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 Quand un prêtre devient hérétique...

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MessageSujet: Quand un prêtre devient hérétique...   Sam 31 Juil 2010 - 3:35

Je viens d'en débusqué un de prêtre qui tient des propos hérétiques et proprement scandaleux et ce sous le couvert de son évêque (le propos date de 2004):

Citation :
Les chrétiens peuvent-ils s'accorder sur la présence réelle ?

P. Yves-Marie Blanchard

1. Malgré le poids des affrontements passés, il apparaît qu'aujourd'hui la plupart des grandes Eglises accordent à l'Eucharistie ou Sainte Cène ou Divine Liturgie (à l'origine : le Repas du Seigneur) beaucoup plus qu'une valeur de simple commémoration. Il s'agit bien de la rencontre réelle du Ressuscité, présent dans la communauté de ses disciples, par l'action de l'Esprit Saint appelé sur le pain et le vin, ainsi que sur le livre, lui-même destiné à devenir la vivante parole du Ressuscité. La redécouverte du rôle de l'Esprit Saint paraît essentielle : ce n'est pas d'abord au titre d'un pouvoir remis à l'Eglise que le Christ se rend réellement présent, mais du fait de l'action de l'Esprit promis par Jésus pour actualiser sa parole et réaliser sa présence.

2. Beaucoup de malentendus viennent du fait que la théologie catholique traditionnelle a voulu penser l'eucharistie en proposant une sorte d'explication conforme aux catégories de la philosophie médiévale (théorie dite de la transsubstantiation). Outre le fait que cette théorie n'est plus acceptable, dans l'état actuel des connaissances philosophiques et scientifiques, il lui a été reproché, tant chez les Protestants que chez les Orthodoxes, de constituer une sorte de prise de pouvoir exercée sur le mystère, c'est-à-dire le don de Dieu, sans commune mesure avec les capacités de la raison humaine. Aujourd'hui, la théologie des sacrements se réfère plutôt à la notion de "symbole", étant bien entendu qu'un mode de présence "symbolique" est aussi, voire plus réel, qu'une évidence physique ou matérielle.

3. Si aujourd'hui encore les Eglises ne parviennent pas à célébrer ensemble l'eucharistie, c'est donc moins en raison de compréhensions différentes de la présence réelle, que parce que de graves désaccords subsistent sur la question des ministères, le problème de la succession apostolique, et plus largement, la nature et la fonction de l'Eglise. Or, dès l'origine (saint Paul en 1 Co 11), la vérité de l'eucharistie se mesure à la qualité de la vie communautaire. La position catholique, entre autres, considère que la communion au même corps eucharistique suppose une communion déjà établie entre les Eglises, quel que soit le modèle envisagé - ce qui est encore loin d'être réalisé. Toutefois, à titre exceptionnel, certains groupes peuvent recevoir l'autorisation de pratiquer l'intercommunion, dans la mesure où leur engagement commun les place déjà, à titre prophétique, dans une situation de réelle unité. Les réticences catholiques appellent donc, d'une part, à ne pas banaliser l'eucharistie, d'autre part, à ne pas tricher avec la situation réelle qui est encore sous le signe de la désunion.

4. Au titre des difficultés renaissantes, figure l'ensemble des pratiques catholiques relatives à la dévotion eucharistique en dehors de la messe. Non seulement celles-ci ne sauraient être imposées aux autres Eglises, mais à l'intérieur même du catholicisme une certaine modération est requise. La conservation des espèces eucharistiques est d'abord destinée à la communion des malades et absents. La légitimité de l'adoration eucharistique ne sera reconnue qu'à condition que soit clairement marqué le lien étroit entre cette forme de spiritualité et la célébration de la messe, sans laquelle la dévotion eucharistique serait dépourvue de signification. A l'opposé, les Eglises de la Réforme sont appelées à manifester de façon plus nette le respect porté aux espèces eucharistiques au-delà même du temps de la célébration.

5. En matière eucharistique, la division des Eglises continue d'être un lieu de souffrances réciproques. Il faut espérer qu'une telle épreuve entretiendra l'ardeur à chercher ensemble et en profondeur les chemins d'une unité plus forte.

(janvier 2004)
Comment ce prêtre peut encore depuis 2004 publié ses inepties sur le site du diocèse de Poitiers qui est jusqu'à preuve du contraire considéré comme catholique ?

La déclaration de ce prêtre qui nie un des fondements si ce n'est LE fondement du catholicisme "la transsubstantiation" est frappé d'anathème et l'évêque aurait du renvoyer ce type au séminaire. Cette déclaration hérétique venant d'un prêtre de l'Eglise Catholique n'est ni plus ni moins qu'un propos théologique protestant et aurait du être censuré.
Comment un évêque à pu laisser passer une telle chose niant LE fondement de la théologie catholique et comment cet évêque conçoit-il "allez et convertissez toutes les nations !".

Ce propos anathème et hérétique contrevient à tout ce que l'Église croit et explique depuis des siècles, ça en dit long sur les promesses que l'évêque et le prêtre ont fait lors de leur ordination catholique.

Avant de vouloir prétendre évangéliser le monde, il faudrait que certains prêtres et plus grave certains évêques revoient leur propre enseignement qui va jusqu'à nier les fondements de ce qu'ils sont censés enseigné à leur paroissien.

Scandaleux.

Source : http://www.diocese-poitiers.com.fr/page-daccueil/publications-et-documents/questions-theologiques/les-chretiens-peuvent-ils-saccorder-sur-la-presence-reelle

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DamienH
Martyr du forum
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MessageSujet: Re: Quand un prêtre devient hérétique...   Sam 31 Juil 2010 - 13:41

Un ch'tit copié collé de wiki qui confirme:
Citation :
Précisément formulée au IVe concile du Latran en 1215, la doctrine prend le nom de « transsubstantiation » lors du concile de Trente (1551) où elle est officiellement proclamée et devient donc un dogme de l'Église catholique, en s'opposant à la doctrine de la consubstantiation défendue par certains protestants. Ainsi, le canon 1 de la 13e session du concile déclare :

« Si quelqu'un nie que le Corps et le Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ, avec son Âme, et la Divinité, et par conséquent Jésus-Christ tout entier, sont contenus véritablement, réellement, et substantiellement au Sacrement de la Très-Sainte Eucharistie ; mais dit qu'ils y sont seulement comme dans un signe, ou bien en figure, ou en vertu : qu'il soit anathème. »

Anathème. Et hop. C'est clair.
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Calypso
Ami(e)
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MessageSujet: Re: Quand un prêtre devient hérétique...   Sam 31 Juil 2010 - 18:46

Ce qui est fou à mes yeux, ce n'est pas tellement qu'un prêtre écrive un texte de ce genre (des prêtres dont les propos sont hérétiques ou qui ont perdu la foi, il y en a eu et il y en aura toujours), c'est que personne dans le diocèse de Poitiers ayant un quelconque pouvoir de décision ne semble s'en préoccuper. Ça fait déjà un certain temps que ce texte apparait sur le site.

J'avais envoyé un mail à ce sujet ("Nous contacter" en haut à gauche), mais je n'ai jamais reçu aucune réponse. Rolling Eyes
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Gilles
Apôtre
Apôtre
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MessageSujet: Re: Quand un prêtre devient hérétique...   Sam 31 Juil 2010 - 20:48

Voici une courte biographie d'un prêtre qui abandonna l'Église Catholique. On le décrivait comme un hérétique et un apostat... Pourtant le haut clergé de l'époque le supplia à maintes reprise de revenir dans le giron du Catholicisme, mais rien n'y fit !




Pour ceux qui ne connaissent pas L'Abbé Chiniquy...

Charles Chiniquy ( (1809-99, vicaire, curé, apôtre de la
tempérance, schismatique et renégat) naquit à Kamouraska le 30
juillet 1809
. A huit ans, il fut mis à l'école primaire de Saint-
Thomas de Montmagny. De retour à la Malbaie, où demeurait son père, Charles, avec sa mère Reine Perrault, il devint orphelin, le 19
juillet 1821. Son oncle, Amable Dionne de Kamouraska le recueillit,
lui fit donner les rudiments du latin au presbytère et l'envoya, en
1822, au séminaire de Nicolet.


Mais en 1825, l'oncle cessa sesgénérosités et lui ferma la porte de sa maison. Ses directeurs le
prirent à leur charge jusqu'eu 1829, lui donnèrent la soutane et
l'admirent à suivre le cours de théologie. Le 21 Septembre 1833, il
fut ordonné prêtre et nommé successivement vicaire à Saint-Charles, à Charlesbourg et à Saint-Roch de Québec. Le 21 septembre 1838, on lui confia la cure de Beauport.


Le 28 septembre 1842, l'évêque letransféra à Kamouraska, où il scandalisa les paroissiens par saconduite licencieuse. En 1846, obligé de quitter le diocèse; il sollicita son entrée au noviciat des Pères Oblats, alors établis àLongueuil : il en sortait le 1er septembre 1847 et se mit à prêcher la Tempérance dans plusieurs paroisses du diocèse de Montréal.

Son succès et sa popularité furent immenses: il eut l'art d'entraîner les foules, de les séduire et de les toucher jusqu'aux larmes; Dès 1844,il avait publié à Québec le Manuel où Règlement de la Société deTempérance, dédié à la jeunesse canadienne (Vol. de 158 p. in-12°).

Ses moeurs devenant, paraît-il, déplorables, Mgr Bourget lui intima
plusieurs avertissements et lui retira, le 28 septembre 1851, tous
ses pouvoirs; puis, le 19 octobre, lui octroya son exeat pour le
diocèse de Chicago, sans un seul mot de recommandation. Le malheureux
prêtre ne tarda guère à s'emparer de la confiance de 1.200 familles
canadiennes des environs et à les réunir dans un groupe de missions.
En 1852, il tenta un voyage au Canada en vue d'en emmener d'autres
dans ces régions. Ses démarches furent déjouées. De retour aux.
Illinois, il travailla efficacement à établir le schisme. Maintes
fois dénoncé aux évêques Vandervelde, O'Regan et Duggan, il ne tint
compte ni des avis, ni même des interdictions et il continua à
célébrer

L'évêque de Québec délégua M. Mailloux, son grand vicaire, avec
mission de combattre les agissements du prêtre scandaleux et
schismatique et de ramener au devoir ses victimes égarées. Il
écrivait, le 28 mars 1858 : « Il y a un an que je suis à Chicago.
J'ai très bien connu M. Chiniquy au Canada et la conduite morale
qu'il y a tenue. Avant de l'interdire, Mgr O'Regan avait reçu contre
lui des dépositions graves: je connais parfaitement ces faits et les
personnes. Le dimanche qui suivit l'interdit, lancé le 19 août 1856,
l'évêque fit publier à Bourbonnais et à l'Érable qu'il avait suspendu
M. Chiniquy
de ses fonctions. Le coupable ayant violé cet interdit,
il fut excommunié le 3 septembre suivant. L'été dernier (1857),
l'évêque donna sous serment devant les magistrats civils un affidavit
certifiant ces deux censures. Des accusations affreuses pèsent sur la
tête du malheureux : celle d'avoir fait brûler, le 5 juin 1853,
l'église du Bourbonnais; celle d'avoir gardé les 2.000 liv. sterl.
recueillis au Canada pour la rebâtir; celle d'avoir séduit des femmes
en grand nombre... », Le 25 novembre 1856, il tenta une
réconciliation avec son Ordinaire. Le 27 mars 1858, il essaya la même
démarche auprès de M. Mailloux. Mais, en dépit de ces hypocrisies, il
fallut l'excommunier de nouveau, le 3 août suivant: cet acte mit fin
à la co- médie.

M. Chiniquy passa alors au Protestantisme et travailla à garder dans
le schisme et l'hérésie les âmes qu'il avait séduites: un groupe de
familles seulement consentit à lui demeurer fidèle. Il se maria en
1864 et a laissé une postérité. Après avoir vécu à Sainte-Anne des
Illinois, il entreprit des voyages fort bien rémunérés, vendant ses
livres, qui débordent de calomnies contre le catholicisme, au Canada,
en Angleterre, en Écosse, et jusqu'aux Indes et en Australie.

M. Chiniquy mourut à Montréal le 16 janvier 1899, en apparence dans
l'impénitence finale, puisque, six jours avant son décès, parut dans
la Montréal Gazette son testament religieux, rempli de blasphèmes
contre l'Église catholique.

--------------------------------------------------------------

Quelques mots sur l'abbé Charles Chiniquy (1809-1899)...

Avant d'être excommunié en 1856 pour ses démêlés avec la hiérarchie catholique et de joindre le protestantisme (l'Église presbytérienne), Chiniquy était foncièrement un ultramontain, grand défenseur de l'autorité papale et ennemi du libéralisme. Même s'il est surtout connu pour ses conférences contre l'alcoolisme (un fanatique de la prohibition de l'alcool comme il s'en trouve aujourd'hui pour le tabac), il a aussi combattu brièvement l'Institut canadien (en 1849) qui avait le soutien des protestants francophones. Il faut dire que cette défense du papisme venait peu de temps après qu'il eut reçu un crucifix du pape (en 1847). Devenu protestant, Chiniquy a été lui-même victime de l'intolérance (menaces de mort, etc.). Je donne comme références «La conversion controversée de Charles Chiniquy» racontée par un historien protestant, Richard Lougheed
(36) et «Chiniquy -- Prêtre catholique, ministre presbytérien» (de Marcel Trudel, un résumé bien illustré (avec photos récentes de l'ancienne demeure de Chiniquy à Ste-Louise, dans L'Islet, et d'une église protestante qui existe toujours à St-Damase-de-L'Islet).

Source: Yvon Dionne - Histoire du laïcisme et de l'anticléricalisme au Québec


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MessageSujet: Re: Quand un prêtre devient hérétique...   Sam 31 Juil 2010 - 21:14

je croyais que c'étais Charles Darwin ! Very Happy
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MessageSujet: Re: Quand un prêtre devient hérétique...   

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