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 Le mythe de la Grande Noirceur

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Hélène
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MessageSujet: Le mythe de la Grande Noirceur   Jeu 28 Fév 2008 - 23:01

J'ai lu avec beaucoup de stupéfaction ce que notre fille de 11 ans apprend à l'école dans son cours "d'histoire" à travers un programme qui s'appelle "Au fil du temps" (introduction à l'histoire, la géographie et la civilisation). Il a fallu que je démonte les pseudo faits historiques tout en laissant Virginie apprendre selon la méthode les erreurs grossières de l'histoire du Québec (on ne parle pas de 2000 ans...mais d'une quarantaine- cinquantaine d'année derrière nous).

Le livre d'étude et exercice, bien ficelé par nos grands intellectuels bobo gogos anticléricaux, vise à bien endoctriner nos enfants par une histoire complètement révisée et basée sur rien d'objectif. Vous me voyez venir avec mes gros sabots ? On se demande où ces gens du Ministère de l'Éducation ont trouvé ces idées farfelues sinon dans leurs fantasmes qu'ils prennent pour des vérités historiques. Je trouvais bien étranges de lire ce que je lisais, j'ai donc remis mon nez dans l'histoire du Québec avec nul autre que notre grand et respectable historien national, Jacques Lacoursière.

Malheureusement, Virginie a oublié son livre à l'école pour que je puisse retranscrire certains passages mais je vous dis grosso modo de quoi il est question et comment ça marche dans la tête des gens du Ministère.

On nous parle de l'avant Révolution Tranquille (càd, les années Duplessis qualifiées de "Grande Noirceur") et de l'après Révolution Tranquille (càd la "lumière", la modernité, les grands chantiers, la liberté, l'explosion de la culture, etc.). On exalte la Révolution Tranquille comme si elle nous avait libéré... du joug de l'Église (évidement qu'elle nous gardait en captivité comme un tyran). À les lire, Maurice Duplessis était un dangereux dictateur, un tyran, voire l'allié d'Hitler ! Et l'Église écrasait de sa toute-puissance la moindre idée de modernité.

Trouvant ces propos plus que douteux, je me suis mise à relire mon bon vieux livre d'Histoire Québec-Canada (toujours de Jacques Lacoursière) parce que j'avais presque tout oublié (j'ai dû dormir pendant les cours). Mais une chose est sûre, je me souviens très bien que jamais je n'ai entendu de telles sornettes contre l'Église dans mes cours d'histoire. Mon édition date de 1969 et elle a été rééditée à plusieurs reprises depuis, mais cet ouvrage garde la crédibilité historique de par l'honnêteté et l'objectivité que démontre l'historien.

Je voudrais, par quelques extraits, démontrer que ce que nos enfants apprennent est un lavage de cerveaux grave et qu'il faut absolument dénoncer cette manoeuvre malhonnête. Je comprends avec ce que nos enfants apprennent qu'ils ne peuvent que mépriser l'Église car on leur transmet les fantasmes d'une génération révoltée contre Elle qui, a décidé de suivre les pas de Nietzsche en tuant Dieu.

Je vais retranscrire quelques extraits dans un autre message...

Sauve qui peut... pauvre Canada disait la Vierge à Fatima...

Hélène

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Hélène
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MessageSujet: Re: Le mythe de la Grande Noirceur   Jeu 28 Fév 2008 - 23:43

À en lire le livre de Virginie, la modernité au Québec arrive avec la naissance des baby-boomers (désolée pour les baby-boomers de ce forum... ça n'est pas contre vous mais c'est le qualificatif qu'on donne à la génération née après la guerre...) et comme si rien n'avait été inventé avant cette génération, tout ce qui était avant n'est que méprisable et tout ce qui viendra après ne surpassera jamais leur "génie"... bref, le livre exalte les grands changements mais comme si ils arrivaient seulement à partir des années '60. Avant cela : grande noirceur. Comme si tout à été inventé après la guerre.

Voici donc ce que nous dit Jacques Lacoursière concernant le rôle de l'État (et ce, bien avant les années '60 !), dans un chapitre intitulé "L'état s'affirme" (je mets en gras et en rouge ce qui me semble important à savoir):

Jacques Lacoursière a écrit:
L’État s’affirme dans le domaine du bien-être social (1919). Diverses institutions de bienfaisance lancent un cri d’alarme : « Des 45 000 patients reçus dans les institutions en 1919, un tiers l’était à titre gratuit. Par suite de cet état de chose, une crise sérieuse se produisit dans les institutions : L’hôpital Notre-Dame de Montréal déclare que si la ville n’augmente pas sa contribution, il se verra dans la pénible obligation de fermer l’hôpital et il n’est pas le seul dans ce cas; l’hôpital Sainte-Justine, l’Institut des Sourdes-Muettes de Montréal, l’Hôpital du Sacré-Cœur et la Crèche à Québec ont également des difficultés. » L’État doit donc intervenir au moyen d’une loi qui « permet aux hôpitaux désireux de s’en prévaloir de donner les secours médicaux nécessaires aux personnes défavorisées et répartit les frais en trois parties : un tiers au gouvernement provincial, un tiers à la municipalité où réside l’indigent et un tiers à l’institution d’assistance. »
Commentaire d'Hélène : Jusque là (1919), c'était les communautés religieuses qui s'occupaient du domaine social : hôpitaux, hospices, la misère du monde, etc. Les communautés étant dépassées par les manques de ressources font appel à l'État pour que les nécessiteux puissent recevoir des soins gratuitement. C'est donc que l'Église n'était pas si puissante qu'on le prétend.. puisque c'est l'état qui tire les ficèles économiques et que l'Église doit lancer un cri d'alarme. Le livre de Virginie dit que les soins de santé étaient aux frais des contribuables (donc inaccessibles pour les pauvres) et qu'ils sont devenus "gratuits" à la création de l'assurance-maladie (par nos chers baby-boomers). Gratuits, on s'entend que ce sont nos impôts qui paient le système de santé... qui est devenu un gros dragon mangeur de fric... les communautés assuraient les soins à tous... et gratuitement à ceux qui étaient dans l'indigence.

Jacques Lacoursière a écrit:
À l’annonce du projet de loi, déjà des réserves sont formulées. Dès la sanction de la loi (19 mars 1921), c’est une véritable levée de boucliers. La plupart des journaux et périodiques rompent en visière avec le principe de la loi. Le 13 janvier 1922, dans une lettre confidentielle au premier ministre, L.-A. Taschereau, les évêques de la province demandent que des modifications soient apportées. Il faudra cependant attendre trois ans avant que l’un des amendements suggérés par Mgr F.-X. Ross soit retenu, accepté par l’Assemblée législative et sanctionné par le lieutenant-gouverneur. « Tout contrat fait à compter du 15 mars 1924, avec une communauté religieuse catholique romaine doit recevoir l’approbation de l’ordinaire du diocèse dans lequel est située ladite communauté. » Ce n’est pas suffisant pour vaincre toutes les résistances. Dans une lettre au premier ministre du Québec, Mgr Ross affirme qu’un ultime amendement serait nécessaire pour emporter l’adhésion des cinq évêques encore irréductibles. Le gouvernement se rend aux désirs de l’évêque de Gaspé et propose à la sanction royale une autre modification le 3 avril 1925. « Dans l’application de ces règlements, comme dans le fonctionnement de la présente loi, lorsqu’il s’agit de communautés religieuses catholiques, rien ne pourra préjudicier aux droits de l’évêque sur ces communautés, ni à leurs intérêts religieux, moraux et disciplinaires. » Les autorités religieuses remercient les autorités civiles et la loi de l’Assistance publique, malgré l’intransigeance d’Henri Bourassa, peut maintenant s’appliquer à toutes les institutions hospitalières de la province.

Autre sujet...

Jacques Lacoursière a écrit:
L’étatisation de la vente de l’alcool :

Ce sont les évêques qui s’opposent à l’étatisation de la vente de la bière car elle aura la conséquence de décourager la vente alors que l’état aurait intérêt à stimuler la vente de l’alcool.


Pas si bornée que ça l'Église de nos grands-pères...

Jusqu'à maintenant, l'état avait mis la main sur le domaine de la santé, la vente d'alcool (nous sommes toujours dans les années '20 !). Bientôt, il aura mis la main sur l'éducation, la culture, l'agriculture, sur l'état civil qui a remplacé le baptême, maintenant, il s'ingère dans la vie sexuelle de nos enfants alors qu'il a aussi mis la main sur la définition du mariage...

Le livre de Virginie dit que M. Duplessis était contre les syndicats voire qu'ils étaient absents du paysage politique québécois et que les grandes centrales syndicales triomphent dans les années '60 grâce aux revendications des baby-boomers... or voici ce que l'on peut lire sous la plume de M. Lacoursière :

Jacques Lacoursière a écrit:
Encouragement d’un syndicat catholique :

Confédération des travailleurs catholiques du Canada (C.T.C.C.) dès 1921 à Hull (comprend 26 000 membres). Le syndicat constitue beaucoup plus un geste de protection que de revendication.

Arrêtons-nous maintenant aux années '30 (début de l'ère de l'Union Nationale, le parti de Duplessis) :

Jacques Lacoursière a écrit:
En 1933, lors de la crise du chômage au Québec (26,4 %) la Commission d’assurances sociales de Québec (avec comme membres Edouard Montpetit, Mgr Georges Courchenes et plusieurs autres) publie un rapport qui recommande de créé l’allocation familiale, une allocation aux mères nécessiteuses, l’assurance du vieil âge, l’assurance-chômage et l’assurance-maladie-invalidité

(Ça ne date pas des années de la Révolution tranquille !! Mais bien avant, les recommandations étaient en germe).

À suivre...

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MessageSujet: Re: Le mythe de la Grande Noirceur   Ven 29 Fév 2008 - 0:13

Lacoursière est, à mon avis, le plus grand historien du Québec. Sa prose et son objectivité remarquables, alliés à une chaleur humaine quasi bonhomesque font de lui un homme passionant. Il est aussi un bon conteur.
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Hélène
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MessageSujet: Re: Le mythe de la Grande Noirceur   Ven 29 Fév 2008 - 0:16

Sur la foi catholique :

Jacques Lacoursière a écrit:
Les mouvements de pensées :
Durant les années ’30, un vent de révolution tranquille souffle sur le Québec. Plusieurs journaux et revues sont fondés. Entre autres « La Relève », fondée en 1934, « vit dans un climat de haute tension spirituelle et de raréfaction politique ». On y trouve Robert Charbonneau, Jean Hurtubise, Jean LeMoyne, Saint-Denis Garneau, Roger Duhamel, Jean Chapdelaine et Robert Élie. Certains collaborateurs européens sont des assidus : Daniel Rops, Jacques Maritain, Emmanuel Mounier. Cette revue travaille à un renouveau catholique au Québec.

Sur l'éducation (nous sommes toujours dans les années '30, avant l'ère Duplessis) :

Jacques Lacoursière a écrit:
Sur le plan universitaire, des hommes comme Jacques Rousseau, Adrien Pouliot, le frère Marie-Victorin et l’abbé Alexandre Vachon sont les premiers professeurs à critiquer les insuffisances de l’enseignement secondaire traditionnel.

Sur la liberté :

Citation :
Pourquoi dites-vous que la liberté d’opinion n’existe pas en cette province ?

Je dis que la liberté d’opinion n’existe pas en cette province, 1. Parce que le régime Taschereau-Godbout (libéraux) s’est assuré le contrôle de la quasi-totalité des journaux en leur versant des subsides directs et indirects à même le Trésor public; 2. parce qu’il étreint le peuple de la province dans les mailles extrêmement serrées d’une dictature qui s’étend à tous les domaines : secrétariat de municipalités, commissions scolaires, fabriques paroissiales, agronomes provinciaux, unités sanitaires, innombrables commissions, police provinciale, espions de la commission des liqueurs, officiers de justice, boursiers du gouvernement et leur famille cultivateurs primés, colons subventionnés et employés civils de toutes catégories; 3. parce que le Régime se venge par l’injure, la persécution et l’intimidation de tous ceux qui non seulement lui sont hostiles mais qui lui portent ombrage
(Antoine Guérin-Lajoie, Le catéchisme des électeurs, Thivierge, Montréal, 1936 : 46-47).

Et la cerise sur le sunday :

Jacques Lacoursière a écrit:
Élection de Maurice Duplessis (août 1936)

La population voit dans le résultat de l’élection (Union nationale : 76 députés, parti libéral : 14) l’amorce d’une véritable libération [...] Maurice Duplessis ne croit pas à la nationalisation de l’électricité et croit à l’entreprise privée [...] De 1936 à 1939, l’administration Duplessis vote certaines mesures de sécurité sociale (loi sur les pensions de vieillesse, puis assistance aux mères nécessiteuses), la loi relative aux salaires reconnaît l’existence des syndicats et l’état fixe une échelle de salaires convenable. Une loi sur l’arbitrage interdit toute grève dans les institutions de charité et dans les hôpitaux. Il plaide l’autonomie provinciale et dénonce les empiètements du fédéral dans des domaines de juridiction provinciale, par le biais des mesures de guerre.

Il faut savoir que c'est Monsieur Duplessis qui a construit le plus de routes asphaltées et qui a construit le plus de ponts durant son règne pour que les régions et les campagnes sortent de l'isolement. Il a aussi été celui qui a fait installer les réseaux d'électricité partout dans les régions (sans Hydro-Québec mais par des compagnies privées, la plupart américaines)... pour un premier ministre qualifié de l'époque de la grande noirceur, il a plutôt fait avancer le Québec dans la modernité !

Ce que je crois comprendre de l'histoire du Québec est que la Révolution Tranquille n'est pas une libération contre l'Église écrasante et toute-puissante mais une libération au niveau national... de l'impérialisme britannique et du joug des anglais. Aujourd'hui, on nous fait croire que la Révolution est un rejet de l'Église et une libération alors que la désaffection des églises est une conséquence de la modernité. Ce n'est pas d'une toute-puissance de l'Église et de la tyrannie d'un chef (Duplessis) que le Québec a été libéré mais c'est d'un désir de faire comme le monde occidental par un rejet des valeurs traditionnelles en même temps qu'un besoin de reconnaissance et un désir d'autonomie identitaire (une crise d'adolescence collective quoi !). L'Église n'a pas à porter le poids de cette révolution... il faut lire Lacoursière pour comprendre que ce que le Québec cherchait était une autonomie politique et économique car ce sont les anglais qui possédaient les entreprises, qui avaient le cash, qui prenaient le petit peuple québécois pour des pauvres ignorants sans éducation.

Ceci dit, il ne faudrait pas croire que je suis contre les anglais (ceux qui sont ici aujourd'hui n'y sont pour rien), je ne fais que reprendre ce que les livres d'histoire enseignent.

J'ignore si mes propos sont clairs mais pour moi, cette lecture a éclairé beaucoup de choses. Il faut savoir que Lacoursière n'est pas forcément catholique (enfin, je l'ignore) mais rien dans ses écrits ne prends parti, il reste neutre et objectif dans tous ses propos.

Si quelqu'un a d'autres informations historiques à ajouter n'hésitez pas à le faire. Particulièrement ceux et celles qui ont pu vivre ces époques et qui ont des souvenirs concrets sur les grands événements et personnages clés de l'Histoire.

Union de prière,
Hélène

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MessageSujet: Re: Le mythe de la Grande Noirceur   Ven 29 Fév 2008 - 0:16

Black Watch a écrit:
Lacoursière est, à mon avis, le plus grand historien du Québec. Sa prose et son objectivité remarquables, alliés à une chaleur humaine quasi bonhomesque font de lui un homme passionant. Il est aussi un bon conteur.
Tout à fait Black Watch... :asianbow:

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DavidB
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MessageSujet: Re: Le mythe de la Grande Noirceur   Ven 29 Fév 2008 - 1:25

Bonjour à vous,
La paix du christ soit sur vous.

Quelle est la notice complète du livre Hélène, je dois le lire. J'en ai tellement marre de tous ces c***ards qui hurlent à la tyranie de l'Église dans une reconstruction mentale absolument disjonctée et imbécile, je dois avoir les arguments pour les mettre TOUS en veilleuse! lolllll Je rigole biensur... quoique... si je peux la faire boucler à quelques uns ce sera déjà ces chiens de moins à japper après l'air, mais j'aimerais quand même lire ces ouvrages, et ce qui me désole le plus c'est que même des gens, qui pourtants sont bien intentionnés, croient ces nouvelles sornettes mises à la mode...


Merci pour ce fil, je l'ai envoyé à toute ma liste de contact.

Dieu te bénisse et te garde Hélène!


David
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MessageSujet: Re: Le mythe de la Grande Noirceur   Ven 29 Fév 2008 - 4:00

DavidB a écrit:
Bonjour à vous,
La paix du christ soit sur vous.

Quelle est la notice complète du livre Hélène, je dois le lire. J'en ai tellement marre de tous ces c***ards qui hurlent à la tyranie de l'Église dans une reconstruction mentale absolument disjonctée et imbécile, je dois avoir les arguments pour les mettre TOUS en veilleuse! lolllll Je rigole biensur... quoique... si je peux la faire boucler à quelques uns ce sera déjà ces chiens de moins à japper après l'air, mais j'aimerais quand même lire ces ouvrages, et ce qui me désole le plus c'est que même des gens, qui pourtants sont bien intentionnés, croient ces nouvelles sornettes mises à la mode...


Merci pour ce fil, je l'ai envoyé à toute ma liste de contact.

Dieu te bénisse et te garde Hélène!


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el Padrecito
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MessageSujet: Re: Le mythe de la Grande Noirceur   Ven 29 Fév 2008 - 6:56

Content de te relire Monachorum! Very Happy

Ma pauvre Hélène, l'histoire bien triste qui arrive votre pays me fait penser au nôtre! En effet, chez nous, beaucoup de politiciens ou autres ***** ne font démarrer l'Histoire de la France qu'en 1789, et oublient les 1000 ans précédents pour ne compter que cela...

Notre civilisation est vraiment bien basse, et pour tenter de se rasurer, fait table rase de son passé, afin de se justifier!

Miserere nobis!
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Hélène
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MessageSujet: Re: Le mythe de la Grande Noirceur   Ven 29 Fév 2008 - 7:50

Salut David,

Il s'agit d'une vieille édition de "Canada-Québec", Éditions du Renouveau Pédagogique, Ottawa, 1969.

Mais il y a une nouvelle édition (chez les Éditions Septentrion) qui semble absolument un must à se procurer :



Tout ce que vous voulez savoir sur l’histoire du Québec ou du Canada ; ce qu’on ne vous a pas enseigné ou que vous avez oublié. Ce qu’on ne vous a pas dit non plus, tout simplement parce que les études en cause n’étaient pas encore disponibles.
Pour cette nouvelle édition de Canada-Québec, la production historienne des quinze dernières années a été attentivement mise à contribution. Le texte de base est accompagné de plus de 300 gloses qui sont autant de commentaires, de précisions, d’explications ou de références.
Ouvrage original d’une formule inédite, Canada-Québec, 1534-2000 se présente comme une source exceptionnelle d’informations. Sa structure chronologique, sa langue claire et précise, une chronologie entièrement refondue et élargie et un index complet, comprenant les auteurs cités, sont autant d’éléments qui en font un précieux outil de référence.
Non seulement tout ce qu’on ne vous a pas dit, mais aussi tout ce que ne vous dira pas l’histoire propagande. Canada-Québec, 1534-2000 propose une histoire vraie, solidement documentée, qui renvoie aux plus récents et aux meilleurs travaux historiques.

« Admirable synthèse historique, ce Canada-Québec du trio Lacoursière-Provencher-Vaugeois est un trésor absolument indispensable à toute bibliothèque québécoise publique ou personnelle. [...] Ce Canada-Québec peut être considéré comme une sorte de bible de notre passé. »
Louis Cornellier, Le Devoir.

« Le livre [...] est une réussite en tous points : texte clair et précis, style vivant, format adéquat, présentation soignée, prix très abordable. On peut affirmer qu'il s'agit vraiment du meilleur ouvrage général sur l'histoire du Canada. »
Yves Laberge, Cap-Aux-Diamants


Tu peux en lire un extrait (sur PDF) ici

Et le commander ici

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MessageSujet: Re: Le mythe de la Grande Noirceur   Ven 29 Fév 2008 - 11:11

el Padrecito a écrit:
Content de te relire Monachorum! Very Happy

Ma pauvre Hélène, l'histoire bien triste qui arrive votre pays me fait penser au nôtre! En effet, chez nous, beaucoup de politiciens ou autres ***** ne font démarrer l'Histoire de la France qu'en 1789, et oublient les 1000 ans précédents pour ne compter que cela...

Notre civilisation est vraiment bien basse, et pour tenter de se rasurer, fait table rase de son passé, afin de se justifier!

Miserere nobis!
Normal la france est maintenant une république, la monarchie fait partie du passé.
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el Padrecito
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MessageSujet: Re: Le mythe de la Grande Noirceur   Ven 29 Fév 2008 - 12:23

monachorum a écrit:
Normal la france est maintenant une république, la monarchie fait partie du passé.

Je suis d'accord avec toi Monachorum, nous ne sommes plus en monarchie, mais là n'est pas le problème.
La France n'est pas née en 1789, elle est née bien avant cela, et qu'on soit pour ou contre, la longue période monarchique qu'elle a vécue l'a marquée et a forgé son histoire.
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Etrigan
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MessageSujet: Re: Le mythe de la Grande Noirceur   Ven 29 Fév 2008 - 14:16

Euh... mais l'histoire pré 1789 est enseignée et même beaucoup. Au collège/lycée, j'ai étudié cela, tout comme à l'université.
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Hélène
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MessageSujet: Re: Le mythe de la Grande Noirceur   Ven 29 Fév 2008 - 14:20

Hum... ah... ces chers cousins Français... il s'agit d'un fil sur l'Histoire du Québec-Canada :drapeauqc: . Quelqu'un veut-il ouvrir un fil sur l'Histoire de la France ? :drapeaufr:

☮

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Etrigan
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MessageSujet: Re: Le mythe de la Grande Noirceur   Ven 29 Fév 2008 - 15:21

Le Caquoi ?

Jamais entendu parler de ce drôle d'endroit... Ca n'aurait pas un rapport avec une chanteuse qui crie très fort ?

Very Happy

Promis, on ouvrira un fil là dessus si jamais quelqu'un le fait Laughing
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Arzur
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MessageSujet: Re: Le mythe de la Grande Noirceur   Ven 29 Fév 2008 - 18:53

En union de prières pour le :drapeauqc: (le personnage sur l'image rigole, il devrait plutôt pleurer ...)


C'est triste, les écoles au Québec, mais aussi en France (autant "catholique" que public) enseigne la haine de l'Église.

mais l'Église fait partie de notre Histoire, rejeter l'Église c'est rejeter l'histoire. On ne peut pas construire l'avenir dans savoir d'où on vient ....

Prions pour le Salut du Québec et de la France.


In Christo Rege
+ Arzur
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DavidB
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MessageSujet: Re: Le mythe de la Grande Noirceur   Ven 29 Fév 2008 - 18:54

monachorum a écrit:
DavidB a écrit:
Bonjour à vous,
La paix du christ soit sur vous.

Quelle est la notice complète du livre Hélène, je dois le lire. J'en ai tellement marre de tous ces c***ards qui hurlent à la tyranie de l'Église dans une reconstruction mentale absolument disjonctée et imbécile, je dois avoir les arguments pour les mettre TOUS en veilleuse! lolllll Je rigole biensur... quoique... si je peux la faire boucler à quelques uns ce sera déjà ces chiens de moins à japper après l'air, mais j'aimerais quand même lire ces ouvrages, et ce qui me désole le plus c'est que même des gens, qui pourtants sont bien intentionnés, croient ces nouvelles sornettes mises à la mode...


Merci pour ce fil, je l'ai envoyé à toute ma liste de contact.

Dieu te bénisse et te garde Hélène!


David
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je sais bien... Sad mais mon coeur a un peu la rage devant ce qui se passe chez nous.
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MessageSujet: Re: Le mythe de la Grande Noirceur   Ven 29 Fév 2008 - 19:48

Etrigan a écrit:
Le Caquoi ?

Jamais entendu parler de ce drôle d'endroit... Ca n'aurait pas un rapport avec une chanteuse qui crie très fort ?

Very Happy

Promis, on ouvrira un fil là dessus si jamais quelqu'un le fait Laughing
pas juste la chanteuse. Nos omnibus tirés par chevaux, nos cannots, nos chaumières, nos amérindiens et nos très cruels chasseurs de bébé-phoque (sarcasme)
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MessageSujet: Re: Le mythe de la Grande Noirceur   Sam 1 Mar 2008 - 10:29

J'ai commandé la nouvelle édition de l'ouvrage de Lacoursière...

J'essayerai de reproduire quelques extraits du livre d'histoire de Virginie aujourd'hui.

Hélène

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MessageSujet: Re: Le mythe de la Grande Noirceur   Ven 7 Mar 2008 - 10:36

Citation :
EGLISE ET SCIENCES HISTORIQUES

CITE DU VATICAN, 7 MAR 2008 (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin le Comité pontifical des sciences historiques, sciences, a dit le Pape, qui sont d'un grand intérêt pour la vie de l'Eglise. Dans son discours, il a d'abord rappelé qu'en réponse à une historiographie hostile au christianisme et à l'Eglise, Léon XIII avait encouragé l'étude des archives du Saint-Siège. Ce Pape était "convaincu que les recherches et la présentation de la véritable histoire de l'Eglise ne pourraient que lui être favorables".

Aujourd'hui, il ne s'agit pas simplement de réagir à un courant scientifique hostile, a dit Benoît XVI, car c'est "l'historiographie elle-même qui traverse une crise profonde et qui doit lutter pour sa survie dans une société imprégnée de positivisme et de matérialisme. Ces idéologies, qui ont conduit à un enthousiasme excessif pour le progrès, déterminent la conception de la vie d'amples secteurs de la société. Le passé n'est présenté que comme une période de ténèbres contre lesquelles resplendissent des promesses d'avenir trompeuses".

"Le désintérêt pour l'histoire est typique de ce courant, qui pousse à marginaliser les sciences historiques... Ceci favorise -a assuré le Pape- l'avènement d'une société oublieuse de son passé et dépourvue des critères acquis par l'expérience, d'une société qui n'est plus en mesure d'assurer la convivialité et la coopération nécessaire à bâtir l'avenir. Ce type de société est extrêmement vulnérable vis-à-vis de la manipulation idéologique".

Puis Benoît XVI a rappelé que le danger s'accroît avec l'excessive place réservée à l'histoire contemporaine, "d'autant plus que les recherches y sont conditionnées par une méthodologie inspirée par le positivisme et la sociologie...et qui fait l'impasse sur des pans entiers de la réalité historique, jusqu'à des périodes entières... Même lorsqu'il ne s'agit pas de l'histoire strictement ecclésiastique, l'analyse historique appartient à la description de l'espace vital dans lequel l'Eglise conduit sa mission de siècle en siècle. Il est indubitable -a conclu le Saint-Père- que la vie et l'action ecclésiale ont toujours été déterminées, facilités ou conditionnées par les contextes historiques. L'Eglise n'est pas de ce monde mais vit en lui et pour lui".

AC/.../COMITE SCIENCES HISTORIQUES VIS 080307 (360)
Source : Vatican Information Service

Intéressant et ça tombe à point sur ce que j'ai essayé de démontrer maladroitement. Very Happy

Union de prière,
Hélène

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MessageSujet: Re: Le mythe de la Grande Noirceur   Sam 8 Mar 2008 - 11:56

el Padrecito a écrit:
monachorum a écrit:
Normal la france est maintenant une république, la monarchie fait partie du passé.

Je suis d'accord avec toi Monachorum, nous ne sommes plus en monarchie, mais là n'est pas le problème.
La France n'est pas née en 1789, elle est née bien avant cela, et qu'on soit pour ou contre, la longue période monarchique qu'elle a vécue l'a marquée et a forgé son histoire.
Parce que la france "moderne" c'est avec l'avénement de la république.
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Chantelajoie
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MessageSujet: Re: Le mythe de la Grande Noirceur   Dim 9 Mar 2008 - 12:11

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Dernière édition par Chantelajoie le Dim 15 Jan 2012 - 9:57, édité 1 fois
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Hélène
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MessageSujet: Re: Le mythe de la Grande Noirceur   Ven 18 Avr 2008 - 21:12

Nous sommes en août 1763, avec le traité de Paris, le Canada (entre autres) est cédé à l'Angleterre...

Les pouvoirs du gouverneur

Dans une lettre datée du 13 août 1763, Egremont annonce, "avec une grande satisfaction", à James Murray, qu'on lui confie "le gouvernement du Canada". Tel est le bon plaisir de Sa Majesté. La Commission officielle, ratifiée le 21 novembre, précise que Murray devient "capitaine général et gouverneur en chef de la province de Québec, en Amérique".

Il hérite par la même occasion de pouvoirs importants. Il possède toutes les prérogatives de la Couronne et n'est responsable que devant le secrétaire des Colonies. Chef civil du pays, il en commande aussi les forces militaires.

En son absence, le plus ancien des lieutenants-gouverneurs des trois gouvernements le remplace. La liste des pouvoirs confiés au gouverneur est impressionnante. Il lui appartient "de faire prêter, ou d'autoriser quelqu'un de faire prêter à toute personne résidant dans la province les serments prescrits; de garder le sceau public et d'en faire usage; de convoquer les assemblées des francs-tenanciers; de faire des lois; d'apposer son veto au Conseil ou à l'éventuelle Assemblée; d'établir, en accord avec le Conseil, des cours de justice; de nommer des commissaires des cours d'assises, des juges de paix, des shérifs et autres fonctionnaires de la justice; de pardonner le crime; de faire des nominations ecclésiastiques; de lever des troupes et de les faire marcher contre les ennemis; de proclamer la loi martiale; avec l'accord du Conseil, de faire construire des forts et des forteresses, d'employer les revenus publics à l'entretien du gouvernement, de faire des concessions, d'ériger des foires, des marchés, des havres et des quais".
Outre ces attributions de gouverneur, Murray reçoit des Instructions qui auraient pu mette en danger l'avenir religieux et national des Canadiens. "Vous ne devez admettre, lui disait-on, aucune compétence étrangère dans la province confiée à votre gouvernement. Et afin de parvenir à établir l'Église d'Angleterre, tant en principe qu'en pratique, et que les dits habitants puissent être graduellement induits à embrasser la religion protestante et à élever leurs enfants dans les principes de cette religion. Nous désirons que tout l'encouragement possible soit donné à la construction d'écoles protestantes." (1)

Heureusement, Murray applique avec réalisme les directives reçues. Il sait respecter les justes réclamations des habitants, croyant faciliter l'assimilation éventuelle des Canadiens par des concessions temporaires.

(1) La présente citation résume l'article 33 des instructions du 7 décembre 1763. Il convient de ne pas isoler ce désir "d'encourager la religion protestante" du respect qu'on entend avoir à l'endroit des "nouveaux sujets catholiques romains". En fait, on leur laissait "la liberté de pratiquer la religion catholique [...] selon les Rites de l'Église romaine en tant que le permettent les lois de la Grande-Bretagne..."

*Note : en rouge grands caractères par moi.
* Note bis : les "Canadiens" sont les paysans, habitants francophones.

Source : Canada-Québec, J. Lacoursière, J. Provencher, D. Vaugeois, Septentrion, 2001, p. 162-163

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MessageSujet: Re: Le mythe de la Grande Noirceur   Ven 18 Avr 2008 - 21:40

Un conseil

Murray optera donc pour un conseil, à la fois législatif et exécutif, composé d'hommes qui, comme lui, entendent tenir compte de la présence des Canadiens. Ceux-ci s'en trouvent cependant exclus à cause du serment anti-papiste que ses membres doivent prêter [...].

Nouvelles instructions (7 décembre)

Tous les fonctionnaires supérieurs sont tenus de prêter serment du Test par lequel ils nient l'autorité du pape, la transsubstantiation dans le sacrement de l'Eucharistie, le culte de la Vierge et des saints (1). Ainsi se trouvent théoriquement exclus des charges officielles tous les Canadiens qui professent la religion catholique. De fait, on sait que Murray et Carleton passeront outre, de telle sorte qu'aucun Canadien ne prêtera ce serment.

Les autres habitants doivent prêter le serment d'allégeance qui ne contient rien d'hérétique, mais promet fidélité à la Couronne britannique et prescrit la répudiation de Charles-Édouard Stuart, alors prétendant au trône d'Angleterre.

[...]

À vrai dire, la population se ressent peu du changement d'allégeance. Si elle a à souffrir et à se plaindre, c'est bien plus de certains fonctionnaires hautains et tracassiers que de la forme du gouvernement. Cependant, les gens plus cultivés et plus perspicaces ne manquent pas de regretter le régime militaire lui-même. Ils se voient frappés d'ostracisme puisqu'ils ne peuvent remplir aucune charge publique à moins de renier leur foi. Les nouvelles lois promulguées au pays leur paraissent justement menaçante pour la liberté de l'Église et la survivance de la nationalité canadienne.

(1) Pour la formule du Serment du Test, voir G. Frégault et M. Trudel, Histoire du Canada par les textes. I : 130-131.

Source : Canada-Québec, J. Lacoursière, J. Provencher, D. Vaugeois, Septentrion, 2001, p. 163-164.

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MessageSujet: Re: Le mythe de la Grande Noirceur   Sam 19 Avr 2008 - 7:41

Heureusement les Québécois ont tenu bon dans les persécutions !


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MessageSujet: Re: Le mythe de la Grande Noirceur   Dim 20 Avr 2008 - 17:51

voici ce quoi l'église a fait pour le Québec:
-Organisé un réseau de santé universel, dans lequel le personnel n'était pas grassement payé ni syndiqué. Il le faisait par VOCATION et par pure CHARITÉ CHRÉTIENNE.

-Aidé à l'éducation supérieure. Encore aujourd'hui, le meilleur CÉGEP au Québec est le Collège Jean Brébeuf, ou enseignent encore quelques Jésuites. Malgré le retard en éducation (jusque dans les années 60), les Jésuites étaient la référence en matière d'enseignement supérieur, et de qualité de surcroit.

-Mis sur pied un système de charité sociale

-Créé le sentiment d'appartenance au Québec.

Et bien d'autres. Les services couverts autrefois par l'Église le sont maintenant par l'État, ou fonctionnaires très (trop?) bien rémmunérés font jouer la bureaucratie la plus lourde en Amérique du Nord. Donc, rejeter notre passé religieux (comme beaucoup de souverainistes le voudraient) revient à cracher sur nos bases sociales et morales.
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