte Colette, ennemie du monde et des vanités,
Sainte Colette, amie de la retraite et du silence,
Sainte Colette, âme de foi,
Sainte Colette, étoile d’espérance,
Sainte Colette, cœur embrasé par la charité,
Sainte Colette, lys de pureté,
Sainte Colette, modèle d’humilité,
Sainte Colette, exemple de pauvreté,
Sainte Colette, prodige de purification,
Sainte Colette, embrasée de zèle pour la gloire de Dieu et le salut des âmes,
Sainte Colette, missionnaire par la prière, l’exemple et la parole,
Sainte Colette, enseignant à tous les vertus chrétiennes,
Sainte Colette, qui avez eu le St Esprit pour Maître dans la science des Saints,
Sainte Colette, séraphique Epouse de Jésus crucifié,
Sainte Colette, fille privilégiée de Notre-Dame,
Sainte Colette, parfaite imitatrice de saint François d’Assise,
Sainte Colette, réformatrice de l’Ordre de sainte Claire,
Sainte Colette, ornement et gloire de l’ordre séraphique,
Sainte Colette, douée de pouvoirs miraculeux,
Sainte Colette, guérissant les malades,
Sainte Colette, qui avez ressuscité les morts,
Sainte Colette, qui avez mis les démons en fuite,
Sainte Colette, qui avez traversé l’onde à pied sec,
Sainte Colette, illustre et perpétuelle thaumaturge,
Sainte Colette, favorisée de célestes apparitions,
Sainte Colette, réjouie par la présence visible de Jésus et de Marie,
Sainte Colette, visitée par les Anges, par saint Jean et sainte Anne,
Sainte Colette, accoutumée aux entretiens célestes,
Sainte Colette, honorée d’un anneau par Jésus votre Epoux,
Sainte Colette, consumée d’amour pour la divine Hostie,
Sainte Colette, communiée par Notre Seigneur lui-même,
Sainte Colette, héroïque dans la souffrance,
Sainte Colette, exemple de force et de persévérance,
Sainte Colette, sublime en perfection,
Sainte Colette, puissante auprès de Dieu,
Sainte Colette, qui régnez dans la gloire du ciel,

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, Jésus-Christ, ayez pitié de nous, Seigneur

Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.

Source : saintecolettedecorbie.fr

Litanies de Sainte Colette
https://books.google.fr/books?id=Iv5bAAAAQAAJ&pg=PA2&lpg=PA2&dq=litanies+de+sainte+colette&source=bl&ots=ik7hkJBWF0&sig=GC5uw0HhCLHW59-mvfzTivBhSBI&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwin3cOArMDSAhUJQBQKHcu5BREQ6AEIQjAG#v=onepage&q=litanies%20de%20sainte%20colette&f=false

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MessageSujet: 7 mars Saint Nathan Prophète   Lun 6 Mar 2017 - 20:55



Livre de Ben Sirac le Sage

01 Après lui se leva Nathan, pour prophétiser aux jours de David.
02 Dans le sacrifice de communion, on met à part la graisse des animaux offerts à Dieu ; ainsi David a été mis à part entre les fils d’Israël.
03 Il a joué avec les lions comme si c’étaient des chevreaux, et avec les ours comme avec des agneaux.
04 N’était-il pas tout jeune quand il a tué le géant et supprimé la honte de son peuple, lorsqu’il lança la pierre de sa fronde et abattit
l’arrogance de Goliath ?
05 Il invoqua le Seigneur Très-Haut qui a mis dans sa main la vigueur pour supprimer le puissant guerrier et pour exalter la force de son peuple.
06 C’est pourquoi on lui a fait gloire des dizaines de milliers qu’il a tués : on l’a célébré en bénissant le Seigneur quand on lui a donné la glorieuse couronne royale.
07 En effet, il a détruit les ennemis alentour, il a anéanti ses adversaires philistins, il a détruit leur force comme on le voit encore aujourd’hui.
08 Dans tout ce qu’il a fait, il a célébré la louange du Saint, du Très-Haut, en proclamant sa gloire. De tout son cœur, il a chanté les psaumes, il a aimé son Créateur.
09 Devant l’autel, il a placé des chantres, et leur voix rendit les mélodies plus douces ; chaque jour ils loueront Dieu par leurs chants.
10 Il a donné de l’éclat aux fêtes, il a donné une parfaite splendeur aux solennités, pour que le saint nom du Seigneur soit célébré, et que les chants retentissent dans le sanctuaire dès le matin.
11 Le Seigneur a enlevé les péchés de David, il a pour toujours exalté sa force, il a fondé sur lui l’Alliance avec sa dynastie, le trône de gloire d’Israël.
12 Après David se leva un fils plein de savoir ; grâce à son père, il vécut en toute tranquillité.
13 Salomon connut un règne paisible, et Dieu lui accorda la sécurité alentour, pour qu’il élève une maison consacrée à son nom et qu’il établisse un sanctuaire à jamais.
14 Comme tu étais sage dans ta jeunesse ! Tel un fleuve, tu débordais d’intelligence ;
15 ta pensée s’est répandue par toute la terre, que tu as remplie d’énigmes et de paraboles.
16 Ta renommée est parvenue jusqu’aux îles lointaines. Tu as été aimé parce que tu étais pacifique.
17 Tes chants, tes proverbes, tes paraboles et tes interprétations ont fait l’admiration du monde entier.
18 Au nom du Seigneur Dieu, celui qui est appelé le Dieu d’Israël, tu as amassé l’or, comme de l’étain et, comme du plomb, tu as accumulé l’argent.
19 Mais tu t’es vautré dans le plaisir avec les femmes et tu as été asservi dans ton corps.
20 Tu as terni ta gloire, tu as profané ta race, au point d’amener la colère sur tes enfants et provoquer des regrets par ta folie.
21 Ainsi la souveraineté fut partagée en deux et d’Éphraïm sortit un royaume rebelle.
22 Mais le Seigneur ne renonce pas à sa Miséricorde, il ne détruit aucune de ses œuvres, il ne fait pas disparaître les descendants de son élu, il ne supprime pas la postérité de qui l’a aimé. À Jacob il a donné un reste, à David, un rejeton issu de lui.
23 Salomon reposa avec ses pères, laissant après lui, parmi sa descendance, le plus fou du peuple, un homme dénué d’intelligence, Roboam, qui, par sa décision, poussa le peuple à la révolte. Quant à Jéroboam, fils de Nebath, il fit pécher Israël ; c’est lui qui fit prendre à Éphraïm le chemin du péché.
24 Et tant se multiplièrent leurs péchés qu’ils furent déportés de leur pays.
25 Ils s’adonnèrent à tout ce qui est mal jusqu’à ce que vienne sur eux le châtiment.

Source : Bible AELF Ben Sirac le Sage

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MessageSujet: 7 mars Saintes Félicité et Perpétue et leurs compagnons   Lun 6 Mar 2017 - 21:06



Sainte Perpétue

" Nous étions encore avec nos persécuteurs, dit-elle, lorsque mon père, dans l'affection qu'il me portait, vint faire de nouveaux efforts pour m'amener à changer de résolution.
" Mon père, lui dis-je, il m'est impossible de dire autre chose si ce n'est que je suis chrétienne."
A ce mot, saisi de colère, il se jeta sur moi pour m'arracher les yeux ; mais il ne fit que me maltraiter, et il se retira vaincu ainsi que le démon avec tous ses artifices. Peu de jours après nous fûmes baptisés ; le Saint-Esprit m'inspira alors de ne demander autre chose que la patience dans les peines corporelles. Peu après, on nous renferma dans la prison. J'éprouvai d'abord un saisissement, ne m'étant jamais trouvée dans des ténèbres comme celles d'un cachot.
Au bout de quelques jours, le bruit courut que nous allions être interrogés. Mon père arriva de la ville, accablé de chagrin, et vint près de moi pour me faire renoncer à mon dessein. Il me dit :
" Ma fille, aie pitié de mes cheveux blancs, aie pitié de ton père, si je mérite encore d'être appelé ton père. Regarde tes frères, regarde ta mère, regarde ton enfant qui ne pourra vivre si tu meurs ; laisse cette fierté et ne sois pas la cause de notre perte à tous."
Mon père me disait toutes ces choses par tendresse ; puis se jetant à mes pieds tout en larmes, il m'appelait non plus sa fille, mais sa dame. Je plaignais la vieillesse de mon père, songeant qu'il serait le seul, de toute notre famille qui ne se réjouirait pas de mon martyre. Je lui dis pour le fortifier :
" Il n'arrivera de tout ceci que ce qu'il plaira à Dieu ; sache que nous ne dépendons pas de nous-mêmes, mais de lui."
Et il se retira accablé de tristesse.

Un jour, comme nous dînions, on vint nous enlever pour subir l'interrogatoire. Arrivés sur le forum, nous montâmes sur l'estrade. Mes compagnons fuient interrogés et confessèrent. Quand mon tour fut venu, mon père parut tout à coup avec mon enfant ; il me tira à part, et me suppliant :
" Aie pitié de ton enfant."
Le procurateur Hilarien me dit aussi :
" Epargne la vieillesse de ton père, épargne l'âge tendre de ton fils ; sacrifie pour la santé des empereurs."
Je répondis :
" Je ne le ferai pas : je suis Chrétienne."
Alors le juge prononça la sentence, qui nous condamnait aux bêtes, et nous redescendîmes joyeux à la prison. Comme je nourrissais mon enfant, et que je l'avais eu jusqu'alors avec moi dans la prison, je l'envoyai aussitôt réclamer à mon père ; mais mon père ne voulut pas me le donner. Dieu permit que l'enfant ne demandât plus à téter, et que je ne fusse pas incommodée par mon lait."

Source : hodiemecum.hautefort.com

Prières et hymne à Sainte Félicité et Perpétue
http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2008/03/05/6-mars-sainte-perpetue-sainte-felicite-et-leurs-saints-compa.html

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MessageSujet: 8 mars Saint Jean de Dieu   Mar 7 Mar 2017 - 16:48



Prière des infirmiers et infirmières à Saint Jean de Dieu

Saint Jean de Dieu, céleste Patron des infirmiers et infirmières, nous nous tournons vers toi afin de chercher dans ton exemple un stimulant pour notre propre vie. Fidèles à ton appel, nous voulons continuer ta mission en marchant sur tes pas. La croix, l’amour de Dieu et du prochain furent ta force ; nous y puiserons la nôtre. S’il est triste de souffrir, il est plus triste encore de souffrir seul. Aussi voulons-nous être, jour et nuit, une présence attentive près des souffrants confiés à nos soins. Nous renouvelons notre engagement de suivre avec fidélité les prescriptions de notre profession, en conformité avec la morale chrétienne.

Neuvaine à Saint Jean de Dieu

Seigneur notre Dieu, nous te remercions de nous avoir donné Saint Jean de Dieu comme modèle de prière et de vie hospitalière. Par Lui, tu nous montres comment vivre l’hospitalité avec les pauvres, cette richesse de l’Evangile. Aujourd’hui encore, nous demandons à ton Fils, par le Cœur toujours pur de Marie et l’intercession des bienheureux et des saints de l’Ordre Hospitalier, d’inviter beaucoup de vocations à se joindre à notre famille religieuse hospitalière. Nous te prions de bénir nos projets et de veiller sur les personnes qui sont confiées à nos soins, comme sur tous ceux et celles qui collaborent à notre mission hospitalière. Nous attendons de ta miséricorde, toi notre bon Samaritain, la force pour être, tous et chacun, des témoins fidèles de ta charité, dans le souvenir renouvelé de nos engagements devant Dieu et l’Eglise. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen

Source : imagessaintes.canalblog.com

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MessageSujet: 9 mars Saint Grégoire de Nysse   Mer 8 Mar 2017 - 18:36



La Prière de Saint Grégoire de Nysse « C’est Lui, le Christ, qui est notre Paix » :


« C’est Lui, le Christ, qui est notre Paix, des deux il a fait un seul peuple. Puisque nous comprenons ainsi que le Christ est notre paix, nous montrerons quelle est la véritable définition du chrétien si, par cette paix qui est en nous, nous montrons le Christ dans notre vie. En sa personne, Il a tué la haine, comme dit l’Apôtre. Ne la faisons donc pas revivre en nous, mais montrons par notre vie qu’elle est bien morte. Puisqu’elle a été magnifiquement tuée par Dieu pour notre salut, ne la ressuscitons pas pour la perte de nos âmes ; en cédant à la colère et au souvenir des injures, n’ayons pas le tort d’accomplir la résurrection de celle qui a été magnifiquement mise à mort. Mais puisque nous avons le Christ, qui est la Paix, à notre tour tuons en nous la haine, afin de réussir dans notre vie ce que notre foi nous montre réalisé en Lui : Il a fait tomber le mur qui séparait les deux peuples, Il a créé en lui-même un seul homme nouveau, et Il a établi la paix. De même nous : amenons à la réconciliation non seulement ceux qui nous font la guerre à l’extérieur, mais encore ceux qui soulèvent des contestations en nous-mêmes ; que la chair n’oppose plus ses désirs à ceux de l’esprit, que l’esprit ne s’oppose plus à la chair ; mais, la prudence charnelle étant soumise à la loi de Dieu, soyons en paix en nous-mêmes pour édifier, à partir de cette double réalité, l’homme nouveau, unifié et pacifié. Telle est en effet la définition de la Paix : l’harmonie de ceux qui étaient désunis. Aussi, lorsque s’arrête la guerre civile qui règne dans notre nature et que nous établissons la paix en nous, à notre tour nous devenons en nous-mêmes paix, et nous montrons que cette appellation donnée au Christ s’applique véritablement à nous. Amen. »

Source : site-catholique.fr

Nécessité de la conversion intérieure par Saint Grégoire de Nysse

40. Mais si l'enseignement catéchétique s'arrête à ce qui a été dit, il est insuffisant. Il faut en effet, à mon sens, en considérer la suite, que négligent beaucoup de ceux qui viennent chercher la grâce du baptême. Ils s'égarent, en se dupant eux-mêmes, et ils ne sont régénérés qu'en apparence, non en réalité. Car la transformation de notre vie qu'opère la régénération ne peut être une transformation si rien ne change dans notre vie. Celui qui reste le même, comment imaginer qu'il est devenu autre, si aucun de ses traits caractéristiques ne s'est modifié? La naissance à la grâce doit renouveler et transformer notre nature, cela est une évidence pour tout le monde [NOTE 98].
La nature humaine, en tant que telle, ne retire du baptême aucun changement: ni la raison, ni l'intelligence, ni la faculté de savoir, ni aucun caractère propre à la nature humaine ne se trouve transformé. En effet, la transformation risquerait de se faire dans le sens du moins bon, si l'une de ces propriétés naturelles subissait un changement. Si donc la naissance venue d'en haut est une restauration de l'homme, et si ces propriétés n'admettent pas le changement, il faut examiner quelle est la transformation par laquelle s'accomplit la grâce de la régénération.
A l'évidence, quand ont disparu les éléments mauvais de notre nature, se produit le changement qui nous améliore. Si donc, selon la parole du Prophète (Is 1, 16), quand l'eau du sacrement [PAGE 103] nous a baignés, elle a purifié les désirs de notre volonté et effacé les vices de l'âme, c'est alors que nous devenons meilleurs et que la transformation se fait dans le sens du mieux. Mais si le bain est donné au corps seul, sans que l'âme soit lavée des souillures provoquées par les passions, et si la vie qui suit l'initiation n'est pas différente de celle qui l'a précédée, je le dirai sans détour, même si mon propos est audacieux: l'eau, dans ce cas-là, n'est que de l'eau. Le don de l'Esprit ne se manifeste nulle part dans l'acte accompli, si l'homme ne se contente pas d'insulter l'image divine en lui [NOTE 99], mais par le vice honteux de la colère ou par la passion de la cupidité, par le désordre indécent de l'esprit, par les fumées de l'orgueil, l'envie, le dédain, persiste à garder les gains injustement réalisés, et que la femme acquise par l'adultère cantinue à servir à ses plaisirs.
Lorsque ces vices et d'autres du même genre se retrouvent après comme avant dans la vie de celui qui a été baptisé, qu'y a-t-il de changé? Je ne le vois pas, puisque j'ai sous les yeux le même homme qu'auparavant. La victime de l'injustice, celle de la calomnie, l'homme dépouillé de ses biens ne voient, en ce qui les concerne, aucun changement chez celui qu'a lavé l'eau du baptême. Ils ne Iui ont pas entendu dire la parole de Zachée: «Si j'ai fait tort à quelqu'un en quelque chose, je lui rends le quadruple » [Lc 19 8] Tout ce qu'ils disaient de lui avant le baptême, ils le répètent aujourd'hui sur son compte; ils l'appellent des mêmes noms: cupide, avide du bien d'autrui, grassement entretenu par les malheurs des autres hommes. Celui qui persiste dans le même état, s'en allant dire partout que le baptême l'a transformé et rendu meilleur, devrait bien écouter Paul quand il dit: « Si quelqu'un se prend pour un personnage alors qu'il n'est rien, il se dupe lui-même » (Ga 6, 3). Car ce que vous n'êtes pas devenu, vous ne l'êtes pas.
Des hommes régénérés, l'Évangile dit: « A tous ceux qui l'ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu » [PAGE 104] (Jn 1, 12). L'enfant est exactement de même race que son Père. Si donc vous avez reçu Dieu, et si vous êtes devenu l'enfant de Dieu, montrez en vous-même celui qui vous a engendré. Il convient que les marques qui nous font connaître Dieu nous fassent voir la parenté avec Dieu de celui qui est devenu fils de Dieu: il ouvre sa main et rassasie tous les vivants à plaisir (Ps 145, 16), il pardonne le forfait (Mi 7, 18), il a regret du mal (Jl 2, 13); le Seigneur est bon envers tous (Ps 145, 9), il ne se met pas en colère chaque jour (Ps 7, 12); Dieu est un maitre droit et il n'y a pas d'injustice en lui (Ps 92, 16); et tous les traits semblables que nous enseigne çà et là l'Ecriture. Si vous portez ces marques, vous êtes réellement devenu enfant de Dieu.
Si par contre vous continuez à présenter les caractères du vice, vous aurez beau répéter que vous êtes venu d'en haut, la voix prophétique vous dira: « Tu es le fils d'un homme (Ps 4, 3-4) et non du Très-Haut (Ps 82, 6-7). Tu aimes la vanité, tu recherches le mensonge. Tu ne sais pas de quelle manière l'homme est magnifié (Ps 4, 4); tu ignores qu'il ne peut l'être s'il n'est pas pieux. »

Source : migne.fr

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MessageSujet: 9 mars Saint Dominique Savio   Mer 8 Mar 2017 - 18:48



La consécration de saint Dominique Savio

Dominique Savio fait sa première communion à 7 ans en 1849, et il écrit ses résolutions :

1) Je me confesserai très souvent et je communierai toutes les fois que mon confesseur me le permettra.
2) Je veux sanctifier les jours de fête.
3) Mes amis seront Jésus et Marie.
4) La mort mais pas de péchés.


Don Bosco passant dans la région en octobre 1854, on lui parle de Dominique et il est « stupéfait de découvrir l'œuvre que la grâce divine avait déjà accomplie en un garçon si jeune. » Le 8 décembre 1854, quand le Pape Pie IX proclame le dogme de l'Immaculé Conception, Dominique se consacre à la Sainte Vierge et renouvelle les promesses de sa première communion :

« Marie je vous donne mon cœur; faites qu'il soit toujours vôtre. Jésus et Marie, soyez toujours mes amis, mais de grâce, faites-moi mourir plutôt que d'avoir le malheur de commettre un seul péché. »

Sa vie est alors tellement transformée qu'à partir de ce jour, Don Bosco se met à noter ses faits et gestes pour ne pas les oublier.
Il tombe malade en 1857 et subit 10 saignée en 4 jours, avec un courage au-dessus de son âge. Le 9 mars, il agonise : « Adieu, mon cher papa, adieu! Monsieur le Curé voulait encore me dire autre chose, et je n'arrive plus à me le rappeler... Oh! que c'est beau ce que je vois... ». A ces mots et toujours en souriant, le visage lumineux, il expire les mains jointes et croisées sur la poitrine, sans le moindre mouvement.

Sa vie fut écrite par Don Bosco, lequel ne pouvait évoquer son souvenir sans pleurer.

Source : it.mariedenazareth.com


Prophéties de Saint Dominique Savio
https://www.touteslespropheties.net/saint-dominique-savio/





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MessageSujet: 9 mars Sainte Françoise Romaine   Mer 8 Mar 2017 - 18:56



Traité de l'Enfer de Sainte Françoise Romaine

Tourments des paresseux.  

Françoise les vit assis au milieu d'un grand feu, les bras croisés, et la tête inclinée sur les genoux. Leurs sièges étaient de pierres ; ces pierres étaient cannelées profondément, et leurs cavités remplies de charbons embrasés : les bancs eux-mêmes étaient tout rouges et la flamme qui sortait du brasier s'attachait à ces tristes victimes, et les couvrait comme un vêtement. Or, les démons, les prenant avec des pinces ardentes, les renversaient violemment sur ces lits affreux, et les y traînaient en les tournant et les retournant en toutes manières ; c'était pour les punir d'avoir perdu le temps. A côté de chacune d'elles était un démon qui, avec un coutelas, lui fendait la poitrine, et y versait. de l'huile bouillante, et cela pour les punir d'avoir trop présumé de la Miséricorde de Dieu. Il mettait encore des vers dans leurs plaies, en punition des mauvaises pensées auxquelles leur oisiveté laissait le champ libre.

Source : Traité de l'Enfer
http://voiemystique.free.fr/francoise_romaine_traite_enfer_1.htm

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MessageSujet: 10 mars Les Quarante Saints Martyrs   Jeu 9 Mar 2017 - 17:57




LES ACTES DES QUARANTE MARTYRS.

Il y eut sous le règne de l'empereur Licinius une grande persécution, et tous les fidèles furent obligés d'offrir des sacrifices aux dieux dans tout le ressort du gouvernement d'Agricola, résidant à Sébaste. Tous les militaires y furent contraints. Or, il se trouvait quarante hommes, originaires de Cappadoce, qui vivaient unis entre eux. On les arrêta et on leur ordonna de sacrifier.

« Vous montrez à tous dans les combats votre obéissance, dit le préfet de la légion ; vous avez tous exercé des commandements ; montrez donc maintenant votre obéissance aux lois de l'empire et sacrifiez avant qu'on en vienne à la torture.

— Nous étions vainqueurs, comme tu sais, quand nous combattions pour un prince mortel, à combien plus forte raison le serons-nous de ta volonté coupable lorsque nous combattrons pour le prince immortel !

— Vous avez à choisir entre les deux, sacrifier et être comblés d'honneur, ou bien ne pas sacrifier et être dégradés et exclus de l'armée. Réfléchissez et choisissez ce qui vous est le plus avantageux.

— Le Seigneur pourvoira à ce qui nous sera le plus avantageux.

— De grâce, pas de discours, on vous amènera demain pour sacrifier. »

Le préfet les fit écrouer. Une fois dans la prison, les martyrs s'agenouillèrent et dirent : « Arrache-nous, Seigneur, aux tentations et aux pièges de ceux qui commettent l'iniquité. »

Le soir venu, ils chantèrent le psaume :

Celui qui habite dans l'asile du Très-Haut
Demeurera sous la protection du Dieu du ciel.
Il dira au Seigneur: Tu es mon protecteur et mon refuge,
Mon Dieu, j'espérerai en toi, etc.

Le psaume fini, ils prièrent. Ils se relevèrent de nouveau et psalmodièrent jusqu'au milieu de la nuit. Quirion était le principal d'entre eux et Candide parlait au nom de tous La voix du Seigneur se fit entendre : « Votre résolution est bonne, mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé. » Tous entendirent cette voix et en furent troublés, ensuite ils veillèrent jusqu'au jour.

Le préfet s'entoura de tous ses amis et fit amener les confesseurs. Ils vinrent tous les quarante.

« Je vais vous parler sans détour, dit le préfet. Il n'y a pas dans toute l'armée de soldats pareils à vous, d'aussi célèbres et à qui je porte plus d'intérêt. Ne changez pas l'affection en haine. Il dépend de vous d'aimer ou de haïr. »

Candide prit la parole: « Tu contredis à tes habitudes et à ton nom : Agricola, c'est-à-dire grossier flatteur.

— Ne vous ai-je pas dit : Il dépend de vous d'aimer ou de haïr? »

Candide : « C'est à cause de cela que nous aimons Dieu et te haïssons, toi.

Agricola ordonna de les ramener enchaînés en prison. Quirion lui dit : « Tu peux nous interroger, mais tu ne peux pas nous tuer. »

Agricola, troublé, les fit emmener et donna ordre de les garder avec soin. II attendait l'arrivée du préfet de la légion, qui arriva du Césarée sept jours plus tard. Les saints étaient toujours en prison. Le lendemain, il les fit comparaître. Pendant la route, Quirion disait : « Frères, soyons virils et sachons nous entraider. Au départ pour une campagne, nous priions Dieu, il nous secourait, et nous étions vainqueurs. Rappelez-vous le combat où il y eut sauve-qui-peut et où nous restâmes seuls, nous les quarante, nous priâmes Dieu en pleurant, et il nous donna la force ; les assaillants furent tués ou mis en fuite, pas un de nous ne fut blessé. Aujourd'hui nous avons trois assaillants, Satan, le préfet et Agricola ; ces trois-là ne font qu'un, serons-nous vaincus par eux ? Dieu nous en préserve ! Prions aujourd'hui comme nous l'avons toujours fait, et les tortures ne nous vaincront pas, ni les souffrances, ni la prison. Au départ pour une campagne nous disions le psaume : Seigneur, je serai sauvé en votre nom et je serai délivré par votre force; Seigneur, écoutez ma prière, prêtez l'oreille à mes paroles. Redisons-le aujourd'hui, et il nous exaucera et il nous aidera. » Ainsi pendant la route ils disaient ce psaume.

Quand ils furent devant le préfet de la légion, il leur dit : «En voici qui veulent se laisser persuader pour y gagner quelque avancement. Je vous ai donné plus d'honneur, et de gratifications qu'à personne. Voici mes conditions : immolez, vous recevrez d'autres honneurs et d'autres gratifications ; désobéissez, vous serez dégradés, rayés de l'armée et torturés. »

Candide répondit : « Prends nos insignes et nos corps, nous n'avons rien de plus précieux et de plus glorieux que le Christ. »

Le préfet les fit frapper au visage avec des pierres. Candide : « Préfet des ténèbres et docteur d'infamie, commence donc, et tu connaîtras ta peine. »

Agricola s'emporta contre les soldats qui exécutaient la sentence : « Coquins de bourreaux, pourquoi ne faites-vous pas mieux que cela ce qu'on vous ordonne ? » Eux, prenant des pierres, s'en frappaient eux-mêmes, et les confesseurs sentirent s'affermir leur confiance en Dieu. Le préfet, tout hors de lui, ramassa une pierre afin de la lancer à la tête des martyrs, mais elle vint frapper Agricola et lui fracassa le crâne.

Quirion dit alors : « Seigneur, nos ennemis, ceux qui nous attaquent ont perdu leurs forces, ils sont abattus. Voilà que leur propre épée perce leur coeur et leur arc est brisé. »

Le préfet les fit reconduire en prison jusqu'à ce qu'il eut statué sur leur cas. Quirion récitait des psaumes avec ses frères : « J'ai levé les yeux vers Toi qui habites le ciel. C'est comme les yeux des esclaves qui sont fixés sur les mains de leurs maîtres ou comme les yeux de la servante sur les mains de sa maîtresse », et ce qui suit. Ils récitaient le psaume par ordre.

Une voix se fit entendre, c'était le Christ : « Celui qui croit dans le Père, dans le Fils et dans le Saint-Esprit vivra, quand même il mourrait. Confiance, ne craignez pas les souffrances, elles ne durent qu'un temps. Un peu de patience, et vous serez couronnés.» Ils passèrent la nuit dans la joie et l'allégresse.

Le matin on les tira de prison et ils comparurent; ils dirent au préfet : « Ce que tu as à faire, fais-le. »

Le préfet ordonna de leur passer une corde au cou et de les amener tous à la fois sur un étang gelé. On les y laissa, ils étaient nus. La nuit tombait, il soufflait une bise glaciale. Un poste de soldats et le portier étaient de garde près de l'étang ; ils se chauffaient dans un bâtiment voisin où l'on gardait des baignoires d'eau tiède afin d'y réchauffer ceux qui voudraient renier.

A la première heure de la nuit la glace commença à se coller sur les saints, dont la peau s'ouvrait en larges crevasses. L'un des martyrs faiblit, se traîna au bain, mais sous l'action de la chaleur ses membres gelés ne purent résister, il mourut aussitôt.

Le portier qui veillait pendant sa garde avait vu le renégat mourir dans son bain, soudain il vit une lueur, il regarda vers le ciel d'où elle venait, et vit trente-neuf couronnes descendre du ciel : « Comment se fait-il qu'étant quarante, il en manque une ? » Il songea alors au renégat et appela le poste, il leur jeta tout ce qu'il avait sur lui et courut à l'étang en criant : « Moi aussi je suis chrétien. » Il alla aux martyrs : « Seigneur Dieu en qui ils croient, je crois en toi, compte-moi avec eux, rends-moi digne de souffrir pour toi les supplices, afin que je sois avec toi. »

Le lendemain Agricola fit amener les corps sur la rive et on leur cassa les jambes. La mère de l'un des martyrs était là. Son enfant était le plus jeune de tous, c'était Méliton; elle tremblait qu'il ne faiblît et disait, les mains jointes : «Mon enfant chéri, encore un instant de patience, ne crains rien, le Christ est là qui t'aide. »

On leur cassa les jambes. Méliton respirait encore. On fit avancer des tombereaux pour emporter les corps qu'on emmena près du fleuve; Méliton respirait encore et on le' laissa, ne désespérant pas le faire renier. Quand sa mère le vit laissé ainsi tout seul, elle oublia sa faiblesse, et fut vaillante comme un homme. Elle enleva son fils sur ses épaules et suivit le tombereau.

Tous les cadavres furent brûlés.

Les noms des martyrs étaient : Candide, Domitien, Dianius, Quirion, Valens, Venerandus, Alexandre, Esicius, Sisinnius, Valerius, Mellitius, Euticius, Ulloctemonius, Babianus, Heraclius, Lysimaque, Claude, Flavien, Jean, Hélius, Sanctinianus, Cadonius, Domninus, Léonce, Cavius, Athanase, Sévérien, Candide, Cyrille, Ethus, Sacerdonius, Eutychius, Acace, Gorgon, Eunochius, Nichalius, Théodore, Théophile, Méliton.

LE TESTAMENT DES QUARANTE MARTYRS DE SÉBASTE

Voici « une pièce hagiographique peut-être unique en son genre, dont on possédait le texte depuis longtemps, mais que M. Bonwetsch a le premier mis en valeur, le testament des Quarante Martyrs de Sébaste. En 1892, il avait repris ce texte, déjà publié par Lambecius, en y ajoutant l'ancienne version slave, et un commentaire intéressant, où la question d'authenticité était résolue affirmativement par de bons arguments. Peu de mois après, M. I. Haussleiter acceptait en substance les résultats de cette étude, et la complétait par des recherches personnelles. L'importance de la pièce décida M. Bonwtesch à en publier un texte plus correct. Outre le manuscrit de Lambecius et la version slave, il s'est servi du ms. de Paris 1500 et du ms. d'Oxford. Bodl. Laud. 41.

« Le but du testament est d'empêcher qu'après le supplice, les restes des martyrs ne soient dispersés, et de leur assurer une commune sépulture dans un endroit appelé Eapeits(Sareim), non loin de la ville de Zela dans le Pont. Lorsqu'on se rappelle ce que sont devenues en réalité les reliques de nos martyrs, dont saint Grégoire de Nysse disait déjà (Pat. Gr. t. XLVI, p. 784) ten de konin ekeinen kai kaminou ta leipsana o kosmos emeristhe kai pasa ge skheson tois agiamasi toutois eulogeitai , on ne peut se défendre d'une impression de défiance. On se demande si le testament n'est pas une réplique à cette affirmation, et l'on s'étonne de trouver si développée dès cette époque l'ardeur indiscrète des fidèles que suppose l'expression des derrières volontés des martyrs.

Mais l'ensemble de la pièce offre un tel caractère de sincérité, renferme tant de ces traits « qui ne s'inventent pas » et suppose des situations si concrètes, qu'il n'y a guère moyen de la prendre pour une de ces pièces fabriquées qui encombrent la littérature hagiographique. Le document éclaire d'une lumière nouvelle l'histoire des quarante martyrs, sur laquelle nous ne possédions que des témoignages assez éloignés et des récits peu authentiques. Leurs noms, que nous rapporte l'auteur de la Passion, dérivent de cette source. L'époque où le culte des reliques est arrivé à ce point de ferveur est bien celle des dernières persécutions. Dans le passage si touchant relatif à Eunoicos, qui sera peut-être épargné vu son jeune âge, il faut relever ce trait: ina en te megale tes anastaseos emera tes meth’ emion apolause os tukhe, qui ne suppose plus une première résurrection comme la prérogative du martyre. Faisons aussi remarquer en passant que, du fait seul qu'Eunoicos est compté parmi les martyrs dans la Passion, il ne suit pas qu'il ait en réalité subi la mort avec les autres, Tout porte à croire que l'auteur n'avait aucun renseignement spécial à son sujet. Son nom, comme tous les autres, est emprunté à la suite des signatures du testament. »

(Anal. Boll.)

Source : Iconographie Chrétienne

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MessageSujet: 11 mars Saint Euloge de Cordoue   Ven 10 Mar 2017 - 18:34



Tropaire des martyrs de Cordoue, ton 3

O martyrs de Cordoue, parfaite éloge de l'Hispanie, vous avez combattu le bon combat et exalté la Foi Orthodoxe, dénonçant les croyances des infidèles Hagarènes, et avec grande audace, proclamé le Christ comme Unique Fils de Dieu. Dès lors intercédez pour nous, afin que nos âmes reçoivent grande paix et abondante Miséricorde.

source : saintmaterne.blogspot

Biographie de Saint Euloge
http://har22201.blogspot.fr/2012/03/saint-euloge-de-cordoue.html

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MessageSujet: 12 mars Saint Syméon le nouveau théologien   Sam 11 Mar 2017 - 20:02



Le don des larmes par Saint Syméon le nouveau théologien

"Quelle merveille ineffable! Lorsque les larmes sont versées par les yeux corporels, elles coulent aussi invisiblement sur l'âme et lavent l'impureté du péché. Elles font trembler et brûlent les démons qui tombent à terre, et elles rendent l'âme libre des liens invisibles du péché.

Ô, larmes, qui coulent à cause de cet éclat divin, et qui ouvrent le Ciel et apportent le réconfort divin. Encore une fois, et je le dis en me répétant, agité par la joie et le plaisir: Là où il y a une abondance de larmes, mes frères, avec la vraie connaissance, il y a aussi illumination par la Lumière Divine. Là où il y a l'éclat de cette Lumière, sont aussi accordées de bonnes bénédictions et le sceau de l'Esprit Saint est inséré dans le cœur.

Les larmes font venir en nous un feu divin de contrition. Sans larmes et componction constantes, aucun homme n'a jamais été purifié ou n'est devenue saint, ou n'a reçu l'Esprit Saint, ou n'a jamais vu Dieu, ou ne sait qu'Il habite avec lui. Sans repentance il n'y a pas de larmes, sans pleurer il n'y a pas de larmes. Qu'on ne dise pas qu'il est impossible de pleurer tous les jours... alors il est impossible de se repentir chaque jour. Si se repentir et pleurer et verser des larmes n'est pas possible, alors être humble et prier sans cesse sera également impossible.

L'homme ne doit pas passer, même une seule journée sans repentir et sans larmes. S'il n'a pas de larmes, il doit les demander à Dieu de toutes ses forces et de toute son âme. Il n'y a pas d'autre moyen par lequel il puisse rester sans péché et le cœur pur. "

Source : orthodoxologie.blogspot.fr

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MessageSujet: 15 mars Sainte Louise de Marillac   Mar 14 Mar 2017 - 17:53



LETTRE DE SAINTE LOUISE A SAINT VINCENT

Le petit chapelet est la dévotion que j’ai demandé la permission à votre charité de faire, il y a trois ans et que je fais en mon particulier. J’ai dans une petite cassette quantité de ces petits chapelets, avec les pensées écrites sur ce sujet, pour laisser à toutes nos sœurs après ma mort, si votre charité le permet ; pas une ne le sait. C’est pour honorer la vie cachée de Notre-Seigneur dans l’état d’emprisonnement aux entrailles de la Sainte Vierge, et la congratuler de son bonheur durant ces neuf mois, et les trois petits grains pour la saluer de ses beaux titres de Fille du Père, Mère du Fils, Épouse du Saint-Esprit. Voilà le principal de cette dévotion que, par la grâce de Dieu, très indigne que je suis, je n’ai point discontinuée, depuis le temps marqué, et que j’espère quitter, aidée de la même grâce de Dieu, si votre charité me l’ordonne. Et ce petit exercice, en mon intention, est pour demander à Dieu, par l’Incarnation de son Fils et les prières de la Sainte Vierge, la pureté nécessaire à la Compagnie des sœurs de la Charité et la fermeté d’icelle Compagnie selon son bon plaisir.

Source : Extrait de Louise de Marillac par elle-même de J. Calvet aux Editions Téqui

SAINTS DU 15 MARS
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MessageSujet: 17 mars Saint Patrick    Jeu 16 Mar 2017 - 17:46




LITANIES DE SAINT PATRICK ET DES SAINTS CELTIQUES


Seigneur, ayez pitié de nous. (bis)
Jésus-Christ, ayez pitié de nous. (bis)
Seigneur, ayez pitié de nous. (bis)

Jésus-­Christ, écoutez-­nous.(bis)
Jésus-­Christ, exaucez-­nous. (bis)

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous. 

Sainte Marie, priez pour nous.
Saint Patrick, serviteur fidèle, ...
Saint Patrick, apôtre de l’Irlande, ...
Saint Patrick, modèle des prêtres, ...
Saint Patrick, courageux dans l’adversité
Saint Patrick, empli de compassion, ...
Saint Patrick, protecteur puissant, ...
Saint Patrick, enseignant de la vraie foi, ...
Saint Patrick, exemple de charité, ...
Saint Patrick, toujours pratiquant le bien, ...
Saint Patrick, très humble, ...
Saint Patrick, ennemi de l’infidélité, ...
Saint Patrick, modèle des évêques, ...
Saint Patrick, précieux aux yeux de Dieu, ...

Saint Gregory et saint Hilaire, ...
Sainte Brigid et sainte Columcille, ...
Saint David et saint Colomban, ...
Saint Aidan et saint Ailbe, ...
Saint Bede et saint Brendan, ...
Saint Brieuc et saint Colman, ...
Saint Comgall et saint Cuthbert, ...
Saint Declan et sainte Dymphna, ... 
Saint Enda et saint Fiacre, ...
Saint Fillan et saint Finbarr, ...
Saint Finian et saint Fridolin, ...
Saint Fursey et saint Gall, ...
Saint Gobnet et saint Godric, ...
Saint Illtyd et sainte Ita, ...
Saint Kenneth et saint Kevin, ...
Saint Kieran et saint Killian, ...
Saint Laurent O'Toole et saint Lua, ...
Saint Malachie et saint Melangel, ...
Saint Ninian et saint Non, ...
Saint Petroc et saint Piran, ...
Saint Samson et saint Tugdual, ...

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-­nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-­nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

V. Priez pour nous, saint Patrick
R. Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-­Christ.

Prions
Seigneur, daignez nous accorder, à nous vos serviteurs, de jouir toujours de la santé de l'âme et du corps ; 
et par l’intercession de saint Patrick et de tous les saints celtiques, délivrez-­nous des tristesses de la vie présente,
et donnez-­nous d'avoir part aux joies éternelles. Par Jésus-­Christ Notre Seigneur.
Amen.

Source : étoile Notre Dame

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MessageSujet: 18 mars Saint Cyrille de Jérusalem   Ven 17 Mar 2017 - 19:42



Saint Cyrille de Jérusalem, évêque et docteur de l’Eglise,

Le fil rouge de la liturgie de ce jour est incontestablement la fidélité de notre Dieu. Le Dieu des Pères est le Dieu emet, solide, sur lequel nous pouvons compter ; bien plus : sur lequel nous pouvons construire sans crainte notre vie, car son « oui » est un « oui » définitif, qui ne se laisse pas décourager par nos ruptures d’Alliance, nos abandons, nos lâchetés, nos trahisons. Ce thème est sous-jacent à toute la pédagogie du carême : temps de conversion, c’est-à-dire temps de retour vers le « Dieu tendre et Miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de fidélité, qui garde sa fidélité jusqu’à la millième génération » (Ex 34, 6-7). L’image du Bon Pasteur utilisée par le prophète Jérémie (1ère lect.) est une métaphore biblique qui suggère la sollicitude paternelle du Dieu de l’Alliance ; Jésus la reprendra à son compte (Jn 10) : le Seigneur veille sur le troupeau qui lui appartient, il le conduit sur de justes chemins, le nourrit, le protège, le garde. « La brebis perdue, je la chercherai, l’égarée je la ramènerai. Celle qui est blessée, je la soignerai. Celle qui est faible, je lui rendrai des forces. Celle qui est grasse et vigoureuse, je la garderai, je la ferai paître avec justice » (Ez 34, 15-16).
Qu’il serait bon de pouvoir nous abandonner à cette promesse, de l’accueillir pleinement dans nos vies, et de recevoir l’héritage de sainteté qui nous est promis - non pas en raison de nos mérites ou de l’héroïcité de nos vertus, mais tout simplement comme un don gratuit de l’amour Miséricordieux de notre Berger : « De nouveau tu nous montres ta tendresse, tu triomphes de nos péchés, tu jettes toutes nos fautes au fond de la mer ! » (1ère lect.). Hélas nos cœurs sont tellement blessés par la lèpre du péché, que nous n’osons croire à la gratuité d’un tel amour. Comme le fils cadet, nous soupçonnons Dieu de cacher derrière son apparente bonté, quelques intentions perverses. Aussi nous faut-il en général tomber comme le fils cadet au plus bas de la déchéance, avant de découvrir que l’amour du Père, symbolisé par son regard de compassion, ne nous a jamais quitté ; que sa main demeure toujours tendue, nous pressant de la saisir, alors que nous n’avons précisément plus rien à lui offrir en retour.
« Il pardonne toutes tes offenses, te guérit de toute maladie, réclame ta vie à la tombe et te couronne d’amour et de tendresse » (Ps 102) : si nous pouvions vraiment croire en ces quelques mots et nous laisser restaurer par la Miséricorde Divine dans notre dignité filiale, instantanément nous serions des saints, participant à sa propre vie de sainteté. Hélas, il est long le chemin de la confiance, de l’abandon libérateur. Et s’il est si long, c’est bien parce que notre orgueil résiste : nous refusons implicitement de reconnaître notre défaite face au péché, et notre impuissance à nous en libérer ; nous ne voulons pas vraiment nous en remettre inconditionnellement à un autre, fût-il Dieu lui-même. Tout au plus acceptons-nous - comme le fils aîné - l’une ou l’autre rétribution en échange de nos bons et loyaux services.
Nous sommes ainsi rendus à l’essence même de la démarche pénitentielle du carême : oser nous approcher de Dieu sans fard, sans faux semblants, sans revendications, sans marchandages, mais tels que nous sommes : « malheureux, pitoyables, pauvres, aveugles et nus » (Ap 3,17), et nous laisser recouvrir par notre Père du « plus beau vêtement » : celui de la grâce divine qui fait de nous des fils, et en tant que tels, des héritiers du Royaume.

« Seigneur nous le croyons : “comme le ciel domine la terre, fort est ton amour pour nous” (Ps 102) ; accorde-nous de ne pas seulement le confesser de nos lèvres, mais de l’incarner par une vie accueillante à ta grâce. Car nous ne pourrons témoigner en vérité de la Bonne Nouvelle que dans l’Esprit filial que Jésus a envoyé d’auprès de toi, Père, pour que nous vivions de ta vie. »

Source : viechretienne.catgolique.org

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MessageSujet: 19 mars Saint Joseph (cette année 20 mars)   Sam 18 Mar 2017 - 20:25



LITANIES DES VERTUS DE SAINT JOSEPH

Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.
Jésus, Dieu des vertus, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, Reine des vertus, priez pour nous.
Saint Joseph, déclaré homme juste par le Ciel, priez pour nous.
Saint Joseph, dont l’âme fut un paradis où croissaient les plus belles vertus,
Priez pour nous.
Saint Joseph, dont la foi fut admirable, priez pour nous.
Saint Joseph, qui avez adoré le Fils de l’Eternel dans l’humanité d’un faible enfant,
Priez pour nous.
Saint Joseph, qui fut le premier des hommes avez reconnu
Que l’auguste Marie est véritablement Mère de Dieu,
Priez pour nous.
Saint Joseph, dont l’espérance fut inébranlable,
Priez pour nous.
Saint joseph, qui, plus parfaitement qu’Abraham, avez espéré contre toute espérance,
Priez pour nous.
Saint Joseph, dont la charité fut sans bornes.
Saint Joseph, qui avez aimé Dieu d’un amour qu’admiraient les Séraphins,
Priez pour nous.
Saint Joseph, qui avez chéri Jésus de la plus ardente tendresse,
Priez pour nous.
Saint Joseph, qui avez honoré Marie d’un respect surnaturel,
Priez pour nous.
Saint Joseph, qui avez toujours ressenti pour les malheureux la plus tendre compassion,
Priez pour nous.
Saint Joseph, qui n’avez cessé de prier pour les pauvres pécheurs,
Priez pour nous.
Saint Joseph, dont la pureté angélique brilla comme un lis dans le ciel,
Priez pour nous.
Saint Joseph, homme de travail et de résignation,
Priez pour nous.
Saint Joseph, qui marchez toujours en la présence de Dieu,
Priez pour nous.
Saint Joseph, qui chérissez la solitude et le silence,
Priez pour nous.
Saint Joseph, qui viviez dans une continuelle contemplation,
Priez pour nous.
Saint Joseph, qui ne cherchiez que la très-sainte volonté du Seigneur,
Priez pour nous.
Saint Joseph, dont l’obéissance aux ordres du ciel fut toujours parfaite,
Priez pour nous.
Saint Joseph, admirablement résigné dans les plus grandes tribulations,
Priez pour nous.
Saint Joseph, admirablement détaché des biens de ce monde,
Priez pour nous.
Saint Joseph, dont la pauvreté ne possédait rien ici-bas,
Priez pour nous.
Saint Joseph, fidèle imitateur des vertus de Jésus,
Priez pour nous.
Saint Joseph, miroir ravissant de la perfection de Marie,
Priez pour nous.
Saint Joseph, dont la sainteté étonnait les Anges,
Priez pour nous.
Saint Joseph, qui croissiez chaque jour en sagesse et en grâce,
Priez pour nous.
Saint Joseph, modèle accompli des âmes intérieures,
Priez pour nous.
Saint Joseph, qui rendez vertueuses les âmes qui vous honorent,
Priez pour nous.
Saint Joseph, qui dirigez à la perfection les personnes qui publient vos vertus,
Priez pour nous.
Saint Joseph, qui conservez dans l’esprit de leur saint état
Les communautés qui vous invoquent avec ferveur,
Priez pour nous.
Saint Joseph, qui entretenez la grâce de Jésus-Christ dans les familles
Qui vous réclament chaque jour,
Priez pour nous.
Saint Joseph, qui purifiez l’âme des mourants,
Qui vous ont choisi comme protecteur,
Priez pour nous.
Saint Joseph,

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, écoutez-nous Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous Seigneur, par les vertus de Saint Joseph.

V. Priez pour nous, Saint Joseph, notre admirable modèle.
R. Afin que nous soyons dignes d’obtenir vos vertus.

PRIONS

O Saint Joseph, nous ne pouvons être vos enfants que par l’imitation de vos vertus : daignez donc les imprimer dans nos âmes,
Soutenez-nous dans les tentations ; animez notre courage à vaincre les difficultés que nos mauvaises inclinations, le démon et le monde opposent à notre salut.

Par vous, par Jésus et par Marie, nous persévèrerons ; et après cette vie des périls et d’écueils, nous irons recevoir la couronne promise à vos fidèles serviteurs.
Ainsi soit-il.

Source : Notre Bon Père ou le trésor des fidèles serviteurs de Saint Joseph par le chanoine Wéber, chez J Lefort Editeur.

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MessageSujet: 20 mars 2017 Saint Joseph époux de la Sainte Vierge   Dim 19 Mar 2017 - 18:21



Extrait du discours sur l'Assomption de Saint Joseph, époux de la Sainte Vierge, par saint Bernardin de Sienne de l'ordre séraphique de saint François:

"Élevons nos pensées au ciel pour y découvrir le faîte de la gloire de Joseph. La sublimité de sa glorification nous est fidèlement
exprimée par ces paroles : "Entre dans la joie de ton Dieu" : Intra in gaudium Domini fui. 0n ne peut douter que Jésus-Christ, qui,
pendant sa vie mortelle, non content d'avoir admis Joseph à une intime familiarité, lui rendait encore le respect et l'obéissance qu'un fils doit à son père, ne lui ait conservé dans le ciel ces sublimes prérogatives, qu'il ne les ait même admirablement augmentées et perfectionnée. Ainsi, rien de plus juste que ces paroles : "Entre dans la joie de ton Seigneur." Sans doute, la joie de l'éternelle béatitude
entre dans le cœur de l'homme ; cependant le Seigneur a mieux aimé dire : "Entre dans la joie", pour faire entendre par là que cette joie ne réside pas seulement dans le cœur du saint, mais qu'elle l'environne de toutes parts, l'absorbe tout entier, et le submerge pour ainsi dire dans un abîme sans fond.

Si le Dieu Sauveur a voulu, pour satisfaire sa piété filiale, glorifier le corps aussi bien que l'âme de la très-sainte Vierge au jour de son Assomption, l'on peut et l'on doit croire pieusement qu'il n'en a pas moins fait pour Joseph, si grand entre tous les saints, et qu'il l'a ressuscité glorieux, le jour où, après s'être ressuscité lui-même, il en tira tant d'autres de la poussière des tombeaux. Et ainsi, cette sainte famille qui avait été unie sur la terre dans les souffrances de la vie, et dans les liens de l'amour et de la grâce, règne maintenant en corps et en âme dans l'amour et dans la gloire des cieux."

Source : Saint Joseph d'après les Saints
http://www.notre-dame-des-douleurs.net/StJh/Saint_Joseph_d_apres_les_Saints_et_les.pdf

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MessageSujet: 21 mars Servante de Dieu Soeur Marie-Marthe Chambon   Mar 21 Mar 2017 - 3:53



Jésus à Sœur Marie Marthe  Chambon:

1 - Je donnerai tout ce qu'on me demande par l'invocation de mes saintes Plaies. On doit en répandre la dévotion.

2 - En vérité, cette prière ne vient pas de la terre, mais du Ciel et elle peut tout obtenir.

3 - Mes Saintes Plaies soutiennent le monde. Demande-moi de les aimer toujours, parce qu'elles sont sources de grâce. On doit les invoquer souvent, y attirer notre prochain pour imprimer dans son cœur le dévouement envers les âmes.

4 - Quand vous avez des peines à souffrir, apportez-les tout de suite dans mes Plaies et elles seront adoucies.

5 - Cette invocation est à répéter souvent auprès des malades : "Mon Jésus, pardonne-moi et prends pitié de moi, par les mérites de tes Saintes Plaies". Cette prière élèvera l'âme et le corps.

6 - Le pécheur qui dira : "Père Éternel, je t'offre les Plaies de notre Seigneur Jésus Christ, pour guérir celles de nos âmes", obtiendra la conversion.

7 - Mes plaies panseront les vôtres.

8 - L'âme qui mourra dans mes plaies ne connaîtra pas la mort : elles donnent la vraie vie.

9 - À chaque mot de ce Rosaire de la miséricorde, je laisse tomber une goutte de mon sang sur l'âme d'un pécheur.

10 - L’âme qui honorera mes Saintes Plaies et les offrira au Père Éternel pour les âmes du Purgatoire, sera accompagnée à sa mort par la Très Sainte Vierge et par les Anges, et moi, resplendissant de gloire, je la recevrai pour la couronner.

11 - Les Saintes Plaies sont le trésor des trésors pour les âmes du Purgatoire.

12 - La dévotion à mes Saintes Plaies est le remède pour ce temps d'iniquité.

13 - De mes plaies viennent les fruits de la sainteté. En les méditant, vous y trouverez toujours une nouvelle nourriture pour votre amour.

Source : notredamedesneiges.overblog.com

Le site officiel de Marthe Chambon
http://www.marie-marthe-chambon.fr/

Les Saints du Jour
http://jubilatedeo.centerblog.net/6573037-Les-saints-du-jour-samedi-21-Mars

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MessageSujet: 25 mars L'Annonciation du Seigneur   Ven 24 Mar 2017 - 20:33




Litanies au Très Saint Cœur de Marie

Seigneur, --> ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, --> ayez pitié de nous.
Seigneur, --> ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, --> écoutez nous.
Jésus-Christ, --> exaucez nous.

Père céleste, vrai Dieu, --> ayez pitié de nous.
Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, --> ayez pitié de nous.
Esprit-Saint, qui êtes Dieu, --> ayez pitié de nous.
Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, --> ayez pitié de nous.

Cœur de Marie, conçu sans la tache du péché, --> priez pour nous.
Cœur de Marie, rempli de l’abondance des grâces, --> priez pour nous.
Cœur de Marie, qui êtes béni entre tous les cœurs, --> priez pour nous.
Cœur de Marie, très pur et très chaste, --> priez pour nous.
Cœur de Marie, très doux et très humble, --> priez pour nous.
Cœur de Marie, séjour de toutes les vertus, --> priez pour nous.
Cœur de Marie, sanctuaire de l’adorable trinité, --> priez pour nous.
Cœur de Marie, tabernacle du Verbe fait chair au jour de l’Annonciation, --> priez pour nous.
Cœur de Marie, comblé de joie au jour de la Visitation, --> priez pour nous.
Cœur de Marie, pénétré d’amour à la naissance du divin Sauveur, --> priez pour nous.
Cœur de Marie, transporté d’admiration pour Jésus à l’adoration des Mages, --> priez pour nous.
Cœur de Marie, percé d’un glaive de douleur selon la prédiction du saint vieillard Siméon, --> priez pour nous.
Cœur de Marie, plein de la plus tendre sollicitude pendant la fuite en Egypte, --> priez pour nous.
Cœur de Marie, profondément affligé de la perte de Jésus et pleinement consolé en le retrouvant au temple, --> priez pour nous.
Cœur de Marie, partageant les douleurs de Jésus dans sa passion, --> priez pour nous.
Cœur de Marie, brisé et éperdu à l’aspect des souffrances d’un tel Fils, --> priez pour nous.
Cœur de Marie, crucifié avec Jésus, --> priez pour nous.
Cœur de Marie, souffrant une agonie cruelle en le voyant expirer, --> priez pour nous.
Cœur de Marie, plongé dans un océan d’amertume lorsque l’on descendit Jésus de la croix, --> priez pour nous.
Cœur de Marie, enseveli avec Jésus dans le tombeau avec Jésus, --> priez pour nous.
Cœur de Marie, transporté d’allégresse à la Résurrection de Jésus, --> priez pour nous.
Cœur de Marie, transporté par les anges et couronné par Dieu même au jour de l’Assomption, --> priez pour nous.
Cœur de Marie, refuge des pécheurs, --> priez pour nous.
Cœur de Marie, soutien des justes, --> priez pour nous.
Cœur de Marie, délices des âmes pures, --> priez pour nous.
Cœur de Marie, consolation des affligés, --> priez pour nous.
Cœur de Marie, doux espoir des mourants, --> priez pour nous.

Agneau de Dieu qui effacez le péché du monde, --> pardonnez nous Seigneur.
Agneau de Dieu qui effacez le péché du monde, --> exaucez nous Seigneur.
Agneau de Dieu qui effacez le péché du monde, --> ayez pitié de nous.

V. Agréez Vierge Sainte, les louanges que je vous offre.
R. Obtenez moi la force de résistez a vos ennemis.

Prions :

Cœur aimable de la plus tendre des mères, qui ne rejetez et n’abandonnez aucun de vos enfants, jetez sur moi des regards de miséricordes. Que votre intercession puissante m’obtienne de votre divin Fils le pardon de mes péchés. Je vous le demande par la grâce de Jésus qui vit et règne avec le Père, en l’unité du Saint-Esprit. Amen.

Source : notredamedesneiges.over-blog.com

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MessageSujet: 30 mars Saint Jean Climaque   Jeu 30 Mar 2017 - 3:18



L'Echelle sainte
http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Climaque/Echelle/climaque.htm

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MessageSujet: 31 mars Saints Osée et Amos Prophètes    Ven 31 Mar 2017 - 3:16


Saint Osée

Livre D'Osée
http://bible.catholique.org/livre-d-osee/4882-chapitre-4?url=%2F%2Fbible.catholique.org%2Flivre-d-osee%2F4879-chapitre-1&act=bible-redirect&url_rub=livre-d-osee&OK=OK



Saint Amos

Livre d'Amos
http://bible.catholique.org/livre-d-amos/4897-chapitre-1

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MessageSujet: 2 avril Saint François de Paule   Sam 1 Avr 2017 - 19:56



Litanies de Saint François de Paule

Seigneur, ayez pitié de nous.
Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.
Christ, écoutez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous

Sainte Mère de Dieu, priez pour nous

Sainte Vierge des vierges, priez pour nous

Saint François de Paule, priez pour nous

Saint François de Paule, fondateur des Minimes,

Saint François de Paule, père de nombreuses Nations,

Saint François de Paule, fruit de la Grâce,

Saint François de Paule, semence de l'innocence,

Saint François de Paule, découvreur de l'amour,

Saint François de Paule, miroir de bonté,

Saint François de Paule, exemple de patience,

Saint François de Paule, miracle de pénitence, modèle d'humilité,

Saint François de Paule, modèle d'abstinence,

Saint François de Paule, fleur de virginité,

Saint François de Paule, vous qui contemplez les Puissances des Cieux,

Saint François de Paule, vous qui opérez des miracles,

Saint François de Paule, vous qui ressuscitez les morts,

Saint François de Paule, vous qui rendez la vue aux aveugles,

Saint François de Paule, vous qui redonnez de la vigueur à ceux qui languissent,

Saint François de Paule, vous qui dominez les éléments,

Saint François de Paule, terreur des démons,

Saint François de Paule, auxiliaire des rois,

Saint François de Paule, protecteur des enfants,

Saint François de Paule, consolateur des affligés,

Saint François de Paule, refuge de tous les malheureux,

Saint François de Paule, vous qui égalez les anges,

Saint François de Paule, vous qui égalez les patriarches,

Saint François de Paule, vous qui égalez les apôtres,

Saint François de Paule, vous qui égalez les vierges,

Saint François de Paule, vous qui égalez les martyrs,

Saint François de Paule, vous qui égalez tous les saints,

Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde, pardonne-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde, exauce-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde, aie pitié de nous, Seigneur.

Priez pour nous, Saint François de Paule,

afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

Prions

O Dieu, grandeur des humbles, qui avez élevé le Bienheureux Confesseur, François de Paule, à la gloire de Vos Saints, accordez-nous le bonheur d'obtenir par ses mérites et en suivant ses exemples, les récompenses promises aux humbles. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

Source : imagessaintes.canalblog.com

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MessageSujet: 4 avril Saint Isidore de Séville   Lun 3 Avr 2017 - 17:18



Quelques maximes de Saint Isidore de Séville

Quand la pensée mauvaise viendra te chatouiller, garde-toi d'y consentir ; lorsqu'elle te suggérera quelque action illicite, détourne aussitôt ta volonté ; en quelque heure qu'elle vienne, chasse-la promptement, écrase le scorpion aussitôt qu'il se montre. Brise au serpent sa tête menaçante ; dès sa naissance dissipe la suggestion maligne. Si tu résistes à la première attaque, tu seras vainqueur des autres. Si tu prends la pensée avant qu'elle n'entre dans le cœur, tu ne te porteras point à l'action. Celui qui ne se laisse pas séduire par le commencement de la tentation ne se voit pas dominé pour le consentement. Le corps ne peut être corrompu que l'esprit ne le soit avant lui. Du moment que l'esprit tombe, le corps est aussi prêt à commettre le mal. Car l'esprit précède toujours le corps dans les œuvres mauvaises ; et la chair ne peut rien si l'esprit ne le veut. Purifie donc ton esprit de la pensée du mal, et le corps ne péchera pas. Car si tu ne le veux, tu ne peux être vaincu. Ecoute donc, ô mon âme, ce que je te dis en ce moment ; goûte-le ; applique-toi à suivre mes conseils : ne te laisse souiller par aucune impureté. Le pire de tous les maux est la fornication ; elle précède et amène tous les désordres avec elle. Il vaut-mieux mourir que d'y tomber. Il est plus heureux de rendre son âme à Dieu que de la perdre par l'incontinence. La continence approche l'homme de Dieu, et là où elle se trouve, Dieu s'y trouve aussi.
« L'empire de Dieu n'est promis qu'aux chastes.
« Ne t'afflige pas dans tes infirmités ; dans tes langueurs, pousse tes actions de grâces vers Dieu. Préfère toujours le bien-être de l'âme à celui du corps, un esprit sain à une chair contente. Les remèdes de l'âme, ce sont les maux du corps. La maladie qui blesse la chair guérit l'esprit ; car elle consume les vices et diminue les forces des passions. Si la prospérité te flatte de son sourire, ne t'en élève pas, et ne te laisse pas abattre quand l'adversité viendra fondre sur toi. Ne te vante pas si la fortune t'environne de son éclat, et si un revers t'afflige, ne te montre pas faible et tremblant.
« La haine éloigne du royaume de Dieu, chasse du ciel, fait tomber du haut du paradis. La haine ne peut être rachetée par les souffrances ni expiée par le martyre, ni effacée par un fleuve de sang.
« Une petite faute en engendre une grande. Les vices croissent peu à peu, et lorsque nous ne réformons pas les insensibles, nous arrivons aux plus visibles. Evite donc les plus petits pour ne pas parvenir jusqu'aux plus grands.
« Celui qui est sage selon le siècle est insensé selon Dieu. De là vient que le Prophète dit : L'homme enflé de sa science est devenu insensé (Jérém. x).
« Il ne sert, de rien de faire un bien mêlé de mal, mais il vaut mieux réprimer d'abord le mal et pratiquer ensuite le bien. C'est ce qu’insinue le Prophète lorsqu'il dit : Cessez de faire le mal, et puis apprenez à faire le bien (Isaïe, XIV).
« Les vierges de corps et non d'esprit n'ont aucun droit aux récompenses promises. Ce sont ces vierges insensées auxquelles le Seigneur dira au jour da jugement : En vérité, je vous le déclare, je ne vous connais pas (Matth. XXV, 12).
« L'intégrité de la chair ne sert de rien si l'on n'a pas l'intégrité de l'esprit ; et si l'on est impur par l'esprit, de quel mérite est-il d'être pur de corps ?
« Les vierges qui se glorifient de leurs mérites sont comparées aux hypocrites, qui recherchent au dehors la gloire de leurs bonnes œuvres ; celles-là ne recevront donc pas les promesses célestes, parce qu'elles s'enlèvent le prix de la vertu par le vice de l'orgueil. Ce sont, ces vierges qui n'ont pas l'huile de l'humilité dans leurs lampes.
« Le jeûne est le trait le plus mortel contre les tentations des démons. Ils sont tous vaincus dès qu'on leur oppose l'abstinence. De là vient que Notre-Seigneur et Sauveur nous avertit de résister à leurs attaques par le jeûne et la prière, en disant : Ces sortes de démons ne se chassent que par la prière et le jeûne (Matth., XVII, 20). Car les esprits immondes se précipitent avec plus de fureur là où ils voient davantage l'amour du manger et du boire.
« Mais le jeûne, comme l'aumône, aime à être pratiqué secrètement, sans ostentation ; il ne veut d'autre témoin que Dieu, qui récompense tout ce qui est bien.
« Le jeûne accompagné de bonnes œuvres est surtout très-agréable à Dieu. Ceux qui s'abstiennent de viandes ordinaires et qui commettent le mal, imitent les démons. Car ceux-ci ne mangent pas, et ils font le mal. Celui-là fait une bonne abstinence, qui s'abstient aussi des mauvaises actions et des plaisirs du monde.
« Si Dieu éprouve tant les justes pendant la vie, ce n'est qu'afin de les rassasier sans fin des ineffables délices et du repos de son royaume.
« Apprenez à ne jamais vous plaindre, quand même vous ignoreriez pourquoi vous souffrez ; et reconnaissez que vous souffrez ; justement, puisque celui qui vous juge coupable est celui dont les jugements sont toujours précédés par la justice.
« Souvent les esprits immondes attaquent les hommes durant le sommeil ; ils troublent, leurs sens et s'efforcent de les effrayer et de les intimider. Quelquefois aussi ils travaillent leur imagination par le désespoir de leurs péchés, ils cherchent à les épouvanter en les menaçant des horribles supplices de l'enfer.
« il est des fois où les esprits malins se jouent de ceux qu'ils voient fortement retenus par l'amour du siècle, en leur faisant naître de fausses espérances et de vains succès et ils bouleversent au contraire par d'inutiles terreurs ceux qu'ils voient trop appréhender l'adversité. C'est ainsi que ces esprits pervers accablent, d'illusions les cœurs des misérables mortels en flattant les uns d'une vaine prospérité, et effrayant les autres par d'injustes appréhensions.
« Quant à ceux qui ne sont coupables d'aucun crime ou ne commettent que des fautes rares, ils ne sont presque jamais fatigués par ces sortes de terreurs ou d'illusions ; ils reposent d'un parfait, repos, et ils voient, quelquefois au contraire les secrets mystérieux de Sa divinité.
« Il y a diverses espèces de songes. Les uns proviennent de la trop grande abondance de nourriture, et les autres du trop grand jeûne, ainsi que l'expérience nous l'apprend. D'autres viennent, à proprement parler, de la pensée, car nous rappelons souvent pendant la nuit les choses auxquelles nous avons pensé pendant le jour.
« Quoique certains songes soient vrais, on ne doit pas facilement y ajouter créance, parce qu'ils viennent de différentes espèces d'images, et qu'on considère rarement d'où ils proviennent en réalité. Satan d’ailleurs se change quelquefois en ange de lumière pour nous tromper.
« On ne pèche, point lorsque, malgré soi, on est le jouet des nocturnes imaginations ; mais c’est un péché si, avant de les avoir, nous les désirons et prévenons par la pensée. Les images impures que nous éprouvons réellement pendant la journée apparaissent souvent dans l'esprit pendant le sommeil ; mais elles ne nous souillent point si nous ne les provoquons pas par nos désirs, ou ne leur donnons pas de consentement,
« Par la prière nous sommes purifiés, par la lecture nous sommes instruits. L'un et l'autre moyens sont bons, s'ils nous sont accordés, sinon, il est mieux de prier que de lire.
« Celui qui veut être toujours avec Dieu, doit fréquemment prier et lire très-souvent. Car en priant nous parlons à Dieu lui-même, et lorsque nous lisons, c'est Dieu lui-même qui nous parle. 
« Toute instruction vient par la lecture et la méditation. Ce que nous ignorons, en effet la lecture nous l'enseigne ; et ce que nous savons, la méditation nous le conserve.
« Ce double avantage, la lecture des saintes Ecritures nous le donne par excellence, soit parce qu'elle développe l'intelligence, soit parce qu'en retirant l'homme des vanités du monde, elle le conduit à l'amour de Dieu.
« La vie active, c'est l'innocence des bonnes œuvres ; la vie contemplative, c'est la spéculation des choses célestes. L'une est commune à plusieurs, l'autre n'est le partage que d'un petit nombre.
« La vie active consiste à user bien du monde : la vie contemplative renonçant au monde ne place ses délices que dans la jouissance de Dieu.
« La vie active est comme le sépulcre de la vie mondaine, et la vie contemplative le sépulcre de la vie active.
« Cependant les Saints savent passer de temps en temps du secret de la vie contemplative, aux travaux de la vie active, et ils reviennent avec joie de l'une à l'autre, soit pour louer Dieu au dedans, soit pour le glorifier au dehors.
« Les animaux de la vision d'Ezéchiel, qui allaient et ne revenaient pas, représentaient la persévérance de la vie active ; et ces animaux qui allaient et revenaient, figuraient la mesure de la vie contemplative, de laquelle on descend de temps en temps par le poids de son infirmité et à. laquelle on remonte de nouveau après avoir renouvelé son intention.
« L'œil droit qui scandalise et que le Seigneur ordonne d'arracher, c'est la vie contemplative. Deux yeux au visage de l'homme, sont deux vies : l'une active, l'autre contemplative. Mais celui qui par la vie contemplative est exposé à tomber dans l'erreur, doit revenir à la vie active, car il vaut mieux se sauver par l'action, que de se plonger dans l'enfer par la contemplation ».

Source : http://www.eglise-niort.net/Saint-Isidore-de-Seville-ses

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MessageSujet: 5 avril Saint Vincent Ferrier   Mer 5 Avr 2017 - 3:19



Traité de la vie spirituelle
http://livres-mystiques.com/partieTEXTES/Vincent_Ferrier/table.htm

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MessageSujet: 7 avril Saint Jean Baptiste de la Salle   Jeu 6 Avr 2017 - 18:30



Litanies de Saint Jean Baptiste de la Salle
https://www.nd-chretiente.com/dossiers/pdf/articles/Litanies%20de%20Saint%20Jean%20Baptiste%20de%20la%20Salle.pdf

MÉDITATIONS POUR TOUS LES DIMANCHES DE L’ANNÉE
MÉDITATION NO 21
Pour le dimanche de la Passion
( Jn 8, 46-59 )

Dans quel esprit on doit écouter et recevoir
les paroles de ses Supérieurs

021 1 1 1er Point


C'est avec beaucoup de raison que Jésus-Christ se plaint des Juifs, aujourd'hui dans
l'Évangile, de ce qu'ils ne croient pas à ses paroles, quoiqu'il ne leur eût dit que la vérité 1
et qu'il leur parlât comme son Père l'avait enseigné 2; car c'était une marque qu'ils ne le
reconnaissaient pas pour le Fils de Dieu. On peut faire souvent la même plainte à l'égard
de plusieurs personnes religieuses, qui manquent de confiance envers leurs Supérieurs,
parce qu'elles ne les regardent pas comme leur tenant la place de Dieu; ce qui fait qu'elles
ne profitent pas de leurs avis, et n'exécutent pas fidèlement ce qu'ils leur commandent.
021 1 2 Pour remédier à ce défaut, qui peut avoir de très mauvaises suites, il faut que tous ceux qui
sont sous la conduite d'un Supérieur, croient ses paroles comme celles de Dieu même.
C'est Jésus-Christ qui l'exige d'eux dans le saint Évangile, lorsqu'il dit, en la personne des
apôtres, à tous ceux qui ont la conduite des autres: Qui vous écoute, m'écoute 3.
Comme on doit être persuadé qu'un Supérieur est le ministre de Jésus-Christ, et que Dieu
même est en lui et le fait parler, et que ses paroles sont la vérité même qu'il a apprise de
Dieu, n'est-il pas vrai que si vous aviez toujours été dans cette disposition, vous auriez
ajouté foi avec simplicité à tout ce que vous ont dit vos Supérieurs, et vous n'auriez jamais
hésité un moment, au sujet de leurs avis et de leurs commandements? Avouez que si vous
êtes tombés dans quelques fautes à leur égard, ce n'a été que parce que vous n'avez pas
considéré Dieu en eux, ni leurs paroles comme les paroles de Dieu. (...)

Source : lesallefrance.fr

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